janvier 14, 2008

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MOLITOR (1770-1849), COMTE D’EMPIRE

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Général Gabriel Jean Joseph Molitor (1770-1849), comte d’Empire

 

Réduite à quelques centaines d’hommes, la division Molitor réussit à contenir l’ennemi, et ce ne fut pas le moindre des services que Molitor rendit dans cette terrible journée [d’Essling].

(Napoléon Bonaparte)

Molitor (Gabriel-Jean-Joseph, comte), maréchal et pair de France, né à Hayange (Moselle) en 1770, mort en 1849. Il partit comme volontaire en 1791, passa à l’armée du Nord en qualité de capitaine, fit comme adjudant général les campagnes de 1793 et de prit une part brillante aux opérations dés armées de la Moselle, du Rhin, du Danube, et se distingua, notamment, à Kaiserslautern, à Gaisberg, au siège de Mayence, où il reçut une grave blessure. Nommé général
de brigade en 1799, il passa en Helvétie, repoussa les Autrichiens, tint ensuite en échec Souvarov, contre lequel, avec sa seule brigade, il soutint un combat acharné, s’empara a trois reprises du pont de Noeffels, prit à l’armée austro-russe son artillerie de montagne, poursuivit l’ennemi jusqu’au mont Panix, puis effectua le premier le passage du Rhin, l’année suivante, sous les ordres de Moreau, passa dans le Tyrol, s’empara du pays des Grisons et reçut alors le grade de général de division. En 1805, Molitor, envoyé à l’armée d’Italie, battit l’archiduc Charles à Caldiero. Il marcha ensuite sur Vienne, après avoir enlevé la forte position de San-Pietro, et devint, après la paix de Presbourg, gouverneur général civil et militaire de la Dalmatie. Presque aussitôt il eut à repousser par mer une partie de l’escadre russe, qui bloquait l’île de Lésina, reprit l’île de Cursola, délivra la ville de Raguse, où le général Lauriston était assiégé par les Russes et par les Anglais, battit les Russes unis à 10.000 Monténégrins (1806) et fit preuve, dans cette campagne, d’une grande habileté. En 1807, Molitor passa en Poméranie, dont il eut, jusqu’en 1808, le commandement civil et militaire, et reçut à cette époque, de Napoléon, le titre de comte avec un majorat de 30.000 francs de rente. Il se couvrit de gloire, en 1809, à Essling et à Wagram, prit en 1810 le commandement des villes hanséatiques, devint, l’année suivante, gouverneur général de la Hollande, fût chargé en 1813 d’approvisionner les places du Nord, puis rejoignit en 1814 le corps du maréchal Macdonald, avec lequel il combattit à Châlons-sur-Marne, à La Ferté-sous-Jouarre, et tint la campagne jusqu’à l’abdication de l’Empereur. Après avoir été nomme inspecteur général d’infanterie par Louis XVIII en 1814, Molitor fut chargé par Napoléon, pendant les Cent-Jours, du commandement des gardes nationales mobiles en Alsace. Après le retour de Louis XVIII, il resta quelque temps en disgrâce ; mais, en 1823 il reçut le commandement d’un corps d’armée pendant la guerre d’Espagne, fut promu, à son retour, maréchal de France et entra à la Chambre des pairs. Il se rallia, en 1830 au gouvernement de Louis-Philippe, qui le nomma commandant supérieur des 8e et 9e divisions militaires et gouverneur des Invalides (1847). Enfin, il devint sous la République, en décembre 1848, chancelier de la Légion d’honneur.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Général Molitor sur Wikipedia

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janvier 13, 2008

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL SAVARY (1774-1833), DUC DE ROVIGO

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Général Anne-Jean-Marie-René Savary (1774-1833, duc de Rovigo

Savary est un homme secondaire, qui n’a pas assez d’expérience et de calme pour être à la tête d’une grande machine. Du reste c’est un homme d’énergie, de zèle et d’exécution.

Il ne faut pas laisser entrevoir à Savary l’opinion que j’ai de son incapacité.

(Napoléon Bonaparte)

Savary (Anne-Jean-Marie-René, duc de Rovigo). Général et homme politique français, né à Marcq (Ardennes) le 26 avril 1774, mort à Paris le 2 juin 1833. Son père, attaché comme major à la place de Sedan, le fit élever au collège de Saint-Louis, à Metz. Savary avait à peine seize ans lorsqu’il  s’engagea dans un régiment de cavalerie, le Royal-Normandie. Grâce au départ de la plupart des officiers qui émigrèrent, il devint sous-lieutenant, puis servit dans l’armée de Custine et fut promu capitaine. Nommé officier d’ordonnance de Pichegru, puis de Moreau, Savary se fit remarquer par sa bravoure au passage du Rhin, à Freiberg en Saxe, et obtint alors le grade de chef d’escadron (1797). Desaix, avec qui il se lia à cette époque, l’ayant pris pour aide de camp, il l’accompagna dans toutes ses campagnes, à l’armée du Rhin, en Egypte (1798-1800) et en Italie, sur le champ de bataille de Marengo. C’est lui qui, après la mort de ce vaillant général, apporta son corps dans la tente de Bonaparte. (Celui-ci le prit alors pour son propre aide de camp et, à partir de cette époque, Savary devint l’homme de confiance de Napoléon ; il le suivit presque partout et reçut de lui les missions les plus délicates, sinon toujours les plus honorables. Il fut chargé notamment de découvrir les auteurs de l’enlèvement du comte Clément de Ris et d’aller secrètement en Vendée pour y découvrir les complices de Cadoudal. Nommé, en 1800, colonel et commandant de la gendarmerie d’élite, chargé de veiller à la sûreté du premier consul, il devint en même temps directeur d’un bureau de police secrète. Savary, promu général de brigade en 1803, reçut le commandement des troupes réunies à Vincennes, présida à l’exécution du duc d’Enghien et s’opposa, au rapport du général Hulin, à ce que le duc eût, selon son désir, un entretien avec Bonaparte. Après cette affaire et la mort mystérieuse de Pichegru, Savary vit augmenter encore la faveur dont il jouissait auprès du chef de l’Etat, dont il devait être constamment l’instrument aveugle. Général de division et grand officier de la Légion d’honneur en 1805, il fit avec Napoléon les campagnes de 1805 et de tantôt comme général, tantôt comme diplomate. Il fit prisonnier un régiment de hussards après la bataille d’Iéna, s’empara de la place de Hameln (1806). Le 16 février il gagna sur les Russes la bataille d’Ostrolenka, à la tête du 5e corps d’armée, qu’il commandait en l’absence du maréchal Lannes : c’est son plus beau titre de gloire. Bonaparte le récompensa par le brevet d’une pension de 20.000 francs et par le cordon de grand-aigle de la Légion d honneur. Après les batailles d’Heilsberg et de Friedland, auxquelles il prit part, Savary reçut le gouvernement de la Vieille-Prusse, qu’il quitta pour se rendre, après la paix de Tilsit, à Saint-Pétersbourg, en qualité d’ambassadeur. Rappelé peu après, il reçut, en février 1808, le titre de duc de Rovigo, avec une dotation de 15.000 francs, et fut envoyé, le mois suivant, en Espagne pour décider la famille royale d’Espagne à faire le voyage de Bayonne, qui devait lui coûter un trône. Il s’acquitta avec son habileté ordinaire de cette tortueuse mission, berna complètement Ferdinand VII, qu’il conduisit à Bayonne, fut chargé de lui signifier que la maison de Bourbon avait cessé de régner en Espagne, puis retourna à Madrid, où il prit le commandement des troupes françaises pendant la maladie de Murat. Le duc de Rovigo conserva ce poste, dans la situation la plus difficile, jusqu’à l’arrivée du roi Joseph Bonaparte. De retour à Paris ; il reprit auprès de son maître ses fonctions occultes. « Sa faveur augmenta d’autant plus à cette époque, dit Michaud, que celle de Fouché et de Talleyrand parut s’être considérablement affaiblie. Il devint l’intime confident, le directeur spécial des opérations les plus secrètes et surtout de ce qui appartenait à la sûreté personnelle de l’Empereur. A Paris, à l’armée, dans ses voyages, le duc de Rovigo ne quittait plus Napoléon. Après l’avoir accompagné aux conférences d’Erfurt, il le suivit encore en Espagne, à la prise de Madrid, dans cette courte campagne d’hiver contre l’armée anglaise, où il a raconté avec orgueil que Napoléon fit plusieurs lieues à pied, dans la neige, appuyé sur son bras. Il le suivit aussi dans la guerre d’Autriche en 1809. Le 3 juin il fut appelé à succéder à Fouché comme ministre de la police. Le duc de Rovigo a raconté lui-même l’impression fâcheuse que sa nomination fit sur le public. J’inspirais la frayeur à tout le monde, dit-il. Dès que je fus nommé, chacun fit ses paquets ; on n’entendit plus parler que d’exils, d’emprisonnements et pis encore ; enfin, je crois que la nouvelle d’une peste sur quelque point de la côte n’aurait pas plus effrayé que ma nomination au ministère de la police. » Son prédécesseur s’attacha à lui rendre la tâche difficile en ne le mettant en rien au courant des affaires dont il avait eu si longtemps la direction. Son administration fut telle qu’elle devait être en un temps où la légalité était le moindre souci d’un gouvernement odieusement tyrannique. Le duc de Rovigo fit remplir les prisons de républicains et de royalistes et traita avec rigueur Mesdames de Staël et Récamier. Malgré son incontestable et peu scrupuleuse habileté, il eut à subir la plus vive humiliation lors du coup de main de Malet. Arrêté par Lahorie le 23 octobre il fut enfermé pendant quelques heures à la Force. Il n’en conserva pas moins toute la confiance de son maître, qui l’appela au conseil de régence en mars 1814. Le duc de Rovigo suivit Marie-Louise à Blois, puis se retira dans une propriété qu’il possédait près de Fontainebleau. Créé pair au retour de Bonaparte de l’île d’Elbe et mis à la tête de toute la gendarmerie de l’Empire, après le désastre de Waterloo, il accompagna tristement son souverain sur le Bellérophon et demanda à partager son exil à Sainte-Hélène. Loin de lui accorder cette faveur, les Anglais l’envoyèrent à Malte comme prisonnier, pendant qu’à Paris on le condamnait à mort. Il s’évada au bout de sept mois (8 avril 1816), passa à Smyrne, où il se livra à de désastreuses opérations commerciales, puis se rendit en Autriche, qu’il quitta en 1819, et s’embarqua pour Londres. Quelques mois plus tard, il rentra en France pour y purger sa contumace et fut acquitté à l’unanimité, sur les plaidoiries de Dupin aîné (27 décembre 1819). En butte à la haine des royalistes, à propos de l’affaire du duc d’Enghien dont on faisait retomber tout le poids sur lui, il essaya d’établir qu’il n’avait été là que l’exécuteur des hautes œuvres et que toute la responsabilité devait remonter à Talleyrand, qui avait conseillé le sacrifice du prince. Il publia donc dans ce sens, en 1823, un petit volume in-8° ayant pour titre : Extrait des mémoires de M. le duc de Rovigo, concernant la catastrophe de M. le duc d’Enghien. Immense fut l’émotion produite par ces révélations inattendues ; elles donnèrent lieu à une avalanche de réponses et de pamphlets. En 1828 parurent les Mémoires du duc de Rovigo pour servir à l’histoire de l’Empereur Napoléon (in-8°), livre plein de détails curieux, mais dont la véracité, souvent suspecte, a été l’objet de vives critiques. A cette époque, Savary avait cru devoir se mettre en sûreté à Rome. Aussitôt qu’il apprit la Révolution de 1830, il se hâta de venir offrir ses services au nouveau gouvernement. Investi, à la fin de 1831, du commandement en chef des troupes françaises en Algérie, il resta dans ce pays jusqu’à ce que la maladie à laquelle il succomba l’eût obligé à revenir en France (1833).

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Général Savary sur Wikipedia

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décembre 19, 2007

GENERAL PIERRE RIEL DE BEURNONVILLE (1752-1821), COMTE D’EMPIRE

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Général Pierre Riel, marquis de Beurnonville (1752-1821), comte de l’Empire

Homme nul, sans talent civil ou militaire.

(Las Cases)

Beurnonville (Pierre de Riel, marquis de). Officier général, législateur et ministre, né à Champagnol (Aube), le 10 mai 1752, de « Pierre de Riel de Beurnonville et de Jeanne de Laurencin », mort à Paris le 23 avril 1821 ; entra dans l’armée en 1774, au régiment de l’Île de France, revint en France en 1789, parvint rapidement au grade de maréchal de camp (13 mai 1792), et la même année, fut promu général de division ; se battit sous les ordres de Dumouriez, à l’armée du Nord. Le 4 février 1793, nommé ministre de la guerre, il donna presque aussitôt sa démission (11 mars). La même année, il fut chargé, par le comité de défense générale, d’aller surveiller les agissements de Dumouriez, devenu à bon droit suspect, mais aussitôt arrivé, ce dernier le fit arrêter avec les représentants qui l’accompagnaient, et le livra aux Autrichiens, qui l’enfermèrent à Olmütz jusqu’au 12 brumaire an IV, date de l’échange des commissaires avec la fille de Louis XVI. Dès son retour, il fut nommé général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse, ensuite de l’armée du Nord (24 ventôse an IV). S’étant montré favorable au 18 brumaire, Beurnonville fut envoyé à Berlin comme ambassadeur, ensuite à Madrid, devint membre de la Légion d’honneur (vendemiaire an XII), et grand officier (25 prairial). Entré au Sénat conservateur le 12 pluviôse an XIII, il fut créé comte de l’Empire le 28 mai 1808, et grand-aigle (avril 1809). En avril 1814, il vota la déchéance de l’Empereur, fut nommé membre du gouvernement provisoire et demanda le rappel des Bourbons. Le 26 avril 1814, promu conseiller d’Etat, Louis XVIII le nomma ministre d’Etat, et le 11 juin 1814, pair de France. Dans le procès du maréchal Ney, son ancien camarade, il vota pour la mort, fut fait commandeur de Saint-Louis, le 3 juillet 1816, maréchal de France, de plus, créé marquis en 1817, et reçut, à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux, le cordon bleu. Il mourut quelques mois après d’une attaque de goutte.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Beurnonville sur Wikipedia

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL VANDAMME (1770-1830), COMTE D’UNSEBOURG

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Général Dominique-Joseph-René Vandamme (1770-1830), comte d’Unsebourg

Si j’avais deux Vandamme, j’en ferais fusiller un, mais je n’en ai qu’un et je le garde pour moi.

