La Lettre de Nabulio N°2
Je reviens vers vous pour vous informer des derniers évènements depuis la précédente lettre.
Tout d’abord, il y a une déception confirmée du côté de la mairie d’Issy les Moulineaux, comme je le laissais déjà supposer au début de l’été. Elle est d’ailleurs toute relative car je ne me faisais guère d’illusions de ce côté-là depuis que les premiers engagements pris par André Santini et Paul Subrini n’avaient pas été respectés.
Sinon, il y a heureusement aussi quelques motifs de satisfaction, bien que je ne puisse malheureusement toujours pas vous donner la moindre garantie de voir le chantier de la bande dessinée reprendre prochainement sur le plan graphique. Croyez-bien cependant que je fais tout mon possible pour que les conditions d’une relance soient réunies au plus vite. Il nous faudra de toute évidence encore ronger notre frein quelque temps.
Cette deuxième Lettre de Nabulio va donc évoquer les principaux points déjà developpés dans la précédente, c’est à dire l’étude de marché, l’exposition du projet sur le web et la question du financement de notre grand dessein artistique et scientifique.
1) L’ETUDE DE MARCHE :
J’ai refait quelques petites campagnes de mailings depuis cet été, dont une assez conséquente en octobre. Les résultats sont sans surprise car sensiblement les mêmes depuis deux ans que je me livre à cette pratique longue et laborieuse mais au final de loin la plus efficace.
Si le taux de retour varie de un à trois selon la nature des populations composant les différentes vagues de mailings, il ressort de l’analyse détaillée du dépouillement une répartition identique quant aux réponses obtenues à chacune des différentes propositions. Cela ne fait que confirmer les enseignements déjà tirés depuis plus d’un an.
En réalité, je continue d’augmenter ma communauté d’internautes intéressés par une BD de qualité sur Napoléon et renforce ainsi ma position dans l’optique de la recherche de financements. Mais, objectivement, l’étude de marché était déjà convaincante depuis au moins douze mois.
Je n’étais cependant pas à l’époque en état de me lancer en quête d’investisseurs : mes éprouvantes démarches ministérielles m’avaient totalement anémié. Je souhaitais par ailleurs laisser encore une petite chance au tandem isséen de démontrer qu’il n’était pas dans le virtuel comme leurs homologues. Je dois dire qu’il ne subsiste plus désormais la moindre ambiguité.
Cela me donnera d’ailleurs matière à un article encore bien senti, bouclant enfin le cycle “institutionnels et politiques”. Je vous assure que le récit de mes rencontres et échanges avec eux vaut leur “pesant de cacahouètes”. Vous pourrez d’ailleurs en juger prochainement en consultant le blog.
Pour en revenir à l’étude, et dans un souci de transparence totale, vous trouverez ci-dessous quelques données qui offrent une vue d’ensemble assez claire de la situation :
- environ 100.000 internautes touchés directement ou indirectement par mes mailings depuis décembre 2005 (soit plus ou moins un millième de la population francophone),
- plus de 20.000 visiteurs sur le site provenant de ces seuls mailings.
- plus de 400 personnes positionnées sur le tirage de tête en langue française (dont près de 300 s’affirmant “sûrs” et “probables” acquéreurs de cette version luxueuse).
- 20% de femmes (alors que j’évalue à environ 35% la représentation féminine sur la population ayant réceptionné mes mails). Cela tend à prouver qu’il existe bien un public féminin sur ce sujet. Tout cela laisse présager un taux final de lectrices possiblement supérieur à 30%.
- une moyenne d’âge oscillant autour de 40 ans (de 15 à 85 ans).
- une Belgique très bien représentée (ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on sait que les principales écoles de BD sont belges et que Napoléon y est aussi très populaire).
- enfin, le chiffre le plus évocateur : 20% du coût du projet virtuellement couvert sur les seules réponses “sûrement” et “probablement” s’agissant des deux tirages proposés en français (c’est-à-dire sans tenir compte des réponses sur les langues anglaises et corses ni même les réponses “éventuellement” sur les versions en français).
La démonstration est faite selon moi du succès de l’entreprise. Je n’ai désormais plus de raison de repousser aux calendes grecques la recherche de partenaires privés d’autant que la piste institutionnelle est désormais définitivement refermée.
Je tenais aussi à préciser à celles et ceux parmi les plus passionnés que je fais languir depuis près de deux ans qu’ils seront priviégiés et “récompensés” de leur patience si je finis par aboutir dans mon entreprise. En effet, la chronologie sera prise en compte dans l’attribution des tirages de tête. Les premiers numéros seront donc réservés prioritairement aux prospects qui auront répondu à l’étude, et cela en fonction des dates auxquelles auront été reçus leurs questionnaires.
