mars 8, 2008

MARIE-LOUISE DE BOURBON-PARME (1751-1819), REINE D’ESPAGNE (1788-1808)

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Marie-Louise de Bourbon-Parme (1751-1819), reine d’Espagne

La reine a son coeur et son histoire sur sa physionomie, c’est vous en dire assez. Cela passe tout ce qu’il est permis de s’imaginer.

(Napoléon Bonaparte)

MARIE-LOUISE DE BOURBON-PARME, reine d’Espagne, fille du duc de Parme, épouse de Charles IV, née en 1754, morte en 1819. Mariée à treize ans au prince des Asturies et conduite à la cour de son beau-père Charles III, elle y fut l’objet d’une surveillance sévère, justifiée par la légèreté de sa conduite et l’entraînement de son caractère, et prit peu à peu un tel empire sur l’esprit de son faible époux, que celui-ci, devenu roi sous le nom de Charles IV (1788), lui abandonna la direction des affaires. Marie-Louise en profita pour épuiser le trésor par ses prodigalités, destitua des ministres qui lui avaient refusé des sommes qu’elle exigeait, et livra le royaume à son favori Godoy, qu’elle tira des rangs les plus infimes de l’armée pour l’élever aux plus hauts emplois. Les turpitudes de ces deux personnages furent les prétextes dont Napoléon colora son invasion en Espagne (1808). A cette époque, Marie-Louise se rendit à Bayonne avec son mari et Godoy, dont elle avait obtenu la mise en liberté, n’hésita point à se porter devant l’Empereur l’accusatrice de son fils Ferdinand, et alla jusqu’à s’accuser d’un adultère pour détruire des droits que, disait-elle en présence de Charles IV lui-même, il ne pouvait tenir que d’elle seule. Exilée à Compiègne avec son mari, elle habita successivement ensuite Marseille, Nice et Rome, où elle mourut.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Marie-Louise de Bourbon-Parme sur wikipedia

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CHARLES IV (1748-1819), ROI D’ESPAGNE (1788-1808)

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Charles IV (1748-1819), roi d’Espagne

 

Le roi Charles est un brave homme. Je ne sais si c’est sa position ou les circonstances, il a l’air d’un patriarche franc et bon.

(Napoléon Bonaparte)

CHARLES IV, roi d’Espagne, fils et successeur de Charles III d’Espagne, né à Naples en 1748, mort à Rome en 1819. Il monta sur le trône en 1788. Jeune encore, il avait épousé sa cousine Marie-Louise de Parme, qui, dans la suite, prit sur son faible esprit un ascendant absolu, et causa en partie les malheurs de son règne. Il n’avait aucune des qualités gouvernementales de son père, et laissa péricliter l’œuvre de régénération commencée avant lui. Monarque indolent et apathique, époux aveugle et lâchement complaisant, il accorda toute sa confiance au trop fameux Godoy, favori de sa femme, qui, dominé lui-même par la reine, fit renvoyer un des ministres, les plus capables du règne précédent, Florida-Blanca, et contribua aux mesures les plus funestes de ce règne déplorable. Lorsque la Convention mit Louis XVI en jugement, le gouvernement de Charles IV intervint maladroitement pour sauver à prix d’or le monarque français, essaya sans plus de succès d’intimider ceux qu’il n’avait pu corrompre, et commença contre la République une guerre qu’il se trouva heureux de terminer en 1795 par le traité de Bale et par l’abandon de la partie espagnole de Saint-Domingue. La France lui imposa en même temps une alliance offensive et défensive qui l’obligea plus tard à faire la guerre au Portugal et à l’Angleterre. La perte de l’île de la Trinité, la rétrocession de la Louisiane à Napoléon, le pillage en mer de ses galions par les Anglais, la destruction de sa marine à Trafalgar sont les seuls fruits que recueillit l’Espagne, devenue en quelque sorte la vassale de l’Empereur, qui lui imposait des tributs d’hommes et d’argent et inspirait les actes les plus importants de sa politique. Abusé par un traité secret avec Napoléon, qui lui promettait une partie du Portugal, Charles IV laissa sans méfiance occuper une partie de l’Espagne parles troupes françaises, en même temps qu’entraîné par un complot de son fils Ferdinand et par une émeute à Aranjuez, il abdiquait, puis protestait presque aussitôt contre un acte qu’il prétendait lui avoir été arraché par la violence. Murat occupait Madrid ; Charles et Ferdinand, réduits à prendre pour arbitre de leurs différends et de leurs prétentions le souverain qui se préparait à les dépouiller, s’épuisaient en démarches, en intrigues et eh sollicitations, et se laissèrent enfin attirer à Bayonne (1808), où l’Empereur imposa à l’infant la renonciation à la couronne en faveur de son père, qui lui-même, par un acte inqualifiable, avait, dès la veille, abandonné tous ses droits à Napoléon, lequel adjugea le trône d’Espagne à son frère Joseph. Charles IV reçut pour résidence le château de Compiègne avec une pension considérable. Il vécut ensuite à Marseille, puis à Rome, conservant jusqu’à la fin de sa vie une confiance inaltérable dans l’épouse qui avait causé tous ses malheurs et dans l’homme qui l’avait entraîné dans l’abîme.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Charles IV d’Espagne sur wikipedia

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mars 7, 2008

FERDINAND VII (1784-1833), ROI D’ESPAGNE (1813-1833)

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Ferdinand VII d’Espagne (1784-1833)

Le prince des Asturies est très bête, très méchant, très ennemi de la France ; avec mon habitude de manier les hommes, son expérience de vingt-quatre ans n’a pu m’en imposer.

(Napoléon Bonaparte)

FERDINAND VII, roi d’Espagne, fils de Charles IV et de Marie-Louise de Parme, né le 14 octobre 1784, mort le 29 septembre 1833. Il fut proclamé prince des Asturies en 1789, eut pour gouverneur le duc de San-Carlos, et pour précepteur le chanoine Escoïquiz. Dominé par ce prêtre intrigant, impatient d’occuper un trône auquel l’appelait sa naissance, il conçut une haine fort vive contre Godoy, qui régnait alors sur l’Espagne sous le nom du faible Charles IV. Renverser ce favori, c’était, pour Ferdinand, écarter le seul obstacle sérieux qui put l’empêcher de saisir la couronne au moyen d’une abdication du vieux roi. Ses vues ambitieuses se montrèrent si bien qu’on dut le tenir soigneusement éloigné des affaires, en épiant ses démarches, ce qui augmenta encore son irritation. Marié, en 1802, à Marie-Antoinette-Thérèse de Naples, à la mort de cette princesse, en 1806, il insinua qu’elle avait été empoisonnée par Godoy. Plus tard, il refusa d’épouser sa cousine dona Alaria-Luisa de Bourbon, parce qu’elle était la belle-sœur du ministre. Eu même temps, il demandait à Napoléon une fille de Lucien Bonaparte, espérant, par cette alliance, intéresser l’empereur à son élevation. Quelque secrète que fût cette démarche, on la découvrit. Une perquisition faite dans ses papiers en fournit la preuve ; on y trouva, outre les minutes de ses lettres, celles de deux mémoires adressés à Napoléon sur les intrigues de sa mère avec Godoy. Ou l’arrête, on instruit son procès ; il dénonce lâchement les amis qui l’ont aidé, et on le fait sortir de prison pendant qu’on les envoie en exil. Loin de lui nuire, ce scandale le servit, en jetant de l’odieux, sur le principal ministre, qui l’avait produit au grand jour. A quelque temps de la (1808), Godoy est horriblement maltraité dans une émeute, Charles IV abdique : enfin voilà Ferdinand roi ; mais Madrid est occupée par Murat, et l’Empereur désire voir le nouveau souverain avant de le reconnaître. Il vient au devant de lui jusqu’à Bayonne, en l’invitant à l’y joindre. Ferdinand eut l’imprudence de s’y rendre, malgré les avis de ses conseillers les plus clairvoyants. A peine est-il arrivé qu’il reconnaît le piège. On le force de rendre la couronne à son père, qui en fait ensuite présent à Napoléon, pour la placer sur la tête de Joseph Bonaparte. Après que Ferdinand eut signé sa renonciation absolue au trône d’Espagne (6 mai 1808), on le transporta dans le château de Valençay (Indre), où il vécut cinq années, d’une manière peu propre il faut le dire, à honorer son infortune ; sans qu’on le lui demandât, il faisait répandre parmi ces vaillants Espagnols qui défendaient sa cause, des proclamations où il les engageait à reconnaître la nouvelle dynastie ; de plus, il félicitait Joseph sur son avènement, et il ne manquait jamais d’illuminer, de tirer des feux d’artifice à chaque victoire de l’Empereur, même pour celles qu’il remportait eu Espagne. Etait-ce stupidité, était-ce dissimulation ? L’une et l’autre peut-être. Nos revers lui rendent sa liberté et son royaume. Il signe un traité avec la France, le 11 décembre 1813 ; le 3 mars suivant, il se met en route. L’enthousiasme de tout un peuple le salue à son arrivée sur le seuil de la patrie. Il fait d’abord les promesses les plus libérales ; mais, dès ses premiers pas sur le sol espagnol, l’empire de Napoléon s’écroule. Alors tout change : il refuse d’accepter la constitution de 1812, dissout les cortès, proscrit en masse tous les libéraux, rétablit l’inquisition et les jésuites, encombre les prisons de suspects, dresse l’échafaud sur toutes les places publiques. Une terreur sans exemple glace le pays de stupeur. Les plus généreux citoyens sont envoyés à la mort par des tribunaux de sang, gémissent dans les bagnes ou traînent une vie misérable sur la terre d’exil. La nation, appauvrie, dépeuplée déjà par tant de luttes, semble ne plus devoir se relever de ce dernier coup. Ajoutez à ce tableau navrant la perte pour l’Espagne de toutes ses colonies. Ferdinand fait de vains efforts pour en conserver des lambeaux. C’est du sein de la dernière armée qu’il envoie en Amérique que s’élève le cri d’indépendance de la mère patrie. Dans l’île de Léon, le 5 janvier 1820, Riego proclame la constitution de 1812. Toute l’Espagne se lève, les cortès s’assemblent, les institutions libérales sont rétablies. Ferdinand cède à l’orage ; il jure, la main sur l’Evangile ; il règne en roi constitutionnel, mais travaille sourdement à la ruine du nouvel ordre de choses. Rétabli dans son pouvoir absolu par une année française il remit tout sur l’ancien pied, et recommença le cours de ses saturnales sanglantes : tout ce qui put échapper à l’échafaud et à la prison reprit le chemin de l’exil ; un silence de mort s’étendit de nouveau sur ce malheureux pays, interrompu quelquefois par des protestations héroïques, toujours étouffées dans les supplices ; en 1826, la. ville de Valence put jouir de l’horrible spectacle d’un auto-da-fé. Ferdinand, resté sans postérité après trois mariages, épousa, en 1829, Marie-Christine de Naples, dont il eut Isabelle, que son peuple a chassée, elle aussi, en 1868. De son autorité privée, il abolit, en 1830, en faveur de sa fille, la loi fondamentale de l’Etat, qui excluait les femmes du trône. Trois ans après il mourut, laissant la réputation du prince le plus dissimulé et le plus sanguinaire qui ait régné au XIXe siècle.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Ferdinand VII d’Espagne sur wikipedia

