août 30, 2007

ENNEMIS, ADVERSAIRES ET OPPOSANTS PAR NAPOLEON 1er

Posted in CITATIONS, Napoléon tagged , , , , , , , à 1:06 par napoleonbonaparte

Entrevue de Napoléon 1er et François II après Austerlitz

Bien qu’on m’ait salué, en leur nom, de moderne Attila, de Robespierre à cheval, tous [les rois d’Europe] savent mieux dans le fond de leur coeur que, si je l’avais été, je règnerais encore peut-être ; mais eux, bien sûrement et depuis longtemps, il ne règneraient plus.

(Napoléon Bonaparte)

Ce qu’il y a de plus singulier, c’est qu’on ne peut prévoir ce qui lui manquera dans un cas donné ou dans une circonstance particulière, car ce qui lui manque varie à l’infini.

C’est un grec du Bas-Empire, fin, faux et adroit.

N’ayant aucun talent pour la tribune, et nulle habitude au travail, il se jeta dans le parti thermidorien menacé par Robespierre ainsi que Tallien et tout le reste du parti de Danton. Ils se réunirent et firent la journée du 9 Thermidor. Cette réussite lui donna une grande célébrité. Les évènements le portèrent au Directoire : il n’avait point les qualités nécessaires pour cette place.

Barras était d’une haute stature, il parla quelquefois dans les moments d’orage et sa voix couvrait alors la salle. Ses facultés morales ne lui permettaient pas d’aller au-delà de quelques phrases. La passion avec laquelle il parlait l’aurait fait prendre pour un homme de résolution, mais il ne l’était point : il n’avait aucune opinion faite sur aucune partie de l’administration publique.

Blücher est un très brave soldat, un bon sabreur. C’est comme un taureau qui ferme les yeux et se précipite en avant sans voir aucun danger. Il a commis des millions de fautes et, s’il n’eût été servi par les circonstances, j’aurais pu différentes fois le faire prisonnier, ainsi que la plus grande partie de son armée. Il est opiniâtre et infatigable, n’a peur de rien et est très attaché à son pays ; mais comme général, il est sans talent.

Le prince des Asturies est très bête, très méchant, très ennemi de la France ; avec mon habitude de manier les hommes, son expérience de vingt-quatre ans n’a pu m’en imposer.

Le roi Charles est un brave homme. Je ne sais si c’est sa position ou les circonstances, il a l’air d’un patriarche franc et bon.

La reine a son coeur et son histoire sur sa physionomie, c’est vous en dire assez. Cela passe tout ce qui est permis de s’imaginer.

Le duc de Brunswick a eu tous les torts dans cette guerre [contre la Prusse en 1806] ; il a mal conçu et mal dirigé les mouvements de l’armée ; il croyait l’empereur à Paris lorsqu’il se trouvait sur ses flancs ; il pensait avoir l’initiative des mouvements et il était déjà tourné.

Le prince Charles est un homme sage, aimé par ses troupes… Bien qu’il ait commis un millier de fautes, il est le meilleur général autrichien.

Il s’est offert vingt fois à mois ; mais comme c’est pour me faire plier à son imagination et non pour m’obéir, je me suis refusé à ses services, c’est-à-dire à le servir.

Je n’ai point de reproches à faire à Chateaubriand. Il m’a resisté dans ma puissance.

Tout ce qui est grand et national doit convenir au génie de Chateaubriand.

  • Sir George Cockburn, contre-amiral anglais (1772-1853)

Malgré certaines contrariétés, l’amiral Cockburn avait mérité ma parfaite confiance ; mais il ne paraît pas que son successeur soit jaloux de m’en inspirer une semblable.

C’est un homme d’honneur. Sa brusquerie nous blesse parfois ; mais en définitive, c’est un vieux et brave soldat, et avec eux je finis toujours par m’entendre… J’ai eu quelques reproches à lui faire, mais j’ai toujours rendu justice à ses sentiments honorables. Jamais il ne m’a inspiré la plus légère méfiance.

Comme homme d’esprit, écrivain, il fallait qu’il écrive, qu’il accuse. Il était l’amant de Madame de Staël qui eût aimé me culbuter. Il avait été fort partisan du 18 Fructidor et du 18 Brumaire. Constant avait toujours été désireux de se rapprocher de moi sous l’Empire.

