octobre 4, 2007

PIERRE-SIMON LAPLACE (1749-1827), COMTE D’EMPIRE

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Pierre-Simon Laplace (1749-1827), comte d’Empire

Géomètre de première catégorie, Laplace n’a pas tardé à se montrer un administrateur plus que médiocre ; de son premier travail nous avons immédiatement compris que nous nous étions trompés. Laplace ne traitait aucune question d’un bon point de vue : il cherchait des subtilités de partout, il avait seulement des idées problématiques et enfin il portait l’esprit de l’infiniment petit jusque dans l’administration.

(Napoléon Bonaparte)

Laplace (Pierre-Simon, marquis de), professeur, membre de l’Institut, législateur et ministre, né à Beaumont-en-Auge (Calvados), le 23 mars 1749, de « Pierre Laplace et de Marie-Anne Sochon », mort à Paris le 5 mars 1827 ; débuta comme professeur de mathématiques à l’Ecole Militaire ; fut admis à l’Académie des sciences en 1773, comme membre adjoint, et comme titualire en 1785 ; devint, sous la Révolution, en l’an II, professeur d’analyse aux écoles normales, puis membre et président du bureau des Longitudes ; était à cette époque très ardent républicain et adversaire de la dictature ; mais au 18 brumaire, il n’hésita cependant pas à se rallier à Bonaparte et fut nommé, le 3 nivôse an VIII, membre du Sénat conservateur, puis remplit pendant quelques jours, le poste de ministre de l’Intérieur, mais fut vite remplacé par Lucien Bonaparte ; devint vice-président du Sénat et chancelier en l’an XI, fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 vendemiaire an XII, grand officier le 25 prairial suivant, créé comte de l’Empire le 24 avril 1808 et vota, en avril 1814, la déchéance de l’Empereur. Louis XVIII, reconnaissant, le nomma pair de France, le 4 juin 1814. Le Marquis de Laplace se tint à l’écart pendant les Cent-Jours ; reprit, sous la seconde Restauration, son siège à la Chambre haute, vota la mort du maréchal Ney, entra à l’Académie des sciences à sa réorganisation, en 1816, devint membre de l’Académie française. On a de lui : Exposition du système du monde ; Théorie analytique des probabilités, etc.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Pierre-Simon Laplace sur Wikipedia

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août 18, 2007

JEAN-LOUIS LOMBARD – AUXONNE

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Jean-Louis Lombard (1723 -1794)

Jean-Louis Lombard était né à Strasbourg le 23 août 1723 ; professeur de mathématiques à l’école d’artillerie de Metz (3 mars 1748), passé en 1756 au Havre, envoyé le 28 mars 1759 à l’école d’artillerie d’Auxonne, détaché en 1776 à Strasbourg pour y travailler de concert avec Brackenhoffer à un nouveau Cours, il ne recevait de Du Teil et de La Mortière que compliments et éloges. Du Teil vantait les « peines extraordinaire » qu’il prenait, et le nommait un homme de mérite à tous égards, très savant, remplissant ses devoirs avec distinctions et zèle, donnant des soins particuliers aux élèves, s’apliquant aux opérations de pratiques, étayées de théorie sur laquelle il avait donné d’excellentes choses ». Et Monsieur de La Mortière confirmait cela par d’autres propos tout aussi flatteur « Monsieur Lombard professeur de mathématiques depuis 40 ans, possédant et remplissant son état avec la plus grande distinction… il a donné les plus grandes lumières sur le tir de bouches à feu et sur les tirs de ricochets : nous devons ces connaissances à son assiduité à ne pas manquer une seule Ecole de pratique où il explique d’ailleurs les effets théoriques et physiques. »

Au printemps 1788, Napoléon Bonaparte, alors lieutenant en Second au régiment de la Fère vient en garnison à Auxonne. Lombard sut très tôt percevoir les grandes capacités de son nouvel élève particulièrement studieux. Il aurait alors dit « ce jeune homme ira très loin », parole o’ combien prophétique.

Il s’est eteint le 1er avril 1794 à Auxonne de mort naturelle, soit un mois à peine après la tragique disparition de son ami le général Jean-Pierre du Teil, victime de la Terreur à Lyon.

(Notes et notices « enrichies » – La jeunesse de NapoléonArthur Chuquet)