janvier 19, 2008

BIOGRAPHIE DE NAPOLEON BONAPARTE (1769-1821) – DE BRIENNE A L’ECOLE MILITAIRE

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Bonaparte à l’Ecole militaire s’initiant à la fortification

Tout ce qui n’est pas fondé sur les bases physiques et mathématiques exactes doit être proscrit par la raison.

(Napoléon Bonaparte)

La Corse avait été réunie à la France un peu plus d’un an avant la naissance de Napoléon. En 1777, son père, Charles Bonaparte, ayant été nommé membre de la députation envoyée à Versailles, obtint pour son second fils, Napoléon, une bourse à l’Ecole militaire de Brienne, où celui-ci entra le 23 avril 1779, âgé de neuf ans huit mois et huit jours. Comme nous bénirions l’artiste qui nous représenterait le jeune Corse traversant sur un navire le bras de mer qui sépare sa ville natale, et peut-être voyant déjà, à travers les brumes de l’océan, à l’horizon, un trône et un tombeau ! car on sait que Napoléon croyait sérieusement à son étoile. Ah oui, nous saurions infiniment gré à l’artiste, au poëte… La muse athénienne a chanté la traversée de la belle Lesbienne quittant sa patrie pour aller à la conquête d’une couronne dans la ville de Périclès. Que le voyage dut être long au gré de la jeune et belle inconnue, sans fortune aussi et, de plus, sans naissance, qu’un secret instinct menait vers la grande cité, où elle devait trouver pour époux plus qu’un roi ! Il nous semble la voir debout à la proue du navire ; elle cherche des yeux la célèbre cité hellénique. Elle aperçoit au loin une colline où elle ne distingue rien encore ; mais elle sait que c’est Athènes, et elle sent en elle un trouble indéfinissable. Comment la muse française n’a-t-elle, pas encore trouvé d’accents pour célébrer ce passage autrement mystérieux ? car là, si c’est une jeune fille, une beauté, un charme, un esprit ; ici, c’est un homme prédestiné, un incomparable génie. Quelles sont les idées qui devaient bouillonner dans ce cerveau de dix ans ? Que se passa-t-il dans cette barque, qui portait César et sa fortune? Admirable sujet, tout d’invention, mais où la fiction n’atteindrait point les hauteurs de la réalité. A Brienne, le nombre des élèves n’excédait guère cent dix, dont cinquante aux frais du roi, qui payait pour chacun 700 livres par an ; et soixante environ aux frais de leurs parents, payant aussi une pension de 700 livres. La maison, desservie par des minimes, n’avait que 8 à 10.000 livres de rente. On dit que ces moines étaient bien inférieurs en connaissances à ceux des congrégations qui dirigeaient les autres écoles militaires ; car, sous l’ancien régime, chose singulière ! c’étaient des moines qui étaient chargés de former les officiers de l’armée française. Obligés d’avoir recours à des professeurs laïques, et trop pauvres pour leur assurer un traitement convenable, les minimes de Brienne n’avaient que des sujets médiocres. Telle était leur pénurie à cet égard que, vers le temps où Napoléon entra dans leur école, ils avaient eu recours aux minimes de la Franche-Comté, qui leur envoyèrent le Père Patrault comme professeur de mathématiques, homme assez ordinaire d’ailleurs, qui avait pris Napoléon en grande amitié, et qui, rentré dans la vie séculière après 1789, devint secrétaire du général Bonaparte, quand celui-ci fut nommé commandant en chef de l’armée d’Italie. Une tante de Pichegru, soeur de charité, suivit ce minime à Brienne, et y amena son neveu alors jeune, Franc-Comtois comme elle, à qui l’on donna gratuitement la même éducation qu’aux élèves. Pichegru, doué d’une grande intelligence, devint, aussitôt que son âge le permit, maître de quartier et répétiteur pour les quatre règles d’arithmétique du Père Patrault, qui a eu ainsi la gloire de compter parmi ses élèves un des bons généraux de la France et le plus grand capitaine des temps modernes. Pichegru songeait alors à se faire minime ; c’était là toute son ambition, c’était aussi le désir de sa tante ; mais le Père Patrault l’en dissuada en lui disant que leur profession n’était plus du siècle, et qu’il devait songer à quelque chose de mieux. Ce conseil d’un homme de bon sens porta Pichegru à s’enrôler dans le régiment d artillerie de Metz, où il devint bientôt après bas officier, et obtint rapidement, sous la République, le grade de général de division et les fonctions de général