septembre 1, 2007

NAPOLEON PAR SES CITATIONS – SAINTE HELENE

Posted in Napoléon à 11:41 par napoleonbonaparte

L’Empereur Napoléon à Sainte-Hélène

Si je fusse mort sur le trône, dans les nuages de la toute-puissance, je serais demeuré un problème pour bien des gens ; aujourd’hui, grâce au malheur, chaque heure me dépouille de ma peau de tyran.

Je n’ai voulu que la gloire, la force, le lustre de la France ; toutes mes facultés, mes efforts, tous mes moments étaient là. Ce ne saurait être un crime, je n’ai vu là que des vertus.

La calomnie a épuisé tous ses venins sur ma personne.

Ma propriété à moi était dans la gloire et la célébrité ; le Simplon pour le peuple et le Louvre pour les étrangers m’étaient plus à moi une propriété que des domaines privés.

En Egypte, je me trouvais débarrassé du frein d’une civilisation gênante ; je rêvais toutes choses et je voyais les moyens d’exécuter tout ce que j’avais rêvé.

On veut savoir ce que je désire : je demande ma liberté ou un bourreau.

Dans l’imagination comme dans le calcul, la force de l’inconnu est incommensurable.

La Révolution a été la cause de la vrai régénération de nos moeurs, comme les plus sales fumiers provoquent la plus noble végétation.

Le génie militaire est un don du ciel, mais la qualité la plus essentielle d’un général en chef est la fermeté de caractère et la résolution de vaincre à tout prix.

Les calculs sont bons quand on a le choix des moyens ; lorsqu’on ne l’a pas, il est des hardiesses qui enlèvent le succès.

On pourra peut-être reproduire quelque chose qui vaille mon armée d’Italie et celle d’Austerlitz, mais, à coup sûr, jamais rien qui les surpasse.

La vraie noblesse réside dans celui qui va au feu. J’aurais donné ma fille à un soldat de bataille, je l’aurais refusée à un administrateur.

A Amiens, je croyais de très bonne foi le sort de la France, celui de l’Europe et le mien fixés pour moi. J’allais me donner uniquement à l’administration de la France et je crois que j’eusse enfanté des prodiges.

Rien ne saurait désormais détruire ou effacer les grands principes de notre Révolution ; ses grandes et belles vérités doivent demeurer à jamais ! Elles seront la foi, la religion, la morale de tous les peuples, et cette ère mémorable se rattachera à ma personne.

Mon principe est la France avant tout.

Quelle rage de persécution ! Mais plus on me persécutera, mieux ce sera pour le monde.

Je suis destiné à être leur pâture, mais je redoute peu d’être leur victime ; ils mordront sur du granit.

L’homme aime le merveilleux ! Il se prête lui-même à ce qu’on le trompe. Le vrai, c’est que tout est merveille autour de nous ! Tout est phénomène dans la nature : mon existence est un phénomène, le bois qu’on met dans la cheminée est un phénomène ; la lumière que voilà et qui m’éclaire est un phénomène, mon intelligence, mes facultés sont des phénomènes. Car tout cela est, et nous ne savons le définir.

Le malheur a aussi ses bons côtés, il nous apprend des vérités… C’est seulement maintenant qu’il m’est donné d’examiner les choses en philosophe.

Je me dois à ma gloire et, si je la sacrifie, je ne suis plus rien.

De deux maux il faut savoir choisir le moindre.

On peut souffrir de trop manger, jamais d’avoir mangé trop peu.

Je me suis assis sur un trône vide. J’y suis monté vierge de tous les crimes ordinaires aux chefs de dynastie. Qu’on aille chercher dans l’histoire et que l’on compare si j’ai à craindre un reproche de la postérité et de l’histoire, ce ne sera pas d’avoir été trop méchant, mais peut-être d’avoir été trop bon.

Vraiment, jamais les Romains n’achetaient d’esclaves corses ; ils savaient qu’on n’en pouvait rien tirer ; il était impossible de les plier à la servitude.

La raison et l’équité sont les deux bases premières de la haute politique.

