février 17, 2008

MARECHAL AUGEREAU (1757-1816)

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Le général Augerau lors de la bataille du pont d’Arcole le 15 novembre 1796

Il a vieilli vingt ans sous mes ordres, il n’a plus la même ardeur ; d’ailleurs il a eu des moyens militaires, mais jamais de génie ni d’éducation… Le vainqueur de Castiglione eût pu laisser un nom cher à la France ; mais elle réprouvera la mémoire du défectionnaire de Lyon, dont la trahison a fait tant de mal à la patrie.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal AUGEREAU (Pierre-François-Charles), duc de Castiglione, maréchal et pair, de France, fils d’un domestique et d’une fruitière du faubourg Saint-Marceau, à Paris, où il naquit en 1757. Il servit comme carabinier dans les troupes napolitaines jusqu’en 1787, et exerça ensuite à Naples la profession de maître d’escrime. Rentré en France en 1792, il s’engagea dans les armées de la République, et y parvint, en deux ou trois ans, au poste de général de division. De l’armée des Pyrénées il passa à celle d’Italie, où son intrépidité et ses talents militaires le placèrent au premier rang des généraux de cette époque. Après avoir forcé le pont de Lodi, défendu par une formidable artillerie, il s’empare de Castiglione et de Bologne, et termine cette campagne célèbre par la fameuse journée d’Arcole, où il partage avec Bonaparte l’honneur de la victoire. L’armée française paraissait hésiter devant l’artillerie des Autrichiens ; Augereau saisit un drapeau, s’élance sur le pont balayé par la mitraille, et vole au pas de charge en entraînant ses soldats sur l’ennemi, qui est culbuté malgré une résistance opiniâtre. Choisi par le général en chef, après le traité de Campo-Formio, pour porter à Paris les drapeaux enlevés aux Autrichiens, le Directoire lui fit don de celui dont il avait fait un si noble usage. Peu de temps après, il exécuta, de concert avec le gouvernement, le coup d’Etat du 18 fructidor, et arrêta de sa main Ramel et Pichegru. Toutefois, il fut cruellement déçu dans son espoir d’être porté au Directoire, et il en ressentit une vive irritation. Envoyé à l’armée du Rhin-et-Moselle, pour remplacer le général Hoche, qui venait de mourir, puis à Perpignan en qualité de commandant de la dixième division militaire, il considéra, peut-être avec raison, ces missions comme une sorte d’exil, et se fit nommer membre du conseil des Cinq-Cents par le département de la Haute-Garonne. Il arriva à Paris presque en même temps que Bonaparte, auquel il parut d’abord opposé, mais dont il se rapprocha après son triomphe au 18 brumaire, et qui lui donna le commandement de l’armée de Hollande. Dévoué au nouveau pouvoir, dévoué surtout à sa propre fortune, Augereau, lors de la proclamation de l’Empire, fut créé maréchal, grand-aigle de la Légion d’honneur et duc de Castiglione. Il prit la part la plus glorieuse à la bataille d’Iéna et à celle d’Eylau ; passa eu Espagne en 1809, où il éprouva quelques revers ; reçut un commandement dans la campagne de Russie, et fit des prodiges de valeur a la bataille de Leipzig. Toutefois, à l’arrivée de Louis XVIII, il se hâta de faire sa soumission au nouveau souverain, et en reçut le titre de pair avec le commandement de la quinzième division militaire. Pendant les Cent-Jours, il fit de vains efforts pour rentrer en faveur auprès de Napoléon, qui l’avait flétri comme traître dans sa première proclamation, à son retour de l’île d’Elbe. Les Bourbons revinrent, mais refusèrent ses services, et il se retira alors dans sa terre de la Houssaye où il mourut, en 1816, d’une hydropisie de poitrine. Soldat de fortune, Augereau avait de grands talents, une intrépidité irrésistible, de la décision, et des inspirations qui n’étaient qu’à lui ; mais il se décourageait facilement, même au mïlieu de la victoire. Son caractère, d’ailleurs, ne fut pas toujours honorable. Outre sa versatilité, l’histoire lui reproche encore ses dilapidations ; toute l’armée connaissait les fourgons d’Augereau. Napoléon, à Sainte-Hélène, a porté sur Augereau le jugement suivant : « Augereau, tout au rebours de Masséna, était fatigué et comme découragé par la victoire même ; il en avait toujours assez. Sa taille, ses manières, ses paroles, lui donnaient l’air d’un bravache, ce qu’il était loin d’être quand il se trouva gorgé d’honneurs et de richesses, lesquelles d’ailleurs il s’adjugeait de toutes mains et de toutes les manières… Il était incapable de se conduire ; il n’avait point d’instruction ; peu d’étendue dans l’esprit, peu d’éducation ; mais il maintenait l’ordre et la discipline parmi ses soldats, et en était aimé. Il divisait bien ses colonnes, plaçait bien ses réserves, se battait avec intrépidité ; mais tout cela ne durait qu’un jour : vainqueur ou vaincu, il était le plus souvent découragé le soir, soit que cela tînt à la nature de son caractère, ou au peu de calcul et de pénétration de son. esprit. » Augereau avait un frère, officier de mérite, qui devint baron, lieutenant général, et chevalier de Saint-Louis à la Restauration.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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septembre 21, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL AUGEREAU (1757-1816), DUC DE CASTIGLIONE