(Napoléon Bonaparte)

Vandamme (Dominique-Joseph-René, Comte d’Unsebourg). Officier général et législateur, né à Cassel le 5 novembre 1770 de « Maurice Vandamme, chirurgien, et de Barbe-Françoise Baert », mort à Cassel le 5 juillet 1830, s’engagea le 8 juillet 1788 dans le régiment colonial de la Martinique, revint en France en 1790 avec le grade de sergent, passa le 22 juin 1791 dans le régiment de Brie. Chargé peu après de l’organisation des chasseurs du Mont-Cassel, et fut envoyé à l’armée du Nord où il se signala particulièrement devant Mons, se fit surtout remarquer par ses sentiments patriotiques. Nommé général de Brigade le 27 septembre 1793, il participa à la prise de Furnes et d’Ypres. Le 29 septembre 1795 il passa à l’armée du Rhin où il se battit à Mereisheim, puis à Nieuwed. Promu général de division le 5 février 1799, il fut chargé du commandement de l’aile gauche de l’armée du Danube, passa ensuite sous les ordres de Brune, en Hollande, et contribua à la victoire de Berghen, alla en Italie et se battit encore à Pozzolo et à Moyembano. En 1803, une division du camp de Boulogne lui fut confiée, et il devint grand-officier de la Légion d’honneur, le 19 frimaire an XII ; il fit, dans le corps de Soult, la campagne de 1805, se distingua à Donawerth et à Austerlitz. En Prusse, il commanda le 9e corps, prit Breslau, Schwerdenitz, Gratz, et fut appelé le 11 novembre 1807, au commandement de la 16e division, et, le 16 août 1808, à celui du camp de Boulogne. Il prit part en 1809 aux victoires d’Abensberg et d’Eckmühl et fut créé comte d’Unsebourg lors de cette campagne d’Autriche. Il était à la tête du 1er corps de la Grande Armée en 1813 quand il occupa la ligne de l’Elbe et s’empara de Hambourg. Appelé à Dresde, il eut ordre d’occuper Pirna et Toeplitz. Mal soutenu, il se trouva à Kulm le 30 août, en face de forces bien supérieures. Après une héroïque défense, il chercha à s’échapper par les défilés de Péterswald, mais le corps prussien de Kleist lui barra de nouveau la route : Vandamme fut fait prisonnier et ne rentra en France que le 1er septembre 1814. Au retour de l’île d’Elbe, il rejoignit de suite l’Empereur, fut nommé pair de France et commandant du 3e corps d’armée. Il contribua à la victoire de Ligny et fut aux prises avec l’ennemi à Wavre le jour de la bataille de Waterloo. Il ramena ses troupes à Paris et occupa Montrouge, Vanves, et Issy. Louis XVIII le comprit dans l’ordonnance de proscription du 24 juillet 1815. Il se retira aux Etats-Unis, puis fut gracié le 1er décembre 1819 et enfin à la retraite le 4 mai 1825.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Vandamme sur Wikipedia

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décembre 18, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL LAMARQUE (1770-1832), BARON D’EMPIRE

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Général Jean-Maximilien Lamarque (1770-1832), comte de l’Empire

Les dernières insurrections [de Vendée] n’avaient-elles plus le même caractère que la première : ce n’était plus du pur fanatisme, mais seulement de l’obéissance passive à une aristocratie dominatrice. Quoi qu’il en soit, Lamarque, que j’y avais envoyé au fort de la crise, y fit des merveilles et surpassa mes espérances.

(Napoléon Bonaparte)

Lamarque (Jean-Maximilien, comte). Officier général et législateur, né à Saint-Sever (Landes), le 22 juillet 1770 de « Mr Maître Pierre-Joseph Lamarque, conseiller du roi et son procureur au sénéchal de cette ville, et de dame Marie-Ursule Duffau » ; entra dans les rangs de l’armée en 1791, comme engagé dans un bataillon de volontaires des Landes, arriva rapidement au grade de capitaine de grenadiers dans la colonne infernale commandée par La Tour d’Auvergne, puis passa à l’armée d’Espagne, s’y conduit d’une façon héroïque et fut nommé adjudant général, alla ensuite à l’armée du Rhin, fut promu général de brigade en l’an IX et se distingua à Moeskirch et à Hohenlinden ; ses montra très brave à Austerlitz, fut remarqué par l’Empereur qui l’envoya à l’armée chargée de conquérir le royaume de Naples ; il s’empara de Gaëte, mais refusa le poste d’aide de camp du roi Joseph, pour conserver sa qualité de Français ; puis le 6 décembre 1807, fut promu général de division. Le roi Murat ayant chargé Lamarque de reprendre Capri aux Anglais commandés par Hudson Lowe, il y déploya un tel sang-froid et un tel courage, que le ministre napolitain, Salicetti, écrivait à son maître :  » Je suis à Capri, j’y vois les Français, mais je ne puis comprendre comment ils y sont entrés. » Plus tard, nous le revoyons à Wagram, où il eut quatre chevaux tués sous lui ; passa ensuite en Espagne, et fut créé baron de l’Empire le 4 juin 1810, en 1814, la Restauration le mit en disponibilité, mais au retour de l’île d’Elbe, Napoléon le nomma gouverneur de Paris ; il fut nommé général en chef de l’armée de la Vendée qui venait, encore une fois, de se soulever : puis, par des manoeuvres lentes mais prudentes, il put battre en plusieurs rencontres les troupes royalistes, et obligea les chefs vendéens à signer la paix à Cholet le 26 juin 185. La chambre des Cent-Jours déclara que le général Lamarque avait bien mérité de la patrie. L’ordonnance royale du 24 juillet 1815 comprit Lamarque dans les personnes obligées de quitter la France. Il protesta contre cette mesure immérités, mais ce fut en vain, et fut contraint de se diriger vers Bruxelles, d’où le gouvernement des Pays-Bas lui intima l’ordre de partir pour Amsterdam ; par une nouvelle ordonnance du 20 octobre 1818, il fut autorisé à rentrer en France, et se retira à Saint-Sever. Le 22 décembre 1828, il fut élu député de l’opposition par l’arrondissement de Mont-de-Marsan ; il fut créé comte en 1829 ; il prit cependant place à gauche, fut mis d’office à la retraite comme lieutenant général, par le ministère Polignac et fut des 221 ; contribua, pour une large part au succès de la Révolution de 1830, puis continua à appartenir à l’opposition démocratique contre Louis-Philippe. Il demanda la réunion de la Belgique à la France, l’abrogation des traités de 1815, la reconstitution de la Pologne, et s’éleva, avec une rare éloquence, contre les partisans de la paix à tout prix ; fut réélu aux élections du 5 juillet 1831 et continua de lutter contre les tendances de plus en plus réactionnaires du gouvernement issu des barricades de Juillet. Malheureusement pour la démocratie et pour la France, Lamarque fut enlevé par une attaque de choléra. Cette mort jeta une telle stupeur qu’elle faillit renverser en quelques heures le trône déjà bien ébranlé du fils de Philippe-Egalité.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Lamarque sur Wikipedia

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DUPONT DE L’ETANG (1765-1840), COMTE D’EMPIRE

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Général Dupont de l’Etang (1765-1840), Comte de l’Empire

Dupont a flétri nos drapeaux. Quelle ineptie, quelle bassesse ! Il a signé une capitulation où il a compromis les intérêts de son armée en ne la faisant pas garantir par les agents anglais qui étaient au camp de l’ennemi.

(Napoléon Bonaparte)

Dupont de l’Etang (Pierre, comte). Officier général et législateur, né à Chabanais (Charente), le 4 juillet 1765, de « Pierre-Isaac Dupont, propriétaire, et de dame Françoise-Claire Benoist », mort à Paris le 7 mars 1840 ; entra dans l’armée comme sous-lieutenant d’artillerie dans la légion Maillebois au service de la Hollande. Rappelé en France en 1791, il servit comme capitaine et devint l’aide de camp du général Théobald Dillon à l’armée du Nord, se distingua à Valmy, fut promu général de brigade, après avoir fait mettre bas les armes à un régiment de grenadiers autrichiens. Sous le Directoire, Carnot l’appela aux fonctions de directeur au dépôt de la guerre, il prêta un concours actif au coup d’Etat du 18 brumaire (il venait de passer général de division) et fut nommé chef d’état-major de l’armée de réserve, puis contribua à la victoire de Marengo, établit un gouvernement provisoire en Toscane, et, avec 15.000 hommes, culbuta 45.000 Autrichiens au passage du Mincio, fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII et grand officier le 25 prairial, partit pour l’armée d’Allemagne en 1805, fut vainqueur de Mélas à Ulm et lui fit 20.000 prisonniers, puis contribua à la victoire de Friedland. Le 4 juillet 1808, il fut créé comte de l’Empire. Ces brillants succès lui valurent d’être appelé au commandement d’une division de l’armée d’Espagne. Il prit successivement Carpio, Monters, Alcolea et s’avança jusqu’à Cordoue, puis les revers arrivèrent après les victoires. Le 18 juillet, il se trouva acculé à de très grandes difficultés, et se vit contraint de demander au général Castanos un armistice, qui aboutit quelques jours après à un désastre. Le 23 juillet, Dupont capitula à Baylen ; dans cette ville 17.000 Français mettaient bas les armes mais devaient être reconduits en France par mer, avec armes, drapeaux et bagages. A la nouvelle de cette humiliante capitulation de Bailen, l’Empereur entra dans une colère épouvantable, donna de suite l’ordre d’arrêter Dupont de l’Etang et de l’enfermer au fort de Joux et le fit traduire, sous l’accusation de haute trahison, en février 1812, devant un commission militaire. Dupont de l’Etang fut destitué de ses grades militaires, ses décorations lui furent retirées et son nom fut rayé des cadres de la Légion d’honneur, le port de l’habit militaire lui fut interdit, défense lui faite de prendre le titre de comte ; ses dotations furent mises sous séquestre, et enfin il fut transféré dans une prison d’Etat pour y être détenu jusqu’à nouvel ordre. Il ne fut remis en liberté qu’à la chute de l’Empire. Le gouvernement provisoire de 1814 le nomma commissaire au département de la guerre, et Louis XVIII le confirma dans ce grade le 3 avril. Le 7 novembre, le roi ordonna que le dossier de sa condamnation fut révisé, mais son passage au ministère de la guerre ne fut pas heureux ; il se livra à une véritable hécatombe de destitutions, au gaspillage de la Légion d’honneur, à de nombreuses nominations de complaisance dans l’armée, ce qui donna lieu à de nombreuses protestations. Louis XVIII se vit obligé de lui retirer le ministère de la guerre. En échange, on lui confia le gouvernement de la 22e division militaire et la croix de commandeur de Saint-Louis, il fut destitué pendant les Cent-Jours, puis réintégré au retour de Gand. Le 22 août 1815, il fut élu député par le collège de la Charente, et ce mandat fut continuellement renouvelé jusqu’aux éléctions de 1827. Il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite le 13 août 1832. On a de lui : Opinions sur le nouveau mode de recrutement ; Lettre sur la campagne d’Autriche ; lart de la guerre, etc.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Dupont de l’Etang sur Wikipedia

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décembre 16, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL BOURMONT (1773-1846)

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Général Louis-Victor-Auguste de Ghaisne de Bourmont (1773-1846)

Bourmont s’est conduit bassement… Il était connu pour être un des Vendéens les plus faux et les plus hypocrites : je n’aurais jamais dû l’employer.

Bourmont est une de mes erreurs.

(Napoléon Bonaparte)

Bourmont (Louis-Victor-Auguste de Ghaisne, vicomte de). Maréchal de France et législateur, né au château de Bourmont (Maine-et-Loire), le 2 septembre 1773, de « Louis-Marie-Eugène de Ghaisne, comte de Ghaisne et de Bourmont, seigneur de Reigni la Cornouaille, etc., capitaine de cavalerie, et de Joséphine-Sophie de Coutances », mort au château de Bourmont le 27 octobre 1846 ; était enseigne dans les gardes françaises au moment de la Révolution, émigra en 1790 et devint aide de camp du prince de Condé, passa en Vendée où il fut nommé major général de l’armée royaliste, commandée par M. de Scépeaux. En l’an VII, le comte d’Artois le nomma maréchal de camp et l’investit du commandement des provinces du Maine et du Perche ; se mit à la tête des chouans et battit les républicains à Saumur, s’empara du Mans ; mais, après la capitualtion de M. de la Prévalais et la soumission du comte de Châtillon, Bourmont adhéra au traité de paix conclu par ces deux chefs avec les républicains. Il vint alors s’installer à Paris et voulut se rendre agréable à Bonaparte, alors Premier Consul. L’explosion de la machine infernale, le 3 nivôse an IX, changea les intentions que l’on pouvait avoir pour lui, car il fut soupçonné de complicité, et, sur l’ordre de Fouché, arrêté et mis au secret au Temple, transféré à la citadelle de Besançon, d’où Bourmont réussit à s’évader en 1805, pour se réfugier au Portugal. Après la prise de Lisbonne par Junot, il rentra en France, parvint à capter la confiance de l’Empereur et fut nommé par ce dernier colonel, adjudant-commandant de l’armée de Naples, fit ensuite la campagne de Russie, prit part à la bataille de Dresde, fut promu, en octobre 1813, général de brigade, se signala en février 1814 à la défense de Nogent et y gagna le grade de général de division. Aussitôt les Bourbons maîtres du pouvoir, Bourmont se donna à eux ; puis, au retour de l’île d’Elbe, parvint à retrouver du crédit auprès de l’Empereur, qui le mit à la tête d’une division de l’armée du Nord. A la veille de la bataille de Waterloo, dans la nuit du 14 au 15 juin 1815, l’armée française avait fait son entrée à Charleroi, qunad tout à coup de Bourmont abandonna ses troupes et passa à l’ennemi ; peu après, figurant comme témoin dans le procès du maréchal Ney et du général Bonnaire, il contribua, par ses dépositions, à les faire condamner. Sous la Restauration il eut un commandement supérieur dans l’expédition d’Espagne et fut créé pair de France le 9 octobre 1823. Le 8 août 1829, il entra dans le ministère Polignac comme ministre de la guerre ; cette nomination fut tellement scandaleuse et accueillie en général avec une telle stupeur que le gouvernement se décida à nommer M. de Bourmont général en chef de l’expédition qui partait pour Alger, et le 5 juillet 1830, cette dernière ville ayant capitulé, Bourmont fut nommé maréchal de France. Quand il apprit la Révolution et la chute de Charles X, il s’empressa d’aller rejoindre à Londre le roi détrôné. Il ne rentra en France qu’en vertu de l’amnistie de 1840.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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décembre 15, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL EBLE (1758-1812), BARON D’EMPIRE

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Général Jean-Baptiste Eblé (1758-1812), comte de l’Empire

Eblé était un homme du plus grand mérite.

(Napoléon Bonaparte)

Eblé (Jean-Baptiste, baron). Officier général, né à Saint-Jean-de-Rosback (Moselle), le 21 décembre 1758, de « Jean-Baptiste Eblé, capitaine d’artillerie et chevalier de Saint-Louis, et de dame Marie Medre », mort à Koenigsberg le 31 décembre 1812 ; entra au service le 21 décembre 1767 (à neuf ans), dans le 6e régiment d’artillerie, et nous retrouvons capitaine le 18 mai 1792, et chef de bataillon le 26 août 1793. Le 29 septembre 1793, il fut promu général de brigade et le 4 brumaire an II, général de division, fait membre de la Légion d’honneur le 23 vendemiaire an XII. Après la paix de Tilsit, le général Eblé passa au service du roi de Westphalie et devint son ministre de la guerre. Il fut créé baron de l’Empire le 26 octobre 1808, et reprit du service en France en 1810 puis passa en Espagne. Employé en Russie, dans la campagne de 1812, il se signala, le 17 août, à la bataille de Smolensk. Mais c’est au passage de la Bérézina qu’il se couvrit de gloire, où son courage permit de sauver de nombreux soldats de la Grande Armée. Il mourut à Koenigsberg par suite des fatigues de la guerre avant que les lettres patentes le faisant comte de l’Empire ne soient publiées. C’est à sa veuve que revint le titre de comtesse, dernier hommage posthume de l’Empereur à ce héros de la retraite de Russie.

(Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL FOY (1775-1825), BARON D’EMPIRE

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Général Sébastien-Maximilien Foy (1775-1825), baron de l’Empire

Il ne vivait que pour le glorieux péril de la guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Foy (Sébastien-Maximilien, comte). Officier général et législateur, né à Ham (Somme), le 3 février 1775, de « Florent-Sébastien Foy, marchand, et de Elisabeth-Joachime Visbecq », mort à Paris le 28 novembre 1825 ; entra dans l’armée, le 1er novembre 1790, comme aspirant au corps d’artillerie, devint élève sous-lieutenant le 1er mars 1792, et fit partie de l’armée du Nord, comme lieutenant en second, fit la campagne de Flandre et devint capitaine le 15 avril 1793. Partisan de la Révolution, il se prononça un moment pour les Girondins et fut envoyé devant un tribunal révolutionnaire pour avoir tenu des propos inciviques, puis mis en liberté après le 9 thermidor, envoyé à l’armée de Moselle pour commander une compagnie d’artillerie légère, fit avec Moreau les campagnes de l’an IV et de l’an V, et fut grièvement blessé à Diersheim. En l’an VI, il fut proposé comme aide de camp de Bonaparte, mais refusa, servit en l’an VII à l’armée du Danube, contribua à la prise de Schaffouse, se battit vaillament au passage de la Limath et fut nommé sur le champ de bataille adjudant général, par Masséna, combattit encore à Moerskirch et à Biberach, traversa la Suisse avec le corps de Moncey pour aller rejoindre l’armée d’Italie à Marengo, commanda la place de Milan en l’an IX, et rentra en France après la paix d’Amiens ; il était alors colonel au 5e régiment d’artillerie à cheval, fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, et officier du même ordre le 25 prairial suivant, puis envoyé au camp d’Utrecht comme chef d’état-major de l’artillerie. Avec Carnot, il refusa de s’associer à l’élévation de Bonaparte à l’Empire ; aussi ce dernier attendit-il longtemps avant de donner les étoiles de général au colonel Foy. En l’an XIV, il fit la campagne avec le 2e corps, et commanda, en 1806, au Frioul. En 1807, il passa sous les ordres de Junot à l’armée du Portugal et, en 1808, obtint le commandement de l’artillerie de réserve ; il fut blessé à Vimeiro le 21 août et promu, le 3 septembre suivant, général de brigade. Dans Oporto, le 27 mars 1809, il faillit être égorgé, en allant sommer l’évêque, au nom du maréchal Soult, d’ouvrir les portes de la ville à l’armée française. Il fut maltraité et jeté dans un cachot et n’attendait plus que la mort quand nos soldats vainqueurs, ayant remporté la place le délivrèrent. En 1810, il battit les Anglos-Espagnols en Estramadure et fut blessé à Busaco. Le 29 novembre 1810, il fut promu général de division ; il avait été créé baron de l’Empire le 9 septembre, et, aprè s’être battu à Salamanque, il entra à Burgos le 22 octobre 1812. Le 13 décembre 1813, il se battit à Bayonne, et le 27 février 1814, fut blessé à Orthez ; c’était sa quatorzième blessure. Pendant sa convalescence il apprit l’abdication de l’Empereur et le retour des Bourbons, fut fait par la Restauration grand officier de la Légion d’honneur le 29 juillet 1814. Au retour de l’île d’Elbe, Foy reprit le drapeau tricolore avec enthousiasme et participa à Waterloo. Le 16 juin, aux Quatre-Bras, il culbuta une division belge, fut encore blessé et resta sur le champ de bataille. Le 11 septembre 1819, il fut élu député de l’opposition par le collège électoral de l’Aisne, réélu en 1824, dans trois arrondissements (Saint-Quentin, Versailles, Paris), mais tous ses travaux, son activité dans l’opposition l’épuisèrent et il mourut d’une maladie de coeur. Cette mort fut un deuil national. Paris tout entier assista à ses funérailles.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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décembre 5, 2007

GENERAL CLAUDE-FRANCOIS DE MALET (1754-1812)

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Géneral Claude-François de Malet (1754-1812)

Cette extravagance ne fut au fond qu’une véritable mystification : c’est un prisonnier d’Etat, homme obscur, qui s’échappe pour emprisonner à son tour le préfet, le ministre même de la police, ces gardiens de cachots, ces flaireurs de conspirations, lesquels se laissent moutonnement garrotter. C’est un préfet de Paris, le répondant né de son département, très dévoué par ailleurs, mais qui se prête sans la moindre opposition aux arrangements de réunion d’un nouveau gouvernement qui n’existe pas. Ce sont des ministres nommés par les conspirateurs, occupés de bonne foi à ordonner leur constume et faisant leur tournée de visites, quand ceux qui les avaient nommés étaient déjà rentrés dans les cachots. C’est enfin une capitale apprenant au réveil l’espèce de débauche politique de la nuit, sans en avoir éprouvé le moindre inconvénient. Une telle extravagance ne pouvait avoir aucun résultat. La chose eut-elle en tout réussi, elle serait tombée d’elle-même quelques heures après ; et les conspirateurs victorieux n’eussent eu d’autre embarras que de trouver à se cacher au sein du succès.

(Napoléon Bonaparte)

Malet (Charles-François de). Officier général et conspirateur célèbre ; né à Dôle (Jura), le 23 juin 1754, de « Jean de Malette (sic), chevalier de l’ ordre militaire de Saint-Louis, capitaine au régiment de Beauvillers, et de dame Gabrielle Febvre, son épouse », fusillé à Paris le 29 octobre 1812 ; entra dans la carrière militaire à l’âge de seize ans, comme mousquetaire ; salua la Révolution avec enthousiasme, et devint, en 1790, commandant de la garde nationale du Jura ; puis fut délégué pour assister à la fédération du champ de Mars, le 14 juillet ; partit en 1792 à la tête d’un bataillon de volontaires, devint adjudant général en mai 1793 et se fit remarquer par sa bravoure aux armées du Rhin et d’Italie. Le 27 thermidor an VII, il fut promu général de brigade, servit en Italie sous Championnet, puis, sous Masséna, devint gouverneur de Pavie, et de Rome, eut quelques démélés avec le pape et fut remplacé par Miollis. Républicain sincère, il se montra indigné du coup d’Etat du 18 brumaire, ne le cacha pas et tomba en disgrâce. A quelque temps de là, il fut envoyé à Bordeaux avec le titre de commandant du département : il avait voté contre le Consulat à vie. Nommé commandant de la Légion d’honneur, il se contenta d’accuser réception par cette lettre sèche et froide à Lacépède, alors grand chancelier de l’ordre : « Citoyen, j’ai reçu la lettre par laquelle vous m’annoncez la marque de confiance que m’a donné le grand conseil de la Légion d’honneur. C’est un encouragement à me rendre de plus en en plus digne d’une association fondée sur l’amour de la patrie et de la liberté. » Souvent signalé par sa haine de la « tyrannie impériale », il avait été destitué et rayé des contrôle de l’armée en 1807. Ses projets furent alors arrêtés : étant devenu libre. Il chercha des collaborateurs. Il eut d’abord l’ancien conventionnel Florent Guiot, le philosophe Jacquemont, les généraux Guillaume et Guillet, le grammairien Lemare, l’ancien montagnard Ricord, le professeur Bazin, le médecin Gindre, etc. De 1808 à1812, il fit tout un plan ; toutes les pièces et proclamations, -la conspiration devait éclater dans la nuit du 30 mai-, étaient imprimées, mais, au dernier moment, il fut dénoncé par un général Lemoine. Ayant appris que sa femme avait été arrêtée en ses lieu et place, Malet vint se constituer lui-même prisonnier. Les preuves matérielles de la conspiration manquant, et le corps de délit n’existant pas, sauf quelques aveux insignifiants des généraux Guillaume et Guillet, Malet avait dû prendre cette résolution, mais il ne resta pas inactif ; de sa prison, il renoua tous les fils de la conspiration, et d’après les nouveaux concours qu’il espérait obtenir, elle devait éclater le 23 octobre 1812. Des évènements favorables semblèrent le favoriser ; Napoléon venait de partir pour la Russie, et Malet avait obtenu d’être transféré dans la maison de santé du docteur Dubuisson, située près la barrière du Trône. Il avait formé son gouvernement provisoire et l’avait composé du général Moreau, comme président, Carnot, vice-président, le maréchal Augereau, Bigonnet, ex-législateur ; Frochot, préfet de la Seine, Florent Guiot, ex-conventionnel, Destutt de Tracy, sénateur ; Jacquemont, ex-tribun, Mathieu de Montmorency, le général malet, de Noailles, le vice-amiral Truguet, Voney, Garat, Lambrecht, sénateurs. Il s’évada de la maison de santé, le 22 octobre 1812, à onze heures du soir, avec l’abbée Lafon, qui, du reste, ne coopéra pas directement. Revêtu de l’uniforme d’officier général à cheval et suvi d’un aide de camp improvisé, le caporal Rateau, et d’un faux commissaire de police, un affilié, nommé Bontreux, il se présenta dans la nuit à la caserne Popincourt, fit réveiller le colonel nommé Soulier, lui annonça la mort de Napoléon, et lui dit que le Sénat assemblé venait de déclarer sa famille déchue, et de nommer un gouvernement provisoire, lequel l’a investi, lui Malet, du commandement de Paris. Le colonel, entièrement persuadé par cette déclaration, met de suite son régiment à la disposition du général, qui enlève de même manière la 10e cohorte de la garde nationale active, envoie des détachements s’emparer du Trésor, de la Banque, de la poste aux lettres, de l’Hôtel de Ville. Lui-même se rend à la Force et délivre les généraux Guidal et Lahorie, enfermés depuis plusieurs années, comme républicains ; nomme Guidal ministre de la police et Lahorie préfet de police avec ordre de s’assure de Savary et de Pasquier, les deux titulaires de ces fonctions ; de là, il se porte à l’état-major, place Vendôme, chez Hulin, commandant de la première division militaire et lui annonce le nouvel ordre des choses, par suite duquel il vient le remplacer. Hulin, montrant quelque méfiance et faisant des difficultés, Malet, pour qui les moments étaient précieux, lui cassa la machoire d’un coup de pistolet. Ce coup d’audace sans précédent était sur le point de réussir et était pour ainsi dire consommé, lorsque les adjudants de place Laborde et Doucet accourent et se précipitent sur Malet, le térassent et l’emmènent en prison. Traduit devant une commission militaire, il fut aussitôt condamné à mort.

Le président Dejean lui ayant demandé quels étaient ses complices, Malet répondit : La france entière, et vous-même si j’avais réussi. Conduit à la plaine de grenelle, il reçut la mort avec un sang-froid héroïque. Il commanda lui-même le feu avec une voix retentissante. Tous ses compagnons étaient tombés comme foudroyés ; lui seul était resté debout tout sanglant. Il fallut une seconde décharge encore insuffisante, et l’achever à coups de baïonnettes !

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Malet sur Wikipedia

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décembre 4, 2007

GENERAL LOUIS-LAZARE HOCHE (1768-1797)

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Général Lazare Hoche (1768-1797)

Hoche fut un des premiers généraux que la France ait produits. Il était brave, intelligent, plein de talent, de résolution et de pénétration. Il était aussi intrigant. Si Hoche avait débarqué en Irlande, il aurait réussi. Il possédait toutes les qualités nécessaires pour assurer le succès de son expédition. Il était accoutumé à la guerre civile et savait comment s’y prendre en pareil cas. Il avait pacifié la Vendée et était ce qu’il fallait pour l’Irlande : c’était un homme superbe, très adroit et d’un extérieur prévenant.

Ce fut une des plus belles réputations militaires de la Révolution… Hoche était un véritable homme de guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Hoche (Louis-Lazare). Officier général né à Montreuil près Versailles, le 25 juin 1768, de « Louis Hoche, palfrenier à la vénerie du roi, et d’Anne Marlière », mort au camp de Wetzlar (Prusse) le 28 septembre 1797 ; était né de parents pauvres, fut soutenu tout jeune par une tante, fruitière, qui lui donnait de temps en temps de quoi acheter des livres, qu’il dévorait, et ne dut qu’à lui-même ce qu’il devint par la suite. Ayant des goûts essentiellement militaire, il s’engagea, le 19 octobre 1784, comme soldat au régiment des gardes françaises. « On le vit, dit la Biographie moderne, dès lors porter de l’eau, monter des gardes et s’adonner à toutes espèces de travaux pendant le jour, afin de pouvoir se former une petite bibliothèque au milieu de laquelle il passait une partie de ses nuits » ; il devint caporal le 16 juin 1789, passa avec le grade de sergent, le 1er septembre de la même année, dans la garde nationale soldée de Paris, puis parvint au grade d’adjudant au 104e régiment d’infanterie, le 1er janvier 1792, et capitaine par ancienneté la même année, puis adjudant général chef de bataillon. Le 15 mai 1793, il fut promu général de brigade, s’empara de Furnes le 22 décembre, et nommé commandant en chef de l’armée de Moselle, subit d’abord quelques petits échecs devnt les forces supérieures aux siennes et fortement retranchées de Brunswick, puis il lui suffit de quleques jours pour prendre sa revanche, battit Wurmser et débloqua Landau, et vint à bout de chasser de l’Alsace l’armée autrichienne.

Le 3 nivôse an II, il écrivait au ministre de la guerre : « Quartier général de l’armée de la Moselle, à Verd : je n’ai pu donner hier aucun détail, j’étais trop occupé ; je le suis encore, passablement cependant, d’après tous les renseignements que j’ai, nous avons pris 16 canons, 24 caissons, 500 prisonniers, tués ou blessés 300 hommes. La vivacité de l’attaque nous a fait perdre peu de monde, à peu près 80 tués et 150 blessés. J’attaque à la pointe du jour ; les troupes se montrent sans culottes, etc. Le 3e régiment de hussards, le 14e de dragons, les carabiniers, le 55e régiment d’infanterie se sont parfaitement distingués. Le général Dubois, blessé malheureusement, s’est comporté, j’ose le dire, comme un héros, ou plutôt comme un républicain. On amène encore des voitures d’armes, je laisse les sacs à nos braves volontaires ; j’ai donné toute cette nuit les ordres les plus prompts pour que le grand développement de l’armée de la Moselle s’opère ; il ne reste plus qu’à mettre l’armée en avant ; si ma droite me seconde, j’irai… J’ai toujours deux guenilles de drapeaux pris aux soldats des brigands couronnés. A la première occasion, je les enverrai à la Convention nationale. Je ne puis écrire davantage. » « HOCHE »

Il s’empara de Guenmersheim et de Spire le 10 nivôse, et ensuite de Worms, puis fut promu, le 2 brumaire an II, général de division. Hoche, d’une nature droite, très franche, pas du tout courtisan, n’eut pas le don de plaire à Saint-Just, alors en mission dans l’Est, fut destitué et emprisonné par son ordre et rendu à la liberté que dans le courant de thermidor, puis obtint le 13 ventôse an III, le commandement en chef de l’armée des Côtes de Brest, où il déploya un véritable talent.

