mars 9, 2008

BIOGRAPHIE DE NAPOLEON BONAPARTE (1769-1821) – LE SEIGNEUR DE LA GUERRE

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Napoléon Ier et son état-major regardant défiler les grenadiers de la Garde Impériale en 1806

L’art de la guerre ne demande pas des manoeuvres compliquées, les plus simples sont préférables. Il faut surtout avoir du bon sens… C’est comme un combat à coups de poings : plus on en donne, mieux cela vaut.

(Napoléon Bonaparte)

Après le traité de Presbourg, et pendant que les armées impériales occupaient encore les Etats autrichiens, Napoléon, dont l’ambition et les convoitises ne dormaient jamais, songea à organiser à sa convenance et à son profit la Confédération germanique, projet plus menaçant encore pour la paix de l’Europe. Il commença par amuser l’Angleterre, la Russie et la Prusse par de vaines négociations, tenant toujours en réserve des conditions inacceptables, pour pouvoir dire ensuite qu’on lui refusait la paix. La mort de Pitt, l’élévation de Fox au ministère, l’inexpérience des négociateurs russes lui permettent de nouer ses hautes intrigues. Dans l’intervalle, ce Byzantin avait secrètement préparé et conclu le traité de la Confédération germanique (union armée de quatorze Etats allemands), qu’il notifie à la diète de Ratisbonne le 6 août 1806, et en vertu duquel il est déclaré protecteur de la confédération du Rhin, qui devait lui fournir des contingents armés. Ce coup de théâtre, qui éclatait comme un fait accompli, suivant sa méthode constante de surprises et de coups d’éclat, en diplomatie comme à la guerre, était bien propre à froisser cruellement les puissances avec lesquelles il feignait de traiter. Ce qui donnait, en outre, un caractère particulièrement mystificateur à ses négociations, c’est qu’il proposait effrontément, comme compensations, des territoires sur lesquels il n’avait aucun droit et qu’il n’avait même pas conquis, comme les villes hanséatiques, qui appartenaient à l’Allemagne, l’Albanie, que possédait la Turquie, Raguse, république indépendante, les îles Baléares, propriété du roi d’Espagne, etc. Il n’était en possession d’aucun de ces pays, et il en disposait diplomatiquement comme de propriétés personnelles ! Il semblait que le monde lui appartînt et qu’il pût trafiquer librement de tel ou tel territoire qui restait à conquérir. Qui pouvait estimer et prendre au sérieux un tel négociateur ? La quatrième coalition (Prusse, Russie, Angleterre) fut la réponse de l’Europe. La Prusse entre la première en ligne. Napoléon, tout préparé, et qui occupait encore sous différents prétextes le midi de l’Allemagne, renforcé, en outre, par les contingents de la Confédération, agit avec sa décision habituelle, malgré une crise financière à l’intérieur et qu’il essaya de conjurer à son ordinaire, par l’arbitraire et la violence. Peu de temps auparavant, il avait envoyé à Berthier l’ordre d’arrêter et de faire fusiller dans les vingt-quatre heures un libraire nommé Palm, de la ville libre de Nuremberg, momentanément occupée par nos troupes, et dont le crime était d’avoir vendu des brochures patriotiques allemandes. Ce meurtre causa dans toute l’Allemagne un frémissement d’horreur et d’indignation. C’est par ces procédés, non moins que par son despotisme et ses conquêtes, que cet homme funeste a soulevé contre nous des haines si implacables et dont nous avons vu les effets dans l’invasion prussienne de 1870-1871. Napoléon prit toutes ses mesures pour écraser la Prusse avant que la Russie fût prête, ce qui, d’ailleurs, lui était facile, car il avait encore 150.000 hommes en Allemagne, qu’il pouvait jeter tout à coup sur la frontière prussienne, et il ne négligea rien pour augmenter rapidement son effectif. Tout l’avantage était de son côté, en forces comme en positions, quoi qu’en aient dit certains historiens trop complaisants ; car, outre son armée d’expédition, il avait des corps d’armée partout, et son vaste cercle de défense embrassait près de la moitié de l’Europe, consolidé par une ligne de places fortes. Lui-même écrivait à Soult (5 octobre) : « Nous marcherons sur Dresde en un bataillon carré de 200.000 hommes. Avec cette immense supériorité de forces, je puis attaquer partout l’ennemi avec des forces doubles. » On sait quelle fut la rapidité foudroyante de cette campagne. Notre armée déboucha en Saxe par trois points différents. Le 8 octobre, la campagne s’ouvre devant Saalbourg par un engagement de la cavalerie de Murat contre l’ennemi ; le 9, Bernadotte remporte un avantage important à Schleitz ; le 10, Lannes triomphe au combat de Saafeld, où le prince Louis de Prusse fut tué ; le 14, Napoléon, avec des forces doubles et des lieutenants comme Lannes, Augereau, Ney, Soult, Murat, etc., remporte la victoire d’Iéna sur le corps du prince de Hohenlohe. A la même heure et à quelques lieues de là, Davout, avec des forces inférieures, gagne sur la plus forte partie de l’armée prussienne, commandée par Frédéric-Guillaume III et Brunswick, la bataille d’Auerstaedt. La déroute de l’armée ennemie fut achevée un peu plus loin par le corps de Bernadotte. La Prusse était anéantie d’un seul coup. Suivant sa coutume, Napoléon, contre toute vérité, intervertit les rôles dans ses relations officielles et présenta la bataille d’Auerstaedt comme un épisode secondaire de celle d’Iéna, tandis qu’elle en était l’événement’capïtal et dès le lendemain, l’Empereur frappa les pays conquis d’une contribution de 159 millions et ordonna la confiscation de toutes les marchandises anglaises qui se trouveraient chez les négociants de l’Allemagne du Nord ; spoliation inqualifiable, qui fut le prélude du blocus continental. Après divers combats qui n’étaient, d’ailleurs, que la poursuite des corps dispersés, les Français entrèrent le 24 à Berlin. Napoléon, dans un mouvement d’orgueil puéril, s’empara de l’épée du grand Frédéric et l’envoya à Paris. Il avait d’abord présenté un traité de paix, que le roi de Prusse, réfugié à Kœnigsberg, acceptait, malgré les conditions les plus dures ; mais il se ravisa et résolut de garder ses conquêtes, comme positions stratégiques contre la Russie et comme une riche mine à exploiter pour ses finances et ses approvisionnements. Enivré de ses éclatants succès, il revint alors à son idée fixe de dominer « la mer par la terre » et il rendit le fameux décret qui établissait le blocus continental, pour fermer le continent au commerce britannique, interdire partout les marchandises anglaises, les correspondances avec ce pays, confisquer les propriétés des Anglais, les arrêter eux-mêmes comme prisonniers de guerre, etc. ; projet gigantesque et extravagant, dont il prétendait imposer la réalisation à tous les peuples et qui devait avoir des conséquences si funestes (21 novembre 1806). L’Europe, qui déjà exécrait sa tyrannie, le crut tombé dans le délire. Il n’y avait pas en effet de meilleur moyen pour lui de multiplier le nombre de ses ennemis, de se créer des embarras et des cas de guerre, et de rattacher par l’intérêt et le besoin toutes les nations à l’Angleterre. Cependant, les Russes entrent en campagne en décembre, et la guerre allait avoir pour théâtre la Pologne, que Napoléon berce de la promesse vague d’une résurrection, pour exploiter le courage de ses enfants. Il arrive à Varsovie le 15 ; après deux avantages remportés à Czarnowo et à Pultusk, il joint les Russes à Eylau, et, après une bataille terrible et sanglante, longtemps indécise, première hésitation de la fortune, il triomphe complètement, de l’ennemi (8 février 1807), poursuit les Russes, occupe sur la Baltique Stralsund et Dantzig (avril-mai), et organise de ce coté son système de blocus continental. Les Russes, vaincus de nouveau dans plusieurs combats, sont écrasés complètement dans la décisive bataille de Friedland (14 juin) où ils perdirent 40.000 hommes, tués ou prisonniers. Soult occupe Kœnigsberg, un armistice est signé ; Napoléon et le tsar se rencontrent dans une entrevue célèbre sur le Niémen et discutent les conditions de la paix, qui est signée à Tilsit les 7 et 8 juillet. La Prusse, soumise à l’occupation militaire, perdait la moitié de son territoire ; deux royautés vassales, la Westphalie, donnée à Jérôme, et la Saxe, accrue du grand-duché de Varsovie, étendaient la domination française jusqu’à la Vistule. L’Allemagne demeurait inondée par nos garnisons. De plus, la Russie adhérait au blocus continental. Au lieu de reconstituer la Pologne, Napoléon avait donné à son vassal le roi de Saxe les débris de ce pays qu’il avait arrachés au tsar.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Suite -> Le Maître de l’Europe

Biographie de Napoléon Bonaparte par Pierre Larousse

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décembre 2, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DE MONTHOLON (1783-1853), COMTE D’EMPIRE

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Général de Montholon (1783-1853), comte d’Empire

Je lègue au comte de Montholon deux millions de francs comme preuve de ma satisfaction des soins filiaux qu’il m’a rendus depuis six ans, et pour l’indemniser des pertes que son séjour à Sainte-Hélène lui a occasionnées.

(Napoléon Bonaparte)

Montholon (Charles-Tristan, comte de). Officier général, ministre plénipotentiaire et représentant à l’Assemblée législative, le 13 mai 1849, élu par le département de la Charente-Inférieure, né à Paris le 21 juillet 1783, mourut dans cette ville le 20 août 1853 ; fils de « Mathieu de Montholon, chevalier, colonel des dragons de Penthièvre, et de Angélique-Aimée de Rostaing ». D’une ancienne famille de magistrats, était élève de marine à bord de la Junon, lors de l’expédition de l’amiral Truguet contre la Sardaigne et c’est en cette qualité qu’il y prit part. Il prit du service dans la cavalerie en 1797, il y parvint rapidement au grade de chef d’escadron, et, au 18 brumaire, remarqué par Bonaparte, comme dévoué à ses intérêts, il l’attacha à sa personne. La brillante conduite qu’il déploya en Italie, à Austerlitz, à Iéna, à Friedland, et à Wagram, lui valurent, après cette dernière bataille, les titres de comte et chambellan de l’Empereur ; Napoléon lui confia plusieurs missions diplomatiques et délicates, il s’en tira avec sagacité, notamment en 1811, dans celle qu’il fit comme ministre plénipotentiaire près de l’archiduc Ferdinand à Wurtzbourg. En 1814, à la suite d’un brillant rapport sur l’état de l’Allemagne, il fut promu général de brigade et nommé commandant du département de la Loire. Aide de camp de Napoléon pendant les Cent-Jours, il fut autorisé à l’accompagner dans son exil à Sainte-Hélène, il resta près de lui jusqu’à sa mort, fut un de ses exécuteurs testamentaires. A son retour en France, il publia, avec le général Gourgaud, Mémoires pour servir à l’ Histoire de France, sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène sous sa dictée (1823-1825, 8 vol.). Par testament, Napoléon lui avait laissé deux millions, qu’il employa à des spéculations trop hasardées ; en 1828, menacé de la prison pour dettes, il alla se réfugier en Belgique ; il y vécut retiré jusqu’à la Révoluton de 1830, en sollicitant sa réintrégration dans son grade ; il y parvint cependant, bien que difficilement ; serviteur de la dynastie napoléonienne, en 1840, son nom ayant été relevé au bas de la proclamation lancée par Louis-Napoléon Bonaparte, lors de la decente à Boulogne, il partagea la captivité de son prince dans le fort de Ham et n’en sortit qu’après son évasion. Pendant son séjour à l’Assemblée législative, il se contenta de voter silencieusement avec la droite, le 17 mai 1850, il fut mis à la retraite comme général de brigade ; après le coup d’Etat de 1851, il fut réintégré dans son grade par une lettre du 26 avril 1852 ; il s’en plaignit aigrement au Prince-Président, en lui faisant observer qu’à Sainte-Hélène, son oncle lui avait conféré les trois étoiles ; il mourut l’année suivante.

(Extrait du dctionnaire sur la révolution et l’Empire dur Dr Robinet)

Lien : Général Montholon sur Wikipedia

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décembre 1, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MAISON (1771-1840), COMTE D’EMPIRE

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Général Nicolas-Joseph Maison (1770-1840), comte d’Empire

Ses manoeuvres autour de Lille, dans la crise de 1814, avaient attiré mon attention et l’avaient gravé dans mon esprit.

