01.14.08

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL MOLITOR (1770-1849), COMTE D’EMPIRE

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , à 9:02 par napoleonbonaparte

Général Gabriel Jean Joseph Molitor (1770-1849), comte d’Empire

Réduite à quelques centaines d’hommes, la division Molitor réussit à contenir l’ennemi, et ce ne fut pas le moindre des services que Molitor rendit dans cette terrible journée [d'Essling].

(Napoléon Bonaparte)

Molitor (Gabriel-Jean-Joseph, comte), maréchal et pair de France, né à Hayange (Moselle) en 1770, mort en 1849. Il partit comme volontaire en 1791, passa à l’armée du Nord en qualité de capitaine, fit comme adjudant général les campagnes de 1793 et de prit une part brillante aux opérations dés armées de la Moselle, du Rhin, du Danube, et se distingua, notamment, à Kaiserslautern, à Gaisberg, au siège de Mayence, où il reçut une grave blessure. Nommé général
de brigade en 1799, il passa en Helvétie, repoussa les Autrichiens, tint ensuite en échec Souvarov, contre lequel, avec sa seule brigade, il soutint un combat acharné, s’empara a trois reprises du pont de Noeffels, prit à l’armée austro-russe son artillerie de montagne, poursuivit l’ennemi jusqu’au mont Panix, puis effectua le premier le passage du Rhin, l’année suivante, sous les ordres de Moreau, passa dans le Tyrol, s’empara du pays des Grisons et reçut alors le grade de général de division. En 1805, Molitor, envoyé à l’armée d’Italie, battit l’archiduc Charles à Caldiero. Il marcha ensuite sur Vienne, après avoir enlevé la forte position de San-Pietro, et devint, après la paix de Presbourg, gouverneur général civil et militaire de la Dalmatie. Presque aussitôt il eut à repousser par mer une partie de l’escadre russe, qui bloquait l’île de Lésina, reprit l’île de Cursola, délivra la ville de Raguse, où le général Lauriston était assiégé par les Russes et par les Anglais, battit les Russes unis à 10.000 Monténégrins (1806) et fit preuve, dans cette campagne, d’une grande habileté. En 1807, Molitor passa en Poméranie, dont il eut, jusqu’en 1808, le commandement civil et militaire, et reçut à cette époque, de Napoléon, le titre de comte avec un majorat de 30.000 francs de rente. Il se couvrit de gloire, en 1809, à Essling et à Wagram, prit en 1810 le commandement des villes hanséatiques, devint, l’année suivante, gouverneur général de la Hollande, fût chargé en 1813 d’approvisionner les places du Nord, puis rejoignit en 1814 le corps du maréchal Macdonald, avec lequel il combattit à Châlons-sur-Marne, à La Ferté-sous-Jouarre, et tint la campagne jusqu’à l’abdication de l’Empereur. Après avoir été nomme inspecteur général d’infanterie par Louis XVIII en 1814, Molitor fut chargé par Napoléon, pendant les Cent-Jours, du commandement des gardes nationales mobiles en Alsace. Après le retour de Louis XVIII, il resta quelque temps en disgrâce ; mais, en 1823 il reçut le commandement d’un corps d’armée pendant la guerre d’Espagne, fut promu, à son retour, maréchal de France et entra à la Chambre des pairs. Il se rallia, en 1830 au gouvernement de Louis-Philippe, qui le nomma commandant supérieur des 8e et 9e divisions militaires et gouverneur des Invalides (1847). Enfin, il devint sous la République, en décembre 1848, chancelier de la Légion d’honneur.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Général Molitor sur Wikipedia

01.13.08

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL SAVARY (1774-1833), DUC DE ROVIGO

Publié dans Dignitaires civils, Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , à 11:44 par napoleonbonaparte

Général Anne-Jean-Marie-René Savary (1774-1833, duc de Rovigo

Savary est un homme secondaire, qui n’a pas assez d’expérience et de calme pour être à la tête d’une grande machine. Du reste c’est un homme d’énergie, de zèle et d’exécution.

Il ne faut pas laisser entrevoir à Savary l’opinion que j’ai de son incapacité.

(Napoléon Bonaparte)

