février 17, 2008

MARECHAL BERNADOTTE (1763-1844)

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Maréchal Jean-Baptiste Bernadotte (1763-1844)

Il a manqué de me faire perdre la bataile d’Iéna ; il s’est médiocrement conduit à Wagram, il ne s’est pas trouvé à Eylau lorsqu’il aurait pu y être, et n’a pas fait à Austerlitz ce qu’il aurait pu faire.

Il était suédois en quelque sorte et n’a jamais promis que ce qu’il avait l’intention de tenir. Je puis l’accuser d’ingratitude, non de trahison.

Bernadotte est l’une de mes erreurs.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal BERNADOTTE (Jean-Baptiste Jules), général français, puis roi de Suède, né à Pau le 26 janvier 1763, mort à Stockholm en 1844. Il était fils d’un avocat, s’engagea à dix-sept ans dans le régiment de Royal-Marine, et n’était encore que sergent en 1789. Mais les événements lui donnèrent bientôt l’occasion de déployer ses talents. Colonel en 1792, il fut nommé général de brigade l’année suivante, sur la recommandation de Kléber, contribua à la glorieuse victoire de Fleurus (1794), où il commandait une division de l’armée de Sambre-et-Meuse, assista au passage du Rhin, près de Neuwied, s’empara d’Altorf, soutint la retraite de Gourdau, mais essuya une défaite en combattant contre l’archiduc Charles. En 1797, il passa à l’armée d’Italie, et, malgré quelques dissentiments de caractère et d’opinion avec Bonaparte, dont il avait pénétré les vues ambitieuses, il le seconda vaillamment au passage du Tagliamento, à Palmanova, à Gradisca s’empara de Trieste, fut chargé de porter au Directoire les drapeaux enlevés à l’ennemi, se prononça énergiquement pour le coup d’Etat du 18 fructidor, reçut l’ambassade de Vienne après le traité de Campo-Formio, et provoqua dans cette ville un mouvement populaire en arborant le drapeau tricolore à la porte de son hôtel. De retour à Paris, il se lia avec Joseph Bonaparte, dont il épousa la belle-sœur, Julie Clary, fille d’un négociant de Marseille, reçut en 1799 le commandement de l’armée d’observation du Bas-Rhin, bombarda Philipsbourg, prit Manheim, fit chasser de Francfort les agents de l’Autriche, et fut appelé au ministère de la guerre après l’épuration du Directoire (30 prairial). Dans ce département, il rendit des services réel , réorganisa la défense militaire, réprima les spoliations et introduisit d’importantes améliorations dans toutes les parties du service. Renversé par les intrigues de Sieyès, qui le trouvait trop démocrate, il vécut quelque temps dans la retraite, désapprouva formellement l’acte du 18 brumaire, et fut nommé par le gouvernement consulaire général en chef de l’armée d’Ouest, battit en plusieurs rencontres les royalistes et empêcha le débarquement des Anglais à Quiberon (1800). Disgracié un moment, il reçut cependant de nouveaux commandements et la dignité de maréchal de France en 1804. Plus tard, cet ancien général jacobin fut créé prince de Ponte-Gorvo ; mais le dissentiment ne continua pas moins d’exister au fond de ses relations avec le maître qui s’était imposé à la France. Sous l’Empire, son rôle militaire ne fut pas moins brillant que pendant les guerres de la Révolution. En 1805, il agit en Allemagne, occupa Wurtzbourg, rétablit dans Munich l’électeur de Bavière, allié de Napoléon, contribua à la mémorable victoire d’Austerlitz, fut vainqueur à Saafeld ; pendant la guerre contre la Prusse, emporta Hall, vainquit, avec Soult et Murat, le prince de Wurtemberg sous les murs de Lübeck, pénétra en Pologne après la capitulation de Magdebourg, battit les Russes près de Thorn, remporta une nouvelle victoire à Braumberg, commanda en 1808 dans la Fionie, le Jutland et les villes hanséatiques, et laissa dans ces contrées un honorable souvenir de son administration. En 1810, les états de Suède, sentant pour leur pays le besoin d’un guerrier et d’un administrateur, le proclamèrent prince royal de Suède et héritier présomptif de la couronne. Il partit sans vouloir asservir sa politique future aux plans de Napoléon, fut accueilli comme un fils par Charles XIII, qu’il entoura jusqu’à ses derniers jours de déférence et de soins affectueux. Dès ce moment il régna de fait, et la Suède n’eut qu’à s’applaudir de son choix. Mais les intérêts de sa patrie adoptive, les devoirs nouveaux que lui imposait sa position, les exigences despotiques de Napoléon, l’envahissement de la Poméranie et de l’île de Rugen par les troupes françaises, l’entraînèrent dans la coalition de 1812. Il essaya cependant de jouer le rôle de médiateur, et il écrivit à l’Empereur des lettres fort sensées pour l’engager à ne point s’opposer à la paix du continent. L’injustiflable agression du monarque français, ses menaces, ses injonctions insultantes, l’inintelligente hauteur avec laquelle il traita une nation qui eût pu lui être d’un secours inappréciable pour son expédition de Russie, portèrent leurs fruits. Le prince royal (Bernadotte) remporta sur Ney et Oudinot les victoires de Grossbeeren et de Dennewitz (1813), décida du succès de la bataille de Leipzig, mais ne prit aucune part à l’invasion de la France, pour laquelle il s’était fait promettre des souverains la conservation de ses limites naturelles. On a prétendu qu’alors il nourrissait l’espérance secrète d’être choisi pour remplacer Napoléon sur le trône. Malgré sa réserve prudente pendant la campagne de France, il fut mal accueilli à Paris ; lorsqu’il parut en 1814. A la mort de Charles XIII (1818), il fut proclamé roi de Suède et de Norvège, et prit le nom de Charles-Jean IV. Malgré la prédiction de Napoléon, il a conservé paisiblement le trône pendant vingt-cinq ans, jusqu’à la fin de sa vie, et put le transmettre à son fils Oscar. Son règne fut une ère de prospérité pour les Suédois , qui lui témoignèrent toujours un vif attachement. Il a relevé le pays qui l’avait adopté d’une décadence qui semblait irrémédiable. Commerce, agriculture, industrie, finances, marine, travaux publics, tout s’est ranimé par ses soins intelligents et son activité. On a publié en 1819 (Paris) sa Correspondance avec Napoléon, ainsi qu’un Recueil fr lettres, proclamations et discours (Stockholm, 1825).

