février 23, 2008

MARECHAL MASSENA (1758-1817)

Posted in BIOGRAPHIES DES MARECHAUX D'EMPIRE, Maréchaux, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , at 12:39   par napoleonbonaparte

Général André Masséna (1758-1817)

C’eût été un grand homme si ses qualités brillantes n’eurent été ternies par l’avarice… C’est Masséna qui a fait les plus grandes choses, quoique sa capitulation de Gênes, dont la défense lui fait un si grand honneur dans le public, soit sa plus grande faute.

(Napoléon Bonaparte)

Maréchal MASSÉNA (André), duc de Rivoli, prince d’Essling, maréchal de France, né à Nice en 1758, mort à Paris en 1817. Fils d’un marchand de vin, il perdit son père étant encore tout enfant et reçut une instruction fort incomplète. Un de ses oncles, qui était capitaine dans la marine marchande, l’embarqua comme mousse sur son navire et lui fit faire deux voyages au long cours. A dix-sept ans, Masséna renonça à la mer pour entrer au service de la France dans le régiment de Royal-Italien. Grâce à sa vive intelligence et a sa conduite exemplaire, il parvint assez rapidement au grade d’adjudant sous-officier ; mais, comme il appartenait à la roture, il ne put obtenir le grade de sous-lieutenant. Après quatorze ans d’attente, révolté des passe-droits dont il était victime, il se démit de son grade et retourna dans sa ville natale, où il se maria. Peu après, la Révolution éclatait. Masséna accueillit avec chaleur les grandes idées de justice et de liberté qu’elle allait répandre sur le monde, et bientôt, quittant Antibes, où il demeurait, il reprit du service et fut incorporé comme adjudant-major dans le 3e bataillon des volontaires du Var. En ce moment, les soldats avaient le droit de choisir parmi eux ceux qui leur paraissaient les plus dignes de les commander. Masséna fut élu en 1792 chef de son bataillon et fit partie de l’armée du Midi, sous les ordres du général Anselme. Lorsque cette armée envahit le comté de Nice, il se fit remarquer par son intrépidité, par son intelligence et rendit des services qui lui valurent d’ècre promu général de brigade le 22 août et général de division le 20 décembre de la même année. La Révolution venait de réparer les torts de la monarchie et de fournir à celui qui devait être un des plus grands capitaines du temps l’occasion de montrer ses hautes capacités militaires. L’armée du Midi avait pour mission d’empêcher nos ennemis, supérieurs en nombre, d’envahir le territoire français. Après avoir pris Oneille, Ponte-di-Nave, Garessio, Masséna tourna l’armée piémontaise massée sur les hauteurs de Saorgio, décida la victoire par une attaque pleine de hardiesse (août 1794) et prit à l’ennemi 60 canons, des approvisionnements considérables et un grand nombre de prisonniers. Grâce à ce fait d’armes, les Français devinrent maîtres de tout le reste des Alpes Maritimes. Au mois de septembre suivant, il chassa de leurs positions les Autrichiens, qui s’avançaient et menaçaient Savone, et les mit dans l’impossibilité de rien tenter de tout l’hiver. En 1795, placé sous les ordres de Kellermann, qui lui confia le commandement de l’aile droite de son armée, il eut à soutenir de nouveaux combats contre les Austro-Sardes, et les battit successivement au col de San-Giacomo et à Borghetto. Scherer, qui succéda à cette époque a Kellermann comme général en chef, mit toute sa confiance dans Masséna, dont il apprécia les rares capacités. Ayant résolu de prendre l’ofi’ensive et de chasser les Autrichiens de la rivière de Gènes, il chargea Masséna d’exécuter le plan qu’il avait conçu. Celui-ci, à la tête de deux divisions, fondit sur l’ennemi, le culbuta dans les vallées de la Bormida et du Tanaro, se mit à sa poursuite et lui fit essuyer une défaite complète à Loano, où les Autrichiens eurent 4.000 morts ou blessés et perdirent presque toute leur artillerie (23 novembre 1795). L’année suivante, Bonaparte remplaçait Scherer et recevait