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février 25, 2008

MARECHAL SOULT (1769-1851)

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Maréchal Jean de Dieu Soult (1769-1851), duc de Dalmatie

Soult est un homme tout à fait supérieur mais trop ambitieux.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal SOULT ( Nicolas-Jean-de-Dieu), duc de Dalmatie, maréchal et pair de France, ministre, né à Saint-Amans-la-Bastide (Tarn) le 29 mars 1769, mort au même lieu le 26 novembre 1851. Fils d’un notaire, selon les uns, d’un cultivateur, selon d’autres, il reçut une instruction très incomplète et s’engagea à seize ans (1785) dans le régiment de Royal-infanterie. Soult n’était que caporal lorsque éclata la Révolution. Sous-officier en il fut successivement élu par les volontaires du 1er bataillon du Bas-Rhin sous-lieutenant en 1791, adjudant-major en 1792 et capitaine en 1793. A cette époque, il se fit remarquer par son sang-froid et sa bravoure au combat d’Uberfelsheim, à la prise d’un camp retranché dans les Vosges, et dans un manifeste qu’il adressa, en juillet 1793, aux habitants de Leimen, dans le grand-duché de Bade, il les invita à « défendre la France contre l’insurrection des aristocrates, à opposer un rempart impénétrable à ces hommes insolents qui voudraient renverser le système heureux de l’égalité sociale établi sur les droits de l’humanité. » A la fin de 1793, Soult passa à l’état-major de Hoche, à l’armée de la Moselle, coopéra à la prise du camp de Marsthal et à la reprise des lignes de Wissembourg, fut nommé chef de bataillon le 5 avril 1794, chef de brigade adjudant général le 14 mai suivant, combattit à Arlon, au siège de Fort-Louis, puis passa à l’armée de Sambre-et-Meuse comme chef d’état-major. Sa brillante conduite à la bataille de Fleurus lui valut le grade de général de brigade (11 octobre 1794). Après avoir assisté au siège de Luxembourg, Soult commanda une brigade de la division Lefebvre, fut mis à l’avant-garde et montra autant d’habileté
que de vigueur à Altenkirchen (1796), pendant la retraite de l’armée de Sambre-et-Meuse sur le Rhin, à Wildendorf et à Friedberg. En 1797, il battit près de Steinberg le général Elnitz. Deux ans plus tard, envoyé à l’armée du Danube, Soult remplaça Lefebvre à la tète de sa division, se conduisit héroïquement à Stockach, sauva l’armée d’un désastre pendant la retraite et fut promu général de division (21 avril 1799). Pendant la campagne d’Helvétie, il seconda puissamment Masséna, contribua beaucoup à la victoire de Zurich (25 septembre), puis passa à l’armée d’Italie (15 décembre), partagea avec Masséna la difficile mission de défendre Gènes et tomba blessé au pouvoir des Autrichiens, à la bataille meurtrière de Monte-Cretto (13 mai 1800). Rendu à la liberté après la victoire de Marengo, il commanda en Piémont, parvint à soumettre et à organiser les barbets, puis commanda les troupes chargées d’occuper la presqu’île d’Otrante (1801). En 1802, il reçut le commandement de la garde des consuls, avec la qualité de colonel général, puis celui du camp de Saint-Omer et, oubliant qu’il avait été républicain, il écrivit au premier consul Bonaparte pour l’engager « à mettre le sceau à ses sublimes institutions, en plaçant majestueusement sa famille chérie au faite de l’édifice pour fixer à jamais les regards des citoyens vertueux. » Cet acte de plate adulation, aussi bien que ses talents militaires, lui valut de faire partie de la première promotion de maréchaux (19 mai 1804). Soult n’avait alors que trente-cinq ans. En même temps, il fut nommé grand officier de la Légion d’honneur et chef d’une des cohortes de cet ordre. L’année suivante, la guerre ayant de nouveau éclaté, Soult reçut le commandement du 4e corps. Après avoir battu l’ennemi à Landsberg, à Memmingen, à Hollabrunn, il dirigea avec une telle précision l’aile droite de l’armée à Austerlitz que Napoléon lui dit, après la victoire : « Maréchal, vous êtes le premier manœuvrier de l’Europe. » II devint peu après gouverneur de Vienne. Dans la guerre de Prusse et de Pologne, Soult contribua à la victoire d’Iéna (14 octobre 1806), battit Kalckreuth à Guessen le lendemain, forma le blocus de Magdebourg, prit Lubeck (6 novembre), combattit à Pultusk, à Eylau, à Heilsberg, a la tête du 4e corps, et s’empara deKœnigsberg le 16 juin 1807. Napoléon lui donna le titre de duc de Dalmatie après la paix de Tilsit. Envoyé en Espagne en 1808, avec le commandement du centre de l’armée, il gagna la bataille de Gamonal (10 novembre), entra dans Burgos, poursuivit le général John Moore l’épée dans les reins jusqu’à La Corogne, qui tomba en son pouvoir, ainsi que Santander et Le Ferrol, poussa une pointe rapide en Portugal, battit l’ennemi à Braga et se rendit maître d’Oporto (29 mars 1809) ; mais il n’osa s’aventurer plus loin dans un pays soulevé et où Wellington allait lui opposer des forces infiniment supérieures. Il est constaté aujourd’hui, par les documents les plus irrécusables, que le maréchal Soult, pendant son séjour à Oporto, songea sérieusement à se faire proclamer roi de la’ Lusitanie septentrionale. Ces velléités ambitieuses étaient secondées par les habitants et par l’entourage du maréchal. Elles parvinrent aux oreilles de Napoléon, qui dissimula son mécontentement. Il fallut d’ailleurs y renoncer et évacuer la ville (12 mai 1809) à l’approche de Wellington, en abandonnant l’artillerie et les équipages. Revenu, dans la Galice, le duc de Dalmatie débloqua Lugo et dispersa les bandes de La Romana ; mais sa mésintelligence avec Ney fit perdre la Galice. A la fin de 1809, Soult remplaça Jourdan comme major général de l’armée d’Espagne. Il releva les affaires du roi Joseph par l’éclatante victoire d’Ocana (12 novembre), envahit l’Andalousie l’année suivante, fut nommé général en chef de l’armée du Midi et força, par une suite de combats heureux, Séville, Olivenca et Badajoz (11 mars 1811) à se rendre. Après avoir éprouvé un échec à Albaherra (16 mai 1811), il eut avec le roi Joseph de nombreux démêlés qui eurent une influence désastreuse sur les affaires. Soult avait mis le siège devant Cadix, qu’il allait emporter, lorsque la défaite de l’armée de Portugal aux Arapiles et l’évacuation de Madrid par le roi Joseph l’obligèrent à se replier (25 août 1812). Sa retraite vers les Pyrénées fut admirable. Rappelé alors à Paris, il fit, en 1813, la campagne de Saxe à la tête du 4e corps ; mais Napoléon le renvoya en Espagne après la désastreuse bataille de Vittoria, pour rassembler les débris de l’armée devant Bayonne. Soult, en présence de forces quadruples, ne pouvait que faire une honorable retraite. Il la fit lente, défendant avec opiniâtreté toutes nos places frontières ; acculé enfin sur Toulouse, il livra là un combat mémorable, où 25.000 Français tinrent tête à 100.000 Anglo-Espagnols, commandés par Wellington (mars 1814). Après l’abdication de Fontainebleau, il se rallia avec un écœurant enthousiasme