février 20, 2008

MARECHAL JOURDAN (1762-1833)

Posted in BIOGRAPHIES DES MARECHAUX D'EMPIRE, Maréchaux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , à 9:24 par napoleonbonaparte

Le général Jean-Baptiste Jourdan vainqueur de la bataille de Fleurus (26 juin 1794)

Jourdan est un homme probe, actif et mesuré.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal JOURDAN (Jean-Baptiste), maréchal de France, né à Limoges en 1762, mort en 1833. Il fit la campagne de l’indépendance américaine comme simple soldat, entreprit, à la paix, le commerce de la mercerie dans sa ville natale, et partit aux frontières, en 1792, à la tête du 2e bataillon des volontaires de la Haute-Vienne. Il se distingua aux batailles de Jemmapes, de Neerwinden, de Famars, devint général de division en juillet 1793, fut renversé, par un boulet à Hondschoote, ou il commandait le centre, succéda à Houchard dans le commandement des armées du Nord et des Ardennes (22 septembre), battit le prince de Gobourg à Wattignies (16 octobre), et l’obligea ainsi à lever le blocus de Maubeuge. Mis à la retraite, pour avoir refusé de continuer l’offensive pendant l’hiver, on raconte qu’il alla modestement reprendre le commerce de la mercerie à Limoges, se contentant, pour toute protestation contre l’injustice de l’acte qui le frappait, de suspendre au fond de sa boutique son épée et son uniforme de général en chef. Dès le mois d’avril 1794, il était rappelé, et mis à la tête de l’armée de la Moselle, devenue peu après armée de Sambre-et-Meuse. Le 25 juin, Jourdan prit Charleroi, et, le lendemain, il remporta sur les coalisés la mémorable bataille de Fleurus, qui eut pour conséquence la reprise des places de Landrecies, du Quesnoy, de Valenciennes et de Condé, enfin la délivrance de toutes nos frontières du Nord. Poussant l’ennemi l’épée dans les reins, le général victorieux passe la Meuse, bat complètement Clerfayt à Aldenhoven (2 octobre), entre dans Cologne, Coblentz et Maëstricht (4 novembre). Après s’être emparé de l’importante place de Luxembourg, il franchit le Rhin le 7 septembre 1795, prit Dusseldorf, et s’avançait en Allemagne, lorsque la chute de Manheim, tombée au pouvoir de Clerfayt par la trahison de Pichegru, l’obligea à la retraite. Dans la campagne de 1796, il déploya de grands talents militaires, mais fut constamment malheureux. Elu membre du conseil des Cinq-Cents, l’année suivante, il proposa et fit adopter la conscription militaire (1798). Il prit ensuite le commandement de l’armée du Danube, composée de moins de 40.000 hommes, et opposée à celle de l’archiduc Charles, qui en comptait 70.000. Dans le commencement de la campagne, il se rendit maître de la Souabe, remporta, le 25 mars 1799, la sanglante victoire de Stockach, mais ne put garder le champ de bataille plus d’un jour, et dut encore rétrograder sur le Rhin, en face des masses autrichiennes ! Rentré au conseil des Cinq-Cents, il trouva la France partout menacée au dehors, et, au dedans, travaillée par une faction lîberticide. Il fit la motion de déclarer la Patrie en danger comme en 1792. Cette proposition fut ajournée (13 septembre 1799), et, quelque temps après, s’accomplissait le coup d’Etat du 18 brumaire. Jourdan se montra, dans cette circonstance, l’adversaire très décidé de Bonaparte. Aussi fut-il exclus du Corps législatif. Son hostilité n’avait pourtant rien, de systématique. Eu juillet 1800, il consentit à accepter le gouvernement du Piémont. L’Empereur le comprit dans la création des maréchaux en 1804; mais, lors de la distribution des titres, il ne voulut point lui conférer celui de duc de Feurus, et il répondit à Lannes, qui en faisait la demande pour son compagnon d’armes : « Il aurait un titre plus beau que le mien ; car, moi, je n’ai point gagné de bataille ayant sauvé la France. » Jourdan commanda quelque temps, l’armée d’Italie (1804-1805), devint, major, général du roi Joseph à Naples et en Espagne, vit ses conseils dédaignés pendant les désastreuses guerres de ce dernier pays, rentra en France en 1813, adhéra, en qualité de sénateur, a la déchéance de Napoléon, fut confirmé par Louis XVIII dans le commandement de la 15e division militaire qu’il occupait à la première Restauration, reçut le commandement de Besançon pendant les Cent-Jours, le titre de comte et le gouvernement de là 7e division militaire en 1816, un siège à la Chambre des pairs en 1819. La Révolution de Juillet 1830 le fit ministre des affaires étrangères ; mais, dès le 11 août, il échangeait son portefeuille contre la place de gouverneur des Invalides, qu’il a occupée jusqu’à sa mort : Napoléon, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, avoue l’avoir fort maltraité pendant son règne. « Du reste, ajoute-t-il, c’est un vrai patriote. » Jourdan a laissé sur sa carrière militaire : Mémoires pour servir à l’histoire de la campagne de 1796 ; Opérations de l’armée du Danube (1799). On a inauguré avec beaucoup de solennité, le 28 septembre 1830, à Limoges, une statue du maréchal Jourdan, par M. Elias Robert.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Liens : Maréchal Jourdan (1762-1833)Maréchal Jourdan sur Wikipedia

http://www.lerubicon.com

Publicités

septembre 24, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL JOURDAN (1762-1833)

Posted in Maréchaux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , à 6:49 par napoleonbonaparte

Maréchal Jean-Baptiste Jourdan (1762-1833)

En voilà un que j’ai fort maltraité assurément. Rien de plus naturel sans doute que de penser qu’il eût dû m’en vouloir beaucoup. Eh bien, j’ai appris avec un plaisir qu’après ma chute il est demeuré constamment très bien. Il a montré là cette élévation d’âme qui honore et classe les gens. Du reste, c’est un vrai patriote ; c’est une réponse à bien des choses.

