février 23, 2008

MARECHAL MORTIER (1768-1835)

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EDouard-Adolphe-Casimir-Joseph Mortier (1768-1835), duc de Trévise, alors capitaine au 1er bataillon du Nord (1792)

Le duc de Trévise est un brave homme mais sa femme le mène.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal MORTIER ( Edouard-Adolphe-Casimir-Joseph), duc de Trévise, maréchal de France, né au Cateau-Cambrésis en 1768, mort en 1835. Fils d’Antoine-Charles-Joseph Mortier, député aux états généraux, il fut destiné à la carrière commerciale ; mais ses goûts le portant vers le métier des armes, il venait d’obtenir une sous-lieutenance dans un régiment de carabiniers, lorsque ses compatriotes le nommèrent capitaine du 1er bataillon des volontaires du Nord. Mortier fit ses premières armes à l’affaire de Quiévrain (28 avril 1792), assista à la bataille de Jemmapes et, conquit le grade d’adjudant général à la bataille d’Hondschoote (1793). Blessé près de Maubeuge, il se rétablit rapidement et combattit de nouveau à Mons, à Bruxelles, à Louvain. Sous les ordres de Kléber, au siège de Maëstricht, il fit capituler le fort Saint-Pierre. En il commandait les avant-postes de l’armée de Sambre-et-Meuse, lorsqu’il se signala par un fait d’armes dont le résultat fut de rejeter les Autrichiens au delà de l’Acher et de contraindre le prince de Wurtemberg à quitter ses positions après avoir subi de sérieuses pertes. Quelques semaines plus tard (juillet 1796), il s’emparait de Giessen, de Gemunden, de Schweinfurt et obligeait le général Wartensleben à quitter Wurtzbourg. Après le combat d’Hirscheid, où il se conduisit brillamment, il reçut le commandement de la cavalerie et, au mois de décembre 1796, il négocia la reddition de Mayence aux Français. Nommé général de division en 1799, il servit, cette année, dans l’armée d’Helvétie et prit, en 1800, le commandement de la 16e division militaire, dont, le siège était Paris. En 1803, il fut chargé de la conquête du Hanovre. Parti de Nimègue le 15 avril 1803, il contraignit le feld-maréchal Walmoden à signer, le 2 juin de la même année, une capitulation qui rendait la France maîtresse de tout l’électorat. Nommé, à son retour, commandant de l’artillerie de la garde consulaire, compris dans la première promotion de maréchaux en 1804, mis à la tête d’un corps d’armée dans la campagne de 1805, il s’illustra par un des plus beaux faits d’armes de cette campagne : entouré par 30.000 Russes et n’ayant sous la main que 4.000 hommes, il attendit que l’ennemi s’engageât dans un passage étroit, situé près de Leoben, où l’on ne pouvait tenir que huit de front, et attaqua alors cette formidable colonne. Il résistait depuis plusieurs heures, lorsqu’il fut heureusement secouru. En 1806, il occupa toutes les places de l’électorat de Hesse-Cassel, puis se dirigea vers le Hanovre et entra le 19 novembre à Hambourg. Peu après, il vint mettre le siège devant Stralsund occupé par toutes les troupes suédoises. Le petit nombre de soldats dont il disposait ne lui permit pas de s’emparer de cette place ; toutefois, quelques semaines plus tard (avril 1807), après avoir battu les Suédois à Ancklam, il concluait avec le général d’Essen un armistice, aux termes duquel les îles d’Usedom et de Wolgaast recevaient une garnison française. Au mois de juin de la même année, il commandait à la bataille de Friedland l’aile gauche de l’armée et s’y distinguait par son courage et ses talents militaires. A la paix de Tilsit (21 juin 1807), il fut nommé gouverneur général de la Silésie et reçut, avec le titre de duc de Trévise, une dotation de 100.000 francs de rente. Passé en Espagne l’année suivante, il coopéra au siège der Saragosse, gagna les batailles d’Ocana (18 novembre 1809) et de Gébora (19 février 1811). En Russie, il fut laissé le dernier dans Moscou, au moment de la retraite, et fut chargé de faire sauter le Kremlin. Pendant la retraite de Russie, il reçut, après la bataille de Krasnoë (18 novembre 1812), le commandement de l’arrière-garde. Arrivé à Francfort-sur-le-Mein vers la fin de 1812, il réorganisa ses troupes et combattit encore à Bautzen, à Dresde, à Leipzig. Le 11 janvier 1814, il était à Langres et disputait pied à pied le terrain aux armées coalisées. Lors de la défense de Paris, il occupa la plaine Saint-Denis, reçut le choc des alliés et, sommé de capituler, il refusa. Après la suspension d’armes signée par le duc de Raguse, il se retira près de Corbeil avec ses troupes et, de là, envoya son adhésion au gouvernement de Louis XVIII. Au retour de l’île d’Elbe, il quitta Lille, où il se trouvait à cette époque comme commissaire extraordinaire, chargé de l’inspection de la 16e division militaire et revint à Paris, où Bonaparte lui confia le commandement de toutes les places de l’Est. Après les Cent-Jours, le maréchal Mortier rentra en grâce auprès de Louis XVIII. Il fit partie, en du conseil de guerre qui refusa de juger le maréchal Ney, fut nommé, en 1816, gouverneur de la 15e division militaire et, choisi pour député par les électeurs du département du Nord, il devint, cette, même année, membre de la Chambre des députés, et reçut un siège à la Chambre des pairs en 1819. Nommé ambassadeur à Saint-Pétersbourg, après la Révolution de 1830, le duc de Trévise devint ensuite grand chancelier de la Légion d’honneur (1831), puis ministre de la guerre et président du conseil (18 novembre 1834-12 mars 1835). Il tomba aux côtés de Louis-Philippe, pendant la revue passée en l’honneur des journées de Juillet, frappé mortellement par les projectiles de la machine Fieschi.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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février 17, 2008