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Maréchal Pierre Augereau (1757-1816), duc de Castiglione

Jadis il était brave. Je n’oublierai jamais l’affaire de Castiglione. Son courage, ses vertus premières l’avaient élevé très haut hors de la foule. Les honneurs, les dignités, la fortune l’y avaient replongé.

(Napoléon Bonaparte)

Augereau (Pierre-François-Charles), officier général et législateur, né à Paris le 21 octobre 1757, de « Pierre Augereau, domestique et Marie-Joseph Kresline », mort à la Houssaye (Seine-et-Marne) le 12 janvier 1816 ; s’enrola en 1774 dans le régiment de Clarke-irlandais, entra en 1777 comme dragon dans le régiment d’Antin, servit quelques temps le roi de Naples pour l’instruction de ses troupes, mais ses opinions révolutionnaires le firent rentrer en France en 1792, se distnigua par son intrépidité et fut nommé le 6 vendemiaire an II, adjudant général, ensuite envoyé à l’armée des Pyrénées où il fut promu général de brigade (3 nivôse an II). Envoyé à l’armée d’Italie, il s’empara de Millesimo le 23 germinal an III, fit prisonnier le général autrichien Provera, prit à la ête de ses grenadiers le pont de Lodi, s’empara ensuite de Castiglione et de Bologne, se dinstingua particulièrement au pont d’Arcole, où, saisissant un drapeau, il s’élança sur l’ennemi et entraîna par son exemple les troupes en face d’une artillerie formidable. De retour à Paris, après cette brillante campagne, il fut chargé par le Directoire de la besogne du 18 fructidor, où il empoigna lui-même le général Pichegru au collet. En l’an V, il remplaça à l’armée du Rhin-et-Moselle le général Hoche qui venait de mourir et le 27 germinal an VII, fut élu député de la Haute-Garonne au conseil des Cinq-Cents ; se montra d’abord indépendant, mais finit par se rallier à Bonaparte après son 18 brumaire. Ce dernier l’envoya prendre le commandement de l’armée franco-batave en Hollande, où il contribua à la victoire de Hohenlinden. De retour en France et fatigué, Augereau se reposa quelques années dans ses terres de la Houssaye. Il assita au sacre de Napoléon et fut nommé maréchal de France et chef de la 15e cohorte de la Légion d’honneur (29 floréal an XII). Il fit les campagne d’Autriche, de Prusse et d’Espagne, et le 26 octobre 1806, s’empara de Berlin. Le 19 mars 1808, il fut créé duc de Castiglione. Envoyé en Espagne, il força Girone à capituler, essuya un échec, en avril 1810, et fut forcé de battre en retraite sur Barcelone ; rappelé par l’Empereur et disgrâcié momentanément, il reprit le commandement du 11e corps à Berlin, en 1812 ; se trouva à Leipzig où il se battit comme un lion. En 1814, chargé de la défense de Lyon, il délia l’armée de ses serments, à la nouvelle de l’abdication de l’Empereur, « qui, disait-il dans sa proclamation, après avoir immolé des millions de victimes à sa cruelle ambition, n’a pas su mourir en soldat ». Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis et pair de France. Au retour de l‘île d’Elbe, il tenta de revenir à l’Empereur en conviant à ses soldats de se rallier aux aigles immortelles de Napoléon, qui seules conduisent à l’honneur et à la victoire ; mais, n’ayant pas été agréé par ce dernier, qui ne lui pardonnait pas d’avoir livré Lyon aux ennemis et se voyant également abandonné de Louis XVIII, il se retira dans ses terres de la Houssaye, et y mourut d’une hydropisie de poitrine.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Liens : Maréchal Pierre-François-Charles Augereau – Maréchal Augereau sur Wikipedia