Savary (Anne-Jean-Marie-René, duc de Rovigo). Général et homme politique français, né à Marcq (Ardennes) le 26 avril 1774, mort à Paris le 2 juin 1833. Son père, attaché comme major à la place de Sedan, le fit élever au collège de Saint-Louis, à Metz. Savary avait à peine seize ans lorsqu’il  s’engagea dans un régiment de cavalerie, le Royal-Normandie. Grâce au départ de la plupart des officiers qui émigrèrent, il devint sous-lieutenant, puis servit dans l’armée de Custine et fut promu capitaine. Nommé officier d’ordonnance de Pichegru, puis de Moreau, Savary se fit remarquer par sa bravoure au passage du Rhin, à Freiberg en Saxe, et obtint alors le grade de chef d’escadron (1797). Desaix, avec qui il se lia à cette époque, l’ayant pris pour aide de camp, il l’accompagna dans toutes ses campagnes, à l’armée du Rhin, en Egypte (1798-1800) et en Italie, sur le champ de bataille de Marengo. C’est lui qui, après la mort de ce vaillant général, apporta son corps dans la tente de Bonaparte. (Celui-ci le prit alors pour son propre aide de camp et, à partir de cette époque, Savary devint l’homme de confiance de Napoléon ; il le suivit presque partout et reçut de lui les missions les plus délicates, sinon toujours les plus honorables. Il fut chargé notamment de découvrir les auteurs de l’enlèvement du comte Clément de Ris et d’aller secrètement en Vendée pour y découvrir les complices de Cadoudal. Nommé, en 1800, colonel et commandant de la gendarmerie d’élite, chargé de veiller à la sûreté du premier consul, il devint en même temps directeur d’un bureau de police secrète. Savary, promu général de brigade en 1803, reçut le commandement des troupes réunies à Vincennes, présida à l’exécution du duc d’Enghien et s’opposa, au rapport du général Hulin, à ce que le duc eût, selon son désir, un entretien avec Bonaparte. Après cette affaire et la mort mystérieuse de Pichegru, Savary vit augmenter encore la faveur dont il jouissait auprès du chef de l’Etat, dont il devait être constamment l’instrument aveugle. Général de division et grand officier de la Légion d’honneur en 1805, il fit avec Napoléon les campagnes de 1805 et de tantôt comme général, tantôt comme diplomate. Il fit prisonnier un régiment de hussards après la bataille d’Iéna, s’empara de la place de Hameln (1806). Le 16 février il gagna sur les Russes la bataille d’Ostrolenka, à la tête du 5e corps d’armée, qu’il commandait en l’absence du maréchal Lannes : c’est son plus beau titre de gloire. Bonaparte le récompensa par le brevet d’une pension de 20.000 francs et par le cordon de grand-aigle de la Légion d honneur. Après les batailles d’Heilsberg et de Friedland, auxquelles il prit part, Savary reçut le gouvernement de la Vieille-Prusse, qu’il quitta pour se rendre, après la paix de Tilsit, à Saint-Pétersbourg, en qualité d’ambassadeur. Rappelé peu après, il reçut, en février 1808, le titre de duc de Rovigo, avec une dotation de 15.000 francs, et fut envoyé, le mois suivant, en Espagne pour décider la famille royale d’Espagne à faire le voyage de Bayonne, qui devait lui coûter un trône. Il s’acquitta avec son habileté ordinaire de cette tortueuse mission, berna complètement Ferdinand VII, qu’il conduisit à Bayonne, fut chargé de lui signifier que la maison de Bourbon avait cessé de régner en Espagne, puis retourna à Madrid, où il prit le commandement des troupes françaises pendant la maladie de Murat. Le duc de Rovigo conserva ce poste, dans la situation la plus difficile, jusqu’à l’arrivée du roi Joseph Bonaparte. De retour à Paris ; il reprit auprès de son maître ses fonctions occultes. « Sa faveur augmenta d’autant plus à cette époque, dit Michaud, que celle de Fouché et de Talleyrand parut s’être considérablement affaiblie. Il devint l’intime confident, le directeur spécial des opérations les plus secrètes et surtout de ce qui appartenait à la sûreté personnelle de l’Empereur. A Paris, à l’armée, dans ses voyages, le duc de Rovigo ne quittait plus Napoléon. Après l’avoir accompagné aux conférences d’Erfurt, il le suivit encore en Espagne, à la prise de Madrid, dans cette courte campagne d’hiver contre l’armée anglaise, où il a raconté avec orgueil que Napoléon fit plusieurs lieues à pied, dans la neige, appuyé sur son bras. Il le suivit aussi dans la guerre d’Autriche en 1809. Le 3 juin il fut appelé à succéder à Fouché comme ministre de la police. Le duc de Rovigo a raconté lui-même l’impression fâcheuse que sa nomination fit sur le public. J’inspirais la frayeur à tout le monde, dit-il. Dès que je fus nommé, chacun fit ses paquets ; on n’entendit plus parler que d’exils, d’emprisonnements et pis encore ; enfin, je crois que la nouvelle d’une peste sur quelque point de la côte n’aurait pas plus effrayé que ma nomination au ministère de la police. » Son prédécesseur s’attacha à lui rendre la tâche difficile en ne le mettant en rien au courant des affaires dont il avait eu si longtemps la direction. Son administration fut telle qu’elle devait être en un temps où la légalité était le moindre souci d’un gouvernement odieusement tyrannique. Le duc de Rovigo fit remplir les prisons de républicains et de royalistes et traita avec rigueur Mesdames de Staël et Récamier. Malgré son incontestable et peu scrupuleuse habileté, il eut à subir la plus vive humiliation lors du coup de main de Malet. Arrêté par Lahorie le 23 octobre il fut enfermé pendant quelques heures à la Force. Il n’en conserva pas moins toute la confiance de son maître, qui l’appela au conseil de régence en mars 1814. Le duc de Rovigo suivit Marie-Louise à Blois, puis se retira dans une propriété qu’il possédait près de Fontainebleau. Créé pair au retour de Bonaparte de l’île d’Elbe et mis à la tête de toute la gendarmerie de l’Empire, après le désastre de Waterloo, il accompagna tristement son souverain sur le Bellérophon et demanda à partager son exil à Sainte-Hélène. Loin de lui accorder cette faveur, les Anglais l’envoyèrent à Malte comme prisonnier, pendant qu’à Paris on le condamnait à mort. Il s’évada au bout de sept mois (8 avril 1816), passa à Smyrne, où il se livra à de désastreuses opérations commerciales, puis se rendit en Autriche, qu’il quitta en 1819, et s’embarqua pour Londres. Quelques mois plus tard, il rentra en France pour y purger sa contumace et fut acquitté à l’unanimité, sur les plaidoiries de Dupin aîné (27 décembre 1819). En butte à la haine des royalistes, à propos de l’affaire du duc d’Enghien dont on faisait retomber tout le poids sur lui, il essaya d’établir qu’il n’avait été là que l’exécuteur des hautes œuvres et que toute la responsabilité devait remonter à Talleyrand, qui avait conseillé le sacrifice du prince. Il publia donc dans ce sens, en 1823, un petit volume in-8° ayant pour titre : Extrait des mémoires de M. le duc de Rovigo, concernant la catastrophe de M. le duc d’Enghien. Immense fut l’émotion produite par ces révélations inattendues ; elles donnèrent lieu à une avalanche de réponses et de pamphlets. En 1828 parurent les Mémoires du duc de Rovigo pour servir à l’histoire de l’Empereur Napoléon (in-8°), livre plein de détails curieux, mais dont la véracité, souvent suspecte, a été l’objet de vives critiques. A cette époque, Savary avait cru devoir se mettre en sûreté à Rome. Aussitôt qu’il apprit la Révolution de 1830, il se hâta de venir offrir ses services au nouveau gouvernement. Investi, à la fin de 1831, du commandement en chef des troupes françaises en Algérie, il resta dans ce pays jusqu’à ce que la maladie à laquelle il succomba l’eût obligé à revenir en France (1833).

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Lien : Général Savary sur Wikipedia

12.19.07

GENERAL PIERRE RIEL DE BEURNONVILLE (1752-1821), COMTE D’EMPIRE

Publié dans Dignitaires civils, Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , à 3:37 par napoleonbonaparte

Général Pierre Riel, marquis de Beurnonville (1752-1821), comte de l’Empire

Homme nul, sans talent civil ou militaire.

(Las Cases)

Beurnonville (Pierre de Riel, marquis de). Officier général, législateur et ministre, né à Champagnol (Aube), le 10 mai 1752, de “Pierre de Riel de Beurnonville et de Jeanne de Laurencin”, mort à Paris le 23 avril 1821 ; entra dans l’armée en 1774, au régiment de l’Île de France, revint en France en 1789, parvint rapidement au grade de maréchal de camp (13 mai 1792), et la même année, fut promu général de division ; se battit sous les ordres de Dumouriez, à l’armée du Nord. Le 4 février 1793, nommé ministre de la guerre, il donna presque aussitôt sa démission (11 mars). La même année, il fut chargé, par le comité de défense générale, d’aller surveiller les agissements de Dumouriez, devenu à bon droit suspect, mais aussitôt arrivé, ce dernier le fit arrêter avec les représentants qui l’accompagnaient, et le livra aux Autrichiens, qui l’enfermèrent à Olmütz jusqu’au 12 brumaire an IV, date de l’échange des commissaires avec la fille de Louis XVI. Dès son retour, il fut nommé général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse, ensuite de l’armée du Nord (24 ventôse an IV). S’étant montré favorable au 18 brumaire, Beurnonville fut envoyé à Berlin comme ambassadeur, ensuite à Madrid, devint membre de la Légion d’honneur (vendemiaire an XII), et grand officier (25 prairial). Entré au Sénat conservateur le 12 pluviôse an XIII, il fut créé comte de l’Empire le 28 mai 1808, et grand-aigle (avril 1809). En avril 1814, il vota la déchéance de l’Empereur, fut nommé membre du gouvernement provisoire et demanda le rappel des Bourbons. Le 26 avril 1814, promu conseiller d’Etat, Louis XVIII le nomma ministre d’Etat, et le 11 juin 1814, pair de France. Dans le procès du maréchal Ney, son ancien camarade, il vota pour la mort, fut fait commandeur de Saint-Louis, le 3 juillet 1816, maréchal de France, de plus, créé marquis en 1817, et reçut, à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux, le cordon bleu. Il mourut quelques mois après d’une attaque de goutte.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Beurnonville sur Wikipedia