l’ordre de faire la conquête de l’Italie. Dans cette mémorable campagne, Masséna se plaça au premier rang par son activité, son audace et ses savantes combinaisons stratégiques. Mis, après les victoires de Montenotte et de Milllesimo (avril 1796), à la tête de l’avant-garde, il força le passage du pont de Lodi, entra le premier à Milan, prit une part importante aux combats de Lonato, Castiglione, Rovereto, Bassano, Saint-Georges, la Breuta, Caldiero, aux batailles d’Arcole, de Rivoli (9 janvier 1797), de la Favorite (11 janvier) ; puis, poursuivant les Autrichiens dans les débouchés du Tyrol, il s’avança jusqu’à 25 lieues de Vienne, en signalant sa marche par de nouveaux succès à Longara, San-Daniel, la Chiesa, Tarvis, Villach, Neusmack, Hunsmack. Il menaçait la capitale du l’Autriche, lorsque la signature d’un armistice le contraignit à s’arrêter. C’est alors que Masséna reçut le surnom d’Enfant chéri de la victoire, qui lui resta. Envoyé à Paris, après la signature des préliminaires de paix à Léoben, pour porter au Directoire les drapeaux conquis sur l’ennemi, il y fut accueilli avec enthousiasme par la population, et la municipalité donna une fête en son honneur. Après la journée du 18 fructidor, le Directoire songea un instant à remplacer Bonaparte par Masséna à la tète de l’armée d’Italie, et le nom de ce dernier figura sur la liste des oandiJats présentés pour remplacer les directeurs Carnot et Barthélémy. De retour à l’armée d’Italie, Masséna remplaça, le 19 février 1798, Berthier, qui venait de s’emparer de Rome et d’y proclamer la république. Lorsqu’il y arriva, l’armée, en proie à la misère, était vivement irritée de voir des agents français s’enrichir sous ses yeux par de honteuses déprédations pendant qu’elle manquait de tout. Les ofliciers, travaillés par des agents contre-révolutionnaires, se réunirent et déclarèrent qu’ils ne voulaient pas reconnaître Masséna pour leur général en chef. La population, voyant que l’armée refusait d’obéir à son chef, se souleva contre les Français. Masséna, dans cette situation critique, montra la plus grande énergie, força les troupes à marcher, comprima l’insurrection, puis remit le commandement au général Dallemagne et revint à Paris, où il sollicita lui-même la grâce des officiers qui avaient montré une si coupable insubordination. Le Directoire mit alors Masséna en disponibilité. Mais la guerre ayant recommencé avec l’Autriche, il fut appelé eu février 1799 au commandement de l’armée d’Helvetie. Au commencement de mars, il franchit le Rhin et attaqua le général Hotze, qu’il ne put parvenir à déloger de Feldkirch. En ce moment Jourdan, sur le Rhin, Schérer, en Italie, étaient battus. Placé entre deux armées victorieuses, il jugea prudent de concentrer ses forces et se replia en Suisse en ordonnant à ses deux lieutenants, Lecourbe et Dessolles, qui opéraient dans les vallées de l’Adige et du Rhin, de le rejoindre. C’est alors que le Directoire lui confia le triple commandement des armées de l’Helvétie, du Danube et du Rhin, qui étaient disséminées depuis Dusseldorf jusqu’au Saint-Gothard. Toutes ses forces reunies formaient à peu près 30.000 hommes, et il avait en face de lui plus de Autrichiens, divisés en trois années, sous les ordres de l’archiduc Charles, généralissime, de Hotze et de Bellegarde. Jamais général ne s’était trouvé dans une situatiou plus critique, n’avait disposé de moyens plus insuffisants. Mais il s’agissait de sauver la France, menacée d’une invasion par sa frontière de l’est, et Masséna trouva dans son patriotisme et dans son génie militaire l’énergie et les moyens de renverser les espérances de la coalition. Manquant de troupes pour défendre la ligne du Rhin, le général en chef s’établit fortement derrière la Lunmat, après avoir essayé inutilement d’empêcher la jonction de l’archiduc Charles et de Hotze, dont les forces réunies étaient de 70.000 hommes. Attaqué le 4 