au gouvernement de Louis XVIII, qui lui donna le commandement de la 13e division militaire, puis le portefeuille de la guerre (3 décembre 1814). Le maréchal se fit remarquer parmi les plus fougueux royalistes. C’est lui qui provoqua l’érection d’un monument aux mânes des émigrés tués à Quiberon. Au début des Cent-Jours, lorsqu’il apprit que Napoléon venait de débarquer à Golfe-Juan, le duc de Dalmatie lança une proclamation dans laquelle il qualifia Buonaparte d’usurpateur et d’aventurier (8 mars 1815) ; néanmoins, Louis XVIII lui retira le portefeuille de la guerre (11 mars). Bonaparte, qui avait besoin de lui, oublia cette proclamation et le nomma pair de France et major général de l’armée. Soult, toujours prêt à toute palinodie, publia, à l’ouverture de la campagne de 1815, un ordre du jour plein d’invectives contre les Bourbons. Il se battit à Fleurus et à Waterloo avec son courage et son talent ordinaires ; mais, comme major-général il montra fort peu de capacité. Après Waterloo, il alla rallier à Laon les débris de l’armée, puis se rendit à Paris, où il assista au conseil de guerre qui examina la question de savoir si Paris devait se défendre. Après la capitulation de cette ville (3 juillet 1815), Soult se retira à Saint-Amans, et, pour rentrer en grâce auprès de Louis XVIII, il publia un mémoire dans lequel, parlant de Napoléon, il disait : « L’armée entière sait bien que je n’eus jamais qu’à me plaindre de cet homme et que nul ne le détesta plus franchement que moi. » Malgré ses protestations de dévouement aux Bourbons, il fut compris dans la liste des bannis (12 janvier 1816) et se retira dans le duché de Berg, où il resta trois ans. L’ordonnance du 26 mai 1819 lui permit de revenir en France. Au commencement de 1820, Louis XVIII lui rendit le bâton de maréchal de France et lui fit donner une gratification de 200.000 francs. Charles X, à l’occasion de son sacre, lui accorda le collier de ses ordres (1825), puis l’appela à siéger à la Chambre des pairs. Le duc de Dalmatie s’y montra le partisan aveugle du gouvernement, l’adversaire déclaré de toutes les libertés publiques. Comme il était alors nécessaire, pour être bien en cour, de se montrer tout confit en religion, Soult se mit à accomplir ses devoirs religieux avec une ferveur édifiante. Toute la capitale put le voir suivant dévotement les processions un cierge à la main. La Révolution de 1830 devait le trouver debout pour saluer le nouveau règne. Il s’empressa d’acclamer Louis-Philippe, qui lui donna le portefeuille de la guerre, s’occupa alors de réorganiser l’armée, de mettre les places fortes sur pied de guerre et alla comprimer, en novembre 1831, des troubles qui avaient éclaté à Lyon. Lors du remaniement du ministère, le 10 octobre 1832, il reçut la présidence du conseil, mais il n’y remplit en réalité, qu’un rôle très secondaire, étant en politique d’une profonde nullité ; l’influence qu’y exerçait M. Thiers, comme ministre de l’intérieur, irritait vivement le vieux maréchal, qui exprima fréquemment d’une façon brutale son dépit de se voir dominé malgré lui par son jeune collègue. Le 18 juillet 1834, Soult dut quitter le ministère et la présidence du conseil, qui fut donnée au maréchal Gérard. Chargé par Louis-Philippe d’aller représenter la France au couronnement de la reine Victoria (25 ayril 1838), il fut l’objet, de la part du peuple anglais, d’une véritable ovation. Le 12 mai de l’année suivante, il revint au pouvoir comme ministre des affaires étrangères et président du conseil ; mais le rejet de la dotation qu’il avait proposé d’allouer au duc de Nemours amena sa chute et son remplacement par le cabinet du 1er mars 1840, formé par M. Thiers. La guerre semblait imminente lorsque Louis- Philippe, qui tenait à conserver la paix et qui voulait se couvrir par une haute célébrité militaire, accepta la démission du cabinet Thiers et chargea Guizot de former un nouveau ministère (29 octobre 1840), dans lequel le duc de Dalmatie eut la présidence du conseil et le portefeuille de la guerre. Comme on sait, M. Guizot fut le ministre dirigeant, et le maréchal ne joua qu’un rôle très secondaire. Par raison de santé, il se démit de son portefeuille (11 novembre 1845), puis de la présidence du conseil (10 septembre 1847). Il reçut alors le vain titre de maréchal général, qu’avaient porté Turenne et Villars et, en dernier lieu, Maurice de Saxe. Il se retira peu après dans son magnifique château de Soultberg, à Saint-Amans, ou il s’éteignit quelques jours avant que Louis-Napoléon Bonaparte fît son coup d’Etat. Sa statue, en marbre blanc, exécutée par Pradier, fut placée en 1852 au musée de Versailles. Soult était un vaillant soldat, un général plein de sang-froid, de coup d’œil et d’un mérite supérieur ; mais le caractère en lui était loin d’être à la hauteur des capacités militaires. Il fut le plat adulateur de tous les pouvoirs et ne sut conserver ni tact ni mesure dans ses palinodies. Esprit étroit, entêté, ayant de lui-même l’opinion la plus haute, il ne sut jamais corriger l’insuffisance de son éducation première, et il lui arriva fréquemment d’émailler les discours qu’il prononçait à la tribune de cuirs devenus légendaires. Mal à l’aise en face des esprits lettrés et supérieurs, il ne se faisait aucun scrupule de les froisser par la brutalité de son langage. C’était, en outre, un, homme avide et qui trouva le moyen de faire une grande fortune. Lorsqu’il fut question, en 1832, de supprimer le cumul des gros traitements et de lui enlever celui de maréchal, qu’il cumulait avec celui de ministre, il déclara nettement qu’on ne le lui enlèverait qu’avec la vie. Pendant son séjour en Espagne il s’était emparé de tableaux du plus grand prix, qu’il envoya, non au musée du Louvre, mais à son château de Soultberg. Après sa mort, on vendit à Paris sa galerie de tableaux, comprenant des Ribeira, des Murillo, des Zurbaran, des Alonso Cano, etc. Cette vente, qui eut lieu les 19, 21 et. 23 mai 1852, produisit une somme de 1.467.351 francs. Un seul tableau, la grande Conception de la Vierge, par Murillo, fut acheté par l’Etat pour le musée du Louvre au prix de 586.000 francs. Le duc de Dalmatie a laissé des Mémoires, dont une partie seulement a été publiée par son fils (Paris, 1854, 3 vol. in-8°). Il avait épousé uns Allemande, qui, vers la fin de sa vie, se convertit au catholicisme et qui mourut également à Soultberg, âgée de quatre-vingt-un ans, en 1852. Elle avait donné au maréchal un fils, Napoléon-Hector, et une fille , Hortense, qui épousa le marquis de Mornay.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Liens : Maréchal Sout (1769-1852) duc de DalmatieMaréchal Soult sur Wikipedia

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février 23, 2008

MARECHAL MORTIER (1768-1835)

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EDouard-Adolphe-Casimir-Joseph Mortier (1768-1835), duc de Trévise, alors capitaine au 1er bataillon du Nord (1792)