en chef de l’armée de Hollande. II y avait à l’Ecole de Brienne un maître d’écriture nommé Dupré, qui donna pendant quinze mois des leçons à Napoléon, et un maître d’escrime, le sieur Daboval, qui lui donna aussi des leçons de son art. Celui-ci devint sous-officier de gendarmerie, et n’est mort, retiré a Nogent-sur-Marne, qu’au commencement de 1834, âgé de plus de quatre-vingts ans. A propos de l’autre, on raconte que, peu de temps après l’élévation de Napoléon a l’Empire, un homme âgé, et d’une mise plus que modeste, arriva un jour à Saint-Cloud, et sollicita du grand maréchal Duroc la faveur d’une audience particulière de l’Empereur. Introduit presque aussitôt dans le cabinet de Napoléon : « Qui êtes-vous, et que me voulez-vous ? demanda sèchement l’empereur. Sire, répondit le solliciteur, c’est moi qui ai eu le bonheur de donner des leçons d’écriture à Votre Majesté pendant quinze mois, à Brienne. – Le bel élève, en vérité, que vous avez fait là ! dit vivement l’Empereur ; ma foi, monsieur Dupré, je ne vous en fais pas mon compliment. » Puis, se prenant à rire de sa vivacité, il adressa quelques paroles bienveillantes au pauvre vieillard, et le congédia en lui promettant de lui faire savoir bientôt de ses nouvelles. Le vieux professeur reçut, en effet, quelques jours après, le brevet d’une pension1 de 1.200 francs sur la cassette particulière de l’Empereur, signée de cette terrible griffe parfaitement illisible, mais reconnaissable entre toutes, comme une griffe de lion, dont Sa Majesté était redevable aux leçons du pauvre Dupré. Napoléon avait apporté à Brienne une âme, encore tout italienne : il se sentait comme étranger et mal à l’aise parmi ces jeunes nobles français, la plupart infatués de leurs noms, et qui regardaient la patrie du jeune Corse comme un pays barbare. Il ne prenait que rarement part à leurs jeux et à leurs exercices, et ne se lia qu’avec un ou deux de ses camarades. Malgré sa petite taille, son air sombre et fier leur imposait ; toutefois, le nom de Napoleone, que son accent corse lui faisait prononcer à peu près Napoillioné, lui valut de ses nouveaux camarades le sobriquet de La Paille-au-Nez. Dévoré du désir d apprendre, et déjà, pressé du besoin de parvenir, Napoléon se faisait remarquer de ses maîtres par une application forte et soutenue ; il était, pour ainsi dire, le solitaire de l’école. On croit que l’éloignement du jeune écolier pour ses condisciples prenait aussi sa source dans l’état d’infériorité où il se sentait placé, en raison de sa condition de boursier et du peu de fortune de sa famille, qui ne permettait pas à celle-ci de lui envoyer les petits secours d’argent que les autres recevaient de leurs parents. Un dernier trait, qui achèvera de peindre cette fierté de l’écolier de Brienne : Un jour, le maître du quartier, brutal de sa nature, condamna le jeune Bonaparte, pour une faute légère, à dîner à genoux sur le seuil de la porte du réfectoire, punition que les élèves redoutaient entre toutes et qu’ils considéraient comme une espèce de déshonneur. L’exécution provoqua chez Bonaparte une violente attaque de nerfs accompagnée de vomissements. Le supérieur, qui passait par là, l’arracha au supplice et réprimanda sévèrement le maître sur son peu de discernement ; en même temps, le P. Patrault accourait de son côté et se plaignait que, sans nul égard, on dégradât ainsi son premier élève. Au mois d’août 1783, le duc d’Orléans (père de celui qui s’appela plus tard Philippe-Egalité, et qui ne prit le titre de duc d’Orléans qu’à la mort de celui dont nous parlons, en et Mme de Montesson vinrent à Brienne. Mme de Montesson était alors mariée au prince, avec le consentement conditionnel du roi, qui portait : « Qu’elle ne changerait pas de nom ; qu’elle ne s’attribuerait aucune prérogative de princesse du sang ; qu’elle ne déclarerait point son mariage, et ne paraîtrait jamais à i cour. » Le magnifique château de Brienne fut, pendant plus d’un mois, un petit Versailles ; on célébra par de brillantes fêtes la présence des nobles visiteurs, qui venaient pour présider à la distribution des prix aux élèves de l’école. Ce fut le 25 août, jour de la Saint-Louis, qu’eut lieu cette distribution. Le jeune Bonaparte eut, avec Bourrienne, le prix de mathématiques, partie à laquelle il avait à peu près borné ses études et où il