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL VANDAMME (1770-1830), COMTE D’UNSEBOURG

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , à 1:55 par napoleonbonaparte

Général Dominique-Joseph-René Vandamme (1770-1830), comte d’Unsebourg

Si j’avais deux Vandamme, j’en ferais fusiller un, mais je n’en ai qu’un et je le garde pour moi.

(Napoléon Bonaparte)

Vandamme (Dominique-Joseph-René, Comte d’Unsebourg). Officier général et législateur, né à Cassel le 5 novembre 1770 de “Maurice Vandamme, chirurgien, et de Barbe-Françoise Baert”, mort à Cassel le 5 juillet 1830, s’engagea le 8 juillet 1788 dans le régiment colonial de la Martinique, revint en France en 1790 avec le grade de sergent, passa le 22 juin 1791 dans le régiment de Brie. Chargé peu après de l’organisation des chasseurs du Mont-Cassel, et fut envoyé à l’armée du Nord où il se signala particulièrement devant Mons, se fit surtout remarquer par ses sentiments patriotiques. Nommé général de Brigade le 27 septembre 1793, il participa à la prise de Furnes et d’Ypres. Le 29 septembre 1795 il passa à l’armée du Rhin où il se battit à Mereisheim, puis à Nieuwed. Promu général de division le 5 février 1799, il fut chargé du commandement de l’aile gauche de l’armée du Danube, passa ensuite sous les ordres de Brune, en Hollande, et contribua à la victoire de Berghen, alla en Italie et se battit encore à Pozzolo et à Moyembano. En 1803, une division du camp de Boulogne lui fut confiée, et il devint grand-officier de la Légion d’honneur, le 19 frimaire an XII ; il fit, dans le corps de Soult, la campagne de 1805, se distingua à Donawerth et à Austerlitz. En Prusse, il commanda le 9e corps, prit Breslau, Schwerdenitz, Gratz, et fut appelé le 11 novembre 1807, au commandement de la 16e division, et, le 16 août 1808, à celui du camp de Boulogne. Il prit part en 1809 aux victoires d’Abensberg et d’Eckmühl et fut créé comte d’Unsebourg lors de cette campagne d’Autriche. Il était à la tête du 1er corps de la Grande Armée en 1813 quand il occupa la ligne de l’Elbe et s’empara de Hambourg. Appelé à Dresde, il eut ordre d’occuper Pirna et Toeplitz. Mal soutenu, il se trouva à Kulm le 30 août, en face de forces bien supérieures. Après une héroïque défense, il chercha à s’échapper par les défilés de Péterswald, mais le corps prussien de Kleist lui barra de nouveau la route : Vandamme fut fait prisonnier et ne rentra en France que le 1er septembre 1814. Au retour de l’île d’Elbe, il rejoignit de suite l’Empereur, fut nommé pair de France et commandant du 3e corps d’armée. Il contribua à la victoire de Ligny et fut aux prises avec l’ennemi à Wavre le jour de la bataille de Waterloo. Il ramena ses troupes à Paris et occupa Montrouge, Vanves, et Issy. Louis XVIII le comprit dans l’ordonnance de proscription du 24 juillet 1815. Il se retira aux Etats-Unis, puis fut gracié le 1er décembre 1819 et enfin à la retraite le 4 mai 1825.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Vandamme sur Wikipedia

12.18.07

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL LAMARQUE (1770-1832), BARON D’EMPIRE

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , à 4:28 par napoleonbonaparte

Général Jean-Maximilien Lamarque (1770-1832), comte de l’Empire

Les dernières insurrections [de Vendée] n’avaient-elles plus le même caractère que la première : ce n’était plus du pur fanatisme, mais seulement de l’obéissance passive à une aristocratie dominatrice. Quoi qu’il en soit, Lamarque, que j’y avais envoyé au fort de la crise, y fit des merveilles et surpassa mes espérances.

(Napoléon Bonaparte)

Lamarque (Jean-Maximilien, comte). Officier général et législateur, né à Saint-Sever (Landes), le 22 juillet 1770 de “Mr Maître Pierre-Joseph Lamarque, conseiller du roi et son procureur au sénéchal de cette ville, et de dame Marie-Ursule Duffau” ; entra dans les rangs de l’armée en 1791, comme engagé dans un bataillon de volontaires des Landes, arriva rapidement au grade de capitaine de grenadiers dans la colonne infernale commandée par La Tour d’Auvergne, puis passa à l’armée d’Espagne, s’y conduit d’une façon héroïque et fut nommé adjudant général, alla ensuite à l’armée du Rhin, fut promu général de brigade en l’an IX et se distingua à Moeskirch et à Hohenlinden ; ses montra très brave à Austerlitz, fut remarqué par l’Empereur qui l’envoya à l’armée chargée de conquérir le royaume de Naples ; il s’empara de Gaëte, mais refusa le poste d’aide de camp du roi Joseph, pour conserver sa qualité de Français ; puis le 6 décembre 1807, fut promu général de division. Le roi Murat ayant chargé Lamarque de reprendre Capri aux Anglais commandés par Hudson Lowe, il y déploya un tel sang-froid et un tel courage, que le ministre napolitain, Salicetti, écrivait à son maître : ” Je suis à Capri, j’y vois les Français, mais je ne puis comprendre comment ils y sont entrés.” Plus tard, nous le revoyons à Wagram, où il eut quatre chevaux tués sous lui ; passa ensuite en Espagne, et fut créé baron de l’Empire le 4 juin 1810, en 1814, la Restauration le mit en disponibilité, mais au retour de l’île d’Elbe, Napoléon le nomma gouverneur de Paris ; il fut nommé général en chef de l’armée de la Vendée qui venait, encore une fois, de se soulever : puis, par des manoeuvres lentes mais prudentes, il put battre en plusieurs rencontres les troupes royalistes, et obligea les chefs vendéens à signer la paix à Cholet le 26 juin 185. La chambre des Cent-Jours déclara que le général Lamarque avait bien mérité de la patrie. L’ordonnance royale du 24 juillet 1815 comprit Lamarque dans les personnes obligées de quitter la France. Il protesta contre cette mesure immérités, mais ce fut en vain, et fut contraint de se diriger vers Bruxelles, d’où le gouvernement des Pays-Bas lui intima l’ordre de partir pour Amsterdam ; par une nouvelle ordonnance du 20 octobre 1818, il fut autorisé à rentrer en France, et se retira à Saint-Sever. Le 22 décembre 1828, il fut élu député de l’opposition par l’arrondissement de Mont-de-Marsan ; il fut créé comte en 1829 ; il prit cependant place à gauche, fut mis d’office à la retraite comme lieutenant général, par le ministère Polignac et fut des 221 ; contribua, pour une large part au succès de la Révolution de 1830, puis continua à appartenir à l’opposition démocratique contre Louis-Philippe. Il demanda la réunion de la Belgique à la France, l’abrogation des traités de 1815, la reconstitution de la Pologne, et s’éleva, avec une rare éloquence, contre les partisans de la paix à tout prix ; fut réélu aux élections du 5 juillet 1831 et continua de lutter contre les tendances de plus en plus réactionnaires du gouvernement issu des barricades de Juillet. Malheureusement pour la démocratie et pour la France, Lamarque fut enlevé par une attaque de choléra. Cette mort jeta une telle stupeur qu’elle faillit renverser en quelques heures le trône déjà bien ébranlé du fils de Philippe-Egalité.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Lamarque sur Wikipedia

