septembre 1, 2007

NAPOLEON PAR SES CITATIONS – DE LA REVOLUTION A L’EMPIRE

Posted in CITATIONS, Napoléon à 4:45 par napoleonbonaparte

Napoléon 1er, créateur des lois

1794

Ma conscience est le tribunal où j’évoque ma conduite.

1796

Un mauvais général vaut mieux que deux bons.

La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit.

Que l’on frappe les riches, c’est une nécessité de guerre, mais les pauvres, c’est une infamie.

1797

Mon pouvoir tient à ma gloire, et ma gloire aux victoires que j’ai emportées. Ma puissance tomberait si je ne lui donnais pour base encore de la gloire et des victoires nouvelles. La conquête m’a fait ce que je suis, la conquête seule peut me maintenir.

N’ira pas loin celui qui sait d’avance où il veut aller.

La haine des traîtres, des tyrans et des esclaves sera dans l’histoire notre plus beau titre à la gloire et à l’immortalité.

L’Europe est une taupinière. Il n’y a jamais eu de grands empires et de grandes révolutions qu’en Orient où vivent six cents millions d’hommes.

Soldats ! Vous allez entreprendre une conquête dont les effets sur la civilisation et le commerce du monde sont incalculables.

1798

Songez que du haut de ces monuments quarante siècles vous contemplent.

La gloire est fade ; à vingt-neuf ans, j’ai tout épuisé.

1799

L’homme d’Etat n’a pas le droit d’être sentimental.

Il faut endormir le fanatisme afin de pouvoir le déraciner.

Que m’importe que deux peuples soient séparés par des fleuves, qu’ils parlent des idiomes différents ? A des nuances près, la France, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, l’Angleterre ont les mêmes moeurs, les mêmes habitudes, la même religion.

La vraie politique n’est autre chose que le calcul des combinaisons des chances.

Citoyens, la révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie ! Il faut en commencer l’histoire et voir ce qu’il y a de réel et de possible dans l’application des principes et non ce qu’il y a de spéculatif et d’hypothètique.

Allons, allons, citoyens ministres, réveillons-nous ! Il n’est que deux heures du matin, il faut gagner l’argent que nous donne le peuple français.

Venez à moi, mon gouvernement sera celui de la jeunesse et de l’esprit.

Et comment avez-vous imaginé, monsieur Sieyès, qu’un homme de quelque talent et d’un peu d’honneur voulût se résigner au rôle d’un cochon à l’engrais de quelques millions.

Quand ma résolution est prise, tout est oublié, hors ce qui peut la faire réussir.

1800

Je ne suis qu’un magistrat de la République qui n’agit que sur les imaginations de la nation ; lorsque ce moyen me manquera, je ne serai plus rien ; un autre me succèdera.

Violer le droit de propriété d’un seul, c’est le violer pour tous.

César avait bien raison de citer sa fortune et de paraître y croire. C’est un moyen d’agir sur l’imagination de tous sans blesser l’amour-propre de personne.

Vous ne devez pas souhaiter votre retour enFrance ; il vous faudrait marcher sur cent mille cadavres. Sacrifiez votre intérêt au repos et au bonheur de la France ; l’Histoire vous en tiendra compte.

Pourquoi l’armée française est-elle la plus redoutée au monde ? C’est parce que les officiers ont émigré et qu’ils ont été remplacés par les sous-officiers qui sont devenus généraux. C’est avec des sous-officiers que l’on mène une armée nationale, parce qu’ils sont sortis du peuple.

Une grande réputation, c’est un grand bruit ; plus on en fait, plus il s’entend loin ! Les lois, les institutions, les monuments, les nations, tout cela tombe. Mais le bruit reste et retentit dans d’autres générations.

On ne peut gouverner l’homme que par l’imagination ; sans l’imagination, c’est une brute ! Ce n’est pas pour cinq sous par jour ou pour une chétive distinction que l’on se fait tuer ; c’est en parlant à l’âme que l’on électrise l’homme.

Je me sers de tous ceux qui ont la volonté et la capacité de marcher avec moi.