Le duc de Trévise est un brave homme mais sa femme le mène.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal MORTIER ( Edouard-Adolphe-Casimir-Joseph), duc de Trévise, maréchal de France, né au Cateau-Cambrésis en 1768, mort en 1835. Fils d’Antoine-Charles-Joseph Mortier, député aux états généraux, il fut destiné à la carrière commerciale ; mais ses goûts le portant vers le métier des armes, il venait d’obtenir une sous-lieutenance dans un régiment de carabiniers, lorsque ses compatriotes le nommèrent capitaine du 1er bataillon des volontaires du Nord. Mortier fit ses premières armes à l’affaire de Quiévrain (28 avril 1792), assista à la bataille de Jemmapes et, conquit le grade d’adjudant général à la bataille d’Hondschoote (1793). Blessé près de Maubeuge, il se rétablit rapidement et combattit de nouveau à Mons, à Bruxelles, à Louvain. Sous les ordres de Kléber, au siège de Maëstricht, il fit capituler le fort Saint-Pierre. En il commandait les avant-postes de l’armée de Sambre-et-Meuse, lorsqu’il se signala par un fait d’armes dont le résultat fut de rejeter les Autrichiens au delà de l’Acher et de contraindre le prince de Wurtemberg à quitter ses positions après avoir subi de sérieuses pertes. Quelques semaines plus tard (juillet 1796), il s’emparait de Giessen, de Gemunden, de Schweinfurt et obligeait le général Wartensleben à quitter Wurtzbourg. Après le combat d’Hirscheid, où il se conduisit brillamment, il reçut le commandement de la cavalerie et, au mois de décembre 1796, il négocia la reddition de Mayence aux Français. Nommé général de division en 1799, il servit, cette année, dans l’armée d’Helvétie et prit, en 1800, le commandement de la 16e division militaire, dont, le siège était Paris. En 1803, il fut chargé de la conquête du Hanovre. Parti de Nimègue le 15 avril 1803, il contraignit le feld-maréchal Walmoden à signer, le 2 juin de la même année, une capitulation qui rendait la France maîtresse de tout l’électorat. Nommé, à son retour, commandant de l’artillerie de la garde consulaire, compris dans la première promotion de maréchaux en 1804, mis à la tête d’un corps d’armée dans la campagne de 1805, il s’illustra par un des plus beaux faits d’armes de cette campagne : entouré par 30.000 Russes et n’ayant sous la main que 4.000 hommes, il attendit que l’ennemi s’engageât dans un passage étroit, situé près de Leoben, où l’on ne pouvait tenir que huit de front, et attaqua alors cette formidable colonne. Il résistait depuis plusieurs heures, lorsqu’il fut heureusement secouru. En 1806, il occupa toutes les places de l’électorat de Hesse-Cassel, puis se dirigea vers le Hanovre et entra le 19 novembre à Hambourg. Peu après, il vint mettre le siège devant Stralsund occupé par toutes les troupes suédoises. Le petit nombre de soldats dont il disposait ne lui permit pas de s’emparer de cette place ; toutefois, quelques semaines plus tard (avril 1807), après avoir battu les Suédois à Ancklam, il concluait avec le général d’Essen un armistice, aux termes duquel les îles d’Usedom et de Wolgaast recevaient une garnison française. Au mois de juin de la même année, il commandait à la bataille de Friedland l’aile gauche de l’armée et s’y distinguait par son courage et ses talents militaires. A la paix de Tilsit (21 juin 1807), il fut nommé gouverneur général de la Silésie et reçut, avec le titre de duc de Trévise, une dotation de 100.000 francs de rente. Passé en Espagne l’année suivante, il coopéra au siège der Saragosse, gagna les batailles d’Ocana (18 novembre 1809) et de Gébora (19 février 1811). En Russie, il fut laissé le dernier dans Moscou, au moment de la retraite, et fut chargé de faire sauter le Kremlin. Pendant la retraite de Russie, il reçut, après la bataille de Krasnoë (18 novembre 1812), le commandement de l’arrière-garde. Arrivé à Francfort-sur-le-Mein vers la fin de 1812, il réorganisa ses troupes et combattit encore à Bautzen, à Dresde, à Leipzig. Le 11 janvier 1814, il était à Langres et disputait pied à pied le terrain aux armées coalisées. Lors de la défense de Paris, il occupa la plaine Saint-Denis, reçut le choc des alliés et, sommé de capituler, il refusa. Après la suspension d’armes signée par le duc de Raguse, il se retira près de Corbeil avec ses troupes et, de là, envoya son adhésion au gouvernement de Louis XVIII. Au retour de l’île d’Elbe, il quitta Lille, où il se trouvait à cette époque comme commissaire extraordinaire, chargé de l’inspection de la 16e division militaire et revint à Paris, où Bonaparte lui confia le commandement de toutes les places de l’Est. Après les Cent-Jours, le maréchal Mortier rentra en grâce auprès de Louis XVIII. Il fit partie, en du conseil de guerre qui refusa de juger le maréchal Ney, fut nommé, en 1816, gouverneur de la 15e division militaire et, choisi pour député par les électeurs du département du Nord, il devint, cette, même année, membre de la Chambre des députés, et reçut un siège à la Chambre des pairs en 1819. Nommé ambassadeur à Saint-Pétersbourg, après la Révolution de 1830, le duc de Trévise devint ensuite grand chancelier de la Légion d’honneur (1831), puis ministre de la guerre et président du conseil (18 novembre 1834-12 mars 1835). Il tomba aux côtés de Louis-Philippe, pendant la revue passée en l’honneur des journées de Juillet, frappé mortellement par les projectiles de la machine Fieschi.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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février 20, 2008

MARECHAL JOURDAN (1762-1833)

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Le général Jean-Baptiste Jourdan vainqueur de la bataille de Fleurus (26 juin 1794)

Jourdan est un homme probe, actif et mesuré.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal JOURDAN (Jean-Baptiste), maréchal de France, né à Limoges en 1762, mort en 1833. Il fit la campagne de l’indépendance américaine comme simple soldat, entreprit, à la paix, le commerce de la mercerie dans sa ville natale, et partit aux frontières, en 1792, à la tête du 2e bataillon des volontaires de la Haute-Vienne. Il se distingua aux batailles de Jemmapes, de Neerwinden, de Famars, devint général de division en juillet 1793, fut renversé, par un boulet à Hondschoote, ou il commandait le centre, succéda à Houchard dans le commandement des armées du Nord et des Ardennes (22 septembre), battit le prince de Gobourg à Wattignies (16 octobre), et l’obligea ainsi à lever le blocus de Maubeuge. Mis à la retraite, pour avoir refusé de continuer l’offensive pendant l’hiver, on raconte qu’il alla modestement reprendre le commerce de la mercerie à Limoges, se contentant, pour toute protestation contre l’injustice de l’acte qui le frappait, de suspendre au fond de sa boutique son épée et son uniforme de général en chef. Dès le mois d’avril 1794, il était rappelé, et mis à la tête de l’armée de la Moselle, devenue peu après armée de Sambre-et-Meuse. Le 25 juin, Jourdan prit Charleroi, et, le lendemain, il remporta sur les coalisés la mémorable bataille de Fleurus, qui eut pour conséquence la reprise des places de Landrecies, du Quesnoy, de Valenciennes et de Condé, enfin la délivrance de toutes nos frontières du Nord. Poussant l’ennemi l’épée dans les reins, le général victorieux passe la Meuse, bat complètement Clerfayt à Aldenhoven (2 octobre), entre dans Cologne, Coblentz et Maëstricht (4 novembre). Après s’être emparé de l’importante place de Luxembourg, il franchit le Rhin le 7 septembre 1795, prit Dusseldorf, et s’avançait en Allemagne, lorsque la chute de Manheim, tombée au pouvoir de Clerfayt par la trahison de Pichegru, l’obligea à la retraite. Dans la campagne de 1796, il déploya de grands talents militaires, mais fut constamment malheureux. Elu membre du conseil des Cinq-Cents, l’année suivante, il proposa et fit adopter la conscription militaire (1798). Il prit ensuite le commandement de l’armée du Danube, composée de moins de 40.000 hommes, et opposée à celle de l’archiduc Charles, qui en comptait 70.000. Dans le commencement de la campagne, il se rendit maître de la Souabe, remporta, le 25 mars 1799, la sanglante victoire de Stockach, mais ne put garder le champ de bataille plus d’un jour, et dut encore rétrograder sur le Rhin, en face des masses autrichiennes ! Rentré au conseil des Cinq-Cents, il trouva la France partout menacée au dehors, et, au dedans, travaillée par une faction lîberticide. Il fit la motion de déclarer la Patrie en danger comme en 1792. Cette proposition fut ajournée (13 septembre 1799), et, quelque temps après, s’accomplissait le coup d’Etat du 18 brumaire. Jourdan se montra, dans cette circonstance, l’adversaire très décidé de Bonaparte. Aussi fut-il exclus du Corps législatif. Son hostilité n’avait pourtant rien, de systématique. Eu juillet 1800, il consentit à accepter le gouvernement du Piémont. L’Empereur le comprit dans la création des maréchaux en 1804; mais, lors de la distribution des titres, il ne voulut point lui conférer celui de duc de Feurus, et il répondit à Lannes, qui en faisait la demande pour son compagnon d’armes : « Il aurait un titre plus beau que le mien ; car, moi, je n’ai point gagné de bataille ayant sauvé la France. » Jourdan commanda quelque temps, l’armée d’Italie (1804-1805), devint, major, général du roi Joseph à Naples et en Espagne, vit ses conseils dédaignés pendant les désastreuses guerres de ce dernier pays, rentra en France en 1813, adhéra, en qualité de sénateur, a la déchéance de Napoléon, fut confirmé par Louis XVIII dans le commandement de la 15e division militaire qu’il occupait à la première Restauration, reçut le commandement de Besançon pendant les Cent-Jours, le titre de comte et le gouvernement de là 7e division militaire en 1816, un siège à la Chambre des pairs en 1819. La Révolution de Juillet 1830 le fit ministre des affaires étrangères ; mais, dès le 11 août, il échangeait son portefeuille contre la place de gouverneur des Invalides, qu’il a occupée jusqu’à sa mort : Napoléon, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, avoue l’avoir fort maltraité pendant son règne. « Du reste, ajoute-t-il, c’est un vrai patriote. » Jourdan a laissé sur sa carrière militaire : Mémoires pour servir à l’histoire de la campagne de 1796 ; Opérations de l’armée du Danube (1799). On a inauguré avec beaucoup de solennité, le 28 septembre 1830, à Limoges, une statue du maréchal Jourdan, par M. Elias Robert.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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janvier 17, 2008

ARTHUR WELLESLEY (1769-1852), DUC DE WELLINGTON

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Arthur Wellesley (1769-1852), duc de Wellington

Si je juge les actions de Wellington d’après les dépêches, et surtout d’après sa conduite envers Ney, son procès et son exécution, je dois dire que c’est un homme de peu d’esprit, sans générosité ni grandeur d’âme. Wellington est un homme ordinaire. Il a été prudent et heureux, mais ce n’est pas un grand génie.