excellait. Tous deux reçurent leur couronne de la main de Mme de Montesson. Lorsque Bonaparte fut élevé au consulat, ayant appris que Mme de Montesson vivait encore, il la fit prier de se rendre aux Tuileries. Dès qu’il la vit ; il se leva, alla courtoisement au-devant d’elle et l’engagea à lui demander tout ce qui pourrait lui plaire. « Mais, général, je n’ai aucun droit à ce que vous voulez bien m’offrir, » répondit Mme de Montesson, «Vous ne savez donc pas, madame, répliqua le premier consul, que j’ai reçu de vous ma première couronne ? Vous vîntes à Brienne, avec M. le duc d’Orléans, distribuer les prix, et, en posant sur ma tête le laurier précurseur de quelques autres : Puisse-t-il vous porter bonheur ! me dîtes-vous. Je suis, assure-t-on, fataliste, madame ; il est tout simple que je n’aie pas oublié ce dont vous ne vous souvenez plus. Je serai charmé de vous être utile. D’ailleurs, le ton de la bonne compagnie est à peu près perdu en France ; il faut qu’il se retrouve chez vous. J’aurai besoin de quelques traditions ; vous voudrez bien les donner à ma femme ; et lorsque quelque étranger marquant viendra dans la capitale, vous lui offrirez des fêtes, pour qu’il soit convaincu que nulle part on ne peut voir plus de grâce et d’amabilité. » Le premier consul fit restituer à Mme de Montesson les 60.000 livres de rente qui lui avaient été léguées par le duc d’Orléans. La grande dame survécut peu à cette faveur. Quelque temps après, mais lorsque déjà Napoléon avait été élevé à l’Empire, elle se fit transporter mourante à Saint-Cloud, et obtint de lui la promotion à la dignité de sénateur du lieutenant général vicomte de Valence, son petit-neveu par alliance, et neveu direct du lieutenant général du même nom, qui avait été gouverneur de l’Ecole militaire de Paris, quand Napoléon y était passé au sortir de Brienne. Comme nous l’ayons déjà fait pressentir plus haut, cette famille est vraiment étonnante par les élans de reconnaissance qui animent chacun de ses membres ; chez elle, la mémoire du cœur ne fait jamais défaut. En voyant ce sentiment toujours vivace, on dirait une plante dans un sol généreux, qui rend au centuple le peu qu’il a reçu. Le 15 septembre 1783, arriva a Brienne M. le chevalier de Keralio, maréchal de camp et sous-inspecteur général des écoles royales militaires de France. C’était un vieillard aimable, des plus propres aux fonctions dont il, était chargé ; il aimait les enfants, jouait avec eux après les avoir examinés, et retenait avec lui à la table des minimes les élèves qui lui avaient plu. Il avait conçu une affection toute particulière pour le jeune Corse, qu’il se plaisait à exciter de toutes manières. Il le mit sur la liste des élèves en état d’entrer au service ou de passer à l’Ecole de Paris. L’élève Napoléon Bonaparte avait alors tout juste quatorze ans et un mois. L’enfant n’était fort que sur les mathématiques, et les moines représentèrent à M. de Keralio qu’il serait mieux d’attendre à l’année suivante, afin de lui donner le temps de se fortifier dans la langue latine. Mais le chevalier tint bon. « Je sais, leur dit-il, ce que je fais. Si je passe ici par-dessus la règle, ce n’est point une faveur de famille ; je ne connais pas celle de cet enfant. C’est tout à cause de lui-même. J’aperçois ici une intelligence qu’on ne saurait trop cultiver. » Et M. de Keralio rédigea la note suivante sur cet élève, dont il plaça le nom en tête de sa liste :  » ÉCOLE DE BRIENNE. Etat des élèves du roi capables, par leur âge, d’entrer au service ou de passer à l’Ecole de Paris, savoir : M. de Bnonaparte (Napoléon), né le 15 août Taille de 4 pieds 10 pouces 10 lignes ; bonne constitution ; excellente santé ; caractère-soumis. Il a fait sa quatrième. Honnête et reconnaissant ; sa conduite est très-régulière. Il s’est-toujours distingué par son application aux mathématiques ; il sait passablement l’histoire et la géographie ; il est faible dans les exercices d’agrément. Ce sera un excellent marin. Mérite de passer à l’Ecole de Paris. » Ce bon chevalier, si juste appréciateur du mérite, fut bientôt mis à la retraite, et mourut peu de temps après. M. Reynaud des Monts, brigadier de dragons, qui remplaça M. de Keralio, n’en avait pas la perspicacité ; mais il se conforma à ses notes, tout en s’étonnant, à la vue du jeune Napoléon, de celles qui le