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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septembre 22, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL BERNADOTTE (1763-1844), PRINCE DE PONTE-CORVO

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Maréchal Jean-Baptiste Bernadotte (1763-1844), prince de Pontecorvo

C’est lui qui a donné à nos ennemis la clef de notre politique, la tactique de nos armées ; c’est lui qui a montré le chemin du sol sacré. Vraiment dirait-il pour excuse qu’en acceptant le trône de Suède, il n’a plus dû n’être que suédois, excuse banale, bonne tout au plus pour la multitude et le vulgaire des ambitieux. Pour prendre femme on ne renonce point à sa mère, encore moins est-on tenu de lui percer le sein et de lui déchirer les entrailles.

(Napoléon Bonaparte)

Bernadotte (Jean-Baptiste-Jules), officier général, ambassadeur, ministre et roi, né à Pau (Basses-Pyrénées), le 26 janvier 1764, de « sieur Henry Bernadotte, procureur au sénéchal de Pau, et de la demoiselle Jeanne de Saint-Jean », mort à Stockholm (Suède) le 8 mars 1844 ; entra dans l’armée en 1780, comme simple soldat ; au moment de la Révolution, nous le trouvons sergent-major, monta de grade en grade rapidement, fut nommé colonel le 15 germinal an II et général de brigade le 11 messidor. Il prit part à la bataille de Fleurus, fut promu général de division le 1er brumaire an III, fit les campagnes du Rhin, se distingua à Mayence, à Neuhoff et à la prise d’Altorf. Il fit partie ensuite de l’armée d’Italie mais ses nombreux succès portèrent ombrage à Bonaparte, qui l’éloigna. Peu après un arrêté du Directoire le nomma ambassadeur à Vienne. Après le congrès de Rastadt, il accepta le commandement du corps d’observation du Bas-Rhin, fit bombarder Philipsbourg et prit la ville de Manheim. Le 15 messidor an VII, il fut nommé ministre de la guerre et y déploya une grande activité ; mais la majorité du Directoire n’aimait point Bernadotte, on le trouvait trop républicain, et son opposition à Bonaparte ne leur plaisait pas davantage. Il passe alors pour le général des néo-jacobins. Malgré cela, Bonaparte lui confie l’armée de l’Ouest après le 18 brumaire. Suite à la conspiration des « libelles », préparée par son chef d’état major le général Simon, il perd son commandement. Mais en raison de son mariage avec Désirée Clary (l’ancienne fiancée de Bonaparte), qui en fait le beau-frère de Joseph Bonaparte (marié à Julie Clary), il est toujours ménagé par le Premier Consul. Il est ainsi de la première promotion des maréchaux en 1804, créé prince de Ponte-Corvo en 1806. Sur le théâtre militaire, il ne se montre pourtant guère brillant, que cela soit à Austerlitz, Auerstaedt, Eylau, ou Wagram. Après sa piètre prestation lors de la campagne de 1809, Napoléon furieux, se décide à l’écarter. Il est alors mis à la tête duc corps d’observation placé au nord de l’Allemagne, établissant son quartier général à Hambourg. Le trône de Suède étant devenu vacant, la Diète l’offrit à Bernadotte ; cette nouvelle lui arriva à Paris en août 1810 et l’Empereur lui laissa toute latitude pour l’accepter ; celui-ci parti immédiatement, emportant avec lui 2 millions de francs et arriva à Elseneur le 19 octobre 1810, abjura le cathocisme, se présenta devant la Diète, préta serment comme prince royal de Suède et fut proclamé héritier du trône, sous le nom de Charles-Jean. Mais bientôt éclatèrent entre la France et la Suède des difficultés qui devaient appeler fatalement la guerre entre les deux nations. Le blocus continental fut cause de l’antagonisme entre l’Empereur et Bernadotte. Les puissances coalisées contre la France profitèrent de ce conflit et proposèrent à Bernadotte de faire rentrer la Suède dans la coalition. Après la bataille de Lutzen et l’armistice qui suivit cette bataille, Bernadotte, à la tête de 30.000 suédois, rejoignit l’armée alliée sous les murs de Berlin et, dans un combat, repoussa à Interbock le corps d’armée du maréchal Ney, et, en grande partie, ce fut encore à Bernadotte que l’on du d’être battu à Lepizig ; aussi le roi de Prusse l’embrassa-t-il sur la place de Leipzig en l’appelant son libérateur. Bernadotte accompagna les alliés à Paris, mais déçu dans ses projets personnels, il ne se mêla pas des affaires de la France pendant les Cent-Jours. Il fut définitivement proclamé roi de Suède, sous le nom de Charles-Jean XIV, le 5 février 1818. Il mourut d’une attaque d’apoplexie.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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