(Napoléon Bonaparte)

Wellington (Arthur Wellesley, duc de). Général et homme politique anglais, né à Dublin le 30 avril 1769, mort à Walmer-Castle, dans le comté de Kent, le 14 septembre 1852. Il était le fils du comte de Mornington. Il commença ses études au collège d’Eton, les continua à Brighton avec un précepteur et vint ensuite en France, où il entra comme élève étranger à l’Ecole militaire d’Angers. De retour en Angleterre, il obtint en 1787 le grade d’enseigne au 73e régiment et parvint en moins de six ans au grade de lieutenant-colonel. Il fut nommé, en 1790, membre du Parlement d’Irlande, où il se fit peu remarquer. En 1794, il se distingua dans la campagne de Belgique, au combat de Bontel, où il eut la mission difficile de couvrir la retraite des troupes anglaises qu’il sauva d’un désastre. L’année suivante, il partit pour les Antilles ; mais son vaisseau, repoussé par des vents contraires, dut revenir en Angleterre. Nommé colonel au mois de mai 1796, il alla rejoindre dans le cours de la même année son régiment au Cap de Bonne-Espérance et fut envoyé à sa tête à Calcutta, où il arriva, en février 1797. Il fut désigné presque aussitôt pour une expédition contre Manille, mais l’expédition fut arrêtée à son début. A ce moment, son frère, Richard Wellesley, était nommé gouverneur général des Indes en mai 1798 ; grâce à sa diligence et à son habile organisation, l’armée destinée à combattre Tippo-Saëb en 1799 se trouva équipée, approvisionnée et prête à entrer en campagne en temps opportun. Durant cette célèbre expédition, le général en chef Harris donna à Wellington le commandement du corps d’armée destiné à envahir le Nizam. A la bataille île Mallavelly, le 27 mars de la même année, il commandait l’aile gauche, dont l’admirable élan décida le succès de la journée. Il subit peu après un échec au siège de Seringapatam ; mais, le 6 avril, il prit sa revanche en refoulant l’ennemi et en l’obligeant à se renfermer dans la place. Durant le siège, il dirigea le travail des tranchées, et après la prise de la place, en juin 1799, il en fut nommé gouverneur. L’année suivante, il réprima avec autant d’habileté que de vigueur l’immense, insurrection fomentée par le Mahratte Dhoundiah, qu’il défit et tua à Conahgull le 10 septembre, après une lutte de deux mois. En 1802, nommé major général et envoyé contre les Mahrattes, il débuta dans cette mémorable campagne en délivrant la ville de Pounah, capitale de Badge-Rao, des attaques du chef mahratte et y réinstalla Badhge-Rao. Remontant ensuite vers le nord, il prit Ahmednuggur le 12 août de la même année, après un combat opiniâtre. Le 23 septembre, à la tête de 8.000 soldals, il subit à Assaye le choc d’environ 50.000 Muhrattes, et, bien qu’ébranlé par cette rencontre inattendue, il les battit complètement. « Cette bataille, dit M. Ernouf, l’une des plus étonnantes de ce siècle, qui en a vu tant, de mémorables, n’est pas assez connue en France. Pour en apprécier le mérite, il faut se rendre compte que les Mahrattes étaient les plus braves combattants de l’Inde ; que 10.000 d’entre eux, c’est-à-dire un nombre égal à la totalité des forces de l’adversaire, étaient armés et disciplinés a l’européenne, enfin que leur artillerie était servie par des officiers français. En présence d’un ennemi si supérieur, la victoire, le salut n’étaient que dans un excès d’audace, et Wellesley, si circonspect depuis dans les grandes guerres du continent européen, attaqua cette fois avec une vigueur, un élan dont on trouve peu d’exemples dans les fastes militaires. La bataille d’Assaye fut longtemps et vivement disputée ; la victoire, déjà conquise, faillit être arrachée aux Anglais par le stratagème des artilleurs franco-mahrattes, qui se couchèrent sous leurs canons ou firent les morts au passage des cipayes et les prirent ensuite à revers dans le désordre de la poursuite. Sous ce feu imprévu et terrible, cette poignée de vainqueurs flottait déjà plus près de la destruction que de la victoire, parmi les masses ennemies qui commençaient à se rallier, quand Wellesley ressaisit l’avantage en se mettant à la tète de deux régiments d’élite, dont la charge accablante éteignit pour tout de bon cette fois l’artillerie ennemie. » La bataille d’Argoum, gagnée par Wellington le 29 novembre 1803, sur environ 40.000 combattants ennemis, et la prise du fort de Gawilghur terminèrent cette brillante campagne. Le 10 mars 1805, Wellington repartit pour l’Europe après avoir reçu de nombreux présents, entre autres un service en vaisselle plate estimé 2.00 livres sterling et une épee d’honneur enrichie de diamants. A son arrivée en Angleterre, il fut admirablement accueilli. Il reçut publiquement les félicitations du Parlement et l’ordre du Bain. La guerre venait de recommencer contre la France. Au mois de novembre de la même année, il partit pour le Hanovre, où la récente victoire d’Austerlitz nécessitait une plus grande concentration de forces. L’année suivante, envoyé au Parlement par le bourg de Rye, il prononça un discours en faveur de l’administration de son frère. En 1807, il fut envoyé en Irlande en qualité de secrétaire du duc de Richmond, lord-lieutenant d’Irlande. Il commanda ensuite une division d’infanterie sous les ordres de lord Cathcart, lors de l’expédition danoise. Il remporta une victoire à Kiœge le 29 août 1807, et l’on doit reconnaître qu’il agit dans cette campagne avec humanité. Le 25 avril 1808, Wellington fut nommé lieutenant général au moment où commençait la guerre d’Espagne. Envoyé d’abord contre Junot, en Portugal, à la tête d’un corps d’auxiliaires anglais, il débarqua à Mondego, d’où il alla se mettre à la disposition du général Dalrymple, sous les ordres duquel il était placé. Il remporta, le 17 août 1803, un premier avantage sur les troupes françaises, commandées par le général Delaborde, à Roliça, et massa ensuite son corps d’armée à Vimiero, où il fut rejoint par le contingent que lui amenait le général Anstruther. Il étuit sur le point d’attaquer Junot Torres-Vedras, mais il reçut l’ordre de se tenir sur la défensive, et ce fut lui, au contraire, qui eut à subir l’attaque de Vimiero par les troupes de Junot. Ce dernier, qui croyait avoir facilement raison des Anglais, bien que ceux-ci fussent supérieurs en nombre et qu’ils occupassent une position très forte, les attaqua, le 21 août, avec beaucoup de vivacité. Malheureusement, il’ avait divisé ses troupes en deux corps qui, malgré leur admirable élan, furent repoussés, et battus en détail. On prétend que cet avantage, qui donna à Wellington une idée exacte de la force de résistance des troupes anglaises, eut une grande influence sur ses idées touchant l’art de la guerre, et que, sauf de très rares exceptions, il résolut d’attendre qu’on lui offrît le combat au lieu de l’aller chercher lui-même. Cependant, par suite des ordres supérieurs qu’il avait reçus, il ne put profiter de ce succès pour couper à Junot la route de Lisbonne, et ce dernier, sentant par là sa position améliorée, négocia avec le général Dalrymple la convention de Cintra pour l’évacuation du Portugal. L’opinion publique s’émut fortement eu Angleterre de cette espèce de capitulation, que l’on trouvait outrageante pour l’honneur national. Une enquête fut même ouverte sur la conduite des deux généraux, mais « Wellington prouva qu’il n’avait fait qu’obéir aux ordres de son supérieur, tout en prenant le parti de Dalrymple, qu’il défendit avec habileté. Il gagna sa cause devant la Parlement comme devant le public et reprit ses fonctions de secrétaire d’Irlande, ainsi que son siège à la Chambre des communes. Il allait cependant retourner dans la péninsule. Après la catastrophe de sir John Moore, il reçut le commandement en chef de l’expédition et partit immédiatement pour se rendre à son poste. Dès le début et contre l’avis général, il se décida de prendre le Portugal pour base de ses opérations militaires, et la suite montra que seul il avait vu juste. Le 22 avril 1809 lorsqu’il débarqua au Portugal, la position des Espagnols soulevés et des Anglais devenait chaque jour plus mauvaise. Wellington se décida à opérer d’abord contre Soult, qui venait de s’emparer d’Oporto, et le força d’abandonner la ville et de se réfugier dans les défilés des sierras. Momentanément débarrassé de ce redoutable adversaire, il se dirigea sur le corps d’armée commandé par Victor et franchit, en suivant le Tage, la frontière d’Espagne. Cette campagne, qui se termina par la bataille des 27 et 28 juillet et fut suivie d’une admirable retraite, est connue sous le nom de campagne de Talavera ; elle valut au jeune général les titres de baron de Douro et vicomte Wellington de Talavera, ainsi qu’une pension de 2.000 livres sterling. Retiré au Portugal, Wellington s’y fortifia avec activité en se retranchant dans les lignes