La Lettre de Nabulio N°1
En prenant le temps de répondre au questionnaire qui vous était proposé sur notre site relatif à La Jeunesse de Bonaparte en BD, certains parmi vous ont sensiblement contribué à faire « avancer le schmilblick ».
Le moment est donc venu de faire un point global de la situation, d’autant que le second semestre 2007 verra, je l’espère, une reprise progressive et effective de notre entreprise artistique, en « stand by » depuis 2004.
Cette trop longue parenthèse s’explique par le fait qu’il m’a fallu un certain temps pour me remettre sur pied. Mes déboires dans les méandres des cabinets ministériels, après deux ans de pérégrinations kafkaïennes, m’avaient laminé et laissé totalement exsangue, voire « sonné » au printemps 2005. Imaginez le défi du formulaire administratif des 12 Travaux d’Asterix, en partant du postulat de base qu’aucun recours à la potion magique de Panoramix n’est possible.
Aujourd’hui, je tiens à vous remercier toutes et tous pour vos soutiens, individuellement manifestés, lors de ces dix huit longs mois de « convalescence ». J’ai puisé dans vos messages souvent chaleureux l’énergie indispensable pour me remotiver et surmonter (voire contourner) les derniers obstacles de cette aventure. A ce propos, je me suis autorisé à reprendre une bonne partie de vos commentaires qui sont désormais consultables sur le site dans la partie « Livre d’Or ».
Si je sors donc de mon mutisme avec cette première Lettre de Nabulio, c’est que je me dois désormais de vous tenir tous informés des différentes démarches et actions en cours ou qui le seront à brève échéance.
1)Les premiers enseignements de l’étude de marché
Suite à mes laborieuses collectes manuelles d’adresses mails, suivies de plusieurs modestes campagnes de mailings, elles aussi fastidieuses, je suis heureusement parvenu à générer plus de 15 000 visiteurs sur le site internet, et dispose désormais d’une étude de marché aux résultats déjà probants.
Au regard du nombre très réduit d’internautes qui ont pu avoir connaissance du projet à ce jour, je peux déjà vous livrer un chiffre qui démontre à lui seul le fort potentiel d’une bande dessinée classique, soignée et scientifiquement rigoureuse, sur le sujet napoléonien. En effet, vous êtes d’ores et déjà près de 300 positionnés sur le tirage de tête en langue française (dont la moitié se disent sûrs d’acquérir l’un de ces exemplaires de tête).
Je peux donc affirmer, en extrapolant pourtant avec une prudence extrême, que le nombre d’acheteurs de l’album de luxe sera à un niveau jamais atteint pour une bande dessinée (bien au delà d’une série référence et culte comme Blake et Mortimer par exemple). Je crains même que l’on ne puisse à terme satisfaire tout le monde sur cette version de l’album, car la demande devrait largement excéder l’offre maximum envisageable.
A noter aussi un intérêt plus marqué que je ne l’espérais pour les éventuels tirages en langues corse et anglaise, bien que mes mailings n’aient que marginalement touché des populations anglophones ou « corsisantes ».
Un public de collectionneurs apparaît clairement, suite au dépouillement des questionnaires, alors que le pourcentage de personnes informées de mes desseins est bien inférieur pour l’instant à 0,1% de la population française. Il est plaisant et rassurant de constater que vous provenez tous d’horizons très variés (zones géographiques, CSP, classes d’âge). J’ai par ailleurs été positivement surpris de voir la part plus que conséquente de femmes et jeunes filles parmi les internautes s’étant exprimé via le questionnaire. Elle dépasse les 20% alors que je ne pense pas avoir disposé d’une absolue parité dans l’échantillon « victime » de mes mailings.
Tout cela induit de facto un public très large pour l’album standard qu’il est encore difficile de quantifier. Le fait est que j’aurais déjà pu me mettre en quête d’investisseurs depuis plusieurs mois, en arguant d’une rentabilité certaine dès la sortie du premier volume, et cela bien que l’album haut de gamme que j’ai conçu soit assurément le plus onéreux à produire de l’Histoire du Neuvième Art.
2)L’évolution du site à court terme
Le référencement
J’ai consacré un temps considérable à la constitution de bases de données pour pouvoir mener à bien cette première phase de relance du projet. Il s’agit maintenant de passer un nouveau cap. Je veux faire référencer le site au plus vite, de sorte que le nombre minimum de visiteurs quotidiens ayant parcouru nos pages soit systématiquement au dessus de la ligne de flotaison des 150, voire 250 internautes. Une telle fréquentation serait l’assurance d’enregistrer au moins 5 nouveaux prospects sur les tirages de tête par jour.
Pour cela il faut gagner des places sur Google et atteindre les tout premiers rangs (les 5 à 8 premières places) avec les requêtes ou mots clés susceptibles de faire tout exploser, soit Bonaparte, Napoléon Bonaparte, et surtout Napoléon.
