octobre 29, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL BERTRAND (1773-1844), COMTE D’EMPIRE

Posted in Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , à 4:45 par napoleonbonaparte

J’ai dit que le général Bertrand était l’homme de la vertu, je n’ai rien dit de trop ; sa réputation est faite.

(Napoléon Bonaparte)

Bertrand (Henri-Gatien, comte), officier général et législateur, né à Chateauroux (Indre), le 28 mars 1773, de « Henri Bertrand, maître particulier des eaux et forêts au bailliage de Châteauroux et de Marie-Antoinette Boucher », mort le 31 janvier 1844 ; entra dans l’armée sous la Révolution, débuta comme élève sous-lieutenant à l’école du génie (septembre 1793) et en sortit lieutenant (brumaire an III) ; partit en Egypte comme capitaine, fut fait chef de brigade (prairial an VIII) promu général de brigade le 19 fructidor de la même année, devint membre de la Légion d’honneur (frimaire an XII) et officier du même ordre, le 25 prairial suivant, prit part à la bataille d’Austerlitz, à celle de Friedland et prépara le passage du Danube, qui précéda la bataille de Wagram. Le 9 avril 1811, Bertrand fut nomé gouverneur géénral des Provinces illyriennes. En 1813, il se trouva à Leipzig, puis fut nommé grand-maréchal du Palais en remplacement de Duroc qui venait d’être tué quelques mois plus tôt. Il revint ensuite à Paris, fut nommé, le 16 janvier 1814 aide-major général de la garde nationale et de l’armée de Paris ; de retour de l’île d’Elbe avec l’Empereur, celui-ci le nomma pair de France. A l’avènement des Bourbons, Bertrand, fidèle quand même à Napoléon définitivement tombé, poussa le dévouement jusqu’à l’accompagner à Sainte-Hélène, et ne voulut pas le quitter. Le 7 mars 1816, il avait été condamné à mort par contumace. Après la mort de l’Empereur en 1821, il revint en France, et, par une ordonnance de Louis XVIII, fut réintégré dans tous ses grades, et se retira dans ses domaines de l’Indre. Après la Révolution de 1830, Bertrand fut élu député de l’opposition par l’arrondissement de Châteauroux. Il siégea au centre-gauche et vota pour la liberté de la presse. N’ayant pas été réélu en 1834, il renonça à la vie politique et mourut en 1844.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Bertrand sur Wikipedia

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septembre 16, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DUROC (1772-1813), GRAND MARECHAL DU PALAIS, DUC DE FRIOUL

Posted in Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , à 5:33 par napoleonbonaparte

Général Géraud Duroc, Grand Maréchal du Palais, duc de Frioul (1772-1813)

Duroc avait des passions vives, tendres et secrètes, qui répondaient peu à sa froideur extérieure. Duroc était pur et moral, tout à fait désintéressé pour recevoir, extrêmement généreux pour donner.

(Napoléon Bonaparte)

Duroc (Géraud-Christophe de Michel, Duc de Frioul), officier général et législateur, né à Pont-à-Mousson (Meurthe), le 25 octobre 1772, de « Géraud Pierre de Michel seigneur du Roc, Aldy, Le Mas, Viala, Aubard, et de Claude de Cabiron-Curières », tué à Reichembach (Saxe) le 23 mai 1813 ; était lieutenant en second d’artillerie le 1er juin 1793, fit les campagnes de la Révolution, en qualité d’aide de camp du général Lespinasse, puis devint aide camp de Bonaparte, se battit courageusement aux passages de l’Isonzo et des gorges de la Brenta (Frioul), fut nommé chef de bataillon, puis accompagna Bonaparte en Egypte, se trouva à la bataille de Salhieh, où il courut un grand danger, se fit encore remarquer aux sièges de Jaffa et de Saint-Jean-d’Acre et fut bléssé grièvement à la bataille d’Aboukir. Rentré en France avec Bonaparte, il le seconda dans son coup d’Etat de brumaire ; puis, fut promu général de brigade, partit en Italie et prit part à la bataille de Marengo. Il fut envoyé en mission à Berlin, à Vienne, à Stockholm et à Saint-Pétersbourg, nommé général de division en l’an XI, fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, grand officier le 25 prairial suivant et grand aigle le 25 prairial an XIII. Le 19 mars 1808, il fut créé duc de Frioul, prit une part glorieuse aux batailles de Wagram et d’Essling, puis fut nommé membre du Sénat conservateur, le 5 avril 1813. Il accompagna l’Empereur en Saxe et se battit à Lutzen et à Bautzen. Le 22 mai, à Wurtzen, il escortait l’Empereur qui descendait au galop un petit chemin creux, pour gagner une éminence d’où il pourrait juger l’effet de la charge des 14.000 cavaliers du général Latour-Maubourg dans la plaine de Reichenbach lorsqu’un boulet l’atteignit mortellement au bas ventre ; on le transporta dans une petite ferme, l’Empereur vint le voir et le trouva en pleine connaissance. Duroc prit la main de l’Empereur… « Toute ma vie, dit-il, a été consacrée à votre service et je ne la regrette que pour l’utilité dont elle pouvait être encore… J’ai vécu en honnête homme, je ne me reproche rien. Je laisse ma fille, votre Majesté lui servira de père. » Et voyant l’Empereur préoccupé, Duroc reprit : « Ah ! sire ! allez-vous en, ce spectacle vous peine !… » L’Empereur quitta le duc de Frioul, sans pouvoir lui dire autre chose que ces mots « Adieu… donc… mon ami. » Duroc expira peu après.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Duroc sur Wikipedia