Ma fortune était toute dans celle de la France ! Dans la situation extraordinaire où le sort m’avait élevé, mes trésors étaient les siens… Je ne me suis jamais connu d’autres jouissances, d’autres richesses que celles du public ; c’était au point que quand Joséphine, qui avait le goût des arts, venait à bout de s’emparer de quelques chefs-d’oeuvre, je m’en trouvais comme blessé, je me croyais volé ; ils n’étaient pas au muséum.

Les obstacles qui m’ont fait échouer ne sont point venus des hommes, ils sont tous venus des éléments de la nature : dans le Midi, c’est la mer qui m’a perdu, et c’est l’incendie de Moscou, les glaces de l’hiver qui m’ont perdu dans le Nord ; ainsi l’eau, l’air, le feu, toute la nature et rien que la nature, voilà quels ont été les ennemis d’une régénération universelle, commandée par la nature même. Les problèmes de la Providence sont insolubles.

Si vous n’aimez pas les chiens, vous n’aimez pas la fidélité, vous n’aimez pas qu’on vous soit fidèle, donc vous n’êtes pas fidèle.

Les rois ne sont que des magistrats héréditaires qui n’existent que pour le bonheur des nations, et non les nations pour la satisfaction des rois.

L’Angleterre et la France ont tenu dans leurs mains le sort de la terre, celui surtout de la civilisation européenne. Que de mal nous nous sommes faits, que de bien nous pourrions faire !

L’Europe ne cessa jamais de faire la guerre à la France, à ses principes, à moi ; et il nous fallait abattre, sous peine d’être abattus. La coalition exista toujours, publique ou secrète, avouée ou démentie, elle fut toujours en permanence ; c’était aux alliés seuls à nous donner la paix : pour nous, nous étions fatigués.

L’imagination et l’opinion des masses ont toujours été mes moyens d’actions.

Les grands hommes aiment la gloire de ceux qui leur ressemblent.

Le pouvoir absolu n’a pas besoin de mentir ; il se tait. Le gouvernement responsable, obligé de parler, déguise et ment effrontément.

Mon seul code, par sa simplicité, a fait plus de bien en France que la masse de toutes les lois qui m’ont précédé.

Je suis tellement identifié avec nos prodiges, nos monuments, nos institutions, tous nos actes nationaux, qu’on ne saurait plus m’en séparer sans faire injure à la France.

Avant vingt ans, lorsque je serai mort, vous verrez en France une révolution. Il est impossible que vingt-neuf millions de français vivent contents sous le joug de souverains que leur ont imposé les étrangers, et contre lesquels ils ont combattu et versé leur sang durant près de trente ans.

J’ai été gâté, il faut en convenir, j’ai toujours commandé ; dès mon entrée dans la vie, je me suis trouvé nanti de la puissance, et les circonstances et ma force ont été telles que, dès que j’ai eu le commandement, je n’ai plus reconnu ni maîtres ni lois.

Je pense qu’après ma chute et la disparition de mon système, il n’y aura en Europe d’autre grand équilibre possible que dans l’agglomération et la confédération des grands peuples.

Il devait être dans ma nature d’aimer mieux donner un million que de voir gaspiller cent mille francs.

J’ai été plus abandonné que trahi.

Je souhaitais établir une liberté de conscience universelle. Mon système était de n’avoir point de religion prédominante, mais de tolérer tous les cultes… de sorte que la religion ne pût avoir aucune influence sur l’occupation des emplois du gouvernement ; qu’elle ne put contribuer à les faire accueillir ou repousser par un solliciteur. Mon intention était de rendre purement civil tout ce qui appartenait à l’Etat et à la Constitution, sans égard pour aucune religion.

L’infortune seule manquait à ma renommée ; j’ai porté la couronne impériale de la France, la couronne de fer de l’Italie ; et maintenant l’Angleterre m’en a donné une autre plus grande encore et plus glorieuse -celle portée par le sauveur du monde- une couronne d’épines.