MARECHAL BESSIERES (1768-1813)

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Maréchal Jean-Baptiste Bessières (1768-1813), duc d’Istrie

Le duc d’Istrie est mort de la plus belle mort, sans souffrir. Il laisse une réputation sans tache : c’est le plus bel héritage qu’il ait pu laisser à ses enfants.

Les hommes de 1815 n’étaient pas les mêmes que ceux de 1792. Les généraux craignaient tout… J’aurais eu besoin d’un commandant de la garde ; si j’avais eu Bessières à Waterloo, ma garde aurait décidé de la victoire. Il était d’une bravoure froide, calme au milieu du feu ; il avait de très bons yeux, il était fort habitué aux manoeuvres de cavalerie. Plein de vigueur mais prudent et circonspect. On le verra dans toutes les grandes batailles rendre les plus grands services. Il avait en moins ce que Murat avait en trop.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal BESSIÈRES (Jean-Baptiste), duc d’Istrie, maréchal de l’empire, colonel général de la garde impériale, grand-aigle de la Légion d’honneur, l’un des plus habiles lieutenants de Napoléon, né à Prayssac (Lot) en 1768, mort en 1813. Il servit d’abord dans la garde constitutionnelle de Louis XVI, et passa en 1792 dans l’armée des Pyrénées, où il s’éleva rapidement au grade de capitaine. Envoyé ensuite à l’armée d’Italie, pour servir sous Bonaparte, il se fit remarquer par des actions d’éclat qui lui valurent le commandement des Guides, destinés à devenir le noyau de la garde impériale. En Egypte, il déploya les mêmes talents et la même intrépidité, et prit une part glorieuse au siège de Saint-Jean d’Acre ainsi qu’à la bataille d’Aboukir. A Marengo, il décida la retraite des Autrichiens par une admirable charge de cavalerie. A Austerlitz, à léna, à Friedland, à Eylau, partout son intelligence et sa valeur brillante justifièrent la confiance de l’empereur. En Espagne, il gagna les batailles de Médina del Rio-Secco, de Burgos et de Somo-Sierra, puis passa à la grande armée d’Allemagne où il reçut le commandement de la cavalerie de la garde. Il se signala de nouveau à Essling et a Wagram ; commanda, en remplacement de Bernadotte, l’armée chargée de soumettre Flessingue, fut mis à la tète de la garde et d’un corps de cavalerie, lors de l’expédition de Russie, et se fit remarquer par son âme intrépide et son dévouement pendant la désastreuse retraite qui suivit cette campagne. Appelé, en 1813, au commandement en chef de toute la cavalerie de l’armée, il fut tué d’un coup de canon, comme Turenne, lorsqu’il allait reconnaître la position de l’ennemi, la veille de la bataille de Lutzen (1er mai 1813). Bessières était un homme de guerres de premier ordre, et, ce qui est rare à toutes les époques, d’une probité et d’un désintéressement a toute épreuve. Il avait été nommé maréchal de France en 1804 et créé duc d’Istrie en 1809. On lui a élevé une statue à Prayssac en 1845.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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septembre 26, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL MORTIER (1768-1835), DUC DE TREVISE

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Maréchal Adople-Edouard Mortier (1768-1835), duc de Trévise

Mortier m’a fait du mal en quittant le commandement de la Garde à Beaumont pendant la campagne de Waterloo ; il connaissait tout ce corps. Ce sera sûrement la faute de Mortier, à qui l’on aura écrit de Paris que le Corps législatif conspirait.