de Torres-Vedras. « Toutes les ressources de l’art, dit Brialmont, avaient été mises à contribution pour rendre ce vaste camp retranché digne du rôle qu’il devait jouer : des redoutes occupaient les terrains abrupts ; les pentes des hauteurs étaient taillées verticalement ; des lignes redoublées d’abatis obstruaient les vallées ; des retranchements continus défendaient les cours d’eau ; une nombreuse artillerie commandait les différentes approches ; les routes favorables à l’ennemi avaient été détruites, les autres, élargies ; les ponts minés ; il n’existe pas d’exemple d’une position si habilement et si fortement retranchée. » « Enfin, dit M. Ernouf, ces lignes étaient défendues par 70.000 hommes de troupes régulières, sans compter les milices. En présence de ces indications, on a peine d’abord à comprendre la longue et excessive circonspection du vainqueur d’Assaye devant un assiégeant beaucoup moins fort que lui : mais cet étonnement cesse quand on examine sa situation. De l’aveu de ses panégyristes, Wellington avait commencé par ruiner le Portugal pour le sauver, et ce royaume portait encore, après plus d’un demi siècle écoulé, les stigmates de ce rude sauvetage. Il avait à lutter, dans Lisbonne même, contre les préjugés et les rancunes d’un puissant parti clérical, puis contre les fausses mesures de la junte espagnole et contre le découragement visible du gouvernement anglais lui-même, qui, pendant un certain temps, n’attendit que le prétexte du moindre échec pour rappeler l’armée. «Wellington, cependant, se raidissait contre les difficultés de toute nature ; il eut deux engagements, les 12 et 15 mars 1811, avec l’arrière-garde de l’année française, commandée par Ney, contre lequel il ne put obtenir d’avantage décisif. Il reconduisit cependant, la talonnant sans cesse, l’armée française jusqu’en Espagne, où il mit le siège devant la forteresse d’Almeida, depuis un an au pouvoir de Masséna. Celui-ci reprit immédiatement l’offensive. Une bataille dont l’issue resta douteuse fut le premier effet de cette nouvelle position. Cependant, au moment de pénétrer eu Espagne, Wellington, désirant couvrir une retraite possible vers le Portugal, résolut de s’emparer à son tour de Badajoz et de Ciudad-Rodrigo. Deux fois, en mai 1811, il tenta de s’emparer de la première, de ces places, et il fut repoussé, ainsi que de Ciudad-Rodrigo, où l’arrivée du duc de Raguse l’obligea de repasser la Coa, après une retraite honorable, bien que précipitée. Mais au commencement de la campagne suivante, il prit sa revanche en s’emparant, du 6 au 14 janvier, des deux places qu’il convoitait. Ce double succès changea tout à fait la position de Wellington, qui résolut à la fois d’inquiéter le nord, le centre et le midi de l’Espagne, mais en réalité pour se porter avec presque toutes ses forces sur la Castille. Il prit Salamanque le 17 juin et obligea le duc de Raguse à rétrograder vers le Douro. Alors commença, entre les deux généraux, une série d’opérations, de marches et de contre-marches qui aboutit à la bataille des Arapiles, pendant laquelle Marmont fut blessé et dut battre en retraite. Ce nouveau succès valut à Wellington le titre de marquis et un don national de 100.000 livres sterling. Il avait réussi à faire rétrograder l’armée du Centre, venue trop tard au secours de Raguse. Mais les armées du Nord et de l’Andalousie, ayant rallié celle du Centre, menacèrent à leur tour Wellington, qui dut opérer sa retraite par l’Estramadure, et parvint, après avoir rallié le corps de Hill, à rallier ses forces auprès de la Tormès, d’où, menacé par Soult, il réussit, à la faveur des brouillards, à gagner le Portugal. L’année suivante, il résolut de se rapprocher de la frontière de France, pour intercepter les communications avec l’armée française, et commença, au mois de mai, cette fameuse marche de Vittoria qui l’a fait considérer par les hommes de guerre comme un des premiers tacticiens de son temps. Le 21 du mois suivant, il attaquait et rompait les lignes françaises dans le bassin de Vittoria et, par cet avantage, mettait fin à notre domination en Espagne. Cependant, Soult s’était décidé à reprendre l’offensive ; mais Wellington, malgré des avantages partiels et la prise de Saint-Sébastien, se refusait à envahir le territoire français et restait sur la défensive. Il changea de tactique lorsque l’Europe se fut définitivement coalisée contre la France ; les 7 et 8 octobre, il attaqua Soult sur la Bidassoa et l’obligea à se replier sur la Nivelle et à s’y retrancher. Puis, sans lui laisser un instant de trêve, il parvint à enfoncer nos lignes et pénétra sur notre territoire le 10 novembre 1813. Il avait pourtant contre lui en ce moment le parti libéral espagnol, plus favorable encore, aux Français qu’aux Anglais ; mais il se déclara ouvertement pour le parti réactionnaire et contre la constitution promulguée en 1812. Un mois après, par une tactique habile, il fit des avances au parti libéral et, après avoir exposé ses plans au cabinet anglais, soumit à la ratification du conseil de régence le traité de Valençay. Il recommença alors ses opérations contre Soult et, malgré le manque d’argent et de matériel, livra la bataille d’Orthez, qu’il gagna le 27 février 1814. Il mit ensuite le siège devant Bayonne et envoya 12.000 hommes, commandés par Beresford, pour investir Bordeaux. Soult, qui ignorait la prise de cette ville, rétrograda vers Toulouse lorsqu’il l’eut apprise et fut suivi par « Wellington. « Y eut-il vraiment un vainqueur dans la célèbre bataille de Toulouse ? demande M. Ernouf. Cette question, si souvent controversée, ne sera peut-être jamais résolue. Soult avait perdu la position capitale du mont Rancié ; à la suite de la bataille du 10 avril, il évacua Toulouse dans la soirée du 11, et Wellington y entra le lendemain. Il paraît démontré aujourd’hui qu’il n’aurait pas occupé Toulouse si, dans ce moment suprême, Suchet avait répondu à l’appel de Soult. On a fait à Wellington un reproche tout à fait injuste, celui d’avoir combattu sachant déjà l’abdication de Napoléon. Le jour de la bataille, il ignorait même encore l’entrée des alliés dans Paris, Pendant cette longue et terrible guerre, Wellington fit sans doute des fautes ; bien des circonstances qu’il n’avait pu prévoir concoururent à son succès, mais ses fautes mêmes lui profitèrent, et il fit preuve d’une fermeté de caractère et d’une perspicacité remarquables. » La guerre finie, Wellington fut envoyé à Paris par lord Castlereagh ; de là il se rendit, à Toulouse, puis à Madrid, d’où il revint à Londres, où il reçut les titres de marquis de Douro et de duc de Wellington. Enfin, le janvier 1815, il partit pour le congrès de Vienne, où il allait remplacer Castlereagh. Après le retour de l’île d’Elbe, il devint un des agents les plus actifs de la coalition qui le mena à remporter la bataille de Waterloo. En 1818, il se prononça au congrès d’Aix-la-Chapelle pour l’évacuation de la France par les années alliées, et, en 1822, il blâma, comme plénipotentiaire au congrès de Vienne, l’intervention de la France en Espagne. Sa carrière désormais terminée, Wellington se consacra à la politique, où il se plaça parmi les tories. Lors de la mort de Canning, il accepta la présidence d’un cabinet provisoire, dont le véritable inspirateur était Robert Peel. Il s’opposa d’abord au bill de réforme de 1832 et fut obligé cependant d’y accéder, mais de mauvaise grâce, ce qui, momentanément, diminua sa popularité. Le 29 avril 1834, il fut élu à l’unanimité chancelier de l’université d’Oxford. Lors du premier ministère de Peel, Wellington accepta le ministère des relations extérieures, de 1834 à 1835. Lors du second ministère de cet homme d’Etat, formé en août 1841, il en fit partie comme ministre sans portefeuille et fut nommé, l’année suivante, commandant en chef de l’armée anglaise, en remplacement de Hill. Le 28 mai 1846, il fit supprimer la loi sur les céréales, et, le 30 septembre de la même année, il se vit élever dans Green Park une statue équestre. Dans ses derniers jours, Wellington était devenu de la part de la famille royale et du peuple anglais l’objet d’un fétichisme véritable. On ne voyait plus en lui l’homme de guerre habile et plein de fermeté, mais le vainqueur des vainqueurs, le plus grand des capitaines, presque le dieu de la guerre. Il mourut, ou plutôt s’éteignit sans souffrance, le 14 septembre 1852.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Le Duc Wellington sur Wikipedia

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décembre 9, 2007

BATAILLE DE SOMOSIERRA (1808)

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Charge de la cavalerie polonaise lors de la bataille de Somo-Sierra le 30 novembre 1808

Vous êtes dignes de ma vieille garde, je vous reconnais comme ma plus brave cavalerie.

