septembre 18, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL DE LA BEDOYERE (1786-1815)

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Le Général Charles de La Bédoyère (1786-1815)

La Bédoyère était éminemment français ; il fut guidé par les sentiments les plus nobles et les plus chevaleresques dans la démarche qu’il fit à Grenoble ; dévouement alors admirable, car tout était douteux.

(Napoléon Bonaparte)

La Bédoyère (Charles-Angélique-François Huchet, Comte de), Officier général et législateur, né à Paris, le 17 avril 1786, de « Charles-Marie-Philippe Huchet de La Bédoyère, et de Félicité-Julie Desbarres », mort à Paris le 19 août 1815 ; entra au service en 1806, fit les campagnes de 1806 et 1807 dans le corps des gendarmes d’ordonnance, devint l’aide de camp de Lannes, se distingua à Ratisbonne et fut blessé à Essling, prit part à la campagne de 1812 et fut nommé colonel au 112° de ligne, se battit à Lutzen, à Bautzen et assista à la prise de Colberg (1813), y fut encore blessé et revint en France. Après l’abdication de Fontainebleau, sa famille qui cherchait à le convertir au royalisme, obtint pour lui la décoration de Saint-Louis, mais le retour de l’île d’Elbe le rejeta dans le parti impérialiste. Lorsque l’Empereur arriva à Vizille, un régiment entier se joignit à lui ; ce fut celui de La Bédoyère, et ce dernier abordant Napoléon, ne craignit pas de lui adresser les paroles suivantes : « Sire, lui dit-il, plus d’ambition, plus de despotisme, nous voulons être libres et heureux. Il faut que Votre Majesté abjure le système des conquêtes et d’extrême puissance qui a fait le malheur de la France et le vôtre. » La Bédoyère se faisait illusion sur les sentiments de l’Empereur, et s’en aperçut de suite en voyant les premiers décrets de ce dernier, mais il n’en fut pas moins nommé général de brigade, devint son aide de camp et passa général de division, et tout cela en quelques jours, puis il fut nommé pair de France, le 2 juin 1815 ; il assista à la bataille de Waterloo et resta un des derniers sur le champ de bataille ; puis il revint après ce désastre, occuper son siège à la Chambre haute, appuya la proposition de faire accéder au trône de Napoléon Ier, son fils Napoléon II : « Faudra-t-il, dit-il, au milieu des interruptions et des rappels à l’ordre, que le sang des français ait encore coulé pour passer sous le joug odieux de l’étranger, pour courber la tête sous un gouvernement avili ; pour voir nos braves guerriers abreuvés d’humiliations et d’amertumes et privés de l’existence due à leurs services, à leurs blessures, à la gloire de la nation ? J’ai entendu des voix autour du trône du souverain heureux ; elles s’en éloignent aujourd’hui qu’il est dans le malheur. L’adication de Napoléon est indivisible. Si l’on ne veut pas le reconnaître, i doit tenir l’épée, environné de Français qui ont versé leur sang pour lui et qui sont encore tout couverts de blessures. Il sera abandonné par de vils généraux qui l’ont déjà trahi. » Puis il proposa que tout Français qui quitterait son drapeau fût noté d’infamie, et eût « sa maison rasée et sa famille proscrite » ; enfin il mit le comble à l’exaspération de plusieurs de ses collègues par les mots suivants : « Alors, plus de traîtres, plus de ces manoeuvres qui ont occasionné les dernières catastrophes et dont peut-être quelques auteurs siègent ici. » Après la réddition de Paris, La Bédoyère se retira derrière la Loire, puis se fixa à Riom. dans cette ville il lui fut signifié qu’il n’était pas compris dans la loi d’amnistie et qu’il serait traduit devant un conseil de guerre ; il tenta alors de passer en Suisse ; mais, dénoncé par un officier de gendarmerie, qui se trouvait dans la même voiture que lui, il fut aussitôt surveillé de près et arrêté dans une maison du faubourg Poissonnière, le 2 août 1815, puis conduit à la prison militaire de l’Abbaye. La famille et quelques amis essayèrent de le délivrer, mais ce fut peine perdue ; il prit comme défenseur Benjamin Constant, fut traduit devant le 2ème conseil de guerre permanent de la 1ère division militaire, et comparut le 9 août devant ce conseil. Il était prévenu « de trahison, de rebellion et d’embauchage ». La Bédoyère resta calme et répondit avec simplicité. « J’ai pu, dit-il me tromper sur les véritables intérêts de la France, j’ai pu être égaré par des illusions, par des souvenirs, par de fausses idées d’honneur ; il est possible que la patrie ait donné à mon coeur un langage chimérique. Mais la grandeur des sacrifices que j’a faits, en m’exposant à rompre les liens les plus chers, prouve qu’il n’entrait dans ma conduite aucun motif d’intérêt personnel. Je n’ai ni l’intention ni la possibilité de nier des faits publics et notoires ; mais je proteste que je n’ai trempé dans aucun complot qui ait précédé le retour de Buonaparte ; je suis même convaincu qu’il n’a point existé de conspiration pour ramener Buonaparte de l’île d’Elbe… ». Le 15, il fut condamné à mort, et le 19 son pourvoi fut rejeté ; toutes les démarches de sa famille auprès de Louis XVIII furent vaines et La Bédoyère fut fusillé dans la plaine de Grenelle. Désignant son coeur il cria au peloton : « C’est là qu’il faut frapper ! ».

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général La Bédoyère sur Wikipedia

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