Je pourrais discuter pendant huit heures, et au bout de ce temps prendre une autre matière de discussion avec l’esprit aussi frais qu’en commençant. Encore à présent, je pourrais dicter douze heures de suite…

Les pressentiments sont les yeux de l’âme.

Toute guerre offensive est une guerre d’invasion.

C’est une bien belle idée que celle de la rémission des péchés. Voilà pourquoi la religion est belle et ne périra pas.

Ah, c’était un bel empire ! J’avais 82 millions d’êtres humains à gouverner, plus de la moitié de la population de l’Europe.

Mon grand talent c’est de voir clair. C’est la perpendiculaire plus courte que l’oblique.

Souverain, j’ai conservé une âme républicaine.

Ce n’est que le soir de Lodi que m’est venu l’ambition d’exécuter les grandes choses qui jusque-là occupaient ma pensée comme un rêve fantastique.

Les polonais sont les français du nord, c’est un peuple de braves.

Le meilleur moyen de rendre tout le monde pauvre serait de décréter l’égalité des fortunes.

Ce n’est pas un génie que me réveille tout à coup, en secret, en me disant ce que j’ai à dire ou à faire dans des circonstances inattendues pour les autres : c’est la réflexion et la méditation.

Sans les évènements de 1814, tous les juifs seraient venus successivement s’établir dans un pays où l’égalité des droits leur était assurée et où la porte des honneurs leur était ouverte.

Mon grand talent, ce qui me distingue le plus, c’est de voir clair en tout : c’est même mon genre d’éloquence que de voir sous toutes ses faces le fond de la question.

Le gouvernement d’un pays qui ne fait que sortir d’une révolution, qui est menacé par les ennemis du dehors et troublé par les intrigues des traîtres à l’intérieur, doit nécessairement être dur. Dans des temps plus calmes, ma dictature aurait cessé et j’eusse commencé mon règne constitutionnel.

Pendant que j’étais à la tête des affaires, je puis dire que la France se trouvait dans le même état que Rome lorsqu’on déclarait qu’un dictateur était nécessaire pour sauver la république.

La patrie soupire et la gloire est en deuil…

Nous naissons, nous vivons, nous mourons au milieu du merveilleux.

Il faut que je meure ici ou que la France vienne me chercher. Si Jésus Christ n’était pas mort sur la croix, il ne serait plus Dieu.

La République anglaise est morte avec Cromwell ; la République française serait morte avec moi, si elle n’avait vécu que de moi ; je n’ai pas créé l’Empire dans mon intérêt personnel : j’ai créé l’Empire pour le salut de la Révolution et dans l’intérêt des français… Il fallait que je donnasse à la France une forme de gouvernement qui réunissait toutes les conditions d’unité et de stabilité.

J’ai semé la liberté à pleines mains partout où j’ai implanté mon Code Civil.

La Russie doit ou crouler ou s’agrandir, et je suppose plus vraisemblable la dernière hypothèse.

L’Empire, comme je le comprenais, n’était que le principe républicain régularisé ; il consolidait l’oeuvre réformatrice de l’Assemblée constituante ; il faisait de la vieille monarchie française une jeune monarchie pleine de grandeur et d’avenir.

Il ne suffit pas qu’un peuple dise « Je veux être libre » de la liberté que prêchent les apôtres du libéralisme : il faut qu’il en soit digne par son éducation.

Les malheurs aussi ont leur heroïsme et leur gloire.

Il faut du courage pour lutter contre la force, il en faut quelquefois plus pour s’avouer sa faiblesse.

Tout passe promptement sur la terre, hormis l’opinion que nous laissons empreinte dans l’histoire.

J’ai sauvé la Révolution qui périssait ; je l’ai lavé de ses crimes et je l’ai montrée aux peuples resplendissante de gloire ! J’ai implanté en France et en Europe ses nouvelles idées ; elles ne sauraient rétrograder.

Il y a différentes manières d’assassiner un homme : par le pistolet, par l’épée, par le poison ou par l’assassinat moral. C’est la même chose, en définitive, excepté que ce dernier moyen est le plus cruel.

Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé.

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