décembre 13, 2007

GASPARD MONGE (1746-1818), COMTE DE PELUSE

Posted in Dignitaires civils, Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , at 7:51 par napoleonbonaparte

Gaspard Monge (1746-1818), Comte de Peluse

Monge était le plus doux, le plus faible des hommes, et n’aurait pas laissé tuer un poulet s’il eut fallu en faire l’exécution lui-même, ou seulement devant lui. Ce forcené républicain, à ce qu’il croyait, avait pourtant un espèce de culte pour moi, c’était de l’adoration : il m’aimait comme on aime sa maîtresse.

(Napoléon Bonaparte)

Monge (Gaspard, comte de Peluse). Savant illustre, fondateur de la Géométrie descriptive, et homme politique ordinaire, né à Beaune (Côte d’Or) le 10 mai 1746, mort à Paris, de chagrin et de fatigue (crise d’apoplexie), le 28 juillet 1818 ; fils de « Jacques Monge, marchand forain, et de Jeanne Rousseau » ; professeur à l’école d’artillerie de Mézières avant la Révolution, Monge avait d’abord été mis en relation avec les savants les plus illustres de cette époque, Lavoisier, D’Alembert, Condorcet, et il était devenu en même temps correspondant de l’Académie des Sciences et professeur de physique en Lycée. Après le 10 août 1792, il fut nommé ministre de la marine par la Convention, sur la proposition de Condorcet, et resta jusqu’au 10 avril 1793 professeur à l’Ecole normale et membre de l’Institut jusqu’en l’an V. Il fut l’un des fondateurs de l’Ecole polytechnique où il devint aussi professeur.

Au sortir du ministère de la marine, Monge fut dénoncé aux Jacobins comme transfuge politique ; républicain éclairé et patriote fervent, il n’eut pas de peine à se justifier et jura de continuer de servir avec dévouement la chose publique. Il tint parole avec ses amis Berthollet, Vandermonde et autres ; il fut autrement plus utile comme directeur des travaux relatifs à la défense nationale que comme ministre : perfectionnement des alliages métalliques pour l’artillerie, surtout du fer et de l’acier ; extraction de salpêtre ; multiplication des fonderies et foreries de canons, etc, etc. Guyton-Morveau, Carnot, Fourcroy, Prieur, s’associèrent à lui pour ce grand oeuvre, dans cet immense et patriotique labeur, à ces prodiges de l’activité et de l’industrie dirigées par la science, qui sauvèrent la France et la Révolution.

Après la session conventionnelle, Monge passa au Conseil des Cinq-Cents, puis des Anciens. Il se rallia à Bonaparte, son admirateur et ami, lors du 18 brumaire, et devint successivement membre du Sénat conservateur et pair des Cent-Jours. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 9 vendemiaire an XII et grand officier de l’ordre le 25 prairial suivant ; directeur de l’Ecole polytechnique en 1802. Il avait été fait comte de Peluse en souvenir de ses travaux dans l’isthme de Suez lors de la campagne d’Egypte à laquelle il prit une part considérable.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Gaspard Monge sur Wikipedia

http://www.lerubicon.com

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