septembre 19, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL KLEBER (1753-1800)

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Général Jean-Baptiste Kléber (1753-1800)

La mort de Kléber fut une perte irréparable pour la France et pour moi. C’était un homme doué des talents les plus brillants et de la plus grande bravoure.

(Napoléon Bonaparte)

Kléber (Jean-Baptiste), officier général né à Strasbourg (Bas-Rhin), le 9 mars 1753 de « Jean-Nicolas Kléber, tailleur de pierre, et de Renée Borget », assassiné au Caire (Egypte) le 14 juin 1800 ; débuta dans l’armée autrichienne en 1776 et y servit jusqu’en 1783 ; donna sa démission et revint dans le Bas-Rhin ; devint le 8 janvier 1792, adjudant major dans le 4e bataillon du Haut-Rhin et parvint, en mai de la même année, lieutenant-colonel en deuxième du même bataillon, assista au siège de Mayence où il se distingua d’une façon brillante et fut nommé chef de brigade, le 17 août 1793, et c’est en cette qualité qu’il passa en Vendée avec la garnison de Mayence, y montra un courage extraordinaire et fut blessé au fameux combat de Torfou, à la tête des grenadiers d’avant-garde, fut ensuite envoyé à l’armée du Nord ; puis à celle de Sambre-et-Meuse ; fut un des vainqueurs de Fleurus où il commandait l’aile gauche de l’armée française, s’y distingua par sa grande habileté. Il fut promu, le 9 floréal an II, général de division et seconda énergiquement le général en chef Jourdan dans sa campagne de l’an IV et contribua pour une large part à ses succès ; remporta personnellement de brillants avantages, fit abandonner la position d’Ukerath à l’ennemi et livra bataille à Altenkirchen, où il resta vainqueur, continua ses succès en prenant Koemigshoffen et Bamberg, puis, le commandement en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse lui fut confié, passa au même titre à l’armée dite d’Angleterre, puis suivit Bonaparte en Egypte, et fut blessé, à la première attaque à Alexandrie ; marcha ensuite en Syrie, commanda le corps d’observation pendant le siège d’Acre et l’arrière-garde au moment de la retraite, et fut pourvu du commandement en chef de l’armée d’Egypte lors du départ de Bonaparte pour la France, battit successivement Mourad-Bey, et le grand vizir, et quoique dénué de tout, sans argent, sans secours, sans renfort, il parvint, par une tactique admirable, à conserver l’honneur la gloire de l’armée française et s’immortalisa lui-même. Il gagna la fameuse bataille d’Héliopolis avec une poignée d’hommes, fit le siège du Caire révolté, repris la ville et se trouva dans une belle situation. Le 14 juin, après avoir passé, dans l’île de Raoudach, la revue de la légion grecque, il vint au Caire voir les préparatifs que l’on faisait à sa maison, il fut frappé mortellement par plusieurs coups de poignard par un Turc nommé Soleyman. Cette perte fut irréparable, car l’armée perdait un de ses meilleurs généraux, et comme Hoche et Marceau, Kléber fut pleuré par les républicains et les patriotes !

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Kléber sur Wikipedia

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