août 19, 2009

LE MYSTERE DE LA GRANDE PYRAMIDE – BLAKE ET MORTIMER – EDGAR PIERRE JACOBS

Posted in Blake et Mortimer, LES CLASSIQUES DE LA BANDE DESSINEE, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , à 9:28 par napoleonbonaparte

La deuxième aventure de Blake et Mortimer est sans doute la plus aboutie des huit histoires élaborées par Edgar Pierre Jacobs pour cette série phare de la BD franco-belge. Publiée dans le Journal Tintin au début des années 50, elle confirme le succès et la prédominance de l’ancien collaborateur de Hergé, ainsi devenu son principal rival au sein du prestigieux illustré.

le-mystere-de-la-grande-pyramide - Le papyrus de Manéthon Le mystère de la grande pyramide - La chambre d'Horu

Jacobs fut contraint de se rapprocher du style « ligne claire » de Tintin et Milou par Hergé qui dirigeait d’une main de fer la direction artistique de l’hebdomadaire (pour le meilleur en règle générale). Jalousant Jacobs, il ne manquait aucune occasion de le persécuter ce qui ne pouvait qu’accentuer une tendance paranoïaque pré-existente chez son ancien collaborateur. Pour autant Jacobs n’en réussit pas moins à adapter son dessin et à livrer son chef d’oeuvre le plus abouti : un dyptique  dont le scénario avait été élaboré en amont et avait fait l’objet de recherches documentaires autrement plus sérieuses que pour Le Secret de l’Espadon. Passionné par l’Egypte et bien assisté par son discret ami Jacques Van Melkebeke, Jacobs continua donc de faire les beaux jours du magazine entre 1950 et 1953, période pendant laquelle furent publiées la centaines de planche somptueuses qui composent Le Mystère de la Grande Pyramide. Cette aventure connut une prolongation sous forme d’albums aux Editions du Lombard (tome 1 en 1954 et tome 2 en 1955). Sa suprématie sur le Journal Tintin devait se poursuivre encore quelques années puisqu’il enchaîna sur La Marque Jaune avant de dessiner L’Enigme de l’Atlantide et enfin  S.o.s Météores. Les trois dernières aventures de Blake et Mortimer conçues dans les années 60 s’avèrent très en deça des premiers titres de cette série désormais mythique.

Lien : Les Aventures de Blake et Mortimer

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décembre 13, 2007

JEAN-ANTOINE CHAPTAL (1756-1832), COMTE DE CHANTELOUP

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Jean-Antoine Chaptal (1756-1832), comte de Chanteloup

Qu’appelez-vous « jardins anglais » ? Il n’y a que des mauvais Français qui aient pu en faire honneur à l’Angleterre. Apprenez donc que le nom de « jardins français » est le seul qui puisse convenir, et que ce nom de « jardins anglais » ne vienne plus fatiguer mon oreille.

[s’adressant à Chaptal]

(Napoléon Bonaparte)

Chaptal (Jean-Antoine, comte de Chanteloup). Chimiste, professeur, conseiller d’Etat, ministre et législateur, né à Nojaret (Lozère) le 4 juin 1756, mort à Paris le 29 juillet 1832 ; fut reçu docteur en 1777 et pourvu d’une chaire de chimie à l’école de médecine de Montpelier. Quand la Révolution éclata, il en adopta d’abord les principes, puis ayant pris la défense des Girondins, fut arrêté après le 31 mai 1793, mais relâché presque aussitôt. Appelé à Paris par le comité de Salut public, il fut nommé directeur des ateliers de salpêtre de Grenelle, puis professeur à l’ Ecole polytechnique et devint membre de l’Institut le 2 brumaire an IV. Après le 18 brumaire il se rallia à Bonaparte, qui le nomma conseiller d’Etat, puis ministre de l’intérieur par intérim le 15 brumaire an IX, en remplacement de Lucien Bonaparte, démissionaire, et enfin ministre titulaire le 1er pluviose suivant. Il donna sa démission le 20 thermidor an XII, fut fait membre de la Légion d’honneur le 9 vendemiaire an XII et grand officier le 25 prairial suivant. Le 19 thermidor de la même année, il entra au Sénat conservateur et fut créé comte de Chanteloup le 26 avril 1808. En 1814, il adhéra à la déchéance de l’Empereur, puis au retour de l’‘île d’Elbe, fut nommé directeur général du commerce et des manufactures le 31 mars 1815, ministre d’Etat le 18 avril et enfin pair des Cent-Jours le 2 juin. Louis XVIII, dès son retour, le raya de la Chambre des pairs, mais il fut renommé le 5 mars 1819. Après 1830 il prèta serment à Louis-Philippe et siégea jusqu’à sa mort dans la chambre haute.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Jean-Antoine Chaptal sur Wikipedia

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GASPARD MONGE (1746-1818), COMTE DE PELUSE

Posted in Dignitaires civils, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , à 7:51 par napoleonbonaparte

Gaspard Monge (1746-1818), Comte de Peluse

Monge était le plus doux, le plus faible des hommes, et n’aurait pas laissé tuer un poulet s’il eut fallu en faire l’exécution lui-même, ou seulement devant lui. Ce forcené républicain, à ce qu’il croyait, avait pourtant un espèce de culte pour moi, c’était de l’adoration : il m’aimait comme on aime sa maîtresse.

(Napoléon Bonaparte)

Monge (Gaspard, comte de Peluse). Savant illustre, fondateur de la Géométrie descriptive, et homme politique ordinaire, né à Beaune (Côte d’Or) le 10 mai 1746, mort à Paris, de chagrin et de fatigue (crise d’apoplexie), le 28 juillet 1818 ; fils de « Jacques Monge, marchand forain, et de Jeanne Rousseau » ; professeur à l’école d’artillerie de Mézières avant la Révolution, Monge avait d’abord été mis en relation avec les savants les plus illustres de cette époque, Lavoisier, D’Alembert, Condorcet, et il était devenu en même temps correspondant de l’Académie des Sciences et professeur de physique en Lycée. Après le 10 août 1792, il fut nommé ministre de la marine par la Convention, sur la proposition de Condorcet, et resta jusqu’au 10 avril 1793 professeur à l’Ecole normale et membre de l’Institut jusqu’en l’an V. Il fut l’un des fondateurs de l’Ecole polytechnique où il devint aussi professeur.

Au sortir du ministère de la marine, Monge fut dénoncé aux Jacobins comme transfuge politique ; républicain éclairé et patriote fervent, il n’eut pas de peine à se justifier et jura de continuer de servir avec dévouement la chose publique. Il tint parole avec ses amis Berthollet, Vandermonde et autres ; il fut autrement plus utile comme directeur des travaux relatifs à la défense nationale que comme ministre : perfectionnement des alliages métalliques pour l’artillerie, surtout du fer et de l’acier ; extraction de salpêtre ; multiplication des fonderies et foreries de canons, etc, etc. Guyton-Morveau, Carnot, Fourcroy, Prieur, s’associèrent à lui pour ce grand oeuvre, dans cet immense et patriotique labeur, à ces prodiges de l’activité et de l’industrie dirigées par la science, qui sauvèrent la France et la Révolution.

Après la session conventionnelle, Monge passa au Conseil des Cinq-Cents, puis des Anciens. Il se rallia à Bonaparte, son admirateur et ami, lors du 18 brumaire, et devint successivement membre du Sénat conservateur et pair des Cent-Jours. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 9 vendemiaire an XII et grand officier de l’ordre le 25 prairial suivant ; directeur de l’Ecole polytechnique en 1802. Il avait été fait comte de Peluse en souvenir de ses travaux dans l’isthme de Suez lors de la campagne d’Egypte à laquelle il prit une part considérable.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Gaspard Monge sur Wikipedia

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