mars 2, 2008

MARECHAL PONIATOWSKI (1763-1813)

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Prince Jozef Poniatoski (1763-1813), maréchal de France, “Le Bayard Polonais”

Le vrai roi de Pologne, c’était Poniatowski ; il réunissait tous les titres, et il en avait tous les talents.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal PONIATOWSKI (le prince Joseph), général polonais et maréchal de France, né à Varsovie en 1763, mort près de Leipzig en 1813. C’est le plus illustre des membres de cette famille et celui qui a le plus contribué à rendre la cause polonaise populaire en France. Sa bravoure chevaleresque lui fit donner le surnom de Bayard polonais, et notre grand poète Béranger lui a consacré une de ses odes immortelles. Il était neveu du roi Stanislas-Auguste et fils d’André Poniatowski, né en 1735, mort en 1773, qui, ayant été nommé ambassadeur de Pologne à Vienne en 1764, prit peu après du service dans l’armée de Marie-Thérèse et reçut le grade de lieutenant général d’artillerie. Le prince Joseph fit ses premières armes dans l’armée autrichienne, au service de Joseph II, et se distingua dans la guerre contre les Turcs (1787), rentra dans sa patrie en et s’occupa de la réorganisation de l’armée polonaise. Pendant la guerre de 1792 contre les Russes, on lui confia la défense des points les plus importants de la Pologne et le commandement de l’armée du Midi. Il remporta de brillants avantages à Zielenka et à Dublenka ; mais sa déférence aux ordres contradictoires de son oncle, le roi Stanislas, lui donna une apparence d’indécision qui mécontenta ses compatriotes. Cependant, après que le roi eut accédé à la confédération de Targowitz, prélude du partage de la Pologne, il donna sa démission et se retira à l’étranger. L’insurrection polonaise de 1794 le ramena dans le camp des patriotes ; il s’enrôla comme simple volontaire sous les drapeaux de Kosciusko, reçut le commandement d’une division, s’illustra par la défense de Powonski et rendit de grands services pendant les deux sièges de Varsovie. On sait quelle fut l’issue désastreuse de cette lutte ; désespérant presque de sa patrie et de ses destinées, Poniatowski se retira à Vienne et refusa noblement les offres brillantes de Catherine II. L’entrée des Français en Pologne, après la bataille d’Iéna (1806), lui fit confier par le roi de Prusse le gouvernement de Varsovie, qui fut bientôt après occupée par Murat. Après quelques hésitations, Poniatowski suivit l’impulsion générale de la nation polonaise, embrassa le parti des Français, fut nommé ministre de la guerre du gouvernement provisoire établi à Varsovie, organisa l’armée polonaise avec une rapidité et une habileté qui lui méritèrent les éloges de tous les généraux français, et servit fidèlement depuis lors la cause de la France, confondue avec celle de sa patrie. A la suite du traité de Tilsit (1807), par lequel fut établi le grand-duché de Varsovie, le prince Joseph conserva le ministère de la guerre et reçut le titre de généralissime, néanmoins sa position fut des plus difficiles. Napoléon venait de traiter la Pologne en véritable pays conquis ; il avait laissé dans ce pays 80.000 hommes, qu’il s’agissait de nourrir, de vêtir, et avait imposé aux Polonais d’autres conditions onéreuses ; d’un autre côté, les troupes françaises commettaient de grands désordres. Heureusement, le maréchal Davout arriva à Varsovie avec le titre de gouverneur du duché, mit un terme à l’arbitraire, aux exactions, et la situation du prince Poniatowski devint moins pénible. Pour protéger Varsovie, il fortifia le faubourg de Praga, Modlin, Serock, Thorn, Czenstochowa, etc., et réussit à former une année de douze régiments d’infanterie, de seize de cavalerie, avec un parc d’artillerie convenable. Mais Napoléon dissémina ces excellentes troupes en Espagne, en Saxe, de sorte que, lorsque la guerre éclata entre l’Autriche et Napoléon en 1809, Poniatowski n’avait plus sous ses ordres que 8.000 hommes quand l’archiduc Ferdinand envahit la duché de Varsovie avec 40.000 combattants. Un conseil de guerre réuni pour délibérer sur les moyens de défense se prononça pour qu’on battît en retraite ; mais le prince Joseph fut d’un avis contraire. Il se couvrit de gloire en défendant avec une poignée de braves le village de Raszin contre l’armée de l’archiduc Ferdinand, empêcha par ce fait d’armes la prise de Varsovie et repoussa