juin, il résista pendant deux jours et se replia sur la ligne de l’Ablis, d’où l’ennemi n’osa pas tenter de le déloger. Au mois de septembre, l’armée de l’archiduc ayant été envoyée sur le Rhin, pendant que Souvarov était appelé d’Italie avec son armée russe pour le remplacer, Masséna s’empressa de profiter de cette faute et de fondre sur le général russe avant qu’il eût pu opérer sa jonction avec le général Hotze. Dans une marche rapide, il envoya la plus grande partie de son armée à Zurich, fit opérer un mouvement tournant à Oudinot, et, pendant que Soult rejetait Hotze vers le Rhin, il écrasait devant Zurich l’armée russe, à qui il enlevait 100 pièces de canon, 5.000 prisonniers et son trésor (26 septembre). Souvarov dut battre en retraite par le Mutten-Thal et Glaris, et, sans cesse harcelé, il parvint à regagner le Rhin après avoir perdu une grande partie de son armée. Par la victoire de Zurich, Masséna avait rejeté en Allemagne 100.000 envahisseurs, amené la dissolution de la coalkion et sauvé son pays. En ce moment, Bonaparte était en Egypte, Hoche et Joubert étaient morts ; Moreau, par ses défaites, avait perdu sou prestige ; partout nos armées éprouvaient des échecs ; Maséna était le seul de nos généraux que n’eût point abandonne la victoire. De tous cotes on le conviait à renverser le Directoire discrédité, à s’emparer du pouvoir ; il repoussa ces offres. Fidèle à la liberté, il ne voulut être que le général de la Republique, et n’aspira à la servir que sur les champs de bataille. Bientôt après, le général Bonaparte, qui n’avait pas de pareils scrupules, et dont l’ambition effrénée ne devait reculer devant aucun attentat, faisait le coup d’Etat du 18 brumaire. Peu après, il enlevait a Masséna le commandement de son armée et l’envoyait en Italie prendre la direction des troupes qui venaient d’être battues à Novi, et s’étaient repliées sur Gènes. Le vainqueur de Zurich arriva dans cette ville le 18 février 1800, et y fut bientôt bloqué par l’armée de Melas, dont les forces étaient d’une écrasante supériorité. Masséna fit une héroïque résistance, attendant l’arrivée de Bonaparte en Italie ; mais ses troupes et les habitants furent décimés par une horrible famine, les vivres manquèrent bientôt complètement, et, le 5 juin, voyant que le peuple se soulevait, il signa une capitulation en vertu de laquelle il put se retirer avec ses soldats sur le Var. Par sa longue résistance, il avait empêché l’armée de Melas d’envahir le midi de la France, et laissé le temps à Bonaparte de pénétrer dans la Péninsule et d’y remporter la victoire de Marengo. En revenant en France, le premier consul confia à Masséna le commandement de l’armée d’Italie, mais il le lui enleva peu après pour le donner à Brune. Masséna avait vivement désapprouvé le coup d’Etat du 18 brumaire, bien qu’il fût l’ami de Bonaparte. Elu membre du Corps législatif en 1803, il s’y montra très indépendant, fit fréquemment de l’opposition au premier consul, et se prononça en faveur de Moreau. Bien qu’irrité de cette attitude, Bonaparte, devenu empereur, se vit moralement forcé de comprendre Masséna sur la liste des maréchaux (1804), et le nomma, l’année suivante, grand aigle de la Légion d’honneur. Une troisième coalition s’étant formée en 1805, Masséna reçut le commandement de l’armée d’Italie, forte de 40.000 hommes. Il devait tenir en échec l’archiduc Charles, l’empêcher d’abord d’envahir la France par le Lyonnais, puis l’arrêter pendant que Bonaparte porterait la guerre en Autriche. Le maréchal atteignit complètement le double but qui lui était assigné, livra à l’archiduc la bataille de Caldiero, le harcela lorsqu’il voulut marcher au secours de Vienne menacée, et l’empécha de rejoindre à temps l’armée de l’empereur François. Lorsque Napoléon voulut donner à son frère le trône de Naples, il chargea Masséna de s’emparer de ce royaume. Celui-ci voit fuir devant lui les Napolitains ; mais