2) EXPOSITION SUR LE WEB
a) Le site
Si le site continue de monter sur “la toile” en termes d’audience grâce à un positionnement qui va en s’améliorant (mais trop lentement), je n’ai pas l’intention d’y apporter de modifications sensibles dans les prochaines semaines. J’ai toutefois créé des liens depuis mon portrait ou mon groupe sur Facebook.com, ainsi que depuis mon blog sur wordpress.com. En résumé, mes efforts ne se portent plus sur le site que je laisse en jachère mais sur le blog où il s’avère bien plus payant de travailler pour accroître rapidement notre visiblité sur le web.
Actuellement, environ 30 à 40 visiteurs au maximum font un passage quotidien sur le site (hors période de mailings). Cela est honorable mais reste faible et ne pourrait changer que par une présence sur la première page de Google avec la requête Napoléon. Or, après près de deux ans, le site n’est proposé qu’en quatrième page. La trentaine de places à gagner ne se fera pas, je pense, avant une reprise des dessins. Il est en effet très difficile de bien positionner un site sur internet lorsqu’il y a beaucoup d’offres (c’est le cas, bien sûr, de Napoléon) . Tout cela nous a donc conduits à passer au blog.
b) Le blog
http://napoleonbonaparte.wordpress.com/
J’ai fait la connaissance, début juillet, d’un spécialiste en networking, qui, pour l’anecdote, est à l’origine du site de la Fondation Napoléon datant de 1996. Il me conseille amicalement et m’a fortement poussé à lancer un blog généraliste sur Napoléon.
Certes cela implique de poster quasi quotidiennement des articles ou des pages, mais le résultat est là. Moins de quatre mois après sa création, il génère près de 300 clics quotidiens. Il ne s’agit pas de visites, contrairement au blog, mais d’articles consultés par les internautes. Ce chiffre ne peut être directement comparé aux statistiques du site (il faut le minorer).
En fait, d’ici six mois à un an, nous devrions avoir multiplié le nombre de clics par au moins dix. Cela signifie que nous nous situerons sans doute juste après les sites Napoleon.org et Napoleon1er.com dans le monde francophone sur Napoléon. Cela ne s’arrêtera pas là si le projet est relancé, bien sûr, car nous serons alors sans doute en situation de les supplanter tous les deux.
C’est pourquoi j’alimente donc régulièrement mon blog en contenu pour générer de nouvelles entrées. Et il est probable que je l’ouvre à tous ceux qui auraient des articles de qualité à publier sur des sujets relatifs à Napoléon ou au Premier Empire. Le blog va donc me donner une totale autonomie pour communiquer sur le web. Il exige juste un minimum d’assiduité avec la mise en ligne régulière de nouveaux posts.
Je profite par ailleurs de cette Lettre de Nabulio pour demander à celles et ceux qui ont la possibilité de faire pointer des liens depuis des blogs ou des sites (en rapport avec l’Histoire de préférence) de le faire vers http://napoleonbonaparte.wordpress.com/ . Merci.
En plus des internautes que cela peut rediriger vers les articles ou pages du blog, cela augmentera mes backlinks dans l’optique d’un meilleur positionnement sur Google. Pour vous faire comprendre à quel point le blog se révèle une meilleure option que le site, il suffit de prendre comme exemple la recherche Napoléon Bonaparte sur le moteur phare. Le blog y talonne déjà le site (autour de la 20ème place). Mais le blog génère pour l’instant l’essentiel de ses visites, via les requêtes à mots multiples, là où le site est beaucoup moins bien placé. Autre exemple, mon site est en page rank 4 (ce qui est correct) et le blog est quant à lui déjà en page rank 5.
Je vous engage donc vivement à faire connaître ce blog, comme vous l’avez sans doute fait pour le site, d’autant qu’il est quasi quotidiennement enrichi de nouveaux articles. Vous pouvez aussi le mettre dans vos favoris, cela va sans dire…
c) Profil et groupe sur Facebook.com
Je me suis aussi inscrit la semaine dernière sur l’interface Facebook.com qui commence seulement à se développer dans le monde francophone (400.000 inscrits à ce jour) mais devrait rattraper très rapidement son retard sur les anglophones déjà fort nombreux. Pour information, 5% d’entre vous êtes déjà des habitués de Facebook.
En plus de mon profil, j’ai aussi créé un groupe Napoléon Bonaparte (1769-1821). Il existait déjà une demi-douzaine de groupes (tous anglophones) qui ne comprenait qu’une faible minorité de francophones parmi leurs membres. Nous devons les dépasser tous.
Je commence donc à me familiariser avec cette interface vraiment très sympa. A peine arrivé, j’ai aussitôt lancé des invitations à la plupart d’entre vous. Une poignée a d’ailleurs déjà eu la curiosité d’y ouvrir un compte, et a rejoint mon groupe sur Napoléon. Par contre, certains m’ont seulement ajouté à leur liste d’amis alors qu’il fallait prioritairement gonfler ma communauté napoléonienne naissante dans l’univers Facebook. Celle-ci doit impérativement devenir la première sur le thème napoléonien dans les prochaines semaines. Il s’agit d’anticiper l’arrivée des francophones en masse sur l’interface.
Facebook devrait en effet combler son retard en France, Suisse et Belgique. Et cela est justifié car c’est bien plus “haut de gamme” et plus réussi que Myspace. Il serait donc bon que tous ceux qui sont déjà présents sur cette plate-forme y retournent et ajoutent une unité supplémentaire à notre groupe sur Napoléon. Par ailleurs, ceux qui n’y sont pas peuvent encore s’y inscrire. Je les y encourage chaleureureusement, d’autant que rien ne les oblige à développer leur profil ou à le rendre visible ou accessible à des tiers.
3) LE FINANCEMENT
Enfin, la question cruciale sur laquelle j’achoppe : le financement. Je ne reviendrai pas sur le rôle négatif joué par nos gouvernants dans cette affaire.
Je doute par ailleurs qu’il existe un Martial Lapeyre ou un François Coty qui puissent parrainer notre travail parmi nos capitaines d’industrie. Enfin si quelqu’un peut m’indiquer un mécène ayant du goût au milieu de tous ces “Jourdain de l’Art contemporain” qui, à l’instar d’un François Pinault, trouvent plus pertinent de favoriser l’esbrouffe dans le domaine culturel que des travaux artistiques réels, il est évident que je suis preneur.
Toutefois, comme je n’y crois guère, je vais donc désormais aborder la chose non plus en mettant en exergue les qualités artistiques et scientifiques de cette fresque napoléonienne à peine ébauchée mais avec plus de pragmatisme souligner ses aspects strictement économiques.
Je vais donc partir en quête d’investisseurs traditionnels, dès la semaine prochaine, toujours en utilisant le web pour communiquer puisque cela m’a plutôt bien réussi. Et si nécessaire, je me rendrai ultérieurement à la chambre de commerce. Cela devrait raisonnablement m’occuper une bonne partie de l’hiver.
Il devrait logiquement en déboucher un certain nombre de contacts. Sur certains points je serai disposé à faire des concessions mais sur d’autres je ne lacherai rien. Je ne souhaite pas en l’occurence prendre un partenaire déja directement ou indirectement investi dans le monde de l’édition. Nous aurions vite des intérêts divergents de par la stratégie de “niche commerciale” du projet.
Je vais prendre le temps de multiplier les rendez-vous et les consultations, puisqu’il va falloir s’engager sur du long terme. L’erreur dans le choix du partenariat privé n’est donc pas permise.
Toutefois, j’espère tout de même pouvoir enfin vous annoncer, lors de la prochaine Lettre de Nabulio, que cette question sera définitivement réglée (en partie grâce à vous d’ailleurs) et que l’aventure pourra reprendre en 2008.
Vous remerciant pour votre confiance et votre soutien, je vous invite donc à consulter régulièrement notre blog et à aller découvrir le petit monde de Facebook, qui devrait en séduire plus d’un, en attendant de bonnes nouvelles pour la prochaine année.
A très bientôt.
Cordialement.
Stéphane CHAUVIN
(Novembre 2007)
contact : lerubicon1@free.fr
ROUSSEAU a dit,
novembre 19, 2007 à 1:36
Bonjour.
Très heureux d’avoir de vos nouvelles. Je suis vos efforts depuis le début et j’espère qu’un jour cette BD verra le jour,déjà pour vous récompenser de votre travail et prouver qu’avec beaucoup de volonté le but fixé peut aboutir malgré tous les obstacles qui pour la publication de cette BD sont très nombreux. Avec tous mes encouragements..
Cordialement.
Olivier a dit,
novembre 20, 2007 à 9:03
Toujours aussi admiratif de votre travail et volonté afin qu’il aboutisse, soyez assuré de mon soutien.
Le courage trouve toujours sa récompense, vous obtiendrez la votre n’en doutez pas !
Nous sommes nombreux à croire en votre projet et donc à votre talent qui finira par interpeller un des “grands” de ce pays en manque de “héros” de nos jours…
Bien à vous.
Olivier
Christian Mantey a dit,
novembre 20, 2007 à 3:21
Bonjour,
Surtout, ne lâchez pas, accrochez vous à votre rêve, c’est le seul moyen qu’il devienne réalité. Tenez vous loin des politiques, ils n’agissent que pour leur propre image et loin aussi des éditeurs, du moins tant que l’affaire n’est pas trop engagée car ils ont tendance à confondre art et rentabilité. Mais n’oubliez pas de nous tenir au courant, et peut-être de nous demander un coup de main, à nous tous, nous devrions avancer et entraîner avec nous une masse d’enthousiastes. c’est avec les “croyants” qu’on prend les places fortes. A bientôt, Christian.
Karl a dit,
novembre 20, 2007 à 8:26
Votre ténacité force le respect, et il convient de la saluer. Votre courage sera bientôt récompensé par des résultats concrets et la relance du projet, j’en suis persuadé.
Sachez que votre ambition pour ce projet est légitime, et il mérite d’aboutir car il est essentiel à la mémoire de notre pays.
Je vous apporte mon entier soutien et je sais que je suis loin d’être le seul dans ce cas.
Amicalement
Karl