février 23, 2008

MARECHAL MONCEY (1754-1842)

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Maréchal Moncey donnant ses ordres à l’orfèvre Claude Odiot, colonel de la garde nationale lors de la défense de Paris le 30 mars 1814

Moncey est un honnête homme.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal MONCEY (Bon-Adrien JEANNOT DE), duc de Conegliano, maréchal de France, né à Besançon en 1754, mort en 1842. Il était fils d’un avocat au parlement de Besançon. A l’âge de 15 ans, il s’engagea, fit les campagnes des côtes de Bretagne en 1773, puis étudia pendant quelque temps le droit. Mais, entraîné par son goût pour le métier des armes, il ne tarda pas à reprendre du service. Lieutenant lorsque commença la Révolution, il accueillit chaleureusement les idées nouvelles, devint capitaine en 1791 et fut mis, à la fin de 1792, à la tête du bataillon des chasseurs Cantabres ; grâce à diverses actions d’éclat, Moncey devint l’année suivante général de brigade et, en 1794, général de division. Il reçut alors le commandement de l’aile gauche de l’armée des Pyrénées-Occidentales, déploya une grande vigueur et eut le commandement en chef de cette armée l’année suivante. Après une courte campagne, pendant laquelle il battit l’ennemi à Villa -Nova, à Castellane, a Tolosa, a Montdragon, etc., Moucey força l’Espagne à signer avec lui une trêve qui amena la paix (1795). Envoyé dans la Bretagne, il y apaisa les esprits par sa modération (1796), puis il reçut le commandement de la division militaire de Bayonne. Lors du coup d’Etat de brumaire, Moncey, oubliant ses idées républicaines, se prononça en faveur de l’ambitieux Bonaparte, qui l’envoya à Lyon. Peu après, à la tête d’un corps de 20.000 hommes, il contribua au succès de la campagne de 1800, en Italie, se distingua à Marengo et, l’année suivante, à Monzambano et Rovereto, sous Brune. Le 3 décembre 1801, il fut nommé premier inspecteur de la gendarmerie, emploi qui devint, entre ses mains, un second ministère de la police. Napoléon le comprit dans la première promotion de maréchaux (1804) et le nomma, en 1808, duc de Conegliano. Moncey, envoyé en Espagne en 1808, remporta une victoire complète à Almanza et prit part au siège de Saragosse (1809). Mais, sachant qu’il improuvait la guerre à laquelle il prenait part, l’Empereur le relégua en Hollande, où il conserva, jusqu’en 1813, l’obscur commandement de l’armée du Nord. Sa conduite héroïque dans la défense de Paris en 1814, comme major général de la garde nationale, lui fit le plus grand honneur ; à la tête de 6.000 hommes, il défendit les hauteurs de Belleville, de Saint-Chaumont, des Batignolles et combattit un des derniers à Clichy. Après la capitulation, il conduisit à Fontainebleau les débris de sa petite armée, puis fit acte d’adhésion au gouvernement de Louis XVIII. Ce prince lui laissa ses fonctions d’inspecteur général de gendarmerie et l’appela à siéger à la Chambre des pairs. Lors du retour de Napoléon de l’île d’Elbe, Moncey fut nommé par ce dernier membre de la nouvelle Chambre des pairs, ce qui le fit exclure de la pairie après la seconde Restauration. Appelé, en août 1815, à présider le conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney, il refusa de siéger et adressa à Louis XVIII, pour expliquer son refus, une lettre éloquente. « S’il ne m’est pas permis de sauver mon pays ni ma propre existence, y disait-il, je sauverai du moins l’honneur ; et s’il me reste un regret, c’est d’avoir trop vécu puisque je survis à la gloire de ma patrie. » Ce refus excita au plus haut point l’irritation de la cour. Moncey se vit, pour ce fait, emprisonné au fort de Ham pendant trois mois et dépouillé de toutes ses dignités, qui lui furent pourtant rendues en 1816, et trois ans plus tard il alla de nouveau siéger a la Chambre des pairs. Il commanda le 4e corps dans la campagne d’Espagne, en 1823, et ne cessa de voter, à la Chambre des pairs, avec le parti libéral. Il devint, en 1834, gouverneur des Invalides.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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septembre 24, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL MONCEY (1754-1842), DUC DE CONEGLIANO

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Maréchal Bon-Adrien Jeannot-Moncey (1754-1842)

Moncey est un honnête homme.

(Napoléon Bonaparte)

Jeannot-Moncey (Bon-Adrien, duc de Conégliano), officier général et législateur, né à Moncey (Doubs), le 31 juillet 1754, du « sieur François-Antoine Jeannot (Moncey) et dame Marie-Elisabeth Guillaume », mort à Paris le 20 avril 1842 ; embrassa la carrière militaire en 1768 comme volontaire dans le régiment Champagne-infanterie, sortit de l’armée en 1772, reprit du service le 8 avril 1774, comme gendarme, compagnie dite des Anglais jusqu’au 15 août 1776 ; passa, le 16 août 1779, sous-lieutenant dans le corps d’infanterie de Nassau-Siégen et devint capitaine, le 1er avril en 1791, dans le 5e bataillon de chasseurs. Le 26 juin 1793, il fut promu chef de bataillon de la 5e demi-brigade d’infanterie légère à l’armée des Pyrénées-Occidentales, s’y distingua particulièrement à l’affaire des Aldules et à la défense du camp d’Hendaye, puis fut blessé légèrement à Roncevaux. Ces beaux faits d’armes le firent nomme général de brigade, puis, le 21 prairial an II, général de division ; il exécuta très heureusement les mouvements qu’il avait conçus, occupa la vallée de Bastan, Fontarabie, Saint-Sébastien, se signala au siège de Toulon et devint, le 30 thermidor an II, commandant en chef, remporta la victoire de Villanova. En l’an III, il commanda l’armée des Côtes de Brest. Accusé de royalisme, le Directoire le révoqua ; il vécut deux ans dans la retraite, puis fut rappelé à l’activité le 16 fructidor an VII. Au moment de la campagne d’Italie, en l’an VIII, il reçut l’ordre d’amener 20.000 hommes de l’armée du Rhin par le Saint-Gothard. Après la bataille de Marengo, il occupa la Valteline, et à la paix de Lunéville, il commanda les départements de l’Oglio et de l’Adda. Après avoir accompagné Bonaparte dans les Pays-Bas en l’an XI, il fut élevé au maréchalat le 29 floréal an XII, nommé grand cordon de la Légion d’honneur le 13 pluviôse an XIII, puis créé duc de Conégliano le juillet 1808 : prit part, cette même année, à la campagne d’Espagne, et, en 1809, occupa la province de Valence, et se distingua au siège de Saragosse, puis rentra en France en 1811. Il ne participa pas à la campagne de Russie qu’il n’approuvait pas, mais reçut le 14 janvier 1814, le commandement en second de la garde nationale de Paris. Dans cette circonstance Moncey montra beaucoup de courage, à la tête de quelques milliers d’hommes seulement et qu’il disposa sur les hauteurs de Belleville et des Batignolles, il tint pas mal de temps contre l’enenmi, beaucoup plus supérieur en nombre, et se battit avec une réelle bravoure sur la place de Clichy. Après la capitulation, il rassembla aux Champs-Elysées les débris de sa petite armée et les conduisit à Fontainebleau, et de cette ville il adressa son adhésion aux Bourbons. Louis XVIII le maintint comme inspecteur de la gendarmerie et le nomma chevalier de Saint-Louis, puis pair de France (4 juin 1814). Au retour de l‘île d’Elbe, Napoléon maintint Moncey comme pair de France, mais il n’exerça pendant les Cent-Jours aucun commandement actif. Louis XVIII, de retour de Gand, raya Moncey de la chambre des pairs. Nommé, en août 1815, président du conseil de guerre, chargé de juger le maréchal Ney, il refusa cette fonction par une lettre adressée au roi, ainsi conçue : « Sire, placé dans la cruelle alternative de désobéir ou de manquer à ma conscience, j’ai dû m’en expliquer à Votre Majesté. Je n’entre pas dans la question de savoir si le maréchal Ney est innocent ou coupable ; votre justice et l’équité de ses juges en répondront à la postérité qui pèse dans la même balance les rois et les sujets. Eh quoi ! le sang française n’a-t-il pas assez coulé ?… etc.  » Pour cet acte de courage, Moncey fut naturellement suspendu de ses fonctions et enfermé à Ham. Mais Louis XVIII, quelque peu honteux, le fit sortir de sa prison et le rétablit, le 14 juillet 1816, dans ses honneurs et dignités, et le rappela à la chambre des pairs le 5 mars 1819. L’année suivante, il devint gouverneur de la 9e division militaire. En 1823 il prit part à la guerre d’Espagne et fut mis à la tête du 4e corps, envahit la Catalogne, batit Mina et s’empara de Barcelone et de Tarragone. Nommé, en 1833, gouverneur des Invalides, il occupa ce poste jusqu’à sa mort.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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