Gouverner la France après dix ans d’évènements aussi extraordinaires est une tâche difficile.

Je sens en moi de l’infini.

Jusqu’à présent le peuple m’a gâté, il va au-devant de mes désirs comme moi au-devant des siens ; et je suis plein de reconnaissance pour lui.

Je songe à l’ordre social que j’ai mission de rétablir, à l’honneur national que j’ai mission de laver d’une souillure abominable.

1801

Le génie ne se perfectionne pas, mais l’art de bien combiner les choses est perfectionné chaque jour par l’observation et l’expérience.

Le grand art du gouvernement, c’est de ne pas laisser vieillir les hommes.

La plupart des sentiments sont des traditions ; nous les éprouvons parce qu’ils nous ont précédés.

1802

Une constitution doit être faite de manière à ne pas gêner l’action du gouvernement et à ne pas le forcer à la violer.

Je ne suis pas un caractère d’opéra.

Pour embellir Paris, il y a plus à démolir qu’à bâtir.

Une bonne idée ne se lie pas toujours à un bon jugement, maus un jugement suppose toujours de bonnes idées.

1803

Chaque vent qui souffle d’Angleterre ne m’apporte que haine ou outrage.

Tout individu né en France est français.

1804

Je vous ai toujours dit qu’il me fallait dix ans… je ne fais que commencer ; il n’y a rien d’achevé.

Je n’ai point d’ambition, ou, si j’en ai, elle m’est tellement innée, elle est si bien attachée à mon existence qu’elle est comme le sang qui coule dans mes veines, comme l’air que je respire.

Je suis la Révolution.

Nous sommes faits pour diriger l’opinion publique et non pour la discuter.

Il faut savoir donner pour prendre.

Le nom de roi est usé car il apporte avec lui de vieilles conceptions et ferait de moi un héritier ; je ne veux descendre ni dépendre de personne. Le titre d’empereur est plus grand, il est un peu inexplicable et impressionne l’imagination.

La grandeur et la générosité est de ne pas supposer que de vains noms, des titres donnés pour la forme d’un système politique, puissent changer quelque chose aux rapports d’amitié, de famille ou de société.

Cinq ou six famille se partagent les trônes de l’Europe et elles voient avec douleur qu’un Corse est venu s’asseoir sur l’un d’eux. Je ne puis m’y maintenir que par la force.

Le coq n’a point de force, il ne peut pas être l’image d’un empire tel que la France ! Il faut choisir entre l’aigle, l’éléphant ou le lion. Prenons l’aigle : c’est l’oiseau qui porte la foudre et qui regarde le soleil en face. Les aigles françaises sauront se faire respecter comme les aigles romaines.

On ne gouverne pas avec la métaphysique mais avec les résultats de l’expérience des siècles.

La mort n’est rien ; mais vivre vaincu et sans gloire c’est mourir tous les jours.

Si la mort ne me surprend pas au milieu de mes travaux, j’espère laisser à la postérité un souvenir qui serve à jamais d’exemple ou de reproche à me successeurs.

1805

Je ne veux pas la guerre, mais j’aime mieux la faire plus tôt que plus tard.

L’ordre civil ne se maintient que par l’exécution des lois. Sous mon règne, les lois ne seront jamais accessibles à l’impunité.

Il faut déployer plus de caractère en administration qu’à faire la guerre.

On ne paye pas la bravoure avec de l’argent.

1806

La foi est hors d’atteinte de la loi ; c’est la propriété la plus intime de l’homme et l’on a pas le droit d’en faire rendre compte.

On ne doit pas se régler sur ce qui a existé précédemment comme s’il étai impossible de faire mieux.

Tout l’art de la guerre consiste dans une défensive bien raisonnée, extrêmement circonspecte, et dans une offensive audacieuse et rapide.

Prévenir pour ne pas avoir à punir.

Je veux conquérir la mer par la puissance de la terre.

Les architectes ont ruiné Louis XIV parce que le grand roi ne savait pas compter.

On n’apprécie la santé que lorsqu’elle vous quitte.

J’ai l’habitude de penser trois ou quatre mois d’avance à ce que je dois faire, et je calcule sur le pire.

Le code civil est le code du siècle : la tolérance, ce premier bien de l’homme, y est non seulement prêchée, mais organisée.

Plus on est grand et moins on doit avoir de volonté : l’on dépend des évènements et des circonstances.

1807

Le luxe des riches donne le nécessaire aux pauvres.

La discipline et la patience à supporter les fatigues sont les premiers garants de la victoire.

La véritable gloire consiste à se mettre au-dessus de son état ! Moi, mes amis, j’ai une bonne place, je suis empereur. Je pourrais vivre dans les délices de ma capitale… Eh bien, je fais la guerre pour la gloire de la France, je suis au milieu de vous au bivouac et dans les combats ; je puis être, tout comme vous, atteint par une balle… je me mets au-dessus de mon état.

Sachez que la vie est semée de tant d’écueils et peut être la source de tant de maux que la mort n’est pas le plus grand de tous.

Vivre c’est souffrir, et l’honnête homme combat toujours pour rester maître de lui.

Rien n’interrompt aussi bien une scène tragique qu’inviter l’autre à s’asseoir ; lorsqu’il est assis, le tragique devient comique.

La paix est un mariage qui dépend d’une réunion de volonté.

Le budget est ma loi ; il faut se conformer parce que les finances, de toutes les branches de l’administration, sont la première de mes affaires.

J’ai fait consister la gloire de mon règne à changer la face des territoires de mon Empire. L’exécution de grands travaux est aussi nécessaire à l’intérêt de mes peuples qu’à ma propre satisfaction.

Là, où le gouvernement est faible, l’armée gouverne.

Les Romains se sont toujours attachés à de grandes choses, et c’est ainsi qu’ils ont créé le colosse qui traversa le monde.

1808

J’ai fait des courtisans, je n’ai jamais prétendu me faire des amis.

Les militaires sont une franc-maçonnerie ; il y a entre eux tous une certaine intelligence qui fait qu’ils se reconnaissent partout sans se méprendre, qu’ils se recherchent et s’entendent ; et moi, je suis le grand maître de leurs loges.

Une guerre entre européen est une guerre civile.

La génération future ne doit point souffir des haines et des petites passions de la génération présente.

1809

Dans l’art de la guerre, comme dans la mécanique, le temps est le grand élément entre le poids et la puissance.

Il n’y a point de bête que ne soit propre à rien, il n’y a point d’esprit qui soit propre à tout.

Un mal vif et court vaut mieux qu’une souffrance prolongée.

On s’est rallié à moi pour jouir en sécurité ; on me quitterait demain si tout rentrait en problème.

Il faut avoir bien de l’amour-propre pour être mis aussi simplement.

1810

Jeune, j’ai été révolutionnaire par ignorance et par ambition.

Je suis un homme qu’on peut tuer mais qu’on n’outrage pas.

J’ai très rarement tiré mon épée, car je gagnais les batailles avec mes yeux et non pas avec mes armes.

Je n’aime pas revenir sur ce que j’ai fait ; ce qu’il faut éviter, c’est moins encore l’erreur que la contradiction avec soi-même ; c’est surtout par cette seconde faute que l’autorité perd sa force.

Quand je veux interrompre une affaire, je ferme son tiroir et j’ouvre celui d’une autre. Elles ne se mêlent point l’une à l’autre et jamais ne me gênent ni me fatiguent. Veux-je dormir ? Je ferme tous les tiroirs et me voilà au sommeil.

J’ai toujours aimé l’analyse : « pourquoi » et « comment » sont des questions si utiles qu’on ne saurait trop se les poser.

La France avant tout.

J’ai voulu réaliser dans un Etat de quarante millions d’individus ce qu’avaient fait Sparte et Athènes.

1811

J’ai mis autour de ma personne jusqu’à des émigrés, des soldats de l’armée de Condé, bien qu’on voulût qu’ils m’eussent assassiné. Je dois être juste : ils m’ont été fidèles.