Le 3 thermidor an III, Hoche, rendant compte de la prise de Quiberon, termina ainsi sa lettre : « Le voilà, monsieur Pitt, le résultat de trois années de travaux ! Quels sentiments pensez-vous inspirer à ceux que vos nombreux armements ne pourront sauver de la vengeance nationale ? Ils vous abhorrent : vous les avez indignement sacrifiés. Envoyez-nous d’autres victimes ; elles apprendront à connaître votre politique, lorsqu’elles seront sur notre sol. Vous n’ignorez pas monsieur, qu’il n’est jamais envahi impunément ; mais ces malheureux sont nés en France, et conséquemment ils sont, ainsi que nous, l’objet de votre haine. Demandez à M. de Puisaye, qui s’est rembarqué au premier coup de fusil, s’il est aussi aisé de vaincre les républicains sur leur territoire que dans votre cabinet. Monsieur Pitt, il est un Dieu vengeur, vos forfaits seront punis ! »

Le 14 fructidor, Hoche fut nommé par la Convention à l’armée de l’Ouest, et le 9 vendemiaire an IV, annonça de nouveaux succès sur Charette. Après avaoir complètement pacifié la Vendée, on le mit à la tête d’une expédition en Irlande qui ne réussit pas. Il fut le 6 pluviôse an V, nommé général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse, remporta les victoires de Neuwied, d’Altenkirchen de Diedorff, s’empara de Welylaër et exécuta une des plus belles opérations de cette guerre ; l’armistice conclu entre l’archiduc Charles et Bonaparte arrêta les succès de Hoche. On lui proposa, à cette époque, le portefeuille de la guerre qu’il refusa. L’armée de Sambre-et-Meuse ayant célébré l’anniversaire de la journée du 10 août à Vetlar, Hoche prononça un discours dont voici un fragment : « Amis, je ne dois pas vous le dissimuler, vous ne devez pas encore vous dessaisir de ces armes terribles avec lesquelles vous avez tant de fois fixé la victoire. Avant de le faire, peut-être aurons-nous à assurer la tranquillité de l’intérieur que des fanatiques et des rebelles aux lois républicaines essaient de troubler. Combien ils s’abusent, ces perfides ennemis ! Sans songer à vous, ils méditent de rendre la France à l’esclavage dont vous l’avez affranchie pour toujours. Semblables aux conseillers de Louis XVI, avant la journée du 10 août, ils espèrent nous redonner des maîtres. Le fanatisme, l’intrigue, la corruption, le désordre dans les finances, l’avilissement des institutions républicaines et des hommes qui ont rendu de grands services : voilà les armes qu’ils emploient pour arriver à une dissolution sociale, qu’ils diront être l’effet de circonstances. Nous leur opposerons la loyauté, le courage, le désintéressement, l’amour des vertus dont ils ne connaissent que le nom, et ils seront vaincus. Mais j’en suis certain, votre présence et la fermeté du gouvernement suffiront au maintien de la Constitution, que je jure avec vous de maintenir dans toute sa pureté. »

En l’absence du général Moreau appelé à Paris par le Directoire, en fructidor an V, le général Hoche fut chargé par intérim de l’armée du Rhin-et-Moselle.

Le 3e jour complémentaire de l’an V de la République, le général de division commandant en chef de l’artillerie de l’armée de Sambre-et-Meuse écrivait au Directoire exécutif du quartier général de Wetzlar, l’épouvantable nouvelle qui suit : « Citoyens directeurs, je vous ai écrit ce matin dans les larmes, au milieu d’une famille et d’amis éplorés, et je n’ai pu vous donner aucun détail sur les circonstances qui ont enlevé à la France le général Hoche. Doué d’un tempérament robuste et ardent, quoique d’une sensibilité de nerfs extraordinaire, le général Hoche n’éprouvait que des sentations vives et brûlantes ; le moindre sentiment l’affectait au delà de toute expression : la Révolution ne fit que développer ce tempérament. Jeté sur un grand theâtre, Hoche a employé toutes ses facultés pour remplir dignement le rôle éminent qu’il était destiné à jouer, il les a usées à forces de travail. Les contrariétés qu’il a éprouvées lors de son emprisonnement sous le règne de Robespierre, les fatigues extraordinaires qu’il s’est imposées dans les départements de l’Ouest pour pacifier ce pays, le mauvais succès de l’expédition d’Irlande et les dangers qu’il courut sur la mer, les accusations portées contre lui à la tribune nationale par les derniers conspirateurs, l’ardeur qu’il a mise à les confondre, tout cela a épuisé ses forces, et ranimé avec des symptômes effrayants, il y a environ un mois, un rhume et une oppression de poitrine que déjà il avait éprouvés à Brest, mais qu’il avait alors trop négligés. Tous les secours de l’art n’ont pu le sauver. Depuis sept ou huit jours, il éprouvait de temps en temps des crises de suffocation qui ne se calmaient qu’à force de soins, et après des souffrances inouïes, et la moindre occupation produisait une de ses crises. Enfin, hier, sur les dix heurs du soir, après avoir passé une journée assez calme, s’être même occupé de quelques affaires, ses souffrances redoublèrent, une suffocaiton horrible lui fit perdre connaissance, et après six heures de douleurs qu’on ne peut dépeindre, il mourut dans mes bras… Demain, son corps sera ouvert, afin de détruire les bruits d’empoisonnement qui se sont déjà répandus. Après demain, il partira de Wetzlar avec toute la pompe convenable, pour être transféré à Coblentz, où il sera enterré à côté du général Marceau, dans le fort de Péterberg. Salut et respect : « DEBELLE »

Telle fut la fin de ce général républicain, qui fut une perte irréparable pour la République et pour la France.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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décembre 3, 2007

GENERAL BARTHELEMY SCHERER (1747-1804)

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Général Barthélemy-Louis-Joseph Schérer (1747-1804)

Il était impossible de mieux « parler » guerre, mais il n’entendait rien à la guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Schérer (Barthélemy-Louis-Joseph). Ministre de la guerre du 7 thermidor an V, au 3 nivôse an VII ; né à Delle (Haut-Rhin) le 18 décembre 1747, mort à Chauny (Aisne) le 19 août 1804 ; fils de « Nicolas Schérer, chirurgien, et de Catherine Lanos » ; a servi onze ans dans les troupes impériales dont cinq en qualité d’aide-major ; 5 avril 1780, capitaine au régiment provisoire d’artillerie de Strasbourg ; 20 février 1785, capitaine au service de la Hollande ; 12 janvier 1792, capitaine au 82e régiment d’infanterie ; 10 mai 1792, aide de camp du général de brigade ; 30 juillet 1793, adjudant général, chef de bataillon ; 19 septembre 1793, général de brigade ; 19 pluviose an II, général de division ; 13 brumaire an III, commandant en chef de l’armée d’Italie. Après avoir perdu la bataille de Magnano, il dut battre en retraite sur le Mincio puis sur l’Adda. Très violemment attaqué, il répondit à ses accusations par la publication d’un compte rendu, de sa gestion ministrielle en 1799. Il se retira à Chauny où il mourut.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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GENERAL JACQUES DUGOMMIER (1738-1794)

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Général Jacques François Coquille dit Jacques François Dugommier (1738-1794)

Dugommier avait toutes les qualités d’un vieux militaire ; extrêmement brave de sa personne, il aimait les braves et en était aimé ; il était bon, quoique vif, très actif, juste, avait le coup d’oeil militaire, le sang-froid et de l’opiniâtreté dans le combat.

(Napoléon Bonaparte)

Dugommier (Jacques Coquille dit). Officier général né à Basse-Terre (Gaudeloupe), le 11 août 1738, de « messire Germain-Laurent Coquille, conseiller du roi au conseil supérieur de cette île, et de dame Claire Laurent, ses père et mère », tué sur la Montagne Noire (pyrénées Orientales) le 17 novembre 1794 ; entra au service le 15 mars 1753, dans les compagnies des cadets-gentilshommes des colonies, puis abandonna la carrière militaire ; fut nommé, en 1789, colonel des gardes nationales de Guadeloupe, se prononça en faveur de la Révolution. En septembre 1792, il fut élut par la Guadeloupe, membre de la Convention, mais refusa cete fonction, et le 10 octobre suivant fut promu maréchal de camp, employé à l’armée d’Italie, fut un défenseur de Toulon pendant le siège et s’en empara, devint général de division le 13 brumaire an II et général en chef de l’armée des Pyrénées-Orientales, puis remporta sur les Espagnols de brillants succès. Le 13 floréal an II, il gagna la bataille des Albères et enleva le poste de Montesquieu, combat qui firent tomber au pouvoir des français 200 pièces de canon et 2.000 prisonniers. Le 25 thermidor, il battit de nouveau les espagnols à Saint-Laurent de la Monga, et chassa complètement ces derniers de Bellegarde, la dernière place française occupée par eux le 29 fructidor, mais malheureusement pour la France, Dugommier fut tué à l’affaire Saint-Sébastien le 27 brumaire an III.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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décembre 2, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DE MONTHOLON (1783-1853), COMTE D’EMPIRE

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Général de Montholon (1783-1853), comte d’Empire

Je lègue au comte de Montholon deux millions de francs comme preuve de ma satisfaction des soins filiaux qu’il m’a rendus depuis six ans, et pour l’indemniser des pertes que son séjour à Sainte-Hélène lui a occasionnées.

(Napoléon Bonaparte)

Montholon (Charles-Tristan, comte de). Officier général, ministre plénipotentiaire et représentant à l’Assemblée législative, le 13 mai 1849, élu par le département de la Charente-Inférieure, né à Paris le 21 juillet 1783, mourut dans cette ville le 20 août 1853 ; fils de « Mathieu de Montholon, chevalier, colonel des dragons de Penthièvre, et de Angélique-Aimée de Rostaing ». D’une ancienne famille de magistrats, était élève de marine à bord de la Junon, lors de l’expédition de l’amiral Truguet contre la Sardaigne et c’est en cette qualité qu’il y prit part. Il prit du service dans la cavalerie en 1797, il y parvint rapidement au grade de chef d’escadron, et, au 18 brumaire, remarqué par Bonaparte, comme dévoué à ses intérêts, il l’attacha à sa personne. La brillante conduite qu’il déploya en Italie, à Austerlitz, à Iéna, à Friedland, et à Wagram, lui valurent, après cette dernière bataille, les titres de comte et chambellan de l’Empereur ; Napoléon lui confia plusieurs missions diplomatiques et délicates, il s’en tira avec sagacité, notamment en 1811, dans celle qu’il fit comme ministre plénipotentiaire près de l’archiduc Ferdinand à Wurtzbourg. En 1814, à la suite d’un brillant rapport sur l’état de l’Allemagne, il fut promu général de brigade et nommé commandant du département de la Loire. Aide de camp de Napoléon pendant les Cent-Jours, il fut autorisé à l’accompagner dans son exil à Sainte-Hélène, il resta près de lui jusqu’à sa mort, fut un de ses exécuteurs testamentaires. A son retour en France, il publia, avec le général Gourgaud, Mémoires pour servir à l’ Histoire de France, sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène sous sa dictée (1823-1825, 8 vol.). Par testament, Napoléon lui avait laissé deux millions, qu’il employa à des spéculations trop hasardées ; en 1828, menacé de la prison pour dettes, il alla se réfugier en Belgique ; il y vécut retiré jusqu’à la Révoluton de 1830, en sollicitant sa réintrégration dans son grade ; il y parvint cependant, bien que difficilement ; serviteur de la dynastie napoléonienne, en 1840, son nom ayant été relevé au bas de la proclamation lancée par Louis-Napoléon Bonaparte, lors de la decente à Boulogne, il partagea la captivité de son prince dans le fort de Ham et n’en sortit qu’après son évasion. Pendant son séjour à l’Assemblée législative, il se contenta de voter silencieusement avec la droite, le 17 mai 1850, il fut mis à la retraite comme général de brigade ; après le coup d’Etat de 1851, il fut réintégré dans son grade par une lettre du 26 avril 1852 ; il s’en plaignit aigrement au Prince-Président, en lui faisant observer qu’à Sainte-Hélène, son oncle lui avait conféré les trois étoiles ; il mourut l’année suivante.

(Extrait du dctionnaire sur la révolution et l’Empire dur Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL GOURGAUD (1783-1852), BARON D’EMPIRE

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Général Gaspard Gourgaud (1783-1852), Baron de l’Empire

J’ai été très satisfait de votre conduite et de vos services. Vous soutiendrez la bonne opinion que j’ai conçue de vous en servant le nouveau souverain de la France avec la même fidélité et le même dévouement que vous m’avez montrés.

(Napoléon Bonaparte)

Gourgaud (Gaspard, baron). Officier général et législateur, né à Versailles, le 14 novembre 1783, « fils d’Etienne-Marie Gourgaud, musicien ordinaire de la chapelle du roi, et d’Hélène Gérard », mort à Paris le 25 juillet 1852 ; entra à l’école polytechnique à l’âge de 16 ans, et en sortit officier d’artillerie, fit la campagne du Hanovre comme lieutenant en second, fut nommé aide de camp du général Foucher au camp de Boulogne, fit la campagne d’Allemagne, puis fut blessé à Austerlitz et nommé capitaine après l’affaire d’Ostrolenka, partit pour l’Espagne, assista au siège de Saragosse, repartit en Allemagne pour la campagne de 1809, se battit à Eckmühl, à Essling et à Wagram, devint officier d’ordonnance de l’Empereur, l’accompagna dans la campagne de Russie et fut blessé à Smolensk, et, entré le premier au Kremlin, y découvrit une mine de 400.000 livres de poudre qui devait faire sauter la citadelle, fut de chef créé baron de l’Empire ; il fit encore toute la campagne de Saxe, et sauva la vie de l’Empereur, en 1814 à Brienne, en tuant un cosaque dont la lance allait le frapper, fut blessé à Montmirail, puis promu colonel à la bataille de Montereau, battit les Russes près de Laon et reprit Reims. Pendant les Cent-Jours, il fut nommé général de brigade, et ne quitta pas l’Empereur après Waterloo, le suivit à Rochefort. Ce fut lui que l’Empereur chargea d’aller porter sa lettre au prince-régent d’Angleterre. Il fut choisi par Napoléon pour l’accompagner à Sainte-Hélène, mais il quitta l’île en 1818, on ne sait au juste si c’est pour raison de santé ou de mésintelligence. Le territoire français lui étant absolument interdit, il dut prendre sa résidence en Angleterre ; il profita de ce séjour pour rédiger une protestation contre les rigueurs de la captivité de l’Empereur, puis publia une brochure, qui fit grand bruit, sur la bataille de Waterloo. Le duc de Wellington, qui se sentit visé directement, demanda contre Gourgaud l’application de « l’alien-bill » ; ses papiers furent saisis et il fut transport à Cuxhaven, à l’embouchure de l’Elbe. Il ne fut autorisé à rentrer en France qu’en 1821, et, à la mort de Napoléon, adressa une pétition à la Chambre des députés leur demandant leur intervention pour réclamer les restes de l’Empereur, mais ce fut en pure perte. En 1823, il publia en collaboration du comte de Montholon, les Mémoires de Napoléon. Après la Révolution de 1830, le général Gourgaud reprit un service actif comme commandant de l’artillerie à Paris et comme maréchal de camp, devint aide de camp de Louis-Philippe et fut promu lieutenant-général en 1835, puis désigné comme membre de la commission chargée d’aller chercher à Sainte-Hélène les cendres de l’Empereur, enfin nommé pair de France le 25 décembre 1841. Il fut mis à la retraite en 1848. Le 13 mai 1849, il fut élu représentant des Deux-Sèvres à la Législative, y siégea pami les conservateurs, puis mourut six mois après le coup d’état du 2 décembre 1851.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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décembre 1, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL CLAUZEL (1772-1842), COMTE D’EMPIRE

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Général Bertrand Clauzel (1772-1842), comte d’Empire

Les généraux qui semblaient devoir s’élever, les destinées de l’avenir, étaient Gérard, Clauzel, Foy, et Lamarque. C’étaient mes nouveaux maréchaux.