[s’adressant à l’escadron polonais]

(Napoléon Bonaparte)

Somosierra (Bataille de). Le 30 novembre 1808, Napoléon à la tête de 45.000 hommes doit franchir le col de Somosierra défendu par 9.000 Espagnols commandés par le général San Juan, ultime obstacle à la reconquête de Madrid. Répondant à la volonté de l’Empereur, les chevau-léger polonais chargèrent alors la position afin de libérer le passage. Ils se couvrirent de gloire par leur courage exemplaire et ouvrirent la route de la capitale espagnole à l’armée impériale.

Lien : Bataille de Somosierra sur Wikipedia

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PRISE DE MADRID (1808)

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Napoléon recevant la capitulation de Madrid le 4 décembre 1808

Je sais qu’il faut que j’aille moi-même remonter la machine.

(Napoléon Bonaparte)

Madrid (Prise de). Cette ville, qui était au pouvoir des Espagnols, renfermait 60.000 hommes dont 6.000 soldats de garnison régulière ; 100 pièces de canons défendaient les remparts, et toutes les rues, jusqu’aux maisons, étaient barricadées ; les cloches de 200 églises sonnaient continuellement le tocsin. Napoléon, qui venait d’arriver avec 30.000 hommes, ordonne une première attaque ; le général Sénarmont, avec ses trente pièces d’artillerie, fait une brèche aux murs de Retiro ; un bataillon de voltigeurs s’y jette et chasse 4.000 hommes qui les défendent, puis tous les débouchés tombent au pouvoir de nos troupes. Dans la journée du 2 décembre 1808, le prince de Neuchâtel fait, au nom de l’Empereur, une nouvelle sommation au général Castellar et lui écrit qu’il consent à suspendre l’attaque jusqu’à deux heures. A neuf heures arrive le général Morla et un député de la ville, qui déclarent au major général que la population s’obstine à vouloir résister et demande la journée du 4 pour l’apaiser. Le prince de Neuchâtel les présente à l’Empereur, qui s’adresse au général Morla : « Retournez à Madrid, je vous donne jusqu’à demain six heures du matin. Revenez alors, si vous n’avez à me parler du peuple que pour m’apprendre qu’il s’est soumis ; sinon, vous et vos troupes serez tous passés par les armes. » Le lendemain, à six heures du matin, le général Morla revint apporter la soumission de Madrid, et à dix heures, en effet, le général Belliard prit le commandement de la ville.

(Extrait du dictionnaire de l’Histoire de Napoléon par Norvins)

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décembre 1, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MAISON (1771-1840), COMTE D’EMPIRE

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Général Nicolas-Joseph Maison (1770-1840), comte d’Empire

Ses manoeuvres autour de Lille, dans la crise de 1814, avaient attiré mon attention et l’avaient gravé dans mon esprit.

(Napoléon Bonaparte)

Maison (Nicolas-Joseph, marquis). Officier général et législateur, né à Epinay (Seine), le 19 décembre 1771, de « Joseph Maison, bourgeois, et de Marie-Geneviève Ginard, sa femme », mort à Paris le 13 février 1840 ; s’enrôla le 22 juillet 1792 dans un bataillon de volontaires ; était capitaine quand il se distingua, à Jemmapes, en reprenant à l’ennemi le drapeau du bataillon ; se battit à Fleurus et fut blessé à Maubeuge ; fut laissé pour mort sur le champ de bataille de Mons ; s’empara du pont de Limbourg et y fut grièvement blessé ; devint chef de bataillon, fit la campagne d’Allemagne en l’an IV et celle d’Italie en l’an V, fut blessé à Wurtzbourg, et promu adjudant général à la paix de Campo-Formio. Il partit à l’armée de Hollande et assista à la bataille de d’Alkmaïr, où il fut grièvement blessé, prit part à la campagne de 1805 et fut promu général de brigade après Austerlitz ; fit ensuite les campagne de Prusse et de Pologne, se distingua à Halle et à la prise de Lubeck, devint chef d’état major de son corps d’armée et assista à Friedland ; passa en Espagne avec le maréchal Victor et prit part, avec succès, à la victoire d’Espinosa ; puis fut créé baron de l’Empire le 2 juillet 1808. En 1812 il fut attaché au 2e corps de la Grande Armée, se distingua le 18 août à Polotzk et au passage de la Bérézina, et fut nommé général de division ; prit une part glorieuse aux batailles de Lutzen, de Bautzen et de Leipzig, où il fut encore blessé, puis fut créé comte de l’Empire le 14 août 1813. Pendant la campagne de France, Maison fut désigné pour commander l’armée du Nord et défendre la Belgique. Il battit les alliés à Courtray le jour même où Paris capitulait, dona son adhésion aux Bourbons, fut nommé grand cordon de Saint-Louis et de la Légion d’honneur, gouverneur de Paris, et pair de France, le 4 juin 1814, se refusa à servir Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. A la chambre haute, il fut membre du conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney et se déclara pour l’incompétence, puis fut fait marquis le 13 aooût 1817. En 1828 il fut nommé commandant en chef de l’expédition de Morée et signa une convention avec Ibrahim-Pacha ; mais cette convention n’ayant pas été assez promptement exécutée, Maison s’empara de la citadelle de Navarin et du château de Morée. Le 22 février 1829, il reçut le baton de maréchal de France. En 1830, il se rallia à Louis-Philippe, fut nommé ministre mais céda son portefeuille le 16 novembre au général Sébastiani. Il fut ambassadeur à Vienne de 1831 à 1833, ensuite à Saint-Petersbourg, de 1833 à 1835, et, le 30 avril de la même année, il fut nommé ministre de la guerre, il le resta jusqu’au 6 septembre 1836, et continua à sièger dans la Chambre haute ; il mourut subitement.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Maison sur Wikipedia

http://www.lerubicon.com

octobre 10, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MOUTON (1770-1838), COMTE DE LOBAU

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Général Georges Mouton (1770-1838), comte de Lobau

Mon Mouton, c’est un lion.

(Napoléon Bonaparte)

Mouton (Georges, comte de Lobau), pair des Cent-Jours, député de Lunéville de 1828 à 1834 ; né à Phalsbourg (Meuthe) le 21 février 1770, mort à Paris le 27 novembre 1838 ; fils de monsieur Joseph Mouton, propriétaire et conseiller de l’hôtel de ville, et de Catherine Charpentier » ; s’engagea comme simple soldat en 1792 dan la Légion de la Meurthe, gagna ses premiers grades à l’armée du Rhin et suivit Championnet à l’armée d’Italie, où il fit la campagne de 1798-99. Il concourut, en 1800, sous Masséna, à la défense de Gênes, il y fut grièvement blessé. L’Empereur se l’attacha comme aide de camp et le fit général de brigade. Il le suivit en Pologne, fut encore blessé à Friedland et, après, nommé général de division. Il se distingua en Espagne en 1808, puis l’année se battit à Eckmühl, à Essling, et à Wagram, où il se signala à son ordinaire. Son titre de comte de Lobau en témoigne. Enfin il accompagna l’Empereur en Russie (1812). Mais il fut fait prisonnier en 1813, à Dresde, lors de la bataille de Leipzig. Il ne revint qu’en 1814, après la première abdication de Napoléon. Au retour de l’île d’Elbe, celui-ci le nomma pair de France. A Waterloo, Mouton, après des prodiges de valeur et de savoir militaire, fut fait une seconde fois prisonnier et conduit en Angleterre ; de là il passa en Belgique, comme exilé de France, et y resta jusqu’en 1818.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Mouton sur Wikipedia

septembre 29, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL SOULT (1769-1851), DUC DE DALMATIE

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Maréchal Jean de Dieu Soult (1769-1851, duc de Dalmatie

Soult ne m’a pas servi à Waterloo autant qu’il eût été nécessaire. Son état-major, malgré tous mes ordres, n’était pas bien organisé. Berthier eût mieux fait.