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL DUPONT DE L’ETANG (1765-1840), COMTE D’EMPIRE

Publié dans Généraux, Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged , , , , , , , , , , , , , à 3:09 par napoleonbonaparte

Général Dupont de l’Etang (1765-1840), Comte de l’Empire

Dupont a flétri nos drapeaux. Quelle ineptie, quelle bassesse ! Il a signé une capitulation où il a compromis les intérêts de son armée en ne la faisant pas garantir par les agents anglais qui étaient au camp de l’ennemi.

(Napoléon Bonaparte)

Dupont de l’Etang (Pierre, comte). Officier général et législateur, né à Chabanais (Charente), le 4 juillet 1765, de “Pierre-Isaac Dupont, propriétaire, et de dame Françoise-Claire Benoist”, mort à Paris le 7 mars 1840 ; entra dans l’armée comme sous-lieutenant d’artillerie dans la légion Maillebois au service de la Hollande. Rappelé en France en 1791, il servit comme capitaine et devint l’aide de camp du général Théobald Dillon à l’armée du Nord, se distingua à Valmy, fut promu général de brigade, après avoir fait mettre bas les armes à un régiment de grenadiers autrichiens. Sous le Directoire, Carnot l’appela aux fonctions de directeur au dépôt de la guerre, il prêta un concours actif au coup d’Etat du 18 brumaire (il venait de passer général de division) et fut nommé chef d’état-major de l’armée de réserve, puis contribua à la victoire de Marengo, établit un gouvernement provisoire en Toscane, et, avec 15.000 hommes, culbuta 45.000 Autrichiens au passage du Mincio, fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII et grand officier le 25 prairial, partit pour l’armée d’Allemagne en 1805, fut vainqueur de Mélas à Ulm et lui fit 20.000 prisonniers, puis contribua à la victoire de Friedland. Le 4 juillet 1808, il fut créé comte de l’Empire. Ces brillants succès lui valurent d’être appelé au commandement d’une division de l’armée d’Espagne. Il prit successivement Carpio, Monters, Alcolea et s’avança jusqu’à Cordoue, puis les revers arrivèrent après les victoires. Le 18 juillet, il se trouva acculé à de très grandes difficultés, et se vit contraint de demander au général Castanos un armistice, qui aboutit quelques jours après à un désastre. Le 23 juillet, Dupont capitula à Baylen ; dans cette ville 17.000 Français mettaient bas les armes mais devaient être reconduits en France par mer, avec armes, drapeaux et bagages. A la nouvelle de cette humiliante capitulation de Bailen, l’Empereur entra dans une colère épouvantable, donna de suite l’ordre d’arrêter Dupont de l’Etang et de l’enfermer au fort de Joux et le fit traduire, sous l’accusation de haute trahison, en février 1812, devant un commission militaire. Dupont de l’Etang fut destitué de ses grades militaires, ses décorations lui furent retirées et son nom fut rayé des cadres de la Légion d’honneur, le port de l’habit militaire lui fut interdit, défense lui faite de prendre le titre de comte ; ses dotations furent mises sous séquestre, et enfin il fut transféré dans une prison d’Etat pour y être détenu jusqu’à nouvel ordre. Il ne fut remis en liberté qu’à la chute de l’Empire. Le gouvernement provisoire de 1814 le nomma commissaire au département de la guerre, et Louis XVIII le confirma dans ce grade le 3 avril. Le 7 novembre, le roi ordonna que le dossier de sa condamnation fut révisé, mais son passage au ministère de la guerre ne fut pas heureux ; il se livra à une véritable hécatombe de destitutions, au gaspillage de la Légion d’honneur, à de nombreuses nominations de complaisance dans l’armée, ce qui donna lieu à de nombreuses protestations. Louis XVIII se vit obligé de lui retirer le ministère de la guerre. En échange, on lui confia le gouvernement de la 22e division militaire et la croix de commandeur de Saint-Louis, il fut destitué pendant les Cent-Jours, puis réintégré au retour de Gand. Le 22 août 1815, il fut élu député par le collège de la Charente, et ce mandat fut continuellement renouvelé jusqu’aux éléctions de 1827. Il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite le 13 août 1832. On a de lui : Opinions sur le nouveau mode de recrutement ; Lettre sur la campagne d’Autriche ; lart de la guerre, etc.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Dupont de l’Etang sur Wikipedia

12.16.07

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL BOURMONT (1773-1846)

Publié dans Généraux, Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged , , , , , , , , , , , , à 1:29 par napoleonbonaparte

Général Louis-Victor-Auguste de Ghaisne de Bourmont (1773-1846)

Bourmont s’est conduit bassement… Il était connu pour être un des Vendéens les plus faux et les plus hypocrites : je n’aurais jamais dû l’employer.

Bourmont est une de mes erreurs.