(Napoléon Bonaparte)

Clauzel (Bertrand). Maréchal de France et Législateur, né à Mirepoix (Ariège), le 12 décembre 1772, du « sieur Gabriel Clauzel, marchand-fabricant, et de demoiselle Blanche Castel », mort à Cintegabelle (Haute-Garonne) le 21 avril 1842 ; était en 1791 sous-lieutenant au régiment Royal-vaisseaux, arriva rapidement au grade de chef de brigade (25 prairial an IV). Après avoir été chef d’état major du général Grouchy il devint général de brigade le 17 pluviôse an VII, se distingua à la bataille de Novi, partit ensuite à Saint-Domingue où il prit d’assaut le fort Dauphin, fut nommé général de division et gouverneur du Cap le 27 frimaire an XII, revint en France et, après avoir commandé dans l’armée du Nord, fut mis en disponibilité. Plus tard il fut placé à la tête du 8e corps de l’armée d’Espagne, se battit à Astorga et à Sobral. Le 11 juin 1810, créé baron de l’Empire, il prit le commandement en chef de l’armée sur le champ de bataille des Arapiles, en remplacement de Marmont blessé, et fut assez heureux de sauver l’armée par une retraite habile. Devenu comte de l’Empire depuis 1813 par la volonté de Napoléon, il fut ensuite placé à la tête du corps d’observation des Pyrénées occidentales pendant les Cent-Jours, et, le 2 juin 1815, nommé pair de France ; puis, refusant d’arborer le drapeau blanc, il fut, au retour de Louis XVIII poursuivi, condamné à mort le 11 septembre 1816. Il réussit à s’embarquer pour l’Amérique et ne rentra en France qu’en vertu de l’amnistie du 20 juillet 1820. Le 26 mars 1829, élu député de l’opposition par le collège des Ardennes, il fit partie des 221 et fut réélu le 12 juillet de la même année. Après la Révolution de juillet 1830, Louis-Philippe le nomma commandant en chef de l’armée d’Afrique. Il devint maréchal de France le 30 juillet 1831, fut réélu député aux élections de 1834, de 1837 et de 1839, et mourut d’une attaque d’apoplexie pendant la législature.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MAISON (1771-1840), COMTE D’EMPIRE

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Général Nicolas-Joseph Maison (1770-1840), comte d’Empire

Ses manoeuvres autour de Lille, dans la crise de 1814, avaient attiré mon attention et l’avaient gravé dans mon esprit.

(Napoléon Bonaparte)

Maison (Nicolas-Joseph, marquis). Officier général et législateur, né à Epinay (Seine), le 19 décembre 1771, de « Joseph Maison, bourgeois, et de Marie-Geneviève Ginard, sa femme », mort à Paris le 13 février 1840 ; s’enrôla le 22 juillet 1792 dans un bataillon de volontaires ; était capitaine quand il se distingua, à Jemmapes, en reprenant à l’ennemi le drapeau du bataillon ; se battit à Fleurus et fut blessé à Maubeuge ; fut laissé pour mort sur le champ de bataille de Mons ; s’empara du pont de Limbourg et y fut grièvement blessé ; devint chef de bataillon, fit la campagne d’Allemagne en l’an IV et celle d’Italie en l’an V, fut blessé à Wurtzbourg, et promu adjudant général à la paix de Campo-Formio. Il partit à l’armée de Hollande et assista à la bataille de d’Alkmaïr, où il fut grièvement blessé, prit part à la campagne de 1805 et fut promu général de brigade après Austerlitz ; fit ensuite les campagne de Prusse et de Pologne, se distingua à Halle et à la prise de Lubeck, devint chef d’état major de son corps d’armée et assista à Friedland ; passa en Espagne avec le maréchal Victor et prit part, avec succès, à la victoire d’Espinosa ; puis fut créé baron de l’Empire le 2 juillet 1808. En 1812 il fut attaché au 2e corps de la Grande Armée, se distingua le 18 août à Polotzk et au passage de la Bérézina, et fut nommé général de division ; prit une part glorieuse aux batailles de Lutzen, de Bautzen et de Leipzig, où il fut encore blessé, puis fut créé comte de l’Empire le 14 août 1813. Pendant la campagne de France, Maison fut désigné pour commander l’armée du Nord et défendre la Belgique. Il battit les alliés à Courtray le jour même où Paris capitulait, dona son adhésion aux Bourbons, fut nommé grand cordon de Saint-Louis et de la Légion d’honneur, gouverneur de Paris, et pair de France, le 4 juin 1814, se refusa à servir Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. A la chambre haute, il fut membre du conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney et se déclara pour l’incompétence, puis fut fait marquis le 13 aooût 1817. En 1828 il fut nommé commandant en chef de l’expédition de Morée et signa une convention avec Ibrahim-Pacha ; mais cette convention n’ayant pas été assez promptement exécutée, Maison s’empara de la citadelle de Navarin et du château de Morée. Le 22 février 1829, il reçut le baton de maréchal de France. En 1830, il se rallia à Louis-Philippe, fut nommé ministre mais céda son portefeuille le 16 novembre au général Sébastiani. Il fut ambassadeur à Vienne de 1831 à 1833, ensuite à Saint-Petersbourg, de 1833 à 1835, et, le 30 avril de la même année, il fut nommé ministre de la guerre, il le resta jusqu’au 6 septembre 1836, et continua à sièger dans la Chambre haute ; il mourut subitement.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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novembre 30, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL LECLERC (1772-1802)

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Général Victor-Emmanuel Leclerc (1772-1802)

L’arrivée du capitaine-général Leclerc fut suivie d’un succès complet [Expédition de Saint-Domingue] ; mais il ne sut pas s’en assurer dans la durée. S’il avait suivi les instructions secrètes que je lui avais dressées moi-même, il eût sauvé bien des malheurs et se fut épargné de grands chagrins.

(Napoléon Bonaparte)

Leclerc (Charles-Victor-Emmanuel). Officier général, né à Pontoise (Seine-et-Oise), le 17 mars 1772, de « Jean-Paul Leclerc et de Marie-Jean-Louise Musquinet », mort à l’île de la Tortue (Saint-Domingue) le 2 novembre 1802 ; était employé en 1793, comme adjudant général au siège de Toulon et contribua à reprendre cette ville aux Anglais ; devint général de brigade et fut envoyé aux armées du Nord et du Rhin, fit la campagne d’Italie en l’an IV, puis fit partie de l’armée d’Egypte, revint avec Bonaparte et aida ce dernier à perpétrer le coup de force du 18 brumaire. Ce fut lui qui, à la tête d’un piquet de grenadiers, chassa, de la salle, les députés opposants ; il était devenu le beau-frère du Premier Consul. Il fut chargé du commandement en chef de l’expédition de Saint-Domingue ; il avait déjà contribué à pacifier une grande partie de cette colonie quand il fut emporté par la cruelle épidémie qui fit tant de ravages dans les rangs de l’armée française. Il était capitaine-général de la colonie de Saint-Domingue.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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novembre 29, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL JOMINI (1779-1869), BARON D’EMPIRE

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Général Antoine-Henri Jomini (1779-1869), baron de l’Empire

C’est un militaire de peu de valeur ; c’est cependant un écrivain qui a saisi quelques idées saines sur la guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Jomini (Antoine-Henri, baron). Officier général, né à Payerne (Suisse) le 6 mars 1799, mort à Payerne le 22 mars 1869 ; débuta comme employé dans une maison de banque à Paris, prit du service dans l’armée en l’an VI avec le grade de lieutenant et devint secrétaire général du département de la guerre, puis fut nommé aide de camp de Ney au camp de Boulogne, fit la campagne d’Allemagne en1805 et se distingua à Elchingen, à Michelsberg et à la reddition d’Ulm, assista à la bataille d’Austerlitz et devint colonel et premier aide de camp de Ney, prit part à la bataille d’Iéna et ensuite à la campagne de Pologne, partit pour l’Espagne en 1808, mais eut la présomption de s’attribuer les succès emportés par Ney et fut mis en disponibilité, donna sa démission de colonel et sollicita de l’empereur de Russie de vouloir bien le prendre dans son armée avec un grade supérieur, mais Napoléon le menaça de le mettre dans l’alternative ou d’aller en prison, ou d’accepter le grade de général français. Jomini devant cette injonction obéit. Il fut nommé gouverneur de Vilna, puis de Smolensk et rendit de grands services lors de la désastreuse retraite de Russie, contribua ensuite à la victoire de Bautzen et fut de nouveau disgracié. Jomini quitta alors l’armée française et devint l’aide de camp de l’empereur Alexandre.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL JOUBERT (1769-1799)

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Général Barthélemey-Catherine Joubert en sous-lieutenant du 51eme de ligne en 1792

Le général Joubert qui a commandé à la bataille de Rivoli, a reçu de la nature les qualités qui distinguent les grands guerriers : grenadier par le courage, il est général par le sang-froid et les talents militaires.

Il était grand, maigre, semblait naturellement d’une faible complexion ; mais il avait trempé sa constitution au milieu des fatigues, des champs et de la guerre des montagnes. Il était intrépide, vigilant, et actif… Il était fait pour arriver à une grande renommée militaire.

(Napoléon Bonaparte)

Joubert (Barthélemy-Catherine). Officier général, né à Pont-de-Vaux (Ain), le 14 avril 1769, de « Claude-Marie Joubert, avocat en parlement et juge des seigneuries de MM. Bertin de Vaux, et de Françoise Giraud », tué à Novi (Italie) le 15 août 1799 ; fut d’abord avocat et quitta le barreau en 1789 pour entrer dans la carrière militaire ; d’abord grenadier, il s’éleva rapidement, en passant par tous les grades, à celui de général en chef, et chaque promotion fut due à un trait d’intelligence ou à un acte de bravoure. Employé sous Bonaparte en Italie, on le vit à Millesimo s’élancer, lui septième, dans les retranchements ennemis, pour fixer ensuite la victoire à Ceva, où il emporta de vive force la ville et le camp retranché qui la défendait, se battit encore à Montebaldo et à Rivoli ; c’est surtout dans le Tyrol que Joubert déploya ses plus grands talents, que Carnot, dans ses mémoires, appelle à une Campagne de géants. Enfoncé avec sa division dans ce pays mntagneux et difficile, isolé du reste de l’armée, entouré d’un peuple aguerri, il força tous les passages et opéra sa jonction avec l’armée qui se croyait perdue. Arrivé au quartier général, il se présenta chez Bonaparte ; la sentinelle, qui avait la consigne de ne laisser entrer personne, lui refuse la porte. Joubert force le passage. Aux cris de la sentinelle, Bonaparte sort de son cabinet, serre Joubert dans ses bras et dit au soldat étonné : « Va, celui qui a forcé le Tyrol peut bien forcer une consigne. » Il fut ensuite envoyé en Hollande où il fut plein de circonspection. Nommé général en chef de l’armée l’Italie, pendant l’expédition d’Egypte, il se rendit maître de Turin, voulant ensuite le réformer et le Directoire s’y étant montré hostile, Joubert donna sa démission et se retira dans ses foyers. Le 30 prairial an VII, il fut, pour la seconde fois, investi du commandement en chef de l’armée d’Italie pour s’opposer au progrès des Russes, commandés par Souvarov, et livra la fatale bataille de Novi où il succomba. L’armée qui l’aimait, fut atterrée de cette perte ; elle fut d’autant plus douloureuse que Joubert était choisi pour servir de marchepied aux futurs ambitieux qui rêvaient déjà le coup d’Etat de brumaire ; c’est comme cela que Bonaparte leur parut tout désigné pour accomplir ce coup de force que Joubert n’aurait peut être pas exécuté, et, la mort de Kléber fit que cimenter le plan des conspirateurs en faveur de Bonaparte.

(Extrait du dictionnaire de la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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octobre 17, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL CLARKE (1765-1818), DUC DE FELTRE

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Général Henri-Jacques-Guillaume Clarke (1765-1818), comte d’Hunebourg, duc de Feltre 

Clarke avait la manie des parchemins ; il passait une partie de son temps, à Florence, à rechercher ma généalogie ; il s’occupait aussi beaucoup de la sienne, et était venu à bout de se persuader, je crois, qu’il était le parent de tout le faubourg Saint-Germain.

(Napoléon Bonaparte)

Clarke (Henri-Jacques-Guillaume, duc de Feltre et comte d’Hunebourg), officier général, ministre et législateur, né à Landrecies (Nord), le 17 octobre 1765, de « messire Thomas Clarke, capitaine aide-major du régiment irlandais de Bulkeley, et de dame Louise Shee », mort à Neuwiller (Bas-Rhin), le 28 octobre 1818 ; entra à l’école militaire le 17 septembre 1781 et arriva de grade en grade chef d’escadron au 2e régiment de cavalerie, fut employé à l’armée du Rhin, se distingua au siège de Spire, et fut promu le 19 mai 1793, général de brigade. Destitué comme suspect, il ne recouvra son grade que le 11 ventôse an III, seconda habilement Carnot, ministre de la guerre, et fut fait général de division le 17 frimaire de la même année. Il fut ensuite envoyé comme ambassadeur près le roi d’Etrurie, rappelé en l’an XII, et nommé conseiller d’Etat. Le 9 ventôse an XII, il fut fait membre de la Légion d’honneur, et le 25 prairial suivant, commandeur du même ordre. Rappelé à l’activité, il fit la campagne d’Allemagne, se distingua à Ulm et Iéna et devint gouverneur de Berlin en novembre 1806 après l’avoir été de Vienne l’année précédente. Le 9 août 1807, il fut appelé au ministère de la guerre, poste qu’il occupa jusqu’au 3 avril 1814. Il avait été créé comte d’Hunebourg le 24 avril 1808, puis duc de Feltre le 15 août 1809. Il adhéra à la déchéance de l’Empereur en avril 1814, et la Restauration à laquelle il se rallia, le fit pair de France (4 juin 1814), redevint ministre de la guerre le 12 mars 1815. Il suvit Louis XVIII à Gand, revint en France avec les Bourbons, reprit le portefeuille de la guerre le 26 septembre et fut très rigoureux pour ses anciens compagnons d’armes, ce qui lui fut vivement reproché. Le 3 juillet 1816, il fut élevé au maréchalat.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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octobre 10, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL LECOURBE (1759-1815), COMTE D’EMPIRE

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 Général Claude-Jacques Lecourbe (1759-1815), comte d’Empire

Très brave, il eût été un excellent maréchal de France ; il avait reçu de la nature toutes les qualités nécessaires pour être un excellent général.

(Napoléon Bonaparte)

Lecourbe (Claude-Jacques, comte), officier général et législateur, né à Besançon (Doubs), le 22 février 1759, de « Claude-Guillaume Courbe (sic), officier d’infanterie et de demoiselle Marie Valette », mort à Belfort (Haut-Rhin) le 22 octobre 1815 ; fut élu, en 1789, commandant de la garde nationale de Ruffey ; devint, le 24 novembre 1791, chef de bataillon du Jura, fit la campagne de 1792 à l’armée du Rhin, puis passa à l’armée du Nord, se signala à Hondschoote et à Wattignies, fut envoyé en en frimaire an II, soupçonné d’hostilité au gouvernement et arrêté, puis traduit à Nantes devant une commission militaire qui l’acquitta ; il partit alors à l’armée de Moselle, se distingua à Fleurus, s’empara de Namur et occupa les environs de Nimègue. Le 25 prairial an III, il fut promu général de brigade, puis attaché à l’armée de Sambre-et-Meuse et à l’armée du Rhin, se fit remarquer aux batailles de Rastadt et de Néresheim, général de division le 17 pluviôse an VII, il fut blessé à l’affaire de Wasen. En messidor an VII, il occupa le massif du Saint-Gothard et de la Furea, à la tête de deux divisions, et parvint, dans les premiers jours de vendemiaire an VIII, à contenir avec 1.500 hommes Souvarov et 30.000 Russes près de Seedorf et, grâce à la contre-attaque qu’il exécuta du côté d’Altorf, il occupa la vallée de la Reuss et le canton de Glaris. Il eut, sous le général Moreau, le commandant de l’aile droite de son armée, forte de 40.000 hommes. Lecourbe força alors le passage du Rhin à Reutlingen le 9 floréal, se battit victorieusement à Engen et Moeskisch, s’empara de Memmingen, écrasa les Autrichiens de Klingin, et participa à la victoire d’Hochstedt. Inspecteur général d’infanterie le 5 thermidor an IX, il fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, puis mis à la retraite le 14 fructidor de la même année, lors du procès de Moreau, et placé à Bourges sous la surveillance de la haute police. Lecourbe fut très lié avec Moreau et Pichegru et, à ce titre, il avait été initié aux projets de ces deux conspirateurs, mais il fut remis en activité à la rentrée des Bourbons comme inspecteur général d’infanterie dans les 6e et 18e divisions militaires, créé chevalier de Saint-Louis le 8 juin 1814, et grand officier de la légion d’honneur le 29 juillet. Au retour de l’île d’Elbe, Lecourbe refusa d’abord de se rallier à l’Empereur, mais s’offrit bientôt pour défendre la France menacée, reçut le commandement de la 18e division, puis du corps d’observation du Jura, fut nommé pair des Cent-Jours le 2 juin 1815 et créé comte de l’Empire. Il défendit les passages de la Suisse et de la Franche-Comté avec la plus grande valeur et n’arrêta les hostilités que quand il sut officiellement la rentrée de Louis XVIII à Paris. Il fut mis à la retrait sous la seconde Restauration.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DROUET D’ERLON (1765-1844), COMTE D’EMPIRE

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 Général Jean-Baptiste Drouet d’Erlon (1765-1844), comte d’Empire

D’Erlon est un bon chef d’état-major, a de l’ordre, mais voilà tout.

(Napoléon Bonaparte)

Drouet (Jean-Baptiste, comte d’Erlon), maréchal de France et législateur, né à Reims (Marne), le 29 juillet 1765, de « Jean-Thierry Drouet et de Marie-Anne Pothé, mariés ensemble », mort à Paris le 25 janvier 1844 ; entra dans l’armée en 1782 comme engagé volontaire au régiment du Beaujolais, devint en l’an II aide de camp du général Lefebvre et assista au siège de Valenciennes et de Condé ; passa sous les ordres de Hoche, à l’armée du Rhin et fut promu général de brigade le 7 thermidor an VII, se battit à Zurich et à Constance, se distingua à Hohenlinden, puis passa général de division le 8 fructidor an VIII, conclut et signa la capitulation de Dantzig et fut blessé à Friedland, fut fait grand officier de la Légion d’honneur le 29 mai 1807 et créé comte d’Erlon le 28 janvier 1809, partit en Espagne et battit les anglais commandés par le général Hill au col de Maya (22 juin 1811). Sous la Réstauration, il fut nommé commandant de la 16e division militaire et fait chevalier de Saint-Louis. Impliqué dans le complot de Lefebvre-Desnouettes, arrêté le 13 mars 1815 et bientôt remis en liberté. Pendant les Cent-Jours, l’Empereur le nomma pair de France et, après la chute définitive de ce dernier, Drouet d’Erlon se retira à Bayreuth où il tint une brasserie. L’amnistie de 1825 lui permit de rentrer en France. Sous Louis-Philippe il fut nommé pair de France (19 novembre 1831) et en 1834 envoyé comme gouverneur général des possessions françaises, dans le nord de l’Afrique. Le 9 avril 1843, il fut promu maréchal de France.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MOUTON (1770-1838), COMTE DE LOBAU

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Général Georges Mouton (1770-1838), comte de Lobau

Mon Mouton, c’est un lion.

(Napoléon Bonaparte)

Mouton (Georges, comte de Lobau), pair des Cent-Jours, député de Lunéville de 1828 à 1834 ; né à Phalsbourg (Meuthe) le 21 février 1770, mort à Paris le 27 novembre 1838 ; fils de monsieur Joseph Mouton, propriétaire et conseiller de l’hôtel de ville, et de Catherine Charpentier » ; s’engagea comme simple soldat en 1792 dan la Légion de la Meurthe, gagna ses premiers grades à l’armée du Rhin et suivit Championnet à l’armée d’Italie, où il fit la campagne de 1798-99. Il concourut, en 1800, sous Masséna, à la défense de Gênes, il y fut grièvement blessé. L’Empereur se l’attacha comme aide de camp et le fit général de brigade. Il le suivit en Pologne, fut encore blessé à Friedland et, après, nommé général de division. Il se distingua en Espagne en 1808, puis l’année se battit à Eckmühl, à Essling, et à Wagram, où il se signala à son ordinaire. Son titre de comte de Lobau en témoigne. Enfin il accompagna l’Empereur en Russie (1812). Mais il fut fait prisonnier en 1813, à Dresde, lors de la bataille de Leipzig. Il ne revint qu’en 1814, après la première abdication de Napoléon. Au retour de l’île d’Elbe, celui-ci le nomma pair de France. A Waterloo, Mouton, après des prodiges de valeur et de savoir militaire, fut fait une seconde fois prisonnier et conduit en Angleterre ; de là il passa en Belgique, comme exilé de France, et y resta jusqu’en 1818.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL EXELMANS (1775-1852), BARON D’EMPIRE

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Général Henri-Joseph-Isidore Exelmans, baron d’Empire 

Je sais qu’on ne peut être plus brave que vous !

(Napoléon Bonaparte)

Exelmans (Henri-Joseph-Isidore, baron d’Empire), officier général et législateur, né à Bar-le-Duc (Meuse), le 12 novembre 1775, du « sieur Guillaume-Isidore Exelmans, négociant en cette ville et de demoiselle Françoise Belhomme », mort à Saint-Cloud (Seine-et-Oise) le 10 juillet 1852 ; entra dans l’armée le 6 septembre 1791 comme volontaire dans le 3e bataillon de la Meuse, devint aide de camp du général Eblé (1er brumaire an VII). Il se disntingua en Italie au passage de l’Adda, à Castelnuovo et à Cremone, eut une part considérable à la prise de Naples, et devint le 3 thermidor an VII, aide de camp du général Broussier, chef d’escadron le 10 vendemiaire an XII, et membre de la Légion d’honneur ; se battit bravement le 16 vendemiaire an XIV, au combat de Wertingen, où il eut deux chevaux tués sous lui, fut fait officier de la Légion d’honneur le 27 vendémiaire et nommé le 6 nivôse, après Austerlitz, colonel du 1er régiment de chasseurs à cheval ; c’est à la tête de ce régiment qu’il se montra aux combats de Posen, et de Golymin, fut employé dans la campagne de Pologne, en 1807, sous les ordre du général Marulaz ; puis promu le 14 mars de la même année, général de brigade, se battit à Friedland, et passa en Espagne où il fut fait prisonnier de guerre, après la capitulation de Baylen ; il obtint sa mise en liberté et alla à la cour de Murat, qui lui conféra la charge de grand maréchal du palais, revint en France, et fut créé baron de l’Empire le 13 mars 1812. Le 6 septembre, la veille de la bataille de la Moskowa, Exelmans fut promu général de division. Pendant la retraite de Russie, il se fit remarquer par son intrépidité, fut bléssé à Vilna, revint en France et dans la guerre de l’intérieur, il concourut à la défense de Châlons-sur-Marne et de Vitry, montra beaucoup de valeur à Craonne, contribua à la prise de Reims. La Restauration le nomma comte, il fut fait chevalier de Saint-Louis. Peu de temps après, une lettre qu’il écrivait à Murat, fut saisie par la police ; il fut enjoint de quitter Paris dans les vingt-quatre heures et de se retirer à Bars-sur-Ornans, mais refusa d’obéir.  L’ordre fut donné immédiatement de se saisir du général et de le traduire devant un conseil de guerre pour avoir entretenu une correspondance avec l’ennemi ; il s’agissait bien entendu de Murat qui n’était pas encore reconnu roi par les puissances. Exelmans fut, en conséquence, accusé d’espionnage, d’offense envers le roi, etc. Il se constitua prisonnier dans la citadelle de Lille, le 14 janvier 1815, et le 23 janvier passa devant le tribunal militaire présidé par le général Drouet d’Erlon, et à l’unanimité fut acquitté. Pendant les Cent-Jours, il fut créé pair de France, le 2 juin 1815, commanda une division de cavalerie à Fleurus, et le 16 juin prit part au combat de Ligny ; fut entraîné dans la fausse marche de Grouchy,  et, à la suite de la retraite de l’armée, sous les murs de Paris, Exelmans vint prendre position à Versailles avec la cavalerie de l’aile gauche et battit les Prussiens à Rocquencourt. Paris ayant capitulé, il fut obligé de se retirer sous la Loire et se rendit à Clermont jusqu’au licenciement. Compris dans l’ordonnance du 24 juillet 1815, il reçut l’ordre des Bourbons de quitter la France, se fixa à Bruxelles, puis à Liège et dans le grand-duché de Nassau. En vertu de l’amnistie de 1823, il put rentrer en France où il resta à l’écart jusqu’en 1830. Louis-Philippe le fit entrer à la Chambre des pairs le 19 novembre 1831. Lors du procès du National, journal républicain que défendait Armand Carrel, il manifesta en pleine cour des pairs ses sentiments contre la condamnation du maréchal Ney, en s’écriant : « Je suis de l’avis de M. Carrel ; c’est un abominable assassinat. » En 1849, le 15 août, le président Louis Bonaparte nomma le général Exelmans grand chancelier de la Légion d ‘honneur, et, par décret du 10 mars 1851, lui octroya le bâton de maréchal de France ; entra, par conséquent, de droit au Sénat du Second Empire, le 26 janvier 1852.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL RAPP (1773-1821), COMTE D’EMPIRE

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Général Jean Rapp (1771-1821), comte d’Empire

Le général de division comte Rapp a eu un cheval tué sous lui ; l’intrépidité dont ce général a donné tant de preuves se montre dans toutes les occasions.

(Napoléon Bonaparte)

Rapp (Jean, comte), officier général, législateur, né à Colmar (Haut-Rhin) le 27 avril 1773, mort à Rhénewillers (Haut-Rhin), le 8 novembre 1821 ; fils de « sieur Jean Rapp, bourgeois négociant de ce lieu, et de dame Catherine Salomé d’Edighoffein » ; chef d’escadron le 16 vendemiaire an VII, général de brigade le fructidor an XI, général de division en 1805, se distingua à Austerlitz, gouverneur de Dantzig en 1807, comte de l’Empire après Wagram en 1809, grand officier de la Légion d’honneur en 1811, s’illustra tout particulièrement pendant la retraite de Russie en 1812, fut pair des Cent-Jours, mais aussi fait chevalier de Saint-Louis par Louis XVIII en 1815. L’un des bons généraux de Napoléon.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MOREAU (1763-1813)

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Général Jean-Victor Moreau (1763-1813)

Il était supérieur pour commander une forte division ou un de mes corps d’armées, mais pour bien commander en chef il faut être un autre homme que lui.

(Napoléon Bonaparte)

Moreau (Jean-Victor), officier général né à Morlaix (Finistère) le 11 août 1763, mort le 2 septembre 1813 ; son père était avocat dans cette ville et sa famille fort estimée. Destiné au barreau, il fit de fortes études générales et spéciales et montra dès sa première jeunesse les grandes qualités qu’il déploya dans le reste de sa carrière. En 1790, il fut choisi et nommé commandant du bataillon de volontaires qui s’était formé dans le département du Morbihan, et se rendit avec ce corps, à l’ armée du Nord. Il s’adonna aussitôt à la théorie et à la pratique de l’art de la guerre ; c’est ainsi qu’il devint un des meilleurs tacticiens de l’Europe. Il donna, avec son bataillon, une adhésion entière au 10 août, et, un mois après, en septembre 1792, à la République. Il fut ébranlé dans ses dispositions politiques par la chute des Girondins, par le triomphe des Montagnards, et il montra de l’hésitation pour la Constitution de 1793. Mais la réputation de son bataillon avait attiré sur lui l’attention du général en chef, Pichegru, qui résolut de se l’attacher ; telle fut l’origine de leur liaison. Moreau fut nommé général de brigade à la fin de 1793, et général de division le 14 avril 1794. Il commença aussitôt en Belgique, une campagne brillante qui aboutit, dans l’hiver de 1795, à la conquête de la Hollande et de tous les Pays-Bas. A la retraite de Pichegru, Moreau fut nommé général en chef de l’ armée du Rhin-et-Moselle, et fit la célèbre campagne de 1796, qui affranchit le Rhin et nous ouvrit le coeur de l’Allemagne. Il y avait pénétré à plus de deux cents lieues ; mais apprenant que les les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse, qui devaient converger vers lui, étaient battues et rétrogadaient, il opéra une merveilleuse retraite, ne se laissant pas entamer et faisant subir des pertes considérables à l’ennemi. Il eut à lutter, dans cete guerre acharnée, avec le prince Charles, commandant toutes les forces germaniques ; il y fut secondé par Desaix, Férino, Jourdan, Hoche, etc. Mais ces hauts succès militaires, arrêtés tout au moins par les préliminaires de paix que le général Bonaparte avait assez irrégulièrement ouverts à Léoben, le 27 avril 1797, ne permirent point à Moreau d’en obtenir le résultat. C’est vers ce temps que l’interception d’une correspondance de Pichegru lui apprit la trahison de ce général, sur lequel il avait déjà des soupçons ; il l’a communiqua, tardivement a-t-on dit, au Directoire (fructidor an V, septembre 1797). Il tomba en disgrâce et demanda sa retraite. Elle ne fut pas de longue durée. La France était toujours menacée par la coalition ; on avait besoin d’hommes de valeur pour tenir tête à tant d’ennemis. Moreau et Kléber furent rappelés : le premier alla reprendre en Italie la place de Schérer, qui se trouvait dans une position désespérée. Il resta dans cette situation subordonnée jusqu’à l’arrivée de Joubert, mais après la mort de ce général, à la suite de la douloureuse bataille de Novi, il reprit le commandant en chef jusqu’au jour où il reçut le commandement de l’armée du Rhin. Ce fut à ce moment qu’il fit la connaisance de Bonaparte, qui en fit son allié. Moreau l’aida à exécuter le 18 brumaire. Le 25 avril 1800, il était à la tête de son armée, battant chaque jour les Autrichiens, jusqu’à la journée de Hohenlinden ; cette victoire célèbre lui donnait la clef de leur capitale, juste au moment où la paix était conclue, en 1801. Moreau avait goûté les enivrements de la victoire, sans en avoir aucun des résultats ; il revint à Paris, et eut le malheur d’épouser une femme ambitieuse qui domina son caractère et accrut l’amertume de ses griefs. La déférence qu’il avait pour Bonaparte fit bientôt place au plus profond éloignement : il refusa la décoration de la Légion d’honneur, et sa maison fut bientôt désignée sous le nom de « Club Moreau ». On y flagellait la « Cour Bonaparte ». Le futur Empereur affecta de prendre patience, mais son rival, bientôt accusé de complicité avec Pichegru et les partisans de Louis XVIII, fu poursuivi et condamné à deux ans de détention ! En 1804, il obtient sa grâce et passa en Espagne ; en 1805, il arrivait aux Etats-Unis. Il y vécut paisiblement jusqu’en 1813 ; mais à ce moment l’Empereur de Russie, Alexandre, lui fit de brillantes propositions, ayant pour but de renverser Napoléon ; il se rendit immédiatement à Prague, et, en présence des souverains alliés, avec le futur roi de Suède, Bernadotte, son ancien compagnon d’armes, il élabora le plan des campagne de 1813 et 1814. Il fut bléssé mortellement lors de l’exécution de ce plan, le 27 août 1813, par un boulet français, à la bataille de Dresde, aux côtés de l’empereur de Russie ; il ne succomba que le 2 septembre. Sa femme, qui fut la cause de la malheureuse détermination qui lui coûta la vie et l’honneur, reçut une dotation de la Russie, Lousi XVIII en fit autant, en y ajoutant le titre honorifique de « Maréchale ».

(Extrait du dictionnaire sur  la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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octobre 9, 2007

GENERAL JEAN-CHARLES PICHEGRU (1761-1804)

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Général Jean-Charles Pichegru (1761-1804)

Avant de commettre une faute, il a honnêtement servi son pays. Je n’ai pas besoin de son sang.

(Napoléon Bonaparte)

Pichegru (Jean-Charles), général, député du Jura au Conseil des Cinq-Cents, élu le 23 germinal an V ; né à Arbois (Jura), le 16 février 1761, mort à Paris, le 5 avril 1804, ; fils de « Pierre Pichegru et de Françoise Roumain, cultivateurs » ; fit ses études chez les Minimes d’Artois, où il montra de grandes dispositions pour les mathématiques ; à l’âge de 18 ans, il fut envoyé par sa congrégation au collège de Brienne, comme maître répétiteur de quartier. Quoique destiné à rester dans les ordres, suivant les conseils de son ancien maître le Père Patrault, il jeta le froc, et, en 1783, s’engagea dans le 1er régiment d’artillerie à pied ; il franchit rapidement tous les grades jusqu’à celui d’adjudant, et allait être nommé officier lorsque la Révolution éclata ; enthousiasmé du nouvel ordre des choses, il en adopta les principes, présida le club démocratique de Besançon ; puis, à la tête d’un bataillon de volontaires du Gard qui l’avait choisi pour commandant, il alla rejoindre l’armée du Rhin. En 1792, employé à l’état-major de cette armée, il arriva promptement au grade de général de brigade, à celui de général de division le 4 octobre 1793 ; peu de temps après il était nommé général en chef de son corps d’armée. Par sa tactique et son habileté, il fut désigné, le 7 février 1794, au commandement de l’ armée du Nord, qui s’empara promptement de Cassel, Courtrai, Menin, Hooglède, Bruges, Gand, Anvers, Bois-le-Duc, Venloo, Nimègues ; le 27 décembre, il alla prendre l’île de Bommel ; le 19 janvier 1795 il entrait victorieusement dans Amsterdam, et bientôt ses troupes occupaient la Zélande, le Brabant et La Haye. Envoyé à l’Armée du Rhin, il eut l’indignité d’écouter les propositions des agents du prince de Condé, qui lui firent de promesses pompeuses, qui le grisèrent d’ambition : il commençait à laisser les Autrichiens remporter quelques succès sur nos armes, lorsque le Directoire soupçonnant sa conduite, le remplaça par Moreau en 1796. L’année suivante, élu au conseil des Cinq-Cents, il en devient président en même temps que l’âme du parti contre-révolutionnaire. Au 18 fructidor il fut déporté avec ses partisans à Sinnamary, dont ils ‘évada. Il se rendit à Londres et en Allemagne où il conspirait la chute de la république. A la demande du Premier Consul, il fut expulsé de Prusse, revint à Londres, se lia avec Georges Cadoudal et devint le chef d’une conspiration ayant pour but l’assassinat du Premier Consul ; en 1804, il arriva secrètement à Paris avec Georges ; dénoncé par un ami, il fut arrêté, conduit à la prison du Temple, et au moment où le procès devait avoir lieu devant la cour, on le trouva étranglé dans sa chambre. On accusa Bonaparte de ce crime, il s’en défendit : la justice n’aurait pu prononcer que sa mort. Le gouvernement de la Restauration lui éleva une statue à Besançon, que le peuple brisa en morceaux à la Révolution de 1830.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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septembre 19, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL LASALLE (1775-1809), COMTE D’EMPIRE

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Général Antoine Lasalle (1775-1809), Comte d’Empire

Le général de division Lasalle a été tué d’une balle. C’était un officier du plus grand mérite et l’un de nos meilleurs généraux de cavalerie légère.

(Napoléon Bonaparte)

Lasalle (Antoine-Charles-Louis, Comte de), officier général, né à Metz (Moselle), le 1à mai 1775, de « Nicolas de Lasalle d’Augny, écuyer commissaire ordonnateur des guerres, chevalier de Saint-Louis, et de Suzanne du Puy de la Gaule », tué à Wagram le 6 juillet 1809 ; entra dans la carrière militaire au moment de la Révolution, comme simple chasseur du 23e régiment de cette armé, devint aide de camp de Kellermann, et arriva au grade de chef d’escadron sur le champ de bataille. A la bataille de Rivoli, il fit mettre bas les armes à un bataillon autrichien, suivit ensuite Bonaparte en Egypte, et se fit remarquer à la bataille des Pyramides par un fait d’arme superbe, digne d’un Bayard, et dans cette journée fut nommé colonel du 22e régiment de chasseurs. De retour en France, il devint colonel du 10e régiment de hussards et en cette qualité fit de nouveau la campagne d’Italie, fut promu général de brigade et se battit bravement à Austerlitz à la tête d’une brigade de dragons, et dans la campagne de Prusse força le corps de gendarmes de la garde du roi, à se rendre à discrétion. Le 30 décembre 1806, il fut promu général de division, attaqua la ville de Stettin et s’en fit ouvrir les portes par le gouverneur, passa ensuit en Espagne, et s’y distingua, comme toujours, par des actions d’éclat ; fit la dernière campagne contre les Autrichiens et cueillit de nouveaux lauriers aux combats d’Altenborg, de Raab, d’Essling, et après avoir fait des prodiges de valeur, il y fut tué.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL KLEBER (1753-1800)

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Général Jean-Baptiste Kléber (1753-1800)

La mort de Kléber fut une perte irréparable pour la France et pour moi. C’était un homme doué des talents les plus brillants et de la plus grande bravoure.

(Napoléon Bonaparte)

Kléber (Jean-Baptiste), officier général né à Strasbourg (Bas-Rhin), le 9 mars 1753 de « Jean-Nicolas Kléber, tailleur de pierre, et de Renée Borget », assassiné au Caire (Egypte) le 14 juin 1800 ; débuta dans l’armée autrichienne en 1776 et y servit jusqu’en 1783 ; donna sa démission et revint dans le Bas-Rhin ; devint le 8 janvier 1792, adjudant major dans le 4e bataillon du Haut-Rhin et parvint, en mai de la même année, lieutenant-colonel en deuxième du même bataillon, assista au siège de Mayence où il se distingua d’une façon brillante et fut nommé chef de brigade, le 17 août 1793, et c’est en cette qualité qu’il passa en Vendée avec la garnison de Mayence, y montra un courage extraordinaire et fut blessé au fameux combat de Torfou, à la tête des grenadiers d’avant-garde, fut ensuite envoyé à l’armée du Nord ; puis à celle de Sambre-et-Meuse ; fut un des vainqueurs de Fleurus où il commandait l’aile gauche de l’armée française, s’y distingua par sa grande habileté. Il fut promu, le 9 floréal an II, général de division et seconda énergiquement le général en chef Jourdan dans sa campagne de l’an IV et contribua pour une large part à ses succès ; remporta personnellement de brillants avantages, fit abandonner la position d’Ukerath à l’ennemi et livra bataille à Altenkirchen, où il resta vainqueur, continua ses succès en prenant Koemigshoffen et Bamberg, puis, le commandement en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse lui fut confié, passa au même titre à l’armée dite d’Angleterre, puis suivit Bonaparte en Egypte, et fut blessé, à la première attaque à Alexandrie ; marcha ensuite en Syrie, commanda le corps d’observation pendant le siège d’Acre et l’arrière-garde au moment de la retraite, et fut pourvu du commandement en chef de l’armée d’Egypte lors du départ de Bonaparte pour la France, battit successivement Mourad-Bey, et le grand vizir, et quoique dénué de tout, sans argent, sans secours, sans renfort, il parvint, par une tactique admirable, à conserver l’honneur la gloire de l’armée française et s’immortalisa lui-même. Il gagna la fameuse bataille d’Héliopolis avec une poignée d’hommes, fit le siège du Caire révolté, repris la ville et se trouva dans une belle situation. Le 14 juin, après avoir passé, dans l’île de Raoudach, la revue de la légion grecque, il vint au Caire voir les préparatifs que l’on faisait à sa maison, il fut frappé mortellement par plusieurs coups de poignard par un Turc nommé Soleyman. Cette perte fut irréparable, car l’armée perdait un de ses meilleurs généraux, et comme Hoche et Marceau, Kléber fut pleuré par les républicains et les patriotes !

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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septembre 18, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL JUNOT (1771-1813), DUC D’ABRANTES

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Général Jean-Andoche Junot (1771-1813), duc d’Abrantès

Il avait dissipé de vrais trésors sans discernement, sans goût ; trop souvent même dans des excès grossiers.

(Napoléon Bonaparte)

Junot (Jean-Andoche, duc d’Abrantès), officier général, né à Bussy-le-Grand (Côte d’Or), le 23 octobre 1771, de « Michel Junot, marchand, et de Marie-Antoinette Bienaymé », mort à Montbard (Côte d’Or) le 29 juillet1813 ; partit, en 1792, comme grenadier dans un des bataillons de volontaires, de la Côte d’Or et devint, en l’an IV, aide de camp de Bonaparte, se signala, dans cet emploi, par sa bravoure, l’accompagna en Egypte, et se distingua surtout dans l’expédition de Syrie, où il livra, avec environ 300 Français, contre des forces considérables de turcs, le fameux combat dit de Nazareth, en thermidor an VIII. Junot fut ensuite nommé commandant de la place de Paris, et, en frimaire an XII, eut le commandement d’une division de l’armée d’Angleterre ; fut décoré, le 1er février 1805, du Cordon rouge au moment où il était ambassadeur près du prince régent du Portugal, se rendit ensuite à l’armée d’Alllemagne, se trouva à la bataille d’Austerlitz, où il se distingua d’une façon brillante, puis retourna en Espagne où il devint commandant en chef de l’armée, appelé à marcher contre le Portugal, s’en empara sans rencontrer une grande résistance et en fut récompensé par le titre de duc d’Abrantès. Il fut obligé de rétrograder devant les forces supérieures des Anglais, qui vinrent l’assièger dans Lisbonne, puis contraint de capituler le 30 août 1808, mais le fit d’une manière très honorable pour lui et pour son armée, qui ne fut pas prisonnière de guerre. L’Empereur qui ne pardonna jamais aux généraux le plus petit échec, le disgracia un certain temps, mais quand l’expédition de Russie en 1812 fut décidée, se vit forcé de rappeler Junot, à qui il confia le commandement du 8e corps, à la tête duquel il se signala au combat de Valentino. Rentré en France après les désastres de cette expédition, Junot fut envoyé dans les Provinces Illyriennes, dont il venait d’être nommé gouverneur général ; il y tomba malade, et, dans un accès de fièvre, il se jeta par la fenêtre et se tua sur le coup.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DE LA BEDOYERE (1786-1815)

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Le Général Charles de La Bédoyère (1786-1815)

La Bédoyère était éminemment français ; il fut guidé par les sentiments les plus nobles et les plus chevaleresques dans la démarche qu’il fit à Grenoble ; dévouement alors admirable, car tout était douteux.

(Napoléon Bonaparte)

La Bédoyère (Charles-Angélique-François Huchet, Comte de), Officier général et législateur, né à Paris, le 17 avril 1786, de « Charles-Marie-Philippe Huchet de La Bédoyère, et de Félicité-Julie Desbarres », mort à Paris le 19 août 1815 ; entra au service en 1806, fit les campagnes de 1806 et 1807 dans le corps des gendarmes d’ordonnance, devint l’aide de camp de Lannes, se distingua à Ratisbonne et fut blessé à Essling, prit part à la campagne de 1812 et fut nommé colonel au 112° de ligne, se battit à Lutzen, à Bautzen et assista à la prise de Colberg (1813), y fut encore blessé et revint en France. Après l’abdication de Fontainebleau, sa famille qui cherchait à le convertir au royalisme, obtint pour lui la décoration de Saint-Louis, mais le retour de l’île d’Elbe le rejeta dans le parti impérialiste. Lorsque l’Empereur arriva à Vizille, un régiment entier se joignit à lui ; ce fut celui de La Bédoyère, et ce dernier abordant Napoléon, ne craignit pas de lui adresser les paroles suivantes : « Sire, lui dit-il, plus d’ambition, plus de despotisme, nous voulons être libres et heureux. Il faut que Votre Majesté abjure le système des conquêtes et d’extrême puissance qui a fait le malheur de la France et le vôtre. » La Bédoyère se faisait illusion sur les sentiments de l’Empereur, et s’en aperçut de suite en voyant les premiers décrets de ce dernier, mais il n’en fut pas moins nommé général de brigade, devint son aide de camp et passa général de division, et tout cela en quelques jours, puis il fut nommé pair de France, le 2 juin 1815 ; il assista à la bataille de Waterloo et resta un des derniers sur le champ de bataille ; puis il revint après ce désastre, occuper son siège à la Chambre haute, appuya la proposition de faire accéder au trône de Napoléon Ier, son fils Napoléon II : « Faudra-t-il, dit-il, au milieu des interruptions et des rappels à l’ordre, que le sang des français ait encore coulé pour passer sous le joug odieux de l’étranger, pour courber la tête sous un gouvernement avili ; pour voir nos braves guerriers abreuvés d’humiliations et d’amertumes et privés de l’existence due à leurs services, à leurs blessures, à la gloire de la nation ? J’ai entendu des voix autour du trône du souverain heureux ; elles s’en éloignent aujourd’hui qu’il est dans le malheur. L’adication de Napoléon est indivisible. Si l’on ne veut pas le reconnaître, i doit tenir l’épée, environné de Français qui ont versé leur sang pour lui et qui sont encore tout couverts de blessures. Il sera abandonné par de vils généraux qui l’ont déjà trahi. » Puis il proposa que tout Français qui quitterait son drapeau fût noté d’infamie, et eût « sa maison rasée et sa famille proscrite » ; enfin il mit le comble à l’exaspération de plusieurs de ses collègues par les mots suivants : « Alors, plus de traîtres, plus de ces manoeuvres qui ont occasionné les dernières catastrophes et dont peut-être quelques auteurs siègent ici. » Après la réddition de Paris, La Bédoyère se retira derrière la Loire, puis se fixa à Riom. dans cette ville il lui fut signifié qu’il n’était pas compris dans la loi d’amnistie et qu’il serait traduit devant un conseil de guerre ; il tenta alors de passer en Suisse ; mais, dénoncé par un officier de gendarmerie, qui se trouvait dans la même voiture que lui, il fut aussitôt surveillé de près et arrêté dans une maison du faubourg Poissonnière, le 2 août 1815, puis conduit à la prison militaire de l’Abbaye. La famille et quelques amis essayèrent de le délivrer, mais ce fut peine perdue ; il prit comme défenseur Benjamin Constant, fut traduit devant le 2ème conseil de guerre permanent de la 1ère division militaire, et comparut le 9 août devant ce conseil. Il était prévenu « de trahison, de rebellion et d’embauchage ». La Bédoyère resta calme et répondit avec simplicité. « J’ai pu, dit-il me tromper sur les véritables intérêts de la France, j’ai pu être égaré par des illusions, par des souvenirs, par de fausses idées d’honneur ; il est possible que la patrie ait donné à mon coeur un langage chimérique. Mais la grandeur des sacrifices que j’a faits, en m’exposant à rompre les liens les plus chers, prouve qu’il n’entrait dans ma conduite aucun motif d’intérêt personnel. Je n’ai ni l’intention ni la possibilité de nier des faits publics et notoires ; mais je proteste que je n’ai trempé dans aucun complot qui ait précédé le retour de Buonaparte ; je suis même convaincu qu’il n’a point existé de conspiration pour ramener Buonaparte de l’île d’Elbe… ». Le 15, il fut condamné à mort, et le 19 son pourvoi fut rejeté ; toutes les démarches de sa famille auprès de Louis XVIII furent vaines et La Bédoyère fut fusillé dans la plaine de Grenelle. Désignant son coeur il cria au peloton : « C’est là qu’il faut frapper ! ».

