décembre 2, 2007

EMMANUEL DE LAS CASES (1766-1842), COMTE D’EMPIRE

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Emmanuel de Las Cases (1766-1842), comte d’Empire

Votre conduite à Sainte-Hélène a été, comme votre vie, honorable et sans reproche ; j’aime vous le dire.

(Napoléon Bonaparte)

Las Cases (Marie-Joseph-Emmanuel-Auguste-Dieudonné, comte de). Lieutenant de vaisseau, chambellan, maître des requêtes et législateur, né à Belleserre (Haute-Garonne), le 21 juin 1766, de « François-Hyacinthe marquis de Las Cases, chevalier seigneur justicier dans les consulats de Puy-Laurens, Revel et Palleville, seigneur suzerain et dominant de la Mothe, Dourmes, etc., et de Jeanne Naves de Ranchin », mort à Passy (Seine) le 14 mai 1842 ; entra tout jeune dans la marine et parvint au grade de lieutenant de vaisseau. Il émigra dès le début de la Révolution et alla rejoindre l’armée de Condé, remplit pour les royalistes diverses missions délicates et fit partie de l’expédition de Quiberon, puis après ce désastre royaliste, se réfugia à Londres où il donna des leçons pour vivre. Rentré après le 18 brumaire, il ne put d’abord obtenir aucun emploi, s’engagea en 1809, comme volontaire, sous les ordres de Bernadotte, fut remarqué par l’Empereur qui le fit baron, puis le créa comte de l’Empire le 16 décembre 1810, et fut nommé successivement maître des requêtes et chambellan, chef de bataillon dans la 10e légion de la garde nationale en 1813 ; il refusa, en qualité de conseiller d’Etat, d’adhérer à la déchéance de l’Empereur, s’exila volontairement en Angleterre sous la première Restauration, ne reparut à Paris que pendant les Cent-Jours et l’Empereur l’attacha de plus en plus à sa personne. Las Cases le suivit à La Malmaison, à Rochefort, puis enfin à Sainte-Hélène où il tint pendant dix-huit mois, un journal écrit au jour le jour sous le titre très connu de Mémorial de Sainte-Hélène. M. de Las Cases ne resta auprès de Napoléon que jusqu’au 27 novembre 1816. A cette dernière date le gouverneur de l’île, Hudson Lowe, qui n’était pas tendre, comme on le sait, fut très irrité d’une lettre écrite par Las Cases à Lucien Bonaparte ; cette lettre énumérait les mauvais traitements infligés à l’Empereur, et donna l’ordre de faire transférer Las Cases au Cap de Bonne-Espérance, où il resta huit mois prisonnier. Ramené en Europe, il put résider en Belgique, et ce ne fut qu’après la mort de Napoléon qu’il put rentrer en France et commencer la publication de son Mémorial. Très hostile aux Bourbons, après s’être battu pour eux à Quiberon, Las Cases applaudit à la Révolution de 1830, et, le 5 juillet 1831, il fut élu député par l’arrondissement de Saint-Denis, prit place sur les bancs de l’opposition et ne cessa de manifester ses sentiments bonapartistes très accentués ; réélu aux élections de 1839, il se montra très opposé à la politique intérieure et extérieure du gouvernement de Louis-Philippe. Il était chevalier de la Légion d’honneur. On a de lui : Mémorial de Sainte-Hélène, ou journal où se trouve consigné, jour par jour, ce qu’a dit et fait Napoléon (8 volumes).

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Emmanuel de Las Cases sur Wikipedia

http://www.lerubicon.com

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