août 23, 2007

DOMINIQUE DE VILLEPIN ET NAPOLEON – LE SOLEIL NOIR DE LA PUISSANCE…

Posted in Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , à 2:48 par napoleonbonaparte

…OU LE COMBLE DE L’INDECENCE.

Père Joseph (1577 - 1638)

A la guerre comme en politique, le moment perdu ne revient plus…

(Napoléon Bonaparte)

Après s’être pris niaisement les pieds dans le dossier du CPE, réformette pourtant sans portée sur le fond, Dominique de VillepinPère Joseph déclassé d’un pathétique chef d’Etat- voyait subitement son étoile pâlir, et son pseudo destin présidentiel se dissiper tel un songe léger. Il semblait déjà alors se résigner à reprendre la plume, seule échappatoire pour conserver l’illusion d’exister dans le petit monde médiatique, voire de rêver à un plus qu’hypothétique come-back dans l’arène politique.

C’était d’autant plus sa seule issue que les échecs répétés de la « Camarilla » chiraquienne pour éliminer son rival de la course à la Présidence allait vite sonner le glas des derniers espoirs de ce drole de zozo de Galouzeau. Nicolas Sarkozy, en vraie bête politique, avait toujours été prompt à parer chacun des coups élyséens, depuis 2002, retournant même contre son bînome adverse le plus tordu et dangereux de tous, celui de l’affaire des faux listings Clearstream.

Et la rumeur en provenance de l’Hôtel Matignon semblait donc indiquer en ce début de crépuscule de la Chiraquie, que le Dominique de Villepin « écrivain » avait soudainement un retour de flamme napoléonien. Il était très curieusement redevenu féru de l’Empereur après une facheuse éclipse de cinq ans, manquant quelques bicentenaires napoléoniens au passage, et pas des moindres.

Cela devait me faire sourire sur l’instant de savoir Villepin de nouveau « en phase » avec Napoléon, moi qui avais été aux premières loges pour voir à quel point cet hypocrite n’en avait cure quand il s’imaginait encore en piste pour l’Elysée. Je lui sais « gré » de m’avoir permis de goûter aux délices de la technocratie française qu’il incarne si bien jusqu’à la caricature. Lui et ses conseillers m’avaient en effet trimballé pendant plus de dix-huit mois sur un projet dont j’ai la vanité de croire qu’il aura un autre impact au final qu’un énième bouquin verbeux d’un « has been » de la politique.

L’annonce de nouveaux écrits de Dominique de Villepin sur Napoléon Bonaparte est à mes yeux plus qu’une mauvaise plaisanterie, c’est une grossière provocation, des plus indécentes. Avec son Soleil Noir de la Puissance, il essaye de nous rejouer le néo-romantique napoléonien de 2001. Lors de sa petite traversée du désert auprès de Chirac, il s’était alors refait une santé politique avec son essai sur les Cent Jours. Joli coup médiatique qui, bien avant son discours de l’ONU, l’avait remis en selle. Le succès de l’ouvrage avait alors presque fait oublier le désastreux effet de l’abracadantesque dissolution de 1997.

Lors de la publication de ses Cent Jours ou l’Esprit de Sacrifice, nous pouvions lui accorder le bénéfice du doute, sans pour autant occulter son comportement pusillanime face à son maître et mentor Jacques Chirac, radical-socialiste déguisé en gaulliste, et haissant Napoléon.

Mais là, en 2007, comment ose t-il se représenter devant les vrais amateurs et connaisseurs de l’épopée napoléonienne avec le lourd passif de son gouvernement sur l’Empereur, véritable paria de la République depuis plus de trente ans. Il est incontestable que Villepin s’est plus que désintéressé de Napoléon alors qu’il était au sommet de l’Etat et disposait de moyens d’actions innombrables.

Il n’a cessé d’éluder Napoléon et le Premier Empire, poursuivant même cette politique de repentance masochiste des socialistes et des chiraquiens. Rappelons-nous qu’il a poussé le vice jusqu’à envoyer un porte-avions afin de fêter avec les anglais la défaite de Trafalgar. Par contre, le 2 décembre 2005, son planning lui faisait préférer la visite d’une ANPE à un déplacement sur le champ de bataille d’Austerlitz, où était organisée une reconstitution à la hauteur de l’évènement historique. Elle exigeait pourtant la présence d’au moins une des deux têtes de l’Exécutif français.

Tous les admirateurs de Napoléon Bonaparte ne doivent faire en aucun cas abstraction de cette succession de rendez-vous ratés. Villepin ne fait appel à Napoléon que lorsqu’il est dans la panade, voire comme aujourd’hui dans les abymes politiques et judiciaires. Il n’a, au fond, jamais assumé pleinement sa passion réelle ou feinte pour le personnage, et s’est surtout bien gardé d’agir concrètement pour la défense du patrimoine napoléonien. Et pourtant, l’épopée impériale et Napoléon sont encore bien souvent à l’origine du prestige de la France à l’étranger.

Il faut donc bien lui faire comprendre une bonne fois pour toutes qu’il n’a plus aucune légitimité politique, historique, et même littéraire pour nous imposer sa prose sur Napoléon Bonaparte. Les livres de valeurs sur le Grand Homme ne manquent pas, qu’il s’agisse des historiens les plus éminents (Frédéric Masson, Jean Tulard), ou de vrais écrivains (Chateaubriand, Stendhal, Léon Bloy).

L’ouvrage de Dominique de Villepin ne rejoindra pas ma bibliothèque napoléonienne. C’est une évidence qu’il n’y a nullement sa place. Je pense que nous serons d’ailleurs nombreux, parmi les passionnés de l’Empire ayant lu Les Cent Jours et l’Esprit de Sacrifice, à faire cette fois sciemment l’impasse sur son nouvel essai et ceux qu’il pourrait encore avoir l’impudence de faire paraître plus tard.

Que Dominique de Villepin abandonne Napoléon aux napoléoniens et aux bonapartistes. Et en attendant de reprendre ses vers de mirliton, qu’il aille donc dédicacer son Soleil Noir de la Puissance dans les ANPE de France et de Navarre pour finir glorieusement dans celle de son arrondissement, le 2 décembre. Enfin, si l’affaire Clearstream lui en laisse le temps bien sûr. :)

 

3 commentaires »

  1. Mathieu said,

    Je trouve ton article assez haineux et sans intérèt, un tel manque de discernement entre l’homme politique et l’écrivain me consterne, d’autant plus quand tu te poses la question de sa légitimité pour écrire sur Napoléon. Faire une critique littéraire oui, mais faire ce que tu as fait, en sous entendant même que tu aimerais le voir enprisonner avant « le 2 décembre », c’est te ridiculiser toi et ton passéisme vereux.

  2. Romain said,

    Quelle perte de temps que la lecture de cet « article ».

  3. Villèle said,

    Je crois que vous auriez dû vous abstenir plutôt que de critiquer avec autant de virulence la démarche de Dominique de Villepin, dont vous n’avez même pas lu le livre ! Quant à votre argumentation, elle est des plus légères, alors que votre interprétation d’ensemble paraît comme étant davantage le fruit d’une subjectivité aveugle que d’une perception objective et fine de la réalité.


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