(Napoléon Bonaparte)

Mortier (Adolphe-Edouard-Casimir-Joseph, duc de Trévise), né à cateau-Cambrésis (Nord) le 13 février 1768, mort à Paris le 28 juillet 1835 ; fils de « Antoine-Charles-Joseph Mortier et de Anne-Josèphe Bonnaire » ; sous-lieutenant des carabiniers en 1791, capitaine au 1er bataillon du Nord en 1791, adjudant général (16 octobre 1793), général de division en 1799, s’empara du Hanovre ; maréchal de France en 1804, mis à la tête d’un corps d’armée en 1805 ; s’y couvrit de gloire près de Léoben. Il assista à Friedland, et à la paix de Tilsitt (21 juin 1807), il fut nommé gouverneur général de la Silésie, reçut une dotation de 100.000 francs de rente avec le titre de duc de Trévise. En 1808, il prit le commandement du 5e corps en Espagne, si distingua au siège de Saragosse, battit 60.0000 espagnols à Ocana le 18 novembre 1809 avec des troupes deux fois moins nombreuses. En 1812, lors de la campagne de Russie, Napoléon lui confia le commandement de la jeune garde, le nomma ensuite gouverneur du Kremlin. Lors de la terrible retraite, il fut attaqué à la Bérézina et sauva les débris de la grande armée avec le maréchal Ney. Il prit part à la campagne de 1813, se battant à Lutzen, Bautzen, Dresde, et Leipzig. En 1814 il lutta vaillament pendant la campagne de France contre les alliés près de Langres, puis autour de Paris. Après l’abdication de l’Empereur, il se rallia à Louis XVIII, qui le fit chevalier de Saint-Louis et pair de France. Il reprit du service au Cent-Jours mais dut quitter la campagne pour des raisons de santé avant la bataille de Waterloo. Membre du Conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney il se déclara incompétent. Bien plus tard, il fut ministre de la guerre de Louis-Philippe ; il périt par l’explosion de la machine de Fieschi, sur le boulevard du Temple.

(Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du dr Robinet)

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septembre 20, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL BESSIERES (1768-1813), DUC D’ISTRIE

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Maréchal Jean-Baptiste Bessières (1768-1813), duc d’Istrie

Ce maréchal, qu’on peut à juste titre nommer brave et juste, était recommandable autant par son coup d’oeil militaire et par sa grande expérience de l’arme de la cavalerie que par ses qualités civiles et son attachement à l’Empereur. Bessières a vécu comme Bayard et il est mort comme Turenne.

(Napoléon Bonaparte)

Bessières (Jean-Baptiste, duc d’Istrie), maréchal de France, né à Prayssac, (Lot), le 6 août 1768, de « M. Maturin Bessières, chirurgien et de demoiselle Antoinette Lemory, mariés », tué près de Rippach (Saxe) le 1er mai 1813 ; entra au service le 1er novembre 1792, dans la légion des Pyrénées, devint rapidement capitaine, fit partie de l’expédition d’Italie, se distingua à Rivoli, devint commandant des guides de Bonaparte, contribua peu de temps aptrès à la victoire de Roveredo, partit avec Bonaparte en Egypte et fut promu général de Brigade le 10 juillet 1800. Très fidèle à son frère d’arme Bonaparte, il contribua quelque peu à la réussite du coup d’Etat de brumaire, et devint général de division le 13 septembre 1802, commanda ensuite les guides à cheval de la garde des consuls et obtint d’être nommé maréchal de France le 19 mai 1804, eut ensuite un commandement à l’armée d’Allemagne, se battit avec courage à Austerlitz où il chargea à la tête de la garde impériale et enleva une grande partie de l’artillerie ennemie. L’année suivante, il montra la même valeur à Iéna, contre les Prussiens, et se couvrit de gloire à Eylau en 1807. Créé duc d’Istrie, il fit ensuite partie du corps d’occupation en Espagne. Revenu en France, il présida le collège électoral de la Haute-Garonne, fit la campagne de Saxe en 1813, et mourut le 1er mai près de Rippach, la veile de la bataille de Lutzen.