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général La Bédoyère sur Wikipedia

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL GERARD (1773-1852), COMTE D’EMPIRE

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Général Etienne Gérard (1773-1852), Comte d’Empire

Entre tous mes généraux, Gérard est né avec l’instinct d’un grand capitaine ; c’est une espérance pour la France; le temps m’a manqué pour le faire maréchal.

(Napoléon Bonaparte)

Gérard (Etienne-Maurice, Comte), officier général et législateur, né à Damviller (Meuse), le 4 avril 1773, du « sieur Jean Gérard, et demoiselle Saint-Rémy », mort à Paris le 17 avril 1852 ; entra dans l’armée en 1791 comme engagé volontaire, fit partie de l’armée de Sambre-et-Meuse et assista à la bataille de Fleurus, devint aide de camp de Bernadotte le 25 messidor an VII, puis fut adjudant commandant le 2 fructidor an XIII, prit par à la bataille d’Austerlitz et y fut blessé, devint grand officier de la Légion d’honneur le 27 janvier 1806 et se distingua à la bataille de Hall, fut promu le 13 novembre général de Brigade, se battit à Eylau, se signala dans la campagne de 1809, à Durfort, à Euzersdorff et à Rorschdorff, et fut créé baron d’Empire le 15 août, fit la campagne de Russie, succéda au général Gudin dans le commandement de sa division, le 23 septembre 1812 ; prit part aux batailles de Lutzen, et de Bautzen, puis à Leipzig où il fut sérieusement blessé. Gérard fit toute la campagne de France, se multiplia à Brienne, à La rothière et à Saint-Dizier, adhéra à la déchéance de l’Empereur, ce qui lui valut de Louis XVIII la croix de Saint-Louis et le grand cordon de la Légion d’honneur. Au retour de l’île d’Elbe, il fut chargé du commandement du 4° corps puis, nommé, le 2 juin 1815, pair de France ; se battit avec acharnement à Ligny, ne put prendre part à la bataille de Waterloo, par suite de la fausse manoeuvre de Grouchy, fut blessé à l’affaire de Wavre contre l’arrière garde de Blücher. Mis en non-activité par la Restauration, il passa en Belgique et ne revint à Paris qu’en 1817. Elu député le 28 janvier 1822, par le 1er arrondissement de Paris, il siégea dans l’opposition libérale, signa la protestation contre l’expulsion de Manuel, fut réélu par l’arrondissement de Bergerac le 19 novembre 1827. A la Chambre, Gérard prit constamment la défense de ses anciens compagnons d’armes, fut l’un des premiers signataires de la protestation contre les ordonnances du 25. Le 11 août 1830, il accepta le portefeuille de la guerre, et fut promu le 17 du même mois, maréchal de France, donna sa démission de ministre, pour raison de santé continua de siéger à la Chambre des députés ; puis fut nommé pair de France le 11 février 1833, et, le 18 juillet 1834, reprit le portefeuille de la guerre. Grand chancelier de la Légion d’honneur le 4 février 1836, il abandonna ce poste le 11 décembre 1838 pour remplacer le maréchal Lobau à la tête de la garde nationale e la Seine, et devint, le 21 octobre 1842, grand chancelier de la Légion d’honneur. Le 26 janvier 1852, il fut nommé sénateur.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et de l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Gérard sur Wikipedia

septembre 17, 2007

LES GENERAUX NAPOLEON – GENERAL CAULAINCOURT (1773-1827), DUC DE VICENCE

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Caulaincourt n’a pas fait grand-chose à Saint-Petersbourg. C’est un honnête homme qui m’a bien servi, mais il ne convenait pas comme ministre des affaires étrangères.

(Napoléon Bonaparte)


Caulaincourt
(Armand-Augustin-Louis, duc de Vicence), officier général, ambassadeur, législateur et ministre, né à Caulaincourt (Aisne) le 9 décembre 1773, mort à Paris 19 février 1827 ; était en 1791, aide de camp de son père, destitué en 1792, comme noble et réintégré dans l’armée en l’an III avec le grade de capitaine, fit les campagnes du Rhin, fut promu colonel et blessé à Weinheim. Après la paix, Bonaparte l’envoya en Russie, comme agent diplomatique, auprès du tsar Alexandre, mais il échoua dans sa mission, revint en France, fut promu général de brigade, puis général de division. Le 11 pluviôse an XII, il fut fait grand officier de Légion d’honneur, devint grand écuyer, et fut envoyé à Saint-Pétersbourg comme ambassadeur, puis créé le 7 juin 1808, duc de Vicence. Il sollicita son rappel en 1811, quand il vit le refroidissement se produire entre les deux cours. A son retour, le 5 avril 1813, il fut nommé membre du Sénat conservateur, partit comme plénipotentiaire français auprès des rois coalisés, pendant la campagne de Saxe et signa l’armistice de Pleswitz le 4 juin 1813, fut ensuite nommé ministre des affaires étrangères en novembre de la même année, portefeuille qu’il reprit pendant les Cent-jours et fut nommé le 2 juin 1815, pair de France. Sous la Restauration, il se retira de la vie politique.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Caulaincourt sur Wikipedia

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL CAMBRONNE (1770-1842), COMTE D’EMPIRE

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Général Pierre Cambronne (1770-1842), Comte d’Empire

« La Garde meurt. Elle ne se rend pas. »

(Waterloo – 18 juin 1815)

Cambronne (Pierre-Jacques-Etienne), officier général et législateur, né à Nantes (Loire-Inférieure), le 26 décembre 1770, de « noble homme Pierre-Charles Cambronne, négociant, et de dame Françoise Adélaïde Druon », mort à Nantes le 29 janvier 1842 ; entra dans l’armée en 1792 comme grenadier dans le 1er bataillon de Maine-et-Loire, fit les campagnes de l’armée du Nord, à celles des Côtes de Brest, de Cherbourg et de l’Ouest, était capitaine de carabiniers en l’an III passa à l’armée de Rhin-et-Moselle, servit en l’an VI à celle d’Angleterre et en l’an VII à celle du Danube, fit partie en l’an XII et l’an XIII des troupes rassemblées au camp de Saint-Omer où il reçut la décoration de la Légion d’honneur, se signala plus tard à la bataille d’Iéna, fut fait officier de la Légion d’honneur et fit la campagne de Pologne ; partit pour l’Espagne, prit part à tous les combats de 1809, 1810, et 1812, fut promu colonel major du 3e régiment de voltigeurs de la garde, se montra très brave à la bataille de Hanau (octobre 1813) et fut nommé général de brigade. En 1814, Cambronne fut bléssé quatre fois, tant à Craonne que sous les murs de Paris ; puis il accompagna à l’Île d’Elbe l’Empereur déchu, revint avec lui en France, s’empara, le 5 mars 1815, du pont de la citadelle de Sisteron, et fu nommé, le 1er avril, grand officier de la Légion d’honneur ; fut créé comte de l’Empire et compris parmi les pairs de France. Le 18 juin 1815, à Mont-Saint-Jean, son régiment fut presque entièrement détruit. Entourés par les anglais et sommé de mettre bas les armes, les braves du 1er régiment de chasseurs à pied préférèrent une mort glorieuse et Cambronne tomba lui-même grièvement blessé. Le général anglais qui commandait leur cria : « Braves français, rendez-vous !… » Cambronne répondit : « M!….. » Fait prisonnier et conduit en Angleterre, il écrivit à Louis XVIII pour obtenir la permission de rentrer en France, et n’ayant pas reçu de réponse, il prit le parti de s’en passer ; il rentra fut arrêté et conduit à Paris, puis traduit devant le 1er conseil de guerre, prit pour défenseur Berryer qui, dans une émouvante plaidoirie, parvint à le faire acquitter ; il se retira à Nantes dans sa famille. Présenté un an après au duc d’Angoulème, ce dernier le fit réintégrer sur les contrôles de l’armée, fut décoré de l’ordre de Saint-Louis et créé vicomte par Louis XVIII et nommé au commandement de la 16e division militaire à Lille ; et fut admis à la retraite le 15 janvier 1823. La ville de Nantes lui éleva une statue.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Cambronne sur Wikipedia

septembre 16, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DROUOT (1774-1847), COMTE D’EMPIRE

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Général Antoine Drouot, Comte d’Empire (1774-1847)

Drouot, c’est la vertu.

Plein de charité et de religion, sa morale, sa probité et sa simplicité lui eussent fait honneur dans les plus beaux jours de la république romaine. ; il n’existait pas deux officiers dans le monde pareils à Murat pour la cavalerie et à Drouot pour l’artillerie.

(Napoléon Bonaparte)

Drouot (Antoine, Comte) officier général et législateur, né à Nancy (Meurthe), le 11 janvier 1774, de « Claude Drouot, boulanger, et de Anne Boyer » mort à Nancy le 24 mars 1847 ; embrassa la carrière militaire en 1793, fut nommé, le 1er juillet de la même année, second lieutenant au 1er régiment d’artillerie, envoyé à l’armée du Nord assista à la bataille de Fleurus, se battit à la Trebbia, puis passa à l’armée du Rhin et prit part à la bataille de Hohenlinden, fut fait membre de la Légion d’honneur en l’an XII et nommé colonel de la garde impériale, se distingua particulièrement à Wagram, et à la Moskowa, où il fut fait commandeur de la Légion d’honneur, il fut créé baron de l’Empire le 16 onctobre 1810, commanda en chef l’artillerie de la grande armée, à Lutzen, et à Bautzen, et fut promu général de brigade en janvier 1813, devint aide de camp de l’Empereur et passa général de division le 3 septembre de la même année, fut créé comte d’Empire le 22 mars 1814, suivit l’Empereur à l’Île d’Elbe, dont il devint gouverneur ; revint en France avec ce dernier et entra un des premiers à Paris. Le 2 juin 1815 il fut nommé pair de France, puis assista à la bataille de Waterloo. Compris dans l’ordre royal du 24 juillet 1815, il vit à Paris se constituer prisonnier, fut traduit devant un conseil de guerre sous l’inculpation de trahison et acquitté, pui se retira à Nancy. Le 6 janvier 1825, il fut mis à la retraite cille lieutenant général et Louis-Philippe le nomma pair de France le 19 novembre 1831. Il était devenu complètement aveugle quand il mourut dans sa ville natale en 1847.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DESAIX (1768-1800)

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Général Louis-Charles Desaix (1768-1800)

Desaix était dévoué, généreux, tourmenté par la passion de la gloire. Sa mort fut une de mes calamités ! Il était habile, vigilant, plein d’audace ; il comptait la fatigue pour rien, la mort pour moins encore.

(Napoléon Bonaparte)

Desaix de Veygoux (Louis-Charles Antoine), officier général, né au château d’Ayat (Puy-de-Dôme), le 17 août 1768, de « Gilbert-Antoine Desaix, seigneur de Veygoux, et de Amable de Beaufranchet » ; entra au collège d’Effiat le 18 octobre 1776, fut nommé en 1784, sous-lieutenant au régiment de Bretagne-infanterie, devint aide de camp de Mathieu Dumas, le 24 novembre 1791 et ensuite aide de camp de Broglie le 1er juin 1792. Il fut chargé de la défense de Worms en 1793, devint adjudant général, chef de bataillon le 20 mai 1793, contribua à la prise des lignes de Haguenau, fut promu général de brigade, puis devint le 29 vendemaire an II, général de division provisoire, et fut suspendu par Bouchotte comme parent d’émigré. Le 4 prairial an II, il repoussa les autrichiens à Weistheim. Il fut confirmé dans son grade de général de division le 13 fructidor, s’empara de de Franckendal le 18 vendemiaire an III et devint le commandant de la tête du pont de Kehl, qu’il défendit vaillamment. Dans une sortie qu’il fit, il y fut légèrement bléssé. Après la paix de Campo-Formio, Desaix fut nommé général en second de l’armée d’Angleterre et en prit le commandement en l’absence de Bonaparte. Desaix suivit ce dernier en Egypte, contribua à ses premiers succès et eut à combattre sans relâche Mourad-Bey. C’est Desaix qui, après le départ de Bonaparte, signa le traité d’El-Arich. De retour en France, il alla rejoindre le Premier Consul à l’armée d’Italie et obtint le commandement de deux divisions. Arrivé à Marengo par une marche forcée de dix lieues et malgré une artillerie qui jetait à la mort dans ses rangs, il se forma en colonnes par bataillon et tournant à droite, coupa entièrement l’aile gauche autrichienne. C’est dans ce moment décisif et glorieux que Desaix fut frappé d’une balle et expira le 25 prairial an VIII. Il avait sauvé la situation et on peut dire que le véritable vainqueur de Marengo fut Desaix.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DUROC (1772-1813), GRAND MARECHAL DU PALAIS, DUC DE FRIOUL

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Général Géraud Duroc, Grand Maréchal du Palais, duc de Frioul (1772-1813)

Duroc avait des passions vives, tendres et secrètes, qui répondaient peu à sa froideur extérieure. Duroc était pur et moral, tout à fait désintéressé pour recevoir, extrêmement généreux pour donner.

(Napoléon Bonaparte)

Duroc (Géraud-Christophe de Michel, Duc de Frioul), officier général et législateur, né à Pont-à-Mousson (Meurthe), le 25 octobre 1772, de « Géraud Pierre de Michel seigneur du Roc, Aldy, Le Mas, Viala, Aubard, et de Claude de Cabiron-Curières », tué à Reichembach (Saxe) le 23 mai 1813 ; était lieutenant en second d’artillerie le 1er juin 1793, fit les campagnes de la Révolution, en qualité d’aide de camp du général Lespinasse, puis devint aide camp de Bonaparte, se battit courageusement aux passages de l’Isonzo et des gorges de la Brenta (Frioul), fut nommé chef de bataillon, puis accompagna Bonaparte en Egypte, se trouva à la bataille de Salhieh, où il courut un grand danger, se fit encore remarquer aux sièges de Jaffa et de Saint-Jean-d’Acre et fut bléssé grièvement à la bataille d’Aboukir. Rentré en France avec Bonaparte, il le seconda dans son coup d’Etat de brumaire ; puis, fut promu général de brigade, partit en Italie et prit part à la bataille de Marengo. Il fut envoyé en mission à Berlin, à Vienne, à Stockholm et à Saint-Pétersbourg, nommé général de division en l’an XI, fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, grand officier le 25 prairial suivant et grand aigle le 25 prairial an XIII. Le 19 mars 1808, il fut créé duc de Frioul, prit une part glorieuse aux batailles de Wagram et d’Essling, puis fut nommé membre du Sénat conservateur, le 5 avril 1813. Il accompagna l’Empereur en Saxe et se battit à Lutzen et à Bautzen. Le 22 mai, à Wurtzen, il escortait l’Empereur qui descendait au galop un petit chemin creux, pour gagner une éminence d’où il pourrait juger l’effet de la charge des 14.000 cavaliers du général Latour-Maubourg dans la plaine de Reichenbach lorsqu’un boulet l’atteignit mortellement au bas ventre ; on le transporta dans une petite ferme, l’Empereur vint le voir et le trouva en pleine connaissance. Duroc prit la main de l’Empereur… « Toute ma vie, dit-il, a été consacrée à votre service et je ne la regrette que pour l’utilité dont elle pouvait être encore… J’ai vécu en honnête homme, je ne me reproche rien. Je laisse ma fille, votre Majesté lui servira de père. » Et voyant l’Empereur préoccupé, Duroc reprit : « Ah ! sire ! allez-vous en, ce spectacle vous peine !… » L’Empereur quitta le duc de Frioul, sans pouvoir lui dire autre chose que ces mots « Adieu… donc… mon ami. » Duroc expira peu après.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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