J’ai bien inscrit l’URL du site sur des annuaires et mis des mots clés sur ses nombreuses pages HTML. Toutefois, cela ne suffit pas car je suis plus que profane en ce domaine pour lequel je n’ai franchement pas de réelles prédispositions naturelles.
Si nous sommes présents depuis quelque temps sur ce moteur incontournable qu’est devenu Google (Page rank 4, et en deuxième ou troisième page avec la requête Napoléon Bonaparte), nous sommes encore bien trop loin des zones visibles pour que cela puisse avoir un impact réel sur la consultation du site. Plus de 90% des visiteurs proviennent toujours de mes seuls envois de mails depuis la mise en ligne du site web.
Dans cette optique, je me suis aussi décidé à réserver un nom de domaine http://napoleon-bonaparte-bd.fr, là encore pour faciliter un meilleur positionnement sur les moteurs de recherche. Il semble qu’un sous-domaine Free soit a priori insuffisant pour se retrouver dans les tout premiers sur Google, lorsqu’il y a un minimum de concurrence. Cependant, si l’offre concernant Napoléon sur Internet est bien évidemment abondante, la concurrence réelle semble finalement assez faible d’après des échos d’amis qui ont quelques notions sur le positionnement. Nous devrions donc parvenir à émerger en y consacrant quelques efforts. Cela serait jouable de passer de l’ombre à la lumière sur le net.
A ce sujet, le Premier Maire-adjoint et Conseiller Général de ma commune s’était fermement engagé en mars dernier à agir rapidement pour résoudre mon problème de communication (tout comme celui du financement d’ailleurs). Issy les Moulineaux « l’Audacieuse » se targue d’être à la pointe dès qu’il s’agit d’Internet, tout en se vantant aussi (non sans raison parfois) d’un dynamisme économique visionnaire. Pour autant, je viens encore de me rappeler aux bons souvenirs de mon ex-député Maire André Santini, de sa directrice de Cabinet Isabelle Dapremont, et bien sûr du Premier Maire-adjoint en question, M. Paul Subrini, sans qu’aucun signe concret vienne me confirmer que toutes ces bonnes paroles allaient soudainement être suivies d’actes concrets. C’est pourquoi je vais aborder sans eux le référencement, quitte à y consacrer encore un petit budget. J’ai des pistes, mais tous conseils ou informations en la matière sont évidemment les bienvenus (par exemple si certains pensent pouvoir m’amener des backlinks en « dur » avec un bon Page Rank sur des sites soit napoléoniens soit relatifs à l’Histoire ou la BD, n’hésitez pas à me le faire savoir).
Il sera toujours temps de voir si l’exécutif isséen s’implique vraiment dans la délicate recherche de partenaires financiers, voire de mécènes, dès la visibilité du site acquise, et la récolte constante de nouveaux prospects alors assurée. Nous serons sans doute fixés sur leurs intentions assez vite puisque nous en avons enfin terminé des campagnes électorales qui ont vu Monsieur Santini obtenir ce secrétariat d’Etat qu’il désirait si ardemment.
La conjoncture est théoriquement favorable, plus « bonapartiste » dirons-nous depuis le départ de Chirac (farouchement hostile à Napoléon) et l’avènement de Sarkozy (qui sous l’influence de Henri Guaino a cité les deux Empereurs lors de sa campagne électorale, une première depuis des lustres).
Rares sont ceux qui connaissent mon parcours entre 2003 et 2005, mais ils comprendront que ma confiance en nos politiques soit désormais plus que limitée (il est possible que je remette cet « historique » dans le contenu du site, avant la rentrée, sans doute avec une « mise à jour »). Et sincèrement je ne crois plus à une solution même partielle de ce côté. Un dénouement favorable dans lequel des élus joueraient un rôle prépondérant serait désormais pour le coup une divine surprise.
J’ai heureusement la certitude qu’une bonne exposition sur la toile nous garantira des prospects réguliers, fort de l’expérience de mes différentes campagnes de mailings. Nous franchirons donc allègrement le seuil de rentabilité sur les seuls albums en langue française bien avant la sortie du premier volume. Il me faut simplement un ou deux mois de recul après l’apparition du site sur la première page de Google avec la requête Napoléon.
Nous aurions d’ailleurs déjà pu dépasser ce stade depuis fort longtemps si le premier partenaire impliqué financièrement à mes cotés dans le projet nous avait convenablement relayé sur son site, d’autant qu’il recevrait sur ses pages en trois jours autant d’internautes que le nôtre en plus de 18 mois.
Un problème de nature « administrative » est à l’origine de ce « malentendu ». Je vais à ce propos prendre langue dans le courant de l’été avec le Président de cette importante Fondation pour lui donner toutes les clés. Il pourra alors appréhender le contentieux personnel à l’origine de cette politique de la terre brûlée dont vous pouvez imaginez sans mal qu’elle nous a été largement préjudiciable.
Nous aurions dû plier l’étude de marché en deux temps trois mouvements avec cet outil immédiatement opérationnel qu’est un site bénéficiant de plus de deux millions de visites annuelles, et qui plus est directement en prise avec la population napoléonienne du globe.