(Napoléon Bonaparte)

Bourmont (Louis-Victor-Auguste de Ghaisne, vicomte de). Maréchal de France et législateur, né au château de Bourmont (Maine-et-Loire), le 2 septembre 1773, de “Louis-Marie-Eugène de Ghaisne, comte de Ghaisne et de Bourmont, seigneur de Reigni la Cornouaille, etc., capitaine de cavalerie, et de Joséphine-Sophie de Coutances”, mort au château de Bourmont le 27 octobre 1846 ; était enseigne dans les gardes françaises au moment de la Révolution, émigra en 1790 et devint aide de camp du prince de Condé, passa en Vendée où il fut nommé major général de l’armée royaliste, commandée par M. de Scépeaux. En l’an VII, le comte d’Artois le nomma maréchal de camp et l’investit du commandement des provinces du Maine et du Perche ; se mit à la tête des chouans et battit les républicains à Saumur, s’empara du Mans ; mais, après la capitualtion de M. de la Prévalais et la soumission du comte de Châtillon, Bourmont adhéra au traité de paix conclu par ces deux chefs avec les républicains. Il vint alors s’installer à Paris et voulut se rendre agréable à Bonaparte, alors Premier Consul. L’explosion de la machine infernale, le 3 nivôse an IX, changea les intentions que l’on pouvait avoir pour lui, car il fut soupçonné de complicité, et, sur l’ordre de Fouché, arrêté et mis au secret au Temple, transféré à la citadelle de Besançon, d’où Bourmont réussit à s’évader en 1805, pour se réfugier au Portugal. Après la prise de Lisbonne par Junot, il rentra en France, parvint à capter la confiance de l’Empereur et fut nommé par ce dernier colonel, adjudant-commandant de l’armée de Naples, fit ensuite la campagne de Russie, prit part à la bataille de Dresde, fut promu, en octobre 1813, général de brigade, se signala en février 1814 à la défense de Nogent et y gagna le grade de général de division. Aussitôt les Bourbons maîtres du pouvoir, Bourmont se donna à eux ; puis, au retour de l’île d’Elbe, parvint à retrouver du crédit auprès de l’Empereur, qui le mit à la tête d’une division de l’armée du Nord. A la veille de la bataille de Waterloo, dans la nuit du 14 au 15 juin 1815, l’armée française avait fait son entrée à Charleroi, qunad tout à coup de Bourmont abandonna ses troupes et passa à l’ennemi ; peu après, figurant comme témoin dans le procès du maréchal Ney et du général Bonnaire, il contribua, par ses dépositions, à les faire condamner. Sous la Restauration il eut un commandement supérieur dans l’expédition d’Espagne et fut créé pair de France le 9 octobre 1823. Le 8 août 1829, il entra dans le ministère Polignac comme ministre de la guerre ; cette nomination fut tellement scandaleuse et accueillie en général avec une telle stupeur que le gouvernement se décida à nommer M. de Bourmont général en chef de l’expédition qui partait pour Alger, et le 5 juillet 1830, cette dernière ville ayant capitulé, Bourmont fut nommé maréchal de France. Quand il apprit la Révolution et la chute de Charles X, il s’empressa d’aller rejoindre à Londre le roi détrôné. Il ne rentra en France qu’en vertu de l’amnistie de 1840.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Bourmont sur Wikipedia

12.15.07

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL EBLE (1758-1812), BARON D’EMPIRE

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , à 9:30 par napoleonbonaparte

Général Jean-Baptiste Eblé (1758-1812), comte de l’Empire

Eblé était un homme du plus grand mérite.

(Napoléon Bonaparte)

Eblé (Jean-Baptiste, baron). Officier général, né à Saint-Jean-de-Rosback (Moselle), le 21 décembre 1758, de “Jean-Baptiste Eblé, capitaine d’artillerie et chevalier de Saint-Louis, et de dame Marie Medre”, mort à Koenigsberg le 31 décembre 1812 ; entra au service le 21 décembre 1767 (à neuf ans), dans le 6e régiment d’artillerie, et nous retrouvons capitaine le 18 mai 1792, et chef de bataillon le 26 août 1793. Le 29 septembre 1793, il fut promu général de brigade et le 4 brumaire an II, général de division, fait membre de la Légion d’honneur le 23 vendemiaire an XII. Après la paix de Tilsit, le général Eblé passa au service du roi de Westphalie et devint son ministre de la guerre. Il fut créé baron de l’Empire le 26 octobre 1808, et reprit du service en France en 1810 puis passa en Espagne. Employé en Russie, dans la campagne de 1812, il se signala, le 17 août, à la bataille de Smolensk. Mais c’est au passage de la Bérézina qu’il se couvrit de gloire, où son courage permit de sauver de nombreux soldats de la Grande Armée. Il mourut à Koenigsberg par suite des fatigues de la guerre avant que les lettres patentes le faisant comte de l’Empire ne soient publiées. C’est à sa veuve que revint le titre de comtesse, dernier hommage posthume de l’Empereur à ce héros de la retraite de Russie.

(Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Eblé sur Wikipedia

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL FOY (1775-1825), BARON D’EMPIRE

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , à 3:38 par napoleonbonaparte

Général Sébastien-Maximilien Foy (1775-1825), baron de l’Empire

Il ne vivait que pour le glorieux péril de la guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Foy (Sébastien-Maximilien, comte). Officier général et législateur, né à Ham (Somme), le 3 février 1775, de “Florent-Sébastien Foy, marchand, et de Elisabeth-Joachime Visbecq”, mort à Paris le 28 novembre 1825 ; entra dans l’armée, le 1er novembre 1790, comme aspirant au corps d’artillerie, devint élève sous-lieutenant le 1er mars 1792, et fit partie de l’armée du Nord, comme lieutenant en second, fit la campagne de Flandre et devint capitaine le 15 avril 1793. Partisan de la Révolution, il se prononça un moment pour les Girondins et fut envoyé devant un tribunal révolutionnaire pour avoir tenu des propos inciviques, puis mis en liberté après le 9 thermidor, envoyé à l’armée de Moselle pour commander une compagnie d’artillerie légère, fit avec Moreau les campagnes de l’an IV et de l’an V, et fut grièvement blessé à Diersheim. En l’an VI, il fut proposé comme aide de camp de Bonaparte, mais refusa, servit en l’an VII à l’armée du Danube, contribua à la prise de Schaffouse, se battit vaillament au passage de la Limath et fut nommé sur le champ de bataille adjudant général, par Masséna, combattit encore à Moerskirch et à Biberach, traversa la Suisse avec le corps de Moncey pour aller rejoindre l’armée d’Italie à Marengo, commanda la place de Milan en l’an IX, et rentra en France après la paix d’Amiens ; il était alors colonel au 5e régiment d’artillerie à cheval, fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, et officier du même ordre le 25 prairial suivant, puis envoyé au camp d’Utrecht comme chef d’état-major de l’artillerie. Avec Carnot, il refusa de s’associer à l’élévation de Bonaparte à l’Empire ; aussi ce dernier attendit-il longtemps avant de donner les étoiles de général au colonel Foy. En l’an XIV, il fit la campagne avec le 2e corps, et commanda, en 1806, au Frioul. En 1807, il passa sous les ordres de Junot à l’armée du Portugal et, en 1808, obtint le commandement de l’artillerie de réserve ; il fut blessé à Vimeiro le 21 août et promu, le 3 septembre suivant, général de brigade. Dans Oporto, le 27 mars 1809, il faillit être égorgé, en allant sommer l’évêque, au nom du maréchal Soult, d’ouvrir les portes de la ville à l’armée française. Il fut maltraité et jeté dans un cachot et n’attendait plus que la mort quand nos soldats vainqueurs, ayant remporté la place le délivrèrent. En 1810, il battit les Anglos-Espagnols en Estramadure et fut blessé à Busaco. Le 29 novembre 1810, il fut promu général de division ; il avait été créé baron de l’Empire le 9 septembre, et, aprè s’être battu à Salamanque, il entra à Burgos le 22 octobre 1812. Le 13 décembre 1813, il se battit à Bayonne, et le 27 février 1814, fut blessé à Orthez ; c’était sa quatorzième blessure. Pendant sa convalescence il apprit l’abdication de l’Empereur et le retour des Bourbons, fut fait par la Restauration grand officier de la Légion d’honneur le 29 juillet 1814. Au retour de l’île d’Elbe, Foy reprit le drapeau tricolore avec enthousiasme et participa à Waterloo. Le 16 juin, aux Quatre-Bras, il culbuta une division belge, fut encore blessé et resta sur le champ de bataille. Le 11 septembre 1819, il fut élu député de l’opposition par le collège électoral de l’Aisne, réélu en 1824, dans trois arrondissements (Saint-Quentin, Versailles, Paris), mais tous ses travaux, son activité dans l’opposition l’épuisèrent et il mourut d’une maladie de coeur. Cette mort fut un deuil national. Paris tout entier assista à ses funérailles.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Foy sur Wikipedia

