février 20, 2008

MARECHAL KELLERMANN (1735-1820)

Posted in BIOGRAPHIES DES MARECHAUX D'EMPIRE, Maréchaux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , à 10:30 par napoleonbonaparte

Maréchal François-Christophe Kellermann (1735-1820) duc de Valmy

Kellermann était un brave soldat, extrêmement actif, avait beaucoup de bonnes qualités, mais il était tout à fait privé des moyens nécessaires pour la direction en chef d’une armée. Il ne fit dans la conduite de cette guerre d’Italie que des fautes.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal KELLERMANN (François-Christophe), duc de Valmy, maréchal de France, né à Strasbourg en 1735, mort en 1820. Il s’enrôla en et fit la guerre de Sept ans. Envoyé en Pologne, en 1771, avec le petit corps chargé de seconder la confédération de Bar, il se distingua au combat de Cracovie et fut nommé, après son retour en France, lieutenant-colonel, colonel en 1784 et maréchal de camp en Lorsque la Révolution éclata, Kellermann adhéra avec chaleur aux idées nouvelles. Il reçut, en 1791, le commandement des troupes de l’Alsace, parvint à déjouer les intrigues de l’émigration sur cette frontière, empocha les Autrichiens d’envahir l’Alsace et la Lorraine, et fut nommé général en chef de l’armée du Centre le 23 août 1792. Ayant reçu l’ordre de rejoindre Dumouriez pour repousser les Prussiens de la Champagne, il opéra sa jonction le 19 septembre, et dut, dès le lendemain, livrer bataille aux alliés sur les hauteurs de Valmy. Agitant son chapeau au bout de son sabre, au cri de : Vive la nation ! il entraîna, dans un élan d’enthousiasme, les jeunes troupes républicaines, qui enfoncèrent ; les lignes ennemies et décidèrent la victoire. Cette victoire éclatante, dont le nom glorieux devait être ajouté plus tard à celui de Kellermann, produisit un énorme effet moral sur la nation et contraignit les étrangers, frappés de stupeur, à évacuer notre sol. Peu après, Kellermann reçut le commandement de l’armée de la Moselle. Accusé par Custine de ne l’avoir pas secondé dans ses opérations sur le Rhin, il n’eut pas de peine à se justifier devant la Convention (14 novembre). Il venait d’être nommé général en chef de l’armée des Alpes, lorsque, à la suite d’une nouvelle dénonciation de Custine il dut se rendre à Paris. Il donna les explications les plus satisfaisantes et reçut, en mai 1793, le commandement des armées des Alpes et d’Italie. Chargé, peu après, de réduire la ville de Lyon, insurgée contre la Convention, il montra une certaine répugnance à faire le siège de cette ville, laissa le commandement des troupes assiégeantes au général Dumuy et alla repousser les Piémontais, qui venaient de pénétrer en France par la vallée de Sallanches pour secourir les Lyonnais. Reprenant aussitôt l’offensive, il les battit à diverses reprises, les força à évacuer la Tarentaise et la Maurienne et apprit, sur ces entrefaites, que Lyon venait de capituler. L’attitude hésitante qu’il avait prise vis-à-vis des insurgés royalistes de Lyon avait vivement indisposé les commissaires de la Convention. Sur leur rapport, Kellermann fut destitué, arrêté le 18 octobre et détenu treize mois à la Conciergerie. Mis en liberté après le 9 thermidor, il reprit le commandement de ses deux armées et soutint, pendant toute la campagne de 1795, avec 47.000 soldats, les attaques multipliées de l’armée autrichienne, forte de 150.000 hommes. Obligé de se replier devant des forces si supérieures, il livra quarante combats dans lesquels il remporta presque toujours l’avantage et empêcha l’ennemi d’envahir la Provence. Bonaparte ayant été mis, en 1796, à la tête de l’armée d’Italie, Kellermann n’eut plus que la seule armée des Alpes sous ses ordres, et fut réduit à une nullité presque absolue pendant la campagne d’Italie. L’ambitieux Bonaparte était parvenu à le faire mettre à l’écart des opérations militaires, en écrivant au Directoire : « Réunir Kellermann et moi en Italie, c’est vouloir tout perdre. Le général Kellermann a plus d’expérience et fera mieux la guerre que moi ; mais tous deux ensemble, nous la ferons mal. Je ne puis pas servir volontiers avec un homme qui se croit le premier général de l’Europe. » Lorsque l’armée des Alpes fut réunie à celle de Bonaparte, Kellermann revint à Paris et devint inspecteur général de la cavalerie de l’armée d’Angleterre, puis de l’armée de Hollande. Après le coup d’Etat du 18 brumaire, Bonaparte le nomma membre du sénat, puis grand cordon de la Légion d’honneur (1802), maréchal de l’empire (1804), et enfin duc de Valmy. Pendant tout l’Empire, il ne remplit pas de commandement actif sur le champ de bataille. Il fut mis à la tête des armées de réserve du Rhin, d’Espagne et commanda les camps d’observation de l’Elbe et de la Meuse. Napoléon lui donna, non seulement la riche sénatorerie de Colmar, mais encore le domaine de Johannisberg, appartenant au prince de Mettermch. Séduit par ces dons, le vainqueur de Valmy, le chaud républicain de 1792 passa à l’état de plat adulateur du despote et demanda, en 1806, l’érection d’un monument en son honneur ; mais, en 1814, il s’empressa de voter la déchéance de Napoléon et de faire acte d’adhésion à Louis XVIII, qui le nomma commissaire extraordinaire dans la 3e division militaire, grand-croix de l’ordre de Saint-Louis et pair de France. Pendant les Cent-Jours, le duc de Valmy se tint à l’écart et reprit, après la seconde Restauration, sa place à la Chambre haute, où il vota avec les libéraux.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

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