septembre 25, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL GOUVION-SAINT-CYR (1764-1830), COMTE D’EMPIRE

Posted in Maréchaux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , à 1:27 par napoleonbonaparte

Maréchal Laurent Gouvion-Saint-Cyr (1764-1830), comte d’Empire

Mon tort est d’avoir employé Saint-Cyr ; il ne va pas au feu, ne visite rien, laisse battre ses camarades et aurait pu secourir Vandamme.

(Napoléon Bonaparte)

Gouvion-Saint-Cyr (Laurent, Marquis), officier général et législateur, né à Toul (Meurthe), le 13 avril 1764, de « Jean-Baptiste Gouvion, tanneur à Toul », mort à Hyères (Var) le 17 mars1830 ; s’enrôla, après le 10 août 1792, dans les bataillons appelés à défendre la patrie et se fit inscrire le 1er septembre au 1er chasseurs républicains en joignant à son nom celui de sa mère ; fut nommé capitaine le 1er novembre, et partit pour Mayence, prit une part active à la campagne de l’armée du Rhin et à la victoire de Berghem, passa en nivôse an II, adjudant général, chef de brigade, fut promu, le 22 prairial an II, général de brigade, et, le 16 fructidor, devint général de division, puis se distingua particulièrement au siège de Mayence, passa en Italie, fit preuve de beaucoup de valeur à la bataille de Novi, et reçut du Premier Consul un sabre d’honneur, commanda en l’an VII l’armée du Rhin jusqu’à l’arrivée de Moreau, s’empra de Fribourg et contribua à la victoire de Hohenlinden. En l’an IX, il eut le commandement d’un corps de 25.000 hommes destinés à envahir le Portugal, fut ensuite nommé ambassadeur extraordinaire auprès de Charles IV, après le traité de Badajoz, devint conseiller d’Etat et fut nommé grand-croix de la Légion d’honneur, fit en 1805 la campagne en Italie contre l’archiduc Charles. En 1807, il fut nommé gouverneur de Varsovie ; puis, l’année suivante retourna en Espagne, prit le fort de Rosas et fit campagne contre les Espagnols et les anglo-portugais jusqu’en 1813, puis fut mis à la tête du 6e corps de la grande armée ; gagna, le 18 août, la bataille de Polotsk où il fut blessé, et, à la suite de cette affaire, fut promu maréchal de France, et comte de l’Empire, défendit Dresde en 1813 contre l’armée de Schwartzenberg, mais après la capitulation de Vandamme il fut retenu prisonnier, et, lordqu’il rentra en France, il trouva Louis XVIII installé sur le trône qui l’avait, en son absence, nommé pair de France. Après Waterloo, il fut nommé membre du conseil de défense de Paris, donna des conseils de résistance, mais en vain, puis au retour de Louis XVIII de Gand, le 8 juillet 1815, il fut nommé ministre de la guerre, où il ne resta que jusqu’au 25 septembre, fut rappelé au pouvoir comme ministre de la marine le 23 février 1817, reçut le titre de marquis, et reprit le protefeuille de la guerre le 12 septembre de la même année où il resta jusqu’au 18 novembre 1819, puis se retira à la campagne où il s’occupa d’agriculture et de la rédaction de ses mémoires. Dans la Chambre haute, il avait voté en 1815, la déportation du maréchal Ney ; il y siégea peu, et son mauvais état de santé l’obligea à aller s’installer à Hyères et y mourut d’une attaque d’apoplexie en 1830. On a de lui : Journal des opérations de l’armée de Catalogne, en 1808 et 1809 ; Mémoires sur les campagnes des armées du Rhin et de Rhin-et-Moselle ; Mémoires pour servir à l’histoire militaire sous le Directoire, le Consulat et l’Empire.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Liens : Maréchal Gouvion Saint Cyr (1764-1830)Maréchal Gouvion Saint Cyr sur Wikipedia

2 commentaires »

  1. LE BLOND said,

    On signale souvent, comme dans cet article, le manque de convivialité et la raideur de caractère du Maréchal. Il faut comprendre que dès le coup d’Etat du 18 brumaire, Gouvion Saint-Cyr dénonça l’irruption de l’Armée dans les affaires politiques (un général qui utilise l’armée pour prendre le pouvoir), en refusant de faire acclamer le nouveau maître de la France par ses troupes. Son attitude d’opposition s’arrêtait là, il n’était pas question pour lui de s’opposer activement, il restait un militaire loyal; de la même façon, il n’approuva pas le consulat à vie ni l’établissement de l’Empire; ce faisant, il exprimait sa conviction de citoyen et de républicain, mais il n’était pas question pour lui d’intervenir pour faire changer le cours des choses.
    Il restait donc en marge du système de « cour », et il faut attribuer à cette réserve d’être catalogué comme grincheux par les adulateurs de Napoléon.
    Voir Yves LE BLOND – MARECHAL GOUVION SAINT-CYR « Pour que vive la République »- Editions Normant – ISBN 13 ; 978-2-915685-36-7 – Dépôt légal 2e trimestre 2008.

  2. Auteur du livre cité par cet article, je vous invite à une visite sur mon blog , et serai heureux de prendre connaissance de vos critiques ou remarques si vous avez consulté mon ouvrage.
    Le dictionnaire du DR ROBINET contient les erreurs suivantes :
    – Gouvion Saint-Cyr ne se trouvait plus à l’armée du Rhin au moment de Hohenlinden.
    – C’est un cousin à lui, le général de division Louis-Jean-Baptiste Gouvion (sans l’adjonction de  »Saint-Cyr ») qui fut gouverneur de Varsovie.
    – C’est à la suite de la bataille de Leipzig que le maréchal, complètement isolé du fait du repli de Napoléon, se trouva complètement abandonné. Les conditions de la dramatique reddition de Dresde illustrent les éminentes qualités de ce chef.
    – mon livre démontre que le maréchal ne fut pour rien dans la condamnation et l’exécution de Ney, qu’il fit tout pour sauver au contraire.


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