(Napoléon Bonaparte)

Maison (Nicolas-Joseph, marquis). Officier général et législateur, né à Epinay (Seine), le 19 décembre 1771, de « Joseph Maison, bourgeois, et de Marie-Geneviève Ginard, sa femme », mort à Paris le 13 février 1840 ; s’enrôla le 22 juillet 1792 dans un bataillon de volontaires ; était capitaine quand il se distingua, à Jemmapes, en reprenant à l’ennemi le drapeau du bataillon ; se battit à Fleurus et fut blessé à Maubeuge ; fut laissé pour mort sur le champ de bataille de Mons ; s’empara du pont de Limbourg et y fut grièvement blessé ; devint chef de bataillon, fit la campagne d’Allemagne en l’an IV et celle d’Italie en l’an V, fut blessé à Wurtzbourg, et promu adjudant général à la paix de Campo-Formio. Il partit à l’armée de Hollande et assista à la bataille de d’Alkmaïr, où il fut grièvement blessé, prit part à la campagne de 1805 et fut promu général de brigade après Austerlitz ; fit ensuite les campagne de Prusse et de Pologne, se distingua à Halle et à la prise de Lubeck, devint chef d’état major de son corps d’armée et assista à Friedland ; passa en Espagne avec le maréchal Victor et prit part, avec succès, à la victoire d’Espinosa ; puis fut créé baron de l’Empire le 2 juillet 1808. En 1812 il fut attaché au 2e corps de la Grande Armée, se distingua le 18 août à Polotzk et au passage de la Bérézina, et fut nommé général de division ; prit une part glorieuse aux batailles de Lutzen, de Bautzen et de Leipzig, où il fut encore blessé, puis fut créé comte de l’Empire le 14 août 1813. Pendant la campagne de France, Maison fut désigné pour commander l’armée du Nord et défendre la Belgique. Il battit les alliés à Courtray le jour même où Paris capitulait, dona son adhésion aux Bourbons, fut nommé grand cordon de Saint-Louis et de la Légion d’honneur, gouverneur de Paris, et pair de France, le 4 juin 1814, se refusa à servir Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. A la chambre haute, il fut membre du conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney et se déclara pour l’incompétence, puis fut fait marquis le 13 aooût 1817. En 1828 il fut nommé commandant en chef de l’expédition de Morée et signa une convention avec Ibrahim-Pacha ; mais cette convention n’ayant pas été assez promptement exécutée, Maison s’empara de la citadelle de Navarin et du château de Morée. Le 22 février 1829, il reçut le baton de maréchal de France. En 1830, il se rallia à Louis-Philippe, fut nommé ministre mais céda son portefeuille le 16 novembre au général Sébastiani. Il fut ambassadeur à Vienne de 1831 à 1833, ensuite à Saint-Petersbourg, de 1833 à 1835, et, le 30 avril de la même année, il fut nommé ministre de la guerre, il le resta jusqu’au 6 septembre 1836, et continua à sièger dans la Chambre haute ; il mourut subitement.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Maison sur Wikipedia

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novembre 13, 2007

BATAILLE DE FRIEDLAND (1807)

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L’Empereur Napoléon sur le champ de bataille de Friedland le 14 juin 1807

Cette bataille de Friedland est digne d’être mise à côté de celles de Marengo, d’Austerlitz et d’Iéna. L’ennemi était nombreux, avait une belle et forte cavalerie, et s’est battu avec courage.

(Napoléon Bonaparte)

Friedland (bataille de). Le 14 juin 1807 (date anniversaire de la victoire de Marengo), Napoléon, à la tête de l’armée française, remporta sur les Prussiens et sur les Russes une brillante victoire. Etaient présents les maréchaux Ney, Lannes et Mortier, puis les généraux Grouchy, Latour-Maubourg et Lahoussaie. L’ennemi, dans cette journée, fut complètement anéanti. Les pertes françaises furent sensibles. Parmi les blessés nous trouvons Drouet d’Erlon, Latourg-Maubourg, Dambrowski, Carrié, Coehorn, Harispe, Lebrun, Mortier et Vedel. Friedland était une ville russe arrosée par la rivière la Pregel.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Bataille de Friedland sur Wikipedia