concernaient, et, l’année suivante, le futur empereur des Français passa à l’Ecole de Paris octobre 1784. Mais ne quittons pas si vite l’Ecole de Brienne, restons encore quelques instants sur ce mont Pélion ; nous avons bien le temps de suivre Achille à la guerre de Troie. Ceux des élèves de Brienne qui cherchaient à taquiner Napoléon feignaient de ne pas comprendre le mot assesseur, qui était le titre de son père, et se plaisaient à dire qu’il était tout simplement huissier. Le 8 octobre 1783, un écolier nommé Pougin des Ilets, avec qui il se disputait, ne craignit pas de lui dire : « Votre père est un misérable sergent. » A ces mots, Napoléon se retire frappé de stupeur, et revient bientôt avec un cartel qu’il ne put faire tenir à celui qui venait de l’insulter, le cartel ayant été aperçu et saisi entre ses mains par le préfet des classes, qui condamna Bonaparte à la chambre de discipline et Pougin aux arrêts. L’irritation du jeune Corse fut extrême, et toucha presque au désespoir. Cet incident, tout petit qu’il paraisse, eut cependant pour Napoléon un résultat important; il lui dut le repos et presque le respect de ses camarades. Frappés de l’énergie qu’il avait déployée en cette occasion, ils ne se hasardèrent plus à le mortifier, et prirent dès lors la plus haute idée de son courage et de ses qualités personnelles. Le 19 octobre 1784, Napoléon arriva à Paris avec quatre de ses condisciples de Brienne, nommés comme lui, sur le rapport du chevalier de Kéralio, élèves de l’Ecole militaire de Paris. Tous portaient de grands noms, des noms aristocratiques : c’étaient MM. Nicolas-Laurent Montarby de Dampierre, Jean-Joseph de Cominges, Henri-Alexandre-Léopold de Castries et Pierre-François-Marie Laugier de Bellecour. Aucun, toutefois, de ces quatre élèves n’entra dans l’artillerie aussitôt que Napoléon. Les cinq jeunes gens furent accompagnés jusqu’à Paris par un minime chargé dé veiller sur eux, et jusqu’à Nogent-sur-Seine, où ils prirent le coche, par leur camarade Bourrienne, qui allait à Sens, son pays, faire une visite à sa mère. A l’Ecole militaire de Paris, Napoléon reçut des leçons de messieurs Monge et Labbey. M. de l’Eguille, professeur d’histoire, dans le rapport qu’il fit sur ses élèves, avait ainsi noté le jeune Napoléon : Corse de nation et de caractère ; il ira loin les circonstances le favorisent. Ce professeur était très fier – il y avait de quoi-de sa prédiction, et se plaisait, lorsqu’elle fut accomplie, à la rappeler M. Domairon, professeur de belles-lettres, disait qu’il avait toujours été frappé de la bizarrerie des amplifications de Napoléon ; il les appelait du granit chauffé au volcan. Un seul s’y trompa : ce fut M. Bauer, le gros et lourd maître d’allemand. Le jeune Napoléon ne faisait aucun progrès dans cette langue, ce qui avait inspiré un profond mépris à maître Bauer, qui ne supposait « rien au-dessus de son art. Un jour que Vécolier ne se trouva pas à sa place, ce professeur s’informe où il pourrait être. On lui dit qu’il subissait en ce moment un examen préparatoire pour l’artillerie. « Mais, est-ce qu’il sait quelque chose ? dit ironiquement l’épais M. Bauer. -Comment, monsieur ! c’est le plus fort mathématicien de l’école , lui fut-il répondu. – Eh bien, je l’ai toujours entendu dire, et j’ai toujours pensé que les mathématiques n’allaient qu’aux bêtes. » C’est Napoléon -lui-même qui a rappelé ce mot à Sainte-Hélène ; et, comme il n’avait plus entendu ‘parler de ce professeur : « Je serais curieux, disait-il, de savoir si M. Bauer a vécu assez longtemps pour jouir de son jugement. « Quoique nommé lieutenant en second d’artillerie, le 1er septembre 1785, après avoir été examiné à Paris par Laplace, il n’avait encore reçu, le 23 septembre, ni son brevet ni sa lettre de service, ainsi que le témoigne une lettre qu’il écrivit sous cette date, de Paris, à M. Labitte, marchand de draps, rue Saint-Honoré, au coin de la rue des Prouvaires, à l’enseigne de la Croix d’or, et fournisseur de tous les régiments étrangers au service de France. Enfin le jeune officier reçut l’ordre de se rendre à Valence à la fin d’octobre 1785.

(Extrait du dictionnaire Larousse du dix-neuvième siècle)

Suite -> Le premier séjour de Napoléon à Valence

Biographie de Napoléon Bonaparte par Pierre Larousse

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