Il faut supporter la responsabilité de l’événènement ; la rejeter sur d’autres, même avec vérité, ressemblerait trop à une lâcheté pour que je veuille m’en laisser soupçonner.

Assurément, si j’eusse été instruit à temps de certaines particularités concernant les opinions et le naturel du duc d’Enghien, et surtout si j’avais vu la lettre qu’il m’écrivit et que Talleyrand me remit que quand il n’était plus, bien certainement j’eusse pardonné.

Ce squelette de François II, que le mérite de ses ancêtres a placé sur le trône.

Je préfère un homme d’honneur qui tient parole à un homme consciencieux. L’empereur François a fait ce qu’il estimait être le plus utile pour le bien de son peuple, il est consciencieux, mais il n’est pas homme d’honneur.

Je croyais que l’empereur François était un bon homme : je me suis trompé ! C’est un imbécile, un paresseux sans cervelle et sans coeur. Il est dépourvu de tout talent. Il ignore l’affection, la sensibilité et la gratitude. En fait, les bonnes qualités lui font complètement défaut.

C’est un homme entièrement borné, sans caractère, sans moyens, un vrai benêt, un balourd, un ennuyeux.

Le plus grand sot de la terre, sans talent, sans instruction, incapable de soutenir une conversation de cinq minutes. Il a l’air d’un vrai don Quichotte.

Pas un tailleur e savait plus long que le roi Frédéric-Guillaume sur ce qu’il fallait de drap pour faire un habit. Si l’armée française avait été comandée par un tailleur, le roi de Prusse aurait certainement gagné la bataille à cause de son savoir supérieur en cette matière.

La Fayette a été un niais politique. Sa bonhomie doit le rendre constamment dupe des hommes et des choses. Son insurrection des chambres, au retour de Waterloo, a tout perdu.

La Fayette… était un homme sans talents, ni civils ni militaires ; esprit borné, caractère dissimulé, dominé par des idées vagues de liberté, mal digérées chez lui et mal conçues. Au reste, dans la vie privée, La Fayette était un honnête homme.

Les deux issues si malheureuses des invasions de la France lorsqu’elle avait encore tant de ressources sont dues aux trahisons de Marmont, Augereau, Talleyrand, et La Fayette. Je leur pardonne ; puisse la postérité française leur pardonner comme moi !

Vous êtes pour nous un plus grand fléau que les misères de cet affreux rocher.

J’ai vu des tartares, des cosaques, des kalmouks, mais je n’ai jamais vu une figure aussi sinistre et aussi repoussante.

Si un tel homme reste un instant seul près d’une tasse de café, c’est à ne pas la boire ! Il a le crime gravé sur le visage.

Metternich est tout prêt d’être un homme d’Etat : Il ment très bien.

Il a du génie sur le champ de bataille, mais, dans la vie, c’est un faible servilement soumis à sa femme. Sa belle-mère lui a monté la tête contre moi.

La nature en lui n’avait pas fini sa création ; il avait plus d’instinct que de génie.

Moreau ne connaissait pas le prix du temps ; il le passait toujours le lendemain d’une bataille dans une fâcheuse indécision.

Il était supérieur pour commander une forte division ou un de mes corps d’armées, mais pour bien commander en chef il faut être un autre homme que lui.

Nelson était un brave homme. Si Villeneuve à Aboukir et Dumanoir à Traflagar avait eu un peu de son sang, les Français auraient été vainqueurs.

Madame de Staël était ardente dans ses passions, furieuse et forcenée dans ses expressions. Sa demeure à Coppet était devenue un véritable arsenal contre moi ; on venait y faire armer chevalier. Elle s’occupait à me susciter des ennemis et me combattait elle-même.

Il est vrai de dire que personne ne saurait nier qu’après tout Madame de Staël est une femme d’un grand talent, fort distinguée, de beaucoup d’esprit : elle restera.

Si je juge les actions de Wellington d’après les dépêches, et surtout d’après sa conduite envers Ney, son procès et son exécution, je dois dire que c’est un homme de peu d’esprit, sans générosité ni grandeur d’âme. Wellington est un homme ordinaire. Il a été prudent et heureux, mais ce n’est pas un grand génie.

Un commentaire »

  1. Jean said,

    ce sont de grandes recherches et Napoléon BONAPARTE un grand homme.


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