Un enjeu de pouvoir est allé à l’encontre des intérêts des deux parties. J’espère bien ouvrir les yeux du nouveau Président de cette Fondation sur les conséquences que pourrait avoir le maintien de cette option « Rostopochinienne » dans les prochains mois, qui, avec le temps perdu dans les antichambres ministérielles est la cause principale du gel du projet.
Je ne peux vous en dire plus car cela envenimerait les choses et je souhaite arriver à un compromis, fort du soutien sans faille du vice-Président de cet organisme incontournable dans le monde napoléonien, comme de certains autres membres du Comité de Direction (qui avaient unanimement soutenu ma démarche).
Je ne manquerai pas de vous affranchir dans un prochain numéro en vous livrant tous les tenants et aboutissants si le blocage « administratif » n’est pas finalement levé. Espérons plutôt que je puisse vous annoncer l’échange de lien tel qu’il devrait exister depuis longtemps et cela dans les formes que le vice-Président et moi-même avions réclamées l’année dernière. L’heure n’est donc pas (encore) aux règlements de comptes, bien que je ne vous cache pas que cela me démange.
Le contenu didactique
La question du référencement réglée, je reprendrai certaines pages et développerai les parties du site consacrées aux personnages et aux lieux de jeunesse, tout d’abord en réalisant d’autres diaporamas (sous le même modèle que ceux déjà créés pour faciliter la consultation des crayonnés), puis en rédigeant de petits textes biographiques de personnages ou en écrivant de courts chapitres relatifs aux différents séjours de Bonaparte sur les lieux de sa jeunesse. Je ne manque pas de matériel pour enrichir la partie didactique, suite à mes recherches. Et si je n’ai pas la prétention d’être un historien (loin de là), j’ai tout de même fait de modestes découvertes (en l’occurence sur Alexandre Des Mazis qui bénéficiera d’une biographie plus riche que les membres de la famille Bonaparte déjà bien connus).
Je suis conscient que le site est, sur la forme, bien en deçà du projet artistique comme du Grand Homme, dont il veut retracer le destin sans pareil. Je ne peux financièrement encore confier celui-ci à un webmestre professionnel mais je peux l’enrichir sur le fond. Lorsque les finances seront là, nous nous attacherons à la forme pour présenter un site interactif et évolutif qui deviendra à terme l’une des références sur Napoléon.
3)Le financement
Je souhaitais initialement conserver le contrôle solitaire de l’opération tant au niveau artistique que financier. Pour cela, il aurait fallu que des Institutionnels ou des mécénats privés aient concrétisé des partenariats (comme il m’en fut promis par plusieurs Ministères, sans qu’aucun des nombreux engagements verbaux et parfois écrits ne soit suivi d’effets).
Je ferai cette fois encore un très rapide tour de table dans ces directions (dès le référencement bien en place) sans tergiverser et m’illusionner, même si je pourrais leur prouver grâce à vous que le projet n’est pas qu’artistique et scientifique mais aussi bel et bien commercial. En effet, même si les paroles de mon ex-Député-Maire et de ses principaux collaborateurs valent plus que celles des autres politiques et hauts fonctionnaires approchés avant eux, je ne vois plus comment une collaboration autre que virtuelle puisse être mise en place avec les Institutions étatiques. Quant aux mécénats privés, il faudrait là aussi une réelle implication des pouvoirs publics pour bouger un « condottiere », naturellement plus enclin à financer des foutaises contemporaines abstraites pour être « up to date ». Des contacts à l’étranger auraient pu drainer des mécènes plus lucides que nos compatriotes mais je ne suis pas sûr d’en avoir de bien efficaces dans mon entourage.
En résumé, aussitôt réussie notre immersion sur le net et le renfort quotidien et constant de nouveaux prospects, j’aborderai donc sans plus tarder les investisseurs privés. Le dossier sera suffisamment solide pour que j’ai normalement le choix quant à l’associé à impliquer dans l’affaire sur le plan financier. Je ne me précipiterai pas car nous nous engagerons sur du long terme. Or je sais exactement ce que je peux concéder et ce sur quoi je ne transigerai pas.
En conclusion, j’espère pouvoir vous annoncer le mois prochain que le premier objectif crucial quant au positionnement du site sera enfin pleinement atteint, ou du moins en passe de l’être. Je serai aussi en mesure de vous dire si M. André Santini est fait du même bois que Dominique de Villepin et Renaud Donnedieu de Vabres (paix à leurs âmes de technocrates).
Vous remerciant pour l’intérêt que vous avez apporté à mes desseins artistiques et napoléoniens, je vous garantis que je ne vais pas baisser les bras et repartir de l’avant dans les prochaines semaines pour décrocher les financements indispensables à une relance de ce Napoléon Bonaparte en bandes dessinées.
Bien cordialement.
(juillet 2007)
Stéphane CHAUVIN
contact : lerubicon1@free.fr