octobre 8, 2007

FRANCOIS-AUGUSTE-RENE DE CHATEAUBRIAND (1768-1848)

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François-Auguste-René de Chateaubriand (1768-1848) ” Un homme méditant sur les ruine”

Tout ce qui est grand et national doit convenir au génie de Chateaubriand. Je n’ai point de reproches à lui faire. Il m’a resisté dans ma puissance.

(Napoléon Bonaparte)

Chateaubriand (François-Auguste-René de), publiciste, législateur, ambassadeur et ministre, né à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le 4 septembre 1768, d’ « Auguste de Chateaubriand, seigneur de Combourg, et de Jeanne-Suzanne Bédée », mort à Paris le 4 juillet 1848 ; servit un instant dans l’armée comme sous-lieutenant au régiment de Navarre (1786), partit en Amérique en 1790, pour faire un voyage d’exploration et revint en France en janvier 1792, puis émigra le 15 juillet de la même année, s’engagea dans le groupe des émigrés chargé d’assièger Thionville, y fut grièvement blessé et gagna Jersey, puis Londres (1793) où il vécut très pauvrement, publia dans cette ville, en l’an V, son Essai sur les révolutions, et commença son fameux ouvrage : Le Génie du Christianisme. En l’an VIII, il revint à Paris avec un passeport suisse sous le faux nom de Lassaigne et l’année suivante, fut nommé par Bonaparte, premier secrétaire d’ambassade à Rome, et en novembre, ministre de France dans le Valais, puis envoya sa démission le 30 ventôse an XII, le soir même de l’assassinat du duc d’Enghien. Voulant visiter la Terre sainte, il s’embarqua en 1806 à Trieste et parcourut la Grèce, l’Asie Mineure, la côte d’Afrique et l’Espagne. L’Empereur qui ne lui pardonnait pas sa démission de l’an XII, le fit porter sur la liste des émigrés. En 1809 il publia Les Martyrs et en 1811 l’Itinéraire de Paris à Jérusalem. Au retour des Bourbons il publia : De Buonaparte et des Bourbons, pamphlet qui fit dire à Louis XVIII qu’il valut aux Bourbons une armée. Quand Napoléon revint de l’île d’Elbe, Chateaubriand accompagne Louis XVIII à Gand avec le titre de ministre d’Etat. Le 17 août 1815, il fut nommé pair de France, vota la mort du maréchal Ney, fit une opposition très anodine au ministère royaliste. Lors de la constitution du cabinet Villèle, il fut envoyé à Berlin d’abord, puis à Londre et, le 28 novembre 1822, il fut nommé ministre des affaires étrangères, poste qu’il ne conserva que très peu de temps par suite de l’espèce de condescendance qu’il montra vis-à-vis de l’opposition. Louis XVIII le prit en haine et il lui fallut céder ; il donna sa démission. Il entra alors au Journal des Débats et engagea une lutte implacable contre le ministère Villèle, qu’il parvint à renverser au bout de trois ans. Le nouveau ministère Martignac, le jugeant très dangereux, l’envoya comme ambassadeur à Rome, mais l’avènement au pouvoir de Polignac lui fit donner sa démission. Il s’était retiré à Dieppe, et, quand parurent les Ordonnances, il vint aussitôt à Paris et, au moment où il franchissait les barricades pour aller à la Chambre des pairs, il fut reconnu et porté en triomphe par les vainqueurs de Juillet aux cris de : Vive le défenseur de la liberté de la presse. Quelques jours plus tard, au sein de la Chambre des pairs, Chateaubriand fit un discours en faveur du duc de Bordeaux, et quitta la Chambre en refusant de préter serment à Louis-Philippe. Il ne cessa de combattre avec opiniâtreté ce qu’il appelait « Le pot-au-feu d’une monarchie domestique ». Dans son ouvrage : De la Restauration et de la Monarchie élective » il se déclarait « Bourbonien par honneur, royaliste par raison et par conviction, républicain par goût et par caractère ». Il fut en 1832, emprisonné pour avoir écrit à la duchesse de Berry : « Madame, votre fils est mon roi ». Défendu par Berryer, il fut acquitté. Ce fut sa fin politique : il ne se livra plus ensuite qu’à la littérature et publia succéssivement : Mémoires d’outre-tombe ; un Essai sur la littérature anglaise ; une traduction du Paradis perdu de Milton. On lui a élevé dans son pays natal, à Saint-Malo, une statue en 1864.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : François-René de Chateaubriand du Wikipedia

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