(Napoléon Bonaparte)

Soult (Nicolas-Jean de Dieu, duc de Dalmatie), pair de France lors Cent-Jours, puis en 1827, et en 1830, né à Saint-Amand-la-Bastide (Tarn) le 29 mars 1769, mort au château de Soultberg (Tarn) le 26 novembre 1851 ; fils de « sieur Jean Soult, notaire, et de demoiselle Brigitte Grenier » ; engagé le 16 avril 1785 dans le régiment royal d’infanterie ; 1er juillet 1792, adjudant major, devint capitaine le 20 août 1793, chef d’état-major de la division d’avant-garde de l’armée Sambre-et-Meuse ; assista à la bataille de Fleurus et fut promu général de Brigade le 11 octobre 1794 ; se distingua au combat de Stokack, ce qui lui valut le grade de général de division en avril 1799 ; passa à l’armée d’Helvétie commandée par Masséna et se battit à la bataille de Zurich. Colonel général de la garde consulaire le 5 mars 1802, créé maréchal de France le 19 mai 1804, grand cordon de la Légion d’honneur, le 13 pluviôse an XIII. Il commanda ensuite un corps lors de la campagne de 1805, jouant un rôle décisif à Austerlitz ; participa à la campagne de Prusse en 1806 puis à celle de Pologne en 1807. Napoléon le fit duc de Dalmatie en 1808, et l’envoya en Espagne et au Portugal. En 1813, il se battit lors de la campagne d’Allemagne auprès de l’Empereur à la tête du 4e corps d’armée à Lutzen, mais dut rejoindre Bayonne pour réorganiser l’armée du Midi suite à la défaite de Vittoria. Rallié à Louis XVIII, il est nommé en juin 1814 gouverneur de la 1ère division militaire, grand cordon de Saint-Louis (23 septembre). Le 8 juin suivant, il reçut une gratification de 200.000 francs après le retour de l’île d’Elbe puis accompagna Napoléon à Waterloo comme chef d’Etat major. De retour en grâce auprès des Bourbons après 1819, cette girouette politique se révéla encore une fois un fervent royaliste et fut décoré par le collier de Saint-Louis à l’occasion du sacre de Charles X, mais servit avec autant de zèle Louis-Philippe après 1830.

( Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Liens : Maréchal Soult (1769-1851)Maréchal Soult sur Wikipedia

septembre 26, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL MORTIER (1768-1835), DUC DE TREVISE

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Maréchal Adople-Edouard Mortier (1768-1835), duc de Trévise

Mortier m’a fait du mal en quittant le commandement de la Garde à Beaumont pendant la campagne de Waterloo ; il connaissait tout ce corps. Ce sera sûrement la faute de Mortier, à qui l’on aura écrit de Paris que le Corps législatif conspirait.

(Napoléon Bonaparte)

Mortier (Adolphe-Edouard-Casimir-Joseph, duc de Trévise), né à cateau-Cambrésis (Nord) le 13 février 1768, mort à Paris le 28 juillet 1835 ; fils de « Antoine-Charles-Joseph Mortier et de Anne-Josèphe Bonnaire » ; sous-lieutenant des carabiniers en 1791, capitaine au 1er bataillon du Nord en 1791, adjudant général (16 octobre 1793), général de division en 1799, s’empara du Hanovre ; maréchal de France en 1804, mis à la tête d’un corps d’armée en 1805 ; s’y couvrit de gloire près de Léoben. Il assista à Friedland, et à la paix de Tilsitt (21 juin 1807), il fut nommé gouverneur général de la Silésie, reçut une dotation de 100.000 francs de rente avec le titre de duc de Trévise. En 1808, il prit le commandement du 5e corps en Espagne, si distingua au siège de Saragosse, battit 60.0000 espagnols à Ocana le 18 novembre 1809 avec des troupes deux fois moins nombreuses. En 1812, lors de la campagne de Russie, Napoléon lui confia le commandement de la jeune garde, le nomma ensuite gouverneur du Kremlin. Lors de la terrible retraite, il fut attaqué à la Bérézina et sauva les débris de la grande armée avec le maréchal Ney. Il prit part à la campagne de 1813, se battant à Lutzen, Bautzen, Dresde, et Leipzig. En 1814 il lutta vaillament pendant la campagne de France contre les alliés près de Langres, puis autour de Paris. Après l’abdication de l’Empereur, il se rallia à Louis XVIII, qui le fit chevalier de Saint-Louis et pair de France. Il reprit du service au Cent-Jours mais dut quitter la campagne pour des raisons de santé avant la bataille de Waterloo. Membre du Conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney il se déclara incompétent. Bien plus tard, il fut ministre de la guerre de Louis-Philippe ; il périt par l’explosion de la machine de Fieschi, sur le boulevard du Temple.

(Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du dr Robinet)

Liens : Maréchal Mortier (1768-1835)Maréchal Mortier sur Wikipedia

septembre 24, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL JOURDAN (1762-1833)

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Maréchal Jean-Baptiste Jourdan (1762-1833)

En voilà un que j’ai fort maltraité assurément. Rien de plus naturel sans doute que de penser qu’il eût dû m’en vouloir beaucoup. Eh bien, j’ai appris avec un plaisir qu’après ma chute il est demeuré constamment très bien. Il a montré là cette élévation d’âme qui honore et classe les gens. Du reste, c’est un vrai patriote ; c’est une réponse à bien des choses.

(Napoléon Bonaparte)

Jourdan (Jean-Baptiste), officier général et législateur, né à Limoges (Haute-Vienne), le 29 avril 1762 de « Mr Roch Jourdan, maître chirurgien juré de Limoges, et de demoiselle Jeanne Foreau-Franeiguet, son épouse » ; embrassa la carrière militaire le 2 avril 1778 comme simple soldat au dépôt de l’île de Ré et fut incorporé la même année, le 10 décembre, dans le régiment de l’Auxerrois ; revint en France pour cause de maladie en 1782, puis fut réformé le 26 juin 1784, et s’établit à Limoges comme mercier. Ayant accueilli la Révolution avec enthousiasme, il devint le 9 octobre 1791, chef du deuxième bataillon de la Haute-Vienne, et fut envoyé à l’armée du Nord, sous les ordres de Dumouriez ; fut promu général de brigade le 27 mai 1793, et quatre ans plus tard ; le 30 juillet, général de division ; il eut à combattre l’armée anglo-hanovrienne d’York, et fut blessé à Handschoote. Appelé, le 20 ventôse an II, à commander en chef en remplacement de Houchard, il remporta la victoire de Wattignies. Appelé à Paris, son avis n’ayant pas prévalu au sein du comité de la guerre sur la nécessité de la défensive, il fut mis en réforme ; il retourna à Limoges et reprit sa boutique de mercier. Mais il ne tarda pas à être rappelé et le commandement de l’armée de la Moselle lui fut confié, devenue armée de Sambre-et-Meuse. Il se trouva à la tête de 90.000 combattants et battit le prince de Cobourg à Fleurus le 26 juin, occupa Mons, Louvain, Namur et Liège ; écrasa pour la deuxième fois Cobourg sur la Roër, à Aldanhoven, puis s’empara de Maastricht et de Coblentz, exécuta brillamment le passage du Rhin le 21 fructidor an III ; il battit, en 1796, le duc de Wurtemberg à Altenkirchen, puis ensuite subite un échec à Wurtzbourg, devant des forces supérieures aux siennes et fut obligé de battre en retraite sur le Rhin ; disgracié, il entra dans la lutte politique et fut élu, le 23 germinal an VI, par la Haute-Vienne, député au Conseil des Cinq-Cents ; fut deux fois président de ce Conseil et fit adopter, le 18 fructidor an VI, la loi de conscription militaire qui donna de si belles armées à la Répulbique et à l’Empire ; donna sa démission le 23 vendemiaire an VII, pour reprendre le commandement de l’armée du Danube, franchit le Rhin à Kehl, traversa la Forêt Noire et fut battu à Stockach par l’archiduc Charles. Il revint à Paris après avoir confié le commandement à Masséna, fut réélu député au Conseil des Cinq-Cents, fit une tentative pour s’opposer au coup d’Etat de brumaire et proposa au Conseil de déclarer la patrie en danger. Cette motion fut repoussée et Jourdan fut exclu de la représentation nationale le 19 brumaire, mais il ne tarda pas à se réconcilier avec Bonaparte qui le nomma inspecteur général d’infanterie, puis amabassadeur près la République cisalpine ; il réussit à pacifier le pays et à faciliter sa réunion à la France ; devint conseiller dEtat en l’an X, grand aigle de la Légion d’honneur, puis enfin maréchal de France le 30 floréal an XII ; fut nommé gouverneur de Naples le 17 mars 1806, puis conseiller militaire du roi Joseph ; suivit ce dernier Espagne, devint major général de ses armées et prépara la bataille de Talavera, ne voulut pas continuer à jouer un rôle de comparse et revint en octobre 1809, puis se retira dans sa terre du Coudray (Seine-et-Oise). Retourné en Espagne en 1811, il fut nommé, le 11 juillet, gouverneur de Madrid et mena contre Wellington, la campagne du Portugal ; fut battu à Vittoria ; le 21 juin 1813 et résigna ses fonctions de major général. En 1814, il adhéra à la déchéance de l’Empereur, mais aux Cent-Jours, l’Empereur le nomma commandant de Besançon, et le désigna comme chef de la 6e division, puis le nomma pair de France le 2 juin 1815. Après Waterloo il commanda l’armée du Rhin, se rallia pour la seconde fois aux Bourbons, mais refusa de présider le conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney. Malgré cela, Louis XVIII le créa comte et le nomma pair de France, le 5 mars 1819. A la Chambre haute, il défendit les libertés publiques et, à la Révolution de 1830, il occupa un instant le ministère des affaires étrangères ; puis, le 11 août, il fut nommé gouverneur des Invalides. On a de lui : Opérations de l’armée de Danube ; Mémoires pour servir à l’histoire de la campagne de 1796.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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