Gaëte, réputée inexpugnable, résiste, défendue par une garnison nombreuse et par la marine anglaise. Le maréchal se montra alors aussi habile à prendre cette place qu’il s’était montré énergique à défendre Gènes. En peu de temps Gaëte capitula (18 juillet 1806). La nouvelle de ce succès mit un terme aux insurrections qui éclataient de toutes parts ; les Anglais se rembarquèrent et les Calabrais, attaqués avec la dernière vigueur, ne tardèrent pas à se soumettre. Lors de la campagne de Pologne en 1807, Masséna reçut le commandement de l’aile droite de la grande armée. Chargé, d’un côté, de contenir les Autrichiens, qui menaçaient de prendre l’offensive, d’un autre, d’empêcher les Russes de tourner par la droite notre ligne d’opération, il fortifia les bords de la Vistule et de la Narew, repoussa les Russes à Wirbïza, à Pulstuck, à Ostrolenka, et opéra avec une telle habileté qu’à l’issue de la campagne il reçut le titre de duc de Rivoli, avec une dotation considérable. Massèna se rapprocha alors de la cour impériale dont il s’était tenu jusque-là à l’écart, et, pendant une partie de chasse, il perdit l’œil gauche, atteint par un grain de plomb. Bientôt après s’ouvrit la campagne de 1809 contre l’Autriche. Napoléon, qui avait songé d’abord à donner a Masséna le commandement en chef de l’armée d’Espagne, le garda avec lui, car il le considérait comme le premier de ses généraux. Ou raconte que l’archuluc Charles, en apprenant qu’il allait encore avoir devant lui le vainqueur de Zurich, s’écria dans un accès de mauvaise humeur : « Voilà encore ce Masséna ! J’espérais en être délivré par son coup de fusil dans l’œil. » Mis a la tète de toutes les troupes qui opéraient sur la rive droite du Danube, le maréchal battit l’archiduc Charles à Landshut, à Eckmühl, enleva à la suite d’un combat terrible la position d’Ebersberg, réputée inexpugnable (3 mai), s’empara du faubourg de Léopoldstadt, et, après la prise de Vienne (14 mai), il franchit le Danube avec Lannes (21 mai), résista avec 35.000 hommes à plus de 100.000 Autrichiens, et fit, l’epèe à la main, le 22 et le 23, des prodiges de valeur en défendant près d’Essllng le village d’Aspern, qui fut pris et repris quatorze fois en deux jours. Après la reprise du grand pont qui mettait en communication la rive droite du Danube avec l’île Lobau, Masséna, par son sang-froid et son intrépidité, sauva la grande année d’un desastre. Investi du commandement de toutes les forces qui se trouvaient sur la rive gauche, il protégea contre un ennemi de beaucoup supérieur la retraite de l’armée dans l’Ile Lobau, et empêcha les Autrichiens d’enlever le petit pont par lequel s’effectuait cette retraite. A la bataille de Wagram (6 juillet), il dirigea les mouvements de la gauche de l’armée, subit le principal choc de l’ennemi, et eut une grande part au succès de la journée. Ayant fait une chute de cheval la veille, il assista à la baitaille dans une calèche, qui devint un point de mire pour les canons autrichiens, et, comme toujours, il se vit respecté par la mitraille, pendant que son état-major était moissonné autour de lui. Le lendemain, il poursuivit le prince Charles, et ne s’arrêta que lorsque la signature d’un armistice vint mettre fin à la guerre. A l’issue de cette campagne, dans laquelle il s’éiait conduit si brillamment, il reçut, comme récompense, le titre de prince d’Essling et le superbe château de Thouars. Depuis un an et demi Masséna se reposait de ses longues fatigues, lorsque Napoléon le chargea, en 1810, d aller chasser les Anglais du Portugal. Au mois de mai, il alla se mettre à la tête de l’armée du Portugal, ayant sous ses ordres Ney, Reynier et Junot. Cette armée mal disciplinée, pourvue d’un mauvais matériel, manquant de vivres et de munitions, harcelée par des guérillas qui coupaient les communications, avait à lutter contre les Anglo-Portugais, placés sous les ordres de Wellington. Après s’être