les Autrichiens en soulevant contre eux la Galicie. Lorsque la paix fut signée (1809), il reprit le portefeuille de la guerre, s’occupa de fonder des établissements militaires, qui manquaient à l’armée polonaise, une maison d’invalides, des écoles du génie et de l’artillerie, un hôpital militaire, augmenta considérablement les fortifications des places les plus importantes et réorganisa l’armée. Bien que, par le traité de Vienne (1809), Napoléon eût rendu à l’Autriche toute l’ancienne Galicie, que les Polonais avaient reconquise pendant la campagne précédente, bien qu’il eût cédé l’arrondissement de Tarnopol à la Russie, qu’il continuât à envoyer des troupes polonaises en Espagne, Poniatowski et ses compatriotes espéraient toujours que l’Empereur comprendrait la nécessité de rétablir la Pologne dans son intégrité, dans l’intérêt même de sa politique, et, dans cet espoir, ils supportaient tout, se montraient toujours prêts à tous les sacrifices. Lorsque éclata la guerre entre la France et la Russie, Poniatowski put fournir à l’Empereur une armée de 100.000 hommes. « Mais, dit L. Chodzko, au grand regret du prince, la majeure partie de cette armée lui fut enlevée pour être répartie dans différents corps de l’armée napoléonienne, comme avant-garde et comme interprètes. Il ne lui resta bientôt que 30.000 hommes, qui formèrent le cinquième corps, placé d’abord sous les ordres de Jérôme Bonaparte. Après le départ de ce dernier, il lui succéda dans le commandement et forma constamment l’extrême droite de la grande armée. » Vainement Poniatowski, qui connaissait le pays, ses ressources, son esprit, qui savait que les populations polono-ruthéniennes étaient prêtes à se soulever pour leur indépendance, que leur pays offrait d’inappréciables ressources pour servir, en cas de revers, de refuge à la grande armée, vainement le prince donna à Napoléon les plus utiles et les plus sages conseils, Napoléon ne voulut point l’entendre et commit faute sur faute. Le prince Joseph ne se conduisit pas moins, pendant toute cette funeste campagne, de la façon la plus glorieuse. Il se signala notamment par une héroïque valeur à Smolensk, à la Moskowa, à Tscherikovo, entra un des premiers à Moscou, combattit, pendant la retraite, à Malo-Yaroslavitz, à Voronovo, reçut ensuite une grave blessure, gagna Varsovie et de là Cracovie (février 1813). Bien que vivement sollicité par ses compatriotes, qui avaient perdu toute confiance en Napoléon, d’abandonner ce dernier, il refusa, rejoignit avec un corps d’armée l’Empereur en Saxe et concourut à la prise de Gabel, de Friedland, de Reichberg. A la bataille de Leipzig, son héroïsme le fit nommer sur le champ de bataille maréchal de France (16 octobre 1813). Sans décliner cet honneur, il en fut affecté et dit à quelques-uns de ses compatriotes, qui étaient venus le complimenter : « Je suis fier d’être le chef des Polonais. Quand on a le titre unique et supérieur au maréchalat, celui de généralissime des Polonais, tout autre ne saurait convenir, par ailleurs, ma mort approche ; je veux mourir comme général polonais, et non comme maréchal de France. » Trois jours après, chargé de protéger la retraite et n’ayant avec lui qu’un petit nombre de soldats, il contint les colonnes ennemies jusque sur les bords de l’Elster ; là, pressé par des forces supérieures, ne pouvant traverser le fleuve, dont les Français avaient détruit les ponts, couvert de blessures, il refusa néanmoins de se rendre, poussa son cheval dans l’Elster et essaya de le traverser à la nage ; mais il se noya dans le trajet (1813). Sa mort fut pleurée non-seulement par sa patrie, qu’il avait aimée avec passion, mais encore par la France, qu’il avait si vaillamment et si fidèlement servie. Son corps, retrouvé seulement le 24 octobre, fut embaumé, porté à Varsovie, puis à Cracovie et déposé près du tombeau de Kosciusko. Ce vaillant et brillant général joignait à une belle figure un port noble et majestueux, des manières pleines d’affabilité et de grâce. – II ne se maria point, mais il eut de Mme Czosnowska un fils, Joseph Poniatowski, né en 1809, que sa tante paternelle, la comtesse Tyszkiewicz, adopta en qui se fit naturaliser Français et fit les campagnes de Morée, de Pologne (1831) et d’Algérie, où il mourut en 1855.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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février 27, 2008

MARECHAL MACDONALD (1765-1840)

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Maréchal Macdonald (1765-1840), duc de Tarente

Je ne suis pas assez riche pour récompenser vos divers services. Je vois maintenant comme on m’avait trompé sur votre compte ! Maréchal, donnez-moi la main et embrassez-moi.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal MACDONALD (Jacques-Etienne-Joseph-Alexandre), duc de Tarente, maréchal et pair de France, né à Sedan en 1765, d’une famille écossaise venue en France à la suite des Stuarts, mort en 1840. Il fit ses premières armes dans le régiment irlandais de Dillon, pendant la campagne de Hollande en 1784, et conquit le grade d’officier, qui lui fut conservé par la République. Fait capitaine après la bataille de Jemmapes, où il se distingua particulièrement il parcourut rapidement les autres grades jusqu à celui de colonel. Bientôt nommé général de brigade (1795), et commandant en cette qualité à l’avant-garde de l’armée du Nord sous Pichegru, il poursuivit, depuis Valenciennes jusqu’au delà de l’Ems, les Anglais commandés par le duc d’York, passa le Wahal sur la glace, sous le feu des batteries ennemies, et fit prisonnière la flotta hollandaise (1795). Ce fait d’armes, unique dans l’histoire, lui valut sa nomination au grade de général de division (1796). Après avoir servi en Allemagne et en Italie, le général Macdonald fut nommé gouverneur de Rome et des Etats de l’Eglise (1798). A l’approche de Mack, il évacua Rome et fut attaqué à Otricoli. Le général ennemi, dont l’armée était de 80.000 hommes fut battu et mis en déroute par 25.000 Français réunis sous les ordres de Championnet, et dont Macdonald commandait le principal corps. Devenu général en chef de l’armée des Alpes après l’arrestation de Championnet (1799), Macdonald achevait de soumettre le royaume de Naples, lorsque les avantages remportés par Souvarov dans la haute Italie l’obligèrent à évacuer les Etats napolitains. Il traversa la Toscane, alors qu’on le croyait cerné, et culbuta l’ennemi, puis disputa pendant trois jours à Souvarov la victoire de la Trebbia (juin 1799), et parvint à opérer, près de Gènes, sa jonction avec Moreau. A la suite de cette campagne, qui l’avait placé si haut dans l’estime publique, il fut employé à l’intérieur et eut le tort grave d’aider puissamment Bonaparte lors du funeste coup d’Etat du 18 brumaire. Après la bataille de Marengo, il reçut le commandement de l’armée des Grisons, eut à vaincre mille obstacles pour parvenir jusqu’au Splügen et chassa les Autrichiens de poste en poste sur une ligne de 60 lieues de montagnes (1801). Peu après, Macdonald fut envoyé comme ministre plénipotentiaire au Danemark, où il resta jusqu’en 1803. Disgracié lors de l’affaire de Moreau, dont il prit la défense, ce ne fut qu’en 1809 qu’il reprit du service. Mis alors à la tète d’une division en Italie, il passa l’Isonzo, chassa les Autrichiens de la position de Goritz, concourut à la victoire de Raab, et rejoignit Napoléon près de Vienne. A Wagram, sur le champ de bataille, il fut fait maréchal pour avoir décidé le succès de la journée en enfonçant le centre de l’armée ennemie, que protégeaient 200 pièces de canon, et à son retour à Paris il reçut le titre de duc de Tarente (1810). Envoyé ensuite en Catalogne, il s’empara de la place de Figuières (1811), payant partout de sa personne. Dans la campagne de Russie, il eut le commandement du 10e corps. Il passa le Niémen à Tilsitt, s’empara de Dunabourg et occupa la ligne de Riga. Après avoir, pendant près d’un mois, livré sous cette ville de sanglants combats, le 10e corps fut obligé de se replier par suite des désastres de la grande armée. Le 13 décembre 1813, Macdonald était abandonné devant l’ennemi par les Prussiens du général York, placés sous ses ordres, et cependant il soutenait vigoureusement les attaques des Russes, et faisait sa retraite sans être entamé. En 1813, ayant rencontré ces mêmes Prussiens du général York, il les battit à Mersebourg. A Lutzen, à Bautzen et à Leipzig, il se conduisit glorieusement ; plus heureux que Poniatowski, il traversa l’Elster à la nage. Il eut encore part à la victoire de Hanau, où les Français écrasèrent une partie des troupes germaniques qui venaient de les trahir. Pendant la campagne de 1814, il soutint sa grande renommée militaire, et suivit Napoléon à Fontainebleau. Aussitôt après l’acte d’abdication, il donna son adhésion au nouvel ordre de choses, et il accepta la pairie le 4 juin 1814. Au retour de l’île d’Elbe, le duc de Tarente. quitta Paris avec Louis XVIII dans la nuit du 19 au 20 mars 1815 et, après l’avoir accompagné jusqu’à Menin, il revint à Paris, refusa de servir l’Empereur, et fit son service dans la garde nationale comme simple grenadier. Enfin, après Waterloo, il reçut la mission de licencier l’armée de la Loire ; il fut nommé peu de temps après grand chancelier de la Légion d’honneur, dignité qu’il conserva jusqu’en 1831. Les honneurs de tout genre dont le combla le gouvernement de la Restauration ne l’empêchèrent pas de faire preuve, à la Chambre des pairs, d’une réelle indépendance. Après la Révolution de 1830, comme sa santé s’était sensiblement affaiblie, il se retira dans sa terre de Courcelles, où il resta presque constamment jusqu’à sa mort. Il s’était marié trois fois. De sa dernière femme, Mlle de Bourgoing, il eut un fils, qui hérita de son titre et fut, sous le second Empire, chambellan et membre du Corps législatif.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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novembre 17, 2007

BATAILLE DE LEIPZIG (1813)

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Napoléon et le maréchal Jozef Poniatowski lors de la bataille de Leipzig (appelée aussi bataille des Nations)

Si à Leipzig j’avais eu 30 000 coups de canon le 18 au soir, je serais aujourd’hui le maître du monde.

(Napoléon Bonaparte)

Leipzig (Bataille de). Le 18 octobre 1813, eut lieu cette terrible bataille, entre les alliés, forts de 300.000 hommes, et les Français forts de 130.000 hommes. Le gain fut incertain, mais la position était intenable, l’armée française dut battre en retraite sur le Rhin. C’est dans cette « bataille des Nations » que la plus noire des trahisons fut commise : le corps saxon, qui faisait partie du corps d’armée de Durutte, déserta en masse et tourna ses 40 pièces de canon contre les régiments qui étaient sous les ordres de ce général. C’est cette désertion qui rendit incertaine l’issue de la bataille. Le résultat des pertes fut évalué pour les alliés à 60.000 hommes et pour les Français à 30.000 hommes. Les généraux de division et de brigade Friederichs, E. Bertrand, Bachelet d’Amville, Camus, Ferrière, Cochon, Couloumy, Maury, Montmarie, Pellegrin, Richemont, et Vial y furent tués. Enfin, le maréchal Poniatowski, fidèle à l’Empereur jusqu’à la mort, se noya en traversant l’Elster au terme de la bataille pour ne pas être fait prisonnier par l’ennemi. Leipzig est une ville d’Allemagne, dans le royaume de Saxe, chef-lieu du cercle du même nom, située à 102 kms de Dresde.

(Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Bataille de Leipzig sur Wikipedia

octobre 29, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL BERTRAND (1773-1844), COMTE D’EMPIRE

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J’ai dit que le général Bertrand était l’homme de la vertu, je n’ai rien dit de trop ; sa réputation est faite.

(Napoléon Bonaparte)

Bertrand (Henri-Gatien, comte), officier général et législateur, né à Chateauroux (Indre), le 28 mars 1773, de « Henri Bertrand, maître particulier des eaux et forêts au bailliage de Châteauroux et de Marie-Antoinette Boucher », mort le 31 janvier 1844 ; entra dans l’armée sous la Révolution, débuta comme élève sous-lieutenant à l’école du génie (septembre 1793) et en sortit lieutenant (brumaire an III) ; partit en Egypte comme capitaine, fut fait chef de brigade (prairial an VIII) promu général de brigade le 19 fructidor de la même année, devint membre de la Légion d’honneur (frimaire an XII) et officier du même ordre, le 25 prairial suivant, prit part à la bataille d’Austerlitz, à celle de Friedland et prépara le passage du Danube, qui précéda la bataille de Wagram. Le 9 avril 1811, Bertrand fut nomé gouverneur géénral des Provinces illyriennes. En 1813, il se trouva à Leipzig, puis fut nommé grand-maréchal du Palais en remplacement de Duroc qui venait d’être tué quelques mois plus tôt. Il revint ensuite à Paris, fut nommé, le 16 janvier 1814 aide-major général de la garde nationale et de l’armée de Paris ; de retour de l’île d’Elbe avec l’Empereur, celui-ci le nomma pair de France. A l’avènement des Bourbons, Bertrand, fidèle quand même à Napoléon définitivement tombé, poussa le dévouement jusqu’à l’accompagner à Sainte-Hélène, et ne voulut pas le quitter. Le 7 mars 1816, il avait été condamné à mort par contumace. Après la mort de l’Empereur en 1821, il revint en France, et, par une ordonnance de Louis XVIII, fut réintégré dans tous ses grades, et se retira dans ses domaines de l’Indre. Après la Révolution de 1830, Bertrand fut élu député de l’opposition par l’arrondissement de Châteauroux. Il siégea au centre-gauche et vota pour la liberté de la presse. N’ayant pas été réélu en 1834, il renonça à la vie politique et mourut en 1844.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Bertrand sur Wikipedia

octobre 10, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MOUTON (1770-1838), COMTE DE LOBAU

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Général Georges Mouton (1770-1838), comte de Lobau

Mon Mouton, c’est un lion.

(Napoléon Bonaparte)

Mouton (Georges, comte de Lobau), pair des Cent-Jours, député de Lunéville de 1828 à 1834 ; né à Phalsbourg (Meuthe) le 21 février 1770, mort à Paris le 27 novembre 1838 ; fils de monsieur Joseph Mouton, propriétaire et conseiller de l’hôtel de ville, et de Catherine Charpentier » ; s’engagea comme simple soldat en 1792 dan la Légion de la Meurthe, gagna ses premiers grades à l’armée du Rhin et suivit Championnet à l’armée d’Italie, où il fit la campagne de 1798-99. Il concourut, en 1800, sous Masséna, à la défense de Gênes, il y fut grièvement blessé. L’Empereur se l’attacha comme aide de camp et le fit général de brigade. Il le suivit en Pologne, fut encore blessé à Friedland et, après, nommé général de division. Il se distingua en Espagne en 1808, puis l’année se battit à Eckmühl, à Essling, et à Wagram, où il se signala à son ordinaire. Son titre de comte de Lobau en témoigne. Enfin il accompagna l’Empereur en Russie (1812). Mais il fut fait prisonnier en 1813, à Dresde, lors de la bataille de Leipzig. Il ne revint qu’en 1814, après la première abdication de Napoléon. Au retour de l’île d’Elbe, celui-ci le nomma pair de France. A Waterloo, Mouton, après des prodiges de valeur et de savoir militaire, fut fait une seconde fois prisonnier et conduit en Angleterre ; de là il passa en Belgique, comme exilé de France, et y resta jusqu’en 1818.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Mouton sur Wikipedia

septembre 25, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL PONIATOWSKI (1763-1813)

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Prince Jozef Poinatiowski (1763-1813)

Il était un homme de noble caractère, rempli d’honneur et de bravoure. J’avais l’intention de le faire roi de Pologne si mon expédition de Russie était heureuse.

(Napoléon Bonaparte)

Poniatowski (Jozef, prince polonais), surnommé le “Bayard polonais”, neveu du dernier roi élu de Pologne (Stanisłas Auguste Poniatowski) et fils d’un feld-maréchal autrichien, Colonel au service des autrichiens, il rejoint son oncle devenu roi de Pologne. Stanislas Auguste lui confie alors le commandement de l’armée polonaise d’Ukraine avec laquelle il combat les Russes en 1792, et, après la Confédération de Targowitz, il quitte l’armée suivi des meilleurs officiers. En 1794, il s’engage en tant que simple soldat dans l’armée de libération de Kosciusko pour l’indépendance de la Pologne avant l’ultime partage de 1795. Gouverneur de Varsovie sous la domination prussienne, il se rallie à Napoléon en 1806 et devient ministre de la Guerre du gouvernement provisoire. Il pense que l’Empereur est la seule chance pour la Pologne de retrouver son indépendance et son territoire. Généralissime du duché de Varsovie en 1808, il défend les frontières contre les Autrichiens et les repoussa en 1809. Il reforme l’armée polonaise, et rejoint Napoléon en Saxe en juillet 1813. Il se couvre de gloire à la tête du corps polonais dans les campagnes de Russie et d’Allemagne en 1812 et 1813, de sorte qu’il est fait maréchal de France le 16 octobre 1813. Il se noie en voulant traverser à cheval l’Elster à l’issue de la bataille de Leipzig, le 19 octobre 1813.

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septembre 23, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL MACDONALD (1765-1840), DUC DE TARENTE

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Maréchal Etienne Macdonald (1765-1840), duc de Tarente

Il ne m’aime pas, mais c’est un homme d’honneur qui a des sentiments élevés et sur lequel je peux, je crois, pouvoir compter.

(Napoléon Bonaparte)

Macdonald ((Etienne-Jacques-Joseph-Alexandre, duc de Tarente), officier général et législateur, né à Sedan (Ardennes), le 17 novembre 1765, de « Neill-Etienne Macdonald, ancien officier au régiment écossais, et d’Alexandrine Genant », mort à Choisy-le-Roy (Seine) le 25 septembre 1840 ; fit partie, de 1784 à 1786, de la légion de Maillebois au service de Hollande, comme lieutenant ; il était devenu, en novembre 1792, chef de bataillon au 94e régiment, et, bien que presque tous les officiers de son régiment eussent émigré, il était resté en France et fut attaché à l’Etat-major de Beurnonville, puis à celui de Dumouriez ; il se battit à Jemmapes et fut promu peu après colonel du 94e régiment, devint général de brigade, et contribua, en cette qualité, à la prise de la flotte hollandaise ; puis le 8 frimaire an III, fut nommé général de division, passa à l’armée du Rhin, ensuite à celle d’Italie, et devint gouverneur de Rome en l’an VI. Macdonald aida puissamment Championnet à envahir le royaume de Naples er contribua à la prise de Padoue. Après l’arrestation de Championnet, Macdonald prit le commandement de l’armée, rentra peu après en France, par suite de mauvaise santé, et aida Bonaparte dans son coup d’Etat de brumaire. Il assista à la bataille de Marengo et devint général en chef de l’armée de réserve (6 fructidor an VIII) ; fut chargé d’une mission extraordinaire au Danemark, et, à son retour, fut fait grand officier de la Légion d’honneur (25 prairial an XII). Mais ayant eu la malencontreuse idée de défendre Moreau, il tomba en disgrâce et resta sans commandement jusqu’en 1809. Au moment de la campagne du Danube, il s’empara de Laybach, et finit par faire sa jonction avec l’Empereur près de Vienne. A Wagram, il fut intrépide, enfonça le centre et l’ennemi et fut blessé à la jambe. Au grand quartier impérial où on l’amena, Napoléon l’embrassa, et lui dit : « Oublions le passé, soyons amis ! Je vous fais maréchal et duc, vous l’avez mérité. » – « Oh ! sire, s’écria Macdonald, désormais entre nous c’est à la vie, à la mort » ; et le 7 juillet 1809, il reçut son bâton de maréchal, et le titre de duc de Tarente le 9 décembre suivant. En avril 1810, après avoir été nommé gouverneur de Gratz, il prit le commandement du corps d’Augereau en Espagne, s’empara de Fignières en 1811, et, au moment de l’expédition de Russie, le commandement du 10e corps lui fut confié. En Saxe, en 1813, il fut mis à la tête du 11e corps, battit les Prussiens à Mersebourg, se battit bravement à Lutzen et à Bautzen, mais il se laissa battre en Silésie par Blücher. A Leipzig, où il combattit come un lion, il se trouvait de l’autre côté du pont de l’Elster lorsque ce pont sauta, mais il put se sauver à la nage. Il se distingua ensuite à Hanau, rentra bientôt en France où il se vit dans la nécessité de resister aux attaques de Blücher, principalement à Nangis (17 février 1814). Le 11 avril, il fut chargé de porter, avec Caulaincourt, aux souverain alliés, l’acte d’abdication de l’Empereur et fut le dernier des maréchaux à adhérer à la déchéance. Louis XVIII le fit chevalier de Saint-Louis (2 juin) et pair de France (4 juin), puis gouverneur de la 21e division militaire. Au retour de l‘île d’Elbe ; il refusa tout emploi et servit comme simple grenadier dans la garde nationale. Nommé grand chancelier de la Légion d’honneur, il conserva ce poste jusqu’en 1831. A Sainte-Hélène, Napoléon, parlant de Macdonald, dit de lui : « Macdonald avait une grande loyauté. »

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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