septembre 26, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL KELLERMANN (1735-1820), DUC DE VALMY

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Maréchal François-Christophe Kellermann (1735-1820), duc de Valmy

Kellermann était un brave soldat, extrêmement actif, avait beaucoup de bonnes qualités, mais il était tout à fait privé des moyens nécessaires pour la direction en chef d’une armée. Il ne fit dans la conduite de cette guerre d’Italie que des fautes.

(Napoléon Bonaparte)

Kellerman (François-Christophe, duc de Valmy), officier général et législateur, né à Strasbourg (Bas-Rhin), le 30 mai 1735, de « sieur Christophe Kellermann, licencié es lois, et dame Marie-magdeleine Dürr, ses père et mère » ; s’engagea en 1752, comme cadet, dans le régiment de Lowendahl, fit la guerre de Sept ans comme lieutenant aux volontaires d’Alsace, et était parvenu au grade colonel en 1784, puis fut promu le 9 mars 1788, général de brigade ; se déclara partisan de la Révolution et fut appelé au commandement du Haut et du Bas-Rhin, déjoua les intrigues des émigrés et fut promu général de division le 19 mars 1792 et commandant en chef du camp de Neukirch, mit l’Alsace à l’abri de l’invasion, en état de défense Thionville et Metz, et, lorsque le duc de Brunswick pénétra en Champagne, Kellermann put faire sa jonction avec Dumouriez, afin de couvrir Paris, puis remporta la belle victoire de Valmy sur les Prussiens, le 20 septembre, et força ces derniers à la retraite. Dénoncé par Custine à la Convention comme n’ayant pas attaqué Trèves et marché sur Mayence, Kellermann se justifia aisément et fut envoyé à l’armée des Alpes ; se porta avec une partie de ses troupes devant Lyon révolté, repoussa les Piémontais qui avaient envahi notre territoire, fut de nouveau dénoncé, puis destitué le 10 septembre 1793, et enfermé à l’Abbaye pendant treize mois, puis réintégré par décision de la Convention, le 26 nivôse an III ; repartit à l’armée des Alpes, fut mis à la tête de 47.000 hommes, et arrêta, en Provence, la marche des Autrichiens forts de 150.000 hommes, devint, en l’an V, inspecteur général de cavalerie de l’armée d’Angleterre, puis membre du bureau militaire institué près du Directoire. Nommé membre du Sénat conservateur le 3 nivôse an VIII, il fut fait grand cordon de la Légion d’honneur (an X) et maréchal de France le 30 floréal an XII, prit le commandement en chef du 3e corps de réserve de l’armée du Rhin ; en 1806, de l’armée entière de réserve qui couvrait la frontière de Bâle à Nimègue ; puis fut créé duc de Valmy, le 3 juin 1808. Pendant la campagne de 1812, il reprit le commandement de l’armée de réserve du Rhin, et, à la fin de 1813, fut mis à la tête des deuxième et troisième division militaires. En 1814, il vota la déchéance de l’Empereur, Lous XVIII le nomma pair de France le 4 juin 1814, et le fit grand cordon de Saint-Louis. Pendant les Cent-Jours, il se tint à l’écart, quoique l’Empereur l’eut nommé pair de France le 2 juin 1815. Dans la Chambre haute Kellermann, vota la mort du maréchal Ney, et, par contre, tous ses votes furent acquis aux libertés constitutionnelles.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Liens : Maréchal Kellerman (1735-1820)Maréchal Kellermann sur Wikipedia

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