12.05.07

GENERAL CLAUDE-FRANCOIS DE MALET (1754-1812)

Publié dans Généraux, Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged , , , , , , , , , , , à 2:14 par napoleonbonaparte

Géneral Claude-François de Malet (1754-1812)

Cette extravagance ne fut au fond qu’une véritable mystification : c’est un prisonnier d’Etat, homme obscur, qui s’échappe pour emprisonner à son tour le préfet, le ministre même de la police, ces gardiens de cachots, ces flaireurs de conspirations, lesquels se laissent moutonnement garrotter. C’est un préfet de Paris, le répondant né de son département, très dévoué par ailleurs, mais qui se prête sans la moindre opposition aux arrangements de réunion d’un nouveau gouvernement qui n’existe pas. Ce sont des ministres nommés par les conspirateurs, occupés de bonne foi à ordonner leur constume et faisant leur tournée de visites, quand ceux qui les avaient nommés étaient déjà rentrés dans les cachots. C’est enfin une capitale apprenant au réveil l’espèce de débauche politique de la nuit, sans en avoir éprouvé le moindre inconvénient. Une telle extravagance ne pouvait avoir aucun résultat. La chose eut-elle en tout réussi, elle serait tombée d’elle-même quelques heures après ; et les conspirateurs victorieux n’eussent eu d’autre embarras que de trouver à se cacher au sein du succès.

(Napoléon Bonaparte)

Malet (Charles-François de). Officier général et conspirateur célèbre ; né à Dôle (Jura), le 23 juin 1754, de “Jean de Malette (sic), chevalier de l’ ordre militaire de Saint-Louis, capitaine au régiment de Beauvillers, et de dame Gabrielle Febvre, son épouse”, fusillé à Paris le 29 octobre 1812 ; entra dans la carrière militaire à l’âge de seize ans, comme mousquetaire ; salua la Révolution avec enthousiasme, et devint, en 1790, commandant de la garde nationale du Jura ; puis fut délégué pour assister à la fédération du champ de Mars, le 14 juillet ; partit en 1792 à la tête d’un bataillon de volontaires, devint adjudant général en mai 1793 et se fit remarquer par sa bravoure aux armées du Rhin et d’Italie. Le 27 thermidor an VII, il fut promu général de brigade, servit en Italie sous Championnet, puis, sous Masséna, devint gouverneur de Pavie, et de Rome, eut quelques démélés avec le pape et fut remplacé par Miollis. Républicain sincère, il se montra indigné du coup d’Etat du 18 brumaire, ne le cacha pas et tomba en disgrâce. A quelque temps de là, il fut envoyé à Bordeaux avec le titre de commandant du département : il avait voté contre le Consulat à vie. Nommé commandant de la Légion d’honneur, il se contenta d’accuser réception par cette lettre sèche et froide à Lacépède, alors grand chancelier de l’ordre : “Citoyen, j’ai reçu la lettre par laquelle vous m’annoncez la marque de confiance que m’a donné le grand conseil de la Légion d’honneur. C’est un encouragement à me rendre de plus en en plus digne d’une association fondée sur l’amour de la patrie et de la liberté.” Souvent signalé par sa haine de la “tyrannie impériale”, il avait été destitué et rayé des contrôle de l’armée en 1807. Ses projets furent alors arrêtés : étant devenu libre. Il chercha des collaborateurs. Il eut d’abord l’ancien conventionnel Florent Guiot, le philosophe Jacquemont, les généraux Guillaume et Guillet, le grammairien Lemare, l’ancien montagnard Ricord, le professeur Bazin, le médecin Gindre, etc. De 1808 à1812, il fit tout un plan ; toutes les pièces et proclamations, -la conspiration devait éclater dans la nuit du 30 mai-, étaient imprimées, mais, au dernier moment, il fut dénoncé par un général Lemoine. Ayant appris que sa femme avait été arrêtée en ses lieu et place, Malet vint se constituer lui-même prisonnier. Les preuves matérielles de la conspiration manquant, et le corps de délit n’existant pas, sauf quelques aveux insignifiants des généraux Guillaume et Guillet, Malet avait dû prendre cette résolution, mais il ne resta pas inactif ; de sa prison, il renoua tous les fils de la conspiration, et d’après les nouveaux concours qu’il espérait obtenir, elle devait éclater le 23 octobre 1812. Des évènements favorables semblèrent le favoriser ; Napoléon venait de partir pour la Russie, et Malet avait obtenu d’être transféré dans la maison de santé du docteur Dubuisson, située près la barrière du Trône. Il avait formé son gouvernement provisoire et l’avait composé du général Moreau, comme président, Carnot, vice-président, le maréchal Augereau, Bigonnet, ex-législateur ; Frochot, préfet de la Seine, Florent Guiot, ex-conventionnel, Destutt de Tracy, sénateur ; Jacquemont, ex-tribun, Mathieu de Montmorency, le général malet, de Noailles, le vice-amiral Truguet, Voney, Garat, Lambrecht, sénateurs. Il s’évada de la maison de santé, le 22 octobre 1812, à onze heures du soir, avec l’abbée Lafon, qui, du reste, ne coopéra pas directement. Revêtu de l’uniforme d’officier général à cheval et suvi d’un aide de camp improvisé, le caporal Rateau, et d’un faux commissaire de police, un affilié, nommé Bontreux, il se présenta dans la nuit à la caserne Popincourt, fit réveiller le colonel nommé Soulier, lui annonça la mort de Napoléon, et lui dit que le Sénat assemblé venait de déclarer sa famille déchue, et de nommer un gouvernement provisoire, lequel l’a investi, lui Malet, du commandement de Paris. Le colonel, entièrement persuadé par cette déclaration, met de suite son régiment à la disposition du général, qui enlève de même manière la 10e cohorte de la garde nationale active, envoie des détachements s’emparer du Trésor, de la Banque, de la poste aux lettres, de l’Hôtel de Ville. Lui-même se rend à la Force et délivre les généraux Guidal et Lahorie, enfermés depuis plusieurs années, comme républicains ; nomme Guidal ministre de la police et Lahorie préfet de police avec ordre de s’assure de Savary et de Pasquier, les deux titulaires de ces fonctions ; de là, il se porte à l’état-major, place Vendôme, chez Hulin, commandant de la première division militaire et lui annonce le nouvel ordre des choses, par suite duquel il vient le remplacer. Hulin, montrant quelque méfiance et faisant des difficultés, Malet, pour qui les moments étaient précieux, lui cassa la machoire d’un coup de pistolet. Ce coup d’audace sans précédent était sur le point de réussir et était pour ainsi dire consommé, lorsque les adjudants de place Laborde et Doucet accourent et se précipitent sur Malet, le térassent et l’emmènent en prison. Traduit devant une commission militaire, il fut aussitôt condamné à mort.