emparé de Ciudad-Rodrigo et d Almeida, il pénétra au Portugal par la vallée du Mondego avec 38.000 hommes, attaqua Busaco, où Wellington s’était fortement retranché, et obligea, le 29 septembre, ce dernier à battre en retraite sur Coïmbre, puis sur Lisbonne. Mais arrivé devant les lignes de Torrès-Vedras, défendues par 600 canons, 100 redoutes et 60.000 Anglo-Portugais pourvus de tout, le prince d’Essling dut s’arrêter. Il ne pouvait songer, sans matériel de siège et avec sa petite armée, à enlever de force des lignes rendues inexpugnables. Mais il résolut, malgré l’infériorité de ses troupes, d’y tenir l’ennemi en échec, et, pendant six mois, attendant vainement des renforts et des munitions, il se maintint dans sa position, sans qu’une seule fois l’ennemi essayât de l’écraser sous la supériorité du nombre. Enfin, se voyant abandonné, ayant en outre à lutter contre la mauvaise volonté et les intrigues de ses lieutenants, surtout de Ney qui refusa à diverses reprises de lui obéir, il résolut de battre en retraite (5 mars) et revint en Espagne (6 avril), après avoir opéré un mouvement rétrograde qui était un chef-d’œuvre de stratégie, et qui excita l’admiration de Wellington lui-même. Dès qu’il eut réorganisé son armée, il reprit l’offensive et marcha contre le général anglais, campé à Fuentès de Onoro. Par une attaque oblique, Masséna culbuta l’aile droite de l’ennemi, et il eût fait subir à Wellington un désastre complet s’il n’avait été mal secondé par ses généraux (4 mai). Fatigué du mauvais vouloir qu’il trouvait autour de lui, il revint en Espagne et fut remplacé peu après dans son commandement par le maréchal Marmont. Desservi par Ney, tombé dans une sorte de disgrâce, considérablement affaibli par des fatigues trop prolongées, Masséna vit se terminer alors sa glorieuse carrière. Il ne reçut aucun commandement dans l’armée pendant la campagne de 1812, et fut relégué en 1813 à Marseille, où il eut le commandement de la 8e division militaire. En 1814, Louis XVIII le maintint à ce poste et lui envoya des lettres de grande naturalisation. Il se rallia alors aux Bourbons, comme il avait fini par s’incliner devant Bonaparte, oubliant à l’école de ce despote qu’il avait été républicain. Au début des Cent-Jours, il prêta son concours au duc d’Angoulême dans son expédition dans la Drôme, puis il vécut dans la retraite jusqu’après le désastre de Waterloo, et fut nommé alors par le gouvernement provisoire commandant de la garde nationale de Paris. Lors du procès fait au maréchal Ney, Masséna fut désigné pour faire partie du conseil de guerre ; mais il refusa de juger son ancien campagnon d’armes, bien qu’il eût eu jadis vivement à se plaindre de lui, et se prononça pour l’incompétence du conseil. Il n’en fallut pas davantage pour qu’il devînt aussitôt en butte aux attaques, aux dénonciations et aux calomnies des ultra-royalistes. Les douloureux événements auxquels il venait d’assister, l’humiliation de la France, les attaques passionnées dont il était l’objet portèrent le dernier coup à sa santé chancelante. Comme on l’engageait à aller chercher la guerison sous un climat plus doux, il répondit : « J’ai bien acquis le droit de mourir dans notre chère France, et j’y mourrai. » II s’éteignit à cinquante-neuf ans, et son corps fut déposé au Père-Lachaise, où se trouve son mausolée. Les Mémoires de ce grand homme de guerre ont été rédigés et publiés par le général Koch (Paris, 1849). Un monument lui a été élevé a Nice, sur la place qui porte son nom.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Liens : Maréchal Masséna (1758-1817), duc de Rivoli, prince d’EsslingMaréchal Masséna sur Wikipedia

http://www.lerubicon.com

1 commentaire »

  1. guillem said,

    Merci pour avoir existé, merci pour ses victoires malgré les lacunes des français actuels.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 43 autres abonnés

%d bloggers like this: