septembre 24, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL JOURDAN (1762-1833)

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Maréchal Jean-Baptiste Jourdan (1762-1833)

En voilà un que j’ai fort maltraité assurément. Rien de plus naturel sans doute que de penser qu’il eût dû m’en vouloir beaucoup. Eh bien, j’ai appris avec un plaisir qu’après ma chute il est demeuré constamment très bien. Il a montré là cette élévation d’âme qui honore et classe les gens. Du reste, c’est un vrai patriote ; c’est une réponse à bien des choses.

(Napoléon Bonaparte)

Jourdan (Jean-Baptiste), officier général et législateur, né à Limoges (Haute-Vienne), le 29 avril 1762 de « Mr Roch Jourdan, maître chirurgien juré de Limoges, et de demoiselle Jeanne Foreau-Franeiguet, son épouse » ; embrassa la carrière militaire le 2 avril 1778 comme simple soldat au dépôt de l’île de Ré et fut incorporé la même année, le 10 décembre, dans le régiment de l’Auxerrois ; revint en France pour cause de maladie en 1782, puis fut réformé le 26 juin 1784, et s’établit à Limoges comme mercier. Ayant accueilli la Révolution avec enthousiasme, il devint le 9 octobre 1791, chef du deuxième bataillon de la Haute-Vienne, et fut envoyé à l’armée du Nord, sous les ordres de Dumouriez ; fut promu général de brigade le 27 mai 1793, et quatre ans plus tard ; le 30 juillet, général de division ; il eut à combattre l’armée anglo-hanovrienne d’York, et fut blessé à Handschoote. Appelé, le 20 ventôse an II, à commander en chef en remplacement de Houchard, il remporta la victoire de Wattignies. Appelé à Paris, son avis n’ayant pas prévalu au sein du comité de la guerre sur la nécessité de la défensive, il fut mis en réforme ; il retourna à Limoges et reprit sa boutique de mercier. Mais il ne tarda pas à être rappelé et le commandement de l’armée de la Moselle lui fut confié, devenue armée de Sambre-et-Meuse. Il se trouva à la tête de 90.000 combattants et battit le prince de Cobourg à Fleurus le 26 juin, occupa Mons, Louvain, Namur et Liège ; écrasa pour la deuxième fois Cobourg sur la Roër, à Aldanhoven, puis s’empara de Maastricht et de Coblentz, exécuta brillamment le passage du Rhin le 21 fructidor an III ; il battit, en 1796, le duc de Wurtemberg à Altenkirchen, puis ensuite subite un échec à Wurtzbourg, devant des forces supérieures aux siennes et fut obligé de battre en retraite sur le Rhin ; disgracié, il entra dans la lutte politique et fut élu, le 23 germinal an VI, par la Haute-Vienne, député au Conseil des Cinq-Cents ; fut deux fois président de ce Conseil et fit adopter, le 18 fructidor an VI, la loi de conscription militaire qui donna de si belles armées à la Répulbique et à l’Empire ; donna sa démission le 23 vendemiaire an VII, pour reprendre le commandement de l’armée du Danube, franchit le Rhin à Kehl, traversa la Forêt Noire et fut battu à Stockach par l’archiduc Charles. Il revint à Paris après avoir confié le commandement à Masséna, fut réélu député au Conseil des Cinq-Cents, fit une tentative pour s’opposer au coup d’Etat de brumaire et proposa au Conseil de déclarer la patrie en danger. Cette motion fut repoussée et Jourdan fut exclu de la représentation nationale le 19 brumaire, mais il ne tarda pas à se réconcilier avec Bonaparte qui le nomma inspecteur général d’infanterie, puis amabassadeur près la République cisalpine ; il réussit à pacifier le pays et à faciliter sa réunion à la France ; devint conseiller dEtat en l’an X, grand aigle de la Légion d’honneur, puis enfin maréchal de France le 30 floréal an XII ; fut nommé gouverneur de Naples le 17 mars 1806, puis conseiller militaire du roi Joseph ; suivit ce dernier Espagne, devint major général de ses armées et prépara la bataille de Talavera, ne voulut pas continuer à jouer un rôle de comparse et revint en octobre 1809, puis se retira dans sa terre du Coudray (Seine-et-Oise). Retourné en Espagne en 1811, il fut nommé, le 11 juillet, gouverneur de Madrid et mena contre Wellington, la campagne du Portugal ; fut battu à Vittoria ; le 21 juin 1813 et résigna ses fonctions de major général. En 1814, il adhéra à la déchéance de l’Empereur, mais aux Cent-Jours, l’Empereur le nomma commandant de Besançon, et le désigna comme chef de la 6e division, puis le nomma pair de France le 2 juin 1815. Après Waterloo il commanda l’armée du Rhin, se rallia pour la seconde fois aux Bourbons, mais refusa de présider le conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney. Malgré cela, Louis XVIII le créa comte et le nomma pair de France, le 5 mars 1819. A la Chambre haute, il défendit les libertés publiques et, à la Révolution de 1830, il occupa un instant le ministère des affaires étrangères ; puis, le 11 août, il fut nommé gouverneur des Invalides. On a de lui : Opérations de l’armée de Danube ; Mémoires pour servir à l’histoire de la campagne de 1796.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Maréchal Jourdan sur Wikipedia

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