Le président Dejean lui ayant demandé quels étaient ses complices, Malet répondit : La france entière, et vous-même si j’avais réussi. Conduit à la plaine de grenelle, il reçut la mort avec un sang-froid héroïque. Il commanda lui-même le feu avec une voix retentissante. Tous ses compagnons étaient tombés comme foudroyés ; lui seul était resté debout tout sanglant. Il fallut une seconde décharge encore insuffisante, et l’achever à coups de baïonnettes !

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Malet sur Wikipedia

12.04.07

GENERAL LOUIS-LAZARE HOCHE (1768-1797)

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , à 5:09 par napoleonbonaparte

Général Lazare Hoche (1768-1797)

Hoche fut un des premiers généraux que la France ait produits. Il était brave, intelligent, plein de talent, de résolution et de pénétration. Il était aussi intrigant. Si Hoche avait débarqué en Irlande, il aurait réussi. Il possédait toutes les qualités nécessaires pour assurer le succès de son expédition. Il était accoutumé à la guerre civile et savait comment s’y prendre en pareil cas. Il avait pacifié la Vendée et était ce qu’il fallait pour l’Irlande : c’était un homme superbe, très adroit et d’un extérieur prévenant.

Ce fut une des plus belles réputations militaires de la Révolution… Hoche était un véritable homme de guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Hoche (Louis-Lazare). Officier général né à Montreuil près Versailles, le 25 juin 1768, de “Louis Hoche, palfrenier à la vénerie du roi, et d’Anne Marlière”, mort au camp de Wetzlar (Prusse) le 28 septembre 1797 ; était né de parents pauvres, fut soutenu tout jeune par une tante, fruitière, qui lui donnait de temps en temps de quoi acheter des livres, qu’il dévorait, et ne dut qu’à lui-même ce qu’il devint par la suite. Ayant des goûts essentiellement militaire, il s’engagea, le 19 octobre 1784, comme soldat au régiment des gardes françaises. “On le vit, dit la Biographie moderne, dès lors porter de l’eau, monter des gardes et s’adonner à toutes espèces de travaux pendant le jour, afin de pouvoir se former une petite bibliothèque au milieu de laquelle il passait une partie de ses nuits” ; il devint caporal le 16 juin 1789, passa avec le grade de sergent, le 1er septembre de la même année, dans la garde nationale soldée de Paris, puis parvint au grade d’adjudant au 104e régiment d’infanterie, le 1er janvier 1792, et capitaine par ancienneté la même année, puis adjudant général chef de bataillon. Le 15 mai 1793, il fut promu général de brigade, s’empara de Furnes le 22 décembre, et nommé commandant en chef de l’armée de Moselle, subit d’abord quelques petits échecs devnt les forces supérieures aux siennes et fortement retranchées de Brunswick, puis il lui suffit de quleques jours pour prendre sa revanche, battit Wurmser et débloqua Landau, et vint à bout de chasser de l’Alsace l’armée autrichienne.

Le 3 nivôse an II, il écrivait au ministre de la guerre : “Quartier général de l’armée de la Moselle, à Verd : je n’ai pu donner hier aucun détail, j’étais trop occupé ; je le suis encore, passablement cependant, d’après tous les renseignements que j’ai, nous avons pris 16 canons, 24 caissons, 500 prisonniers, tués ou blessés 300 hommes. La vivacité de l’attaque nous a fait perdre peu de monde, à peu près 80 tués et 150 blessés. J’attaque à la pointe du jour ; les troupes se montrent sans culottes, etc. Le 3e régiment de hussards, le 14e de dragons, les carabiniers, le 55e régiment d’infanterie se sont parfaitement distingués. Le général Dubois, blessé malheureusement, s’est comporté, j’ose le dire, comme un héros, ou plutôt comme un républicain. On amène encore des voitures d’armes, je laisse les sacs à nos braves volontaires ; j’ai donné toute cette nuit les ordres les plus prompts pour que le grand développement de l’armée de la Moselle s’opère ; il ne reste plus qu’à mettre l’armée en avant ; si ma droite me seconde, j’irai… J’ai toujours deux guenilles de drapeaux pris aux soldats des brigands couronnés. A la première occasion, je les enverrai à la Convention nationale. Je ne puis écrire davantage.” “HOCHE”

Il s’empara de Guenmersheim et de Spire le 10 nivôse, et ensuite de Worms, puis fut promu, le 2 brumaire an II, général de division. Hoche, d’une nature droite, très franche, pas du tout courtisan, n’eut pas le don de plaire à Saint-Just, alors en mission dans l’Est, fut destitué et emprisonné par son ordre et rendu à la liberté que dans le courant de thermidor, puis obtint le 13 ventôse an III, le commandement en chef de l’armée des Côtes de Brest, où il déploya un véritable talent.

Le 3 thermidor an III, Hoche, rendant compte de la prise de Quiberon, termina ainsi sa lettre : “Le voilà, monsieur Pitt, le résultat de trois années de travaux ! Quels sentiments pensez-vous inspirer à ceux que vos nombreux armements ne pourront sauver de la vengeance nationale ? Ils vous abhorrent : vous les avez indignement sacrifiés. Envoyez-nous d’autres victimes ; elles apprendront à connaître votre politique, lorsqu’elles seront sur notre sol. Vous n’ignorez pas monsieur, qu’il n’est jamais envahi impunément ; mais ces malheureux sont nés en France, et conséquemment ils sont, ainsi que nous, l’objet de votre haine. Demandez à M. de Puisaye, qui s’est rembarqué au premier coup de fusil, s’il est aussi aisé de vaincre les républicains sur leur territoire que dans votre cabinet. Monsieur Pitt, il est un Dieu vengeur, vos forfaits seront punis !”