Des soucis ont gâté mes jeunes années. Ils ont influencé mon humeur. Ils m’ont rendu grave bien avant l’âge.

Pour qu’elle dure [ma dynastie], il faut que je vive encore vingt-cinq ans et que mon fils soit un grand homme.

1812

Pour terminer la Révolution, il faut confondre toutes les opinions et se servir des hommes les plus opposés.

La guerre a été dans mes mains l’antidote de l’anarchie.

Il y a en général peu d’hommes d’Etat ! J’ai sûrement les ministres les plus capables d’Europe, mais on s’apercevrait cependant bientôt combien ils sont au-dessous de l’opinion qu’on en a, si je n’imprimais pas le mouvement de ces rouages.

Mon fils est le plus bel enfant de France.

La fortune est une grande courtisane ! Je l’ai souvent dit, et je commence à l’éprouver.

Les Anglais finiront pas souscrire à tout ce que les Etat-Unis voudront, et le gouvernement américain, confié à des mains habiles, à des hommes d’Etat, y gagnera plus de ressort. Ce pays sera, à l’avenir, le plus puissant adversaire de l’Angleterre. Il la fera trembler avant trente ans.

Je ne suis pas un don Quichotte qui a besoin de quêter l’aventure… La seule différence entre moi et les autres souverains, c’est que les difficultés les arrêtent et que j’aime à les surmonter.

1813

A partir de trente ans on commence à être moins propre à faire la guerre. Alexandre est mort avant de pressentir le déclin.

1814

La stratégie est la science de l’emploi du temps et de l’espace. Je suis, pour mon compte, moins avare de l’espace que du temps : pour l’espace, nous pouvons toujours le regagner. Le temps perdu, jamais.

Je vivrai, puisque la mort ne veut pas plus de moi dans mon lit que sur le champ de bataille. Il y aura aussi du courage à supporter la vie après de tels évènement.

Ce n’est pas à moi que les puissances font la guerre. C’est à la Révolution. Elles n’ont jamais vu en moi que le représentant, l’homme de la Révolution.

1815

Vous avez raison de m’appeler votre père ; je ne vis que pour l’honneur et le bonheur de la France.

On n’est plus à quarante-cinq ans ce qu’on était à trente ! Le repos d’un roi constitutionnel peut [maintenant] me convenir. Il conviendra encore plus sûrement à mon fils.

C’est dans les temps difficiles que les grands hommes déploient toute l’énergie de leur caractère et deviennent un objet d’admiration pour la postérité.

5 commentaires »

  1. Levent said,

    Bonjour,
    j’aimerais savoir d’où est extraite la citation de 1800 :
    « Pourquoi l’armée française est-elle la plus redoutée au monde ? C’est parce que les officiers ont émigré et qu’ils ont été remplacés par les sous-officiers qui sont devenus généraux. C’est avec des sous-officiers que l’on mène une armée nationale, parce qu’ils sont sortis du peuple. »
    Je vous remercie par avance.

  2. Ces propos ont visiblement été rapportés par le ministre Mollien, proche collaborateur de l’Empereur.

  3. GOEPP said,

    Bonjour,

    Il me semble que la citation « Une guerre entre européen est une guerre civile. » est de Victor Hugo.

    Amicalement

    • A moins que Victor Hugo lui ai soufflé en 1808 (il n’avait que 6 ans), il semble bien que la paternité de la phrase revienne à l’Empereur. Il l’aurait prononcée à plusieurs reprises lors de l’entrevue d’Erfurt. ;)

  4. Tourneux said,

    Bonjour
    Je cherche une citation de Napoléon, dans laquelle il met en avance et fait un parallèle entre les officiers et S/officiers vis à vis d’un texte manuscrit. De mémoire cette citation commençait par: Vous les sans grades qui faites l histoire vous etes les lettres minuscules qui remplissent les livres et font l’histoire contrairement aux lettres majuscules qui représentes mes officicers……..
    Merci par avances


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