(Napoléon Bonaparte)

Jourdan (Jean-Baptiste), officier général et législateur, né à Limoges (Haute-Vienne), le 29 avril 1762 de « Mr Roch Jourdan, maître chirurgien juré de Limoges, et de demoiselle Jeanne Foreau-Franeiguet, son épouse » ; embrassa la carrière militaire le 2 avril 1778 comme simple soldat au dépôt de l’île de Ré et fut incorporé la même année, le 10 décembre, dans le régiment de l’Auxerrois ; revint en France pour cause de maladie en 1782, puis fut réformé le 26 juin 1784, et s’établit à Limoges comme mercier. Ayant accueilli la Révolution avec enthousiasme, il devint le 9 octobre 1791, chef du deuxième bataillon de la Haute-Vienne, et fut envoyé à l’armée du Nord, sous les ordres de Dumouriez ; fut promu général de brigade le 27 mai 1793, et quatre ans plus tard ; le 30 juillet, général de division ; il eut à combattre l’armée anglo-hanovrienne d’York, et fut blessé à Handschoote. Appelé, le 20 ventôse an II, à commander en chef en remplacement de Houchard, il remporta la victoire de Wattignies. Appelé à Paris, son avis n’ayant pas prévalu au sein du comité de la guerre sur la nécessité de la défensive, il fut mis en réforme ; il retourna à Limoges et reprit sa boutique de mercier. Mais il ne tarda pas à être rappelé et le commandement de l’armée de la Moselle lui fut confié, devenue armée de Sambre-et-Meuse. Il se trouva à la tête de 90.000 combattants et battit le prince de Cobourg à Fleurus le 26 juin, occupa Mons, Louvain, Namur et Liège ; écrasa pour la deuxième fois Cobourg sur la Roër, à Aldanhoven, puis s’empara de Maastricht et de Coblentz, exécuta brillamment le passage du Rhin le 21 fructidor an III ; il battit, en 1796, le duc de Wurtemberg à Altenkirchen, puis ensuite subite un échec à Wurtzbourg, devant des forces supérieures aux siennes et fut obligé de battre en retraite sur le Rhin ; disgracié, il entra dans la lutte politique et fut élu, le 23 germinal an VI, par la Haute-Vienne, député au Conseil des Cinq-Cents ; fut deux fois président de ce Conseil et fit adopter, le 18 fructidor an VI, la loi de conscription militaire qui donna de si belles armées à la Répulbique et à l’Empire ; donna sa démission le 23 vendemiaire an VII, pour reprendre le commandement de l’armée du Danube, franchit le Rhin à Kehl, traversa la Forêt Noire et fut battu à Stockach par l’archiduc Charles. Il revint à Paris après avoir confié le commandement à Masséna, fut réélu député au Conseil des Cinq-Cents, fit une tentative pour s’opposer au coup d’Etat de brumaire et proposa au Conseil de déclarer la patrie en danger. Cette motion fut repoussée et Jourdan fut exclu de la représentation nationale le 19 brumaire, mais il ne tarda pas à se réconcilier avec Bonaparte qui le nomma inspecteur général d’infanterie, puis amabassadeur près la République cisalpine ; il réussit à pacifier le pays et à faciliter sa réunion à la France ; devint conseiller dEtat en l’an X, grand aigle de la Légion d’honneur, puis enfin maréchal de France le 30 floréal an XII ; fut nommé gouverneur de Naples le 17 mars 1806, puis conseiller militaire du roi Joseph ; suivit ce dernier Espagne, devint major général de ses armées et prépara la bataille de Talavera, ne voulut pas continuer à jouer un rôle de comparse et revint en octobre 1809, puis se retira dans sa terre du Coudray (Seine-et-Oise). Retourné en Espagne en 1811, il fut nommé, le 11 juillet, gouverneur de Madrid et mena contre Wellington, la campagne du Portugal ; fut battu à Vittoria ; le 21 juin 1813 et résigna ses fonctions de major général. En 1814, il adhéra à la déchéance de l’Empereur, mais aux Cent-Jours, l’Empereur le nomma commandant de Besançon, et le désigna comme chef de la 6e division, puis le nomma pair de France le 2 juin 1815. Après Waterloo il commanda l’armée du Rhin, se rallia pour la seconde fois aux Bourbons, mais refusa de présider le conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney. Malgré cela, Louis XVIII le créa comte et le nomma pair de France, le 5 mars 1819. A la Chambre haute, il défendit les libertés publiques et, à la Révolution de 1830, il occupa un instant le ministère des affaires étrangères ; puis, le 11 août, il fut nommé gouverneur des Invalides. On a de lui : Opérations de l’armée de Danube ; Mémoires pour servir à l’histoire de la campagne de 1796.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Maréchal Jourdan sur Wikipedia