Le 14 fructidor, Hoche fut nommé par la Convention à l’armée de l’Ouest, et le 9 vendemiaire an IV, annonça de nouveaux succès sur Charette. Après avaoir complètement pacifié la Vendée, on le mit à la tête d’une expédition en Irlande qui ne réussit pas. Il fut le 6 pluviôse an V, nommé général en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse, remporta les victoires de Neuwied, d’Altenkirchen de Diedorff, s’empara de Welylaër et exécuta une des plus belles opérations de cette guerre ; l’armistice conclu entre l’archiduc Charles et Bonaparte arrêta les succès de Hoche. On lui proposa, à cette époque, le portefeuille de la guerre qu’il refusa. L’armée de Sambre-et-Meuse ayant célébré l’anniversaire de la journée du 10 août à Vetlar, Hoche prononça un discours dont voici un fragment : “Amis, je ne dois pas vous le dissimuler, vous ne devez pas encore vous dessaisir de ces armes terribles avec lesquelles vous avez tant de fois fixé la victoire. Avant de le faire, peut-être aurons-nous à assurer la tranquillité de l’intérieur que des fanatiques et des rebelles aux lois républicaines essaient de troubler. Combien ils s’abusent, ces perfides ennemis ! Sans songer à vous, ils méditent de rendre la France à l’esclavage dont vous l’avez affranchie pour toujours. Semblables aux conseillers de Louis XVI, avant la journée du 10 août, ils espèrent nous redonner des maîtres. Le fanatisme, l’intrigue, la corruption, le désordre dans les finances, l’avilissement des institutions républicaines et des hommes qui ont rendu de grands services : voilà les armes qu’ils emploient pour arriver à une dissolution sociale, qu’ils diront être l’effet de circonstances. Nous leur opposerons la loyauté, le courage, le désintéressement, l’amour des vertus dont ils ne connaissent que le nom, et ils seront vaincus. Mais j’en suis certain, votre présence et la fermeté du gouvernement suffiront au maintien de la Constitution, que je jure avec vous de maintenir dans toute sa pureté.”

En l’absence du général Moreau appelé à Paris par le Directoire, en fructidor an V, le général Hoche fut chargé par intérim de l’armée du Rhin-et-Moselle.

Le 3e jour complémentaire de l’an V de la République, le général de division commandant en chef de l’artillerie de l’armée de Sambre-et-Meuse écrivait au Directoire exécutif du quartier général de Wetzlar, l’épouvantable nouvelle qui suit : “Citoyens directeurs, je vous ai écrit ce matin dans les larmes, au milieu d’une famille et d’amis éplorés, et je n’ai pu vous donner aucun détail sur les circonstances qui ont enlevé à la France le général Hoche. Doué d’un tempérament robuste et ardent, quoique d’une sensibilité de nerfs extraordinaire, le général Hoche n’éprouvait que des sentations vives et brûlantes ; le moindre sentiment l’affectait au delà de toute expression : la Révolution ne fit que développer ce tempérament. Jeté sur un grand theâtre, Hoche a employé toutes ses facultés pour remplir dignement le rôle éminent qu’il était destiné à jouer, il les a usées à forces de travail. Les contrariétés qu’il a éprouvées lors de son emprisonnement sous le règne de Robespierre, les fatigues extraordinaires qu’il s’est imposées dans les départements de l’Ouest pour pacifier ce pays, le mauvais succès de l’expédition d’Irlande et les dangers qu’il courut sur la mer, les accusations portées contre lui à la tribune nationale par les derniers conspirateurs, l’ardeur qu’il a mise à les confondre, tout cela a épuisé ses forces, et ranimé avec des symptômes effrayants, il y a environ un mois, un rhume et une oppression de poitrine que déjà il avait éprouvés à Brest, mais qu’il avait alors trop négligés. Tous les secours de l’art n’ont pu le sauver. Depuis sept ou huit jours, il éprouvait de temps en temps des crises de suffocation qui ne se calmaient qu’à force de soins, et après des souffrances inouïes, et la moindre occupation produisait une de ses crises. Enfin, hier, sur les dix heurs du soir, après avoir passé une journée assez calme, s’être même occupé de quelques affaires, ses souffrances redoublèrent, une suffocaiton horrible lui fit perdre connaissance, et après six heures de douleurs qu’on ne peut dépeindre, il mourut dans mes bras… Demain, son corps sera ouvert, afin de détruire les bruits d’empoisonnement qui se sont déjà répandus. Après demain, il partira de Wetzlar avec toute la pompe convenable, pour être transféré à Coblentz, où il sera enterré à côté du général Marceau, dans le fort de Péterberg. Salut et respect : “DEBELLE”

Telle fut la fin de ce général républicain, qui fut une perte irréparable pour la République et pour la France.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Hoche sur Wikipedia

12.03.07

GENERAL BARTHELEMY SCHERER (1747-1804)

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , à 9:41 par napoleonbonaparte

Général Barthélemy-Louis-Joseph Schérer (1747-1804)

Il était impossible de mieux “parler” guerre, mais il n’entendait rien à la guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Schérer (Barthélemy-Louis-Joseph). Ministre de la guerre du 7 thermidor an V, au 3 nivôse an VII ; né à Delle (Haut-Rhin) le 18 décembre 1747, mort à Chauny (Aisne) le 19 août 1804 ; fils de “Nicolas Schérer, chirurgien, et de Catherine Lanos” ; a servi onze ans dans les troupes impériales dont cinq en qualité d’aide-major ; 5 avril 1780, capitaine au régiment provisoire d’artillerie de Strasbourg ; 20 février 1785, capitaine au service de la Hollande ; 12 janvier 1792, capitaine au 82e régiment d’infanterie ; 10 mai 1792, aide de camp du général de brigade ; 30 juillet 1793, adjudant général, chef de bataillon ; 19 septembre 1793, général de brigade ; 19 pluviose an II, général de division ; 13 brumaire an III, commandant en chef de l’armée d’Italie. Après avoir perdu la bataille de Magnano, il dut battre en retraite sur le Mincio puis sur l’Adda. Très violemment attaqué, il répondit à ses accusations par la publication d’un compte rendu, de sa gestion ministrielle en 1799. Il se retira à Chauny où il mourut.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Schérer sur Wikipedia

GENERAL JACQUES DUGOMMIER (1738-1794)

Publié dans Généraux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , à 7:42 par napoleonbonaparte

Général Jacques François Coquille dit Jacques François Dugommier (1738-1794)

Dugommier avait toutes les qualités d’un vieux militaire ; extrêmement brave de sa personne, il aimait les braves et en était aimé ; il était bo