(Extrait du dictionnaire sur l’Empire et la Révolution du Dr Robinet)

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septembre 17, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL CAMBRONNE (1770-1842), COMTE D’EMPIRE

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Général Pierre Cambronne (1770-1842), Comte d’Empire

« La Garde meurt. Elle ne se rend pas. »

(Waterloo – 18 juin 1815)

Cambronne (Pierre-Jacques-Etienne), officier général et législateur, né à Nantes (Loire-Inférieure), le 26 décembre 1770, de « noble homme Pierre-Charles Cambronne, négociant, et de dame Françoise Adélaïde Druon », mort à Nantes le 29 janvier 1842 ; entra dans l’armée en 1792 comme grenadier dans le 1er bataillon de Maine-et-Loire, fit les campagnes de l’armée du Nord, à celles des Côtes de Brest, de Cherbourg et de l’Ouest, était capitaine de carabiniers en l’an III passa à l’armée de Rhin-et-Moselle, servit en l’an VI à celle d’Angleterre et en l’an VII à celle du Danube, fit partie en l’an XII et l’an XIII des troupes rassemblées au camp de Saint-Omer où il reçut la décoration de la Légion d’honneur, se signala plus tard à la bataille d’Iéna, fut fait officier de la Légion d’honneur et fit la campagne de Pologne ; partit pour l’Espagne, prit part à tous les combats de 1809, 1810, et 1812, fut promu colonel major du 3e régiment de voltigeurs de la garde, se montra très brave à la bataille de Hanau (octobre 1813) et fut nommé général de brigade. En 1814, Cambronne fut bléssé quatre fois, tant à Craonne que sous les murs de Paris ; puis il accompagna à l’Île d’Elbe l’Empereur déchu, revint avec lui en France, s’empara, le 5 mars 1815, du pont de la citadelle de Sisteron, et fu nommé, le 1er avril, grand officier de la Légion d’honneur ; fut créé comte de l’Empire et compris parmi les pairs de France. Le 18 juin 1815, à Mont-Saint-Jean, son régiment fut presque entièrement détruit. Entourés par les anglais et sommé de mettre bas les armes, les braves du 1er régiment de chasseurs à pied préférèrent une mort glorieuse et Cambronne tomba lui-même grièvement blessé. Le général anglais qui commandait leur cria : « Braves français, rendez-vous !… » Cambronne répondit : « M!….. » Fait prisonnier et conduit en Angleterre, il écrivit à Louis XVIII pour obtenir la permission de rentrer en France, et n’ayant pas reçu de réponse, il prit le parti de s’en passer ; il rentra fut arrêté et conduit à Paris, puis traduit devant le 1er conseil de guerre, prit pour défenseur Berryer qui, dans une émouvante plaidoirie, parvint à le faire acquitter ; il se retira à Nantes dans sa famille. Présenté un an après au duc d’Angoulème, ce dernier le fit réintégrer sur les contrôles de l’armée, fut décoré de l’ordre de Saint-Louis et créé vicomte par Louis XVIII et nommé au commandement de la 16e division militaire à Lille ; et fut admis à la retraite le 15 janvier 1823. La ville de Nantes lui éleva une statue.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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septembre 16, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DROUOT (1774-1847), COMTE D’EMPIRE

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Général Antoine Drouot, Comte d’Empire (1774-1847)

Drouot, c’est la vertu.

Plein de charité et de religion, sa morale, sa probité et sa simplicité lui eussent fait honneur dans les plus beaux jours de la république romaine. ; il n’existait pas deux officiers dans le monde pareils à Murat pour la cavalerie et à Drouot pour l’artillerie.

(Napoléon Bonaparte)

Drouot (Antoine, Comte) officier général et législateur, né à Nancy (Meurthe), le 11 janvier 1774, de « Claude Drouot, boulanger, et de Anne Boyer » mort à Nancy le 24 mars 1847 ; embrassa la carrière militaire en 1793, fut nommé, le 1er juillet de la même année, second lieutenant au 1er régiment d’artillerie, envoyé à l’armée du Nord assista à la bataille de Fleurus, se battit à la Trebbia, puis passa à l’armée du Rhin et prit part à la bataille de Hohenlinden, fut fait membre de la Légion d’honneur en l’an XII et nommé colonel de la garde impériale, se distingua particulièrement à Wagram, et à la Moskowa, où il fut fait commandeur de la Légion d’honneur, il fut créé baron de l’Empire le 16 onctobre 1810, commanda en chef l’artillerie de la grande armée, à Lutzen, et à Bautzen, et fut promu général de brigade en janvier 1813, devint aide de camp de l’Empereur et passa général de division le 3 septembre de la même année, fut créé comte d’Empire le 22 mars 1814, suivit l’Empereur à l’Île d’Elbe, dont il devint gouverneur ; revint en France avec ce dernier et entra un des premiers à Paris. Le 2 juin 1815 il fut nommé pair de France, puis assista à la bataille de Waterloo. Compris dans l’ordre royal du 24 juillet 1815, il vit à Paris se constituer prisonnier, fut traduit devant un conseil de guerre sous l’inculpation de trahison et acquitté, pui se retira à Nancy. Le 6 janvier 1825, il fut mis à la retraite cille lieutenant général et Louis-Philippe le nomma pair de France le 19 novembre 1831. Il était devenu complètement aveugle quand il mourut dans sa ville natale en 1847.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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