11.30.07

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL LECLERC (1772-1802)

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Général Victor-Emmanuel Leclerc (1772-1802)

L’arrivée du capitaine-général Leclerc fut suivie d’un succès complet [Expédition de Saint-Domingue] ; mais il ne sut pas s’en assurer dans la durée. S’il avait suivi les instructions secrètes que je lui avais dressées moi-même, il eût sauvé bien des malheurs et se fut épargné de grands chagrins.

(Napoléon Bonaparte)

Leclerc (Charles-Victor-Emmanuel). Officier général, né à Pontoise (Seine-et-Oise), le 17 mars 1772, de “Jean-Paul Leclerc et de Marie-Jean-Louise Musquinet”, mort à l’île de la Tortue (Saint-Domingue) le 2 novembre 1802 ; était employé en 1793, comme adjudant général au siège de Toulon et contribua à reprendre cette ville aux Anglais ; devint général de brigade et fut envoyé aux armées du Nord et du Rhin, fit la campagne d’Italie en l’an IV, puis fit partie de l’armée d’Egypte, revint avec Bonaparte et aida ce dernier à perpétrer le coup de force du 18 brumaire. Ce fut lui qui, à la tête d’un piquet de grenadiers, chassa, de la salle, les députés opposants ; il était devenu le beau-frère du Premier Consul. Il fut chargé du commandement en chef de l’expédition de Saint-Domingue ; il avait déjà contribué à pacifier une grande partie de cette colonie quand il fut emporté par la cruelle épidémie qui fit tant de ravages dans les rangs de l’armée française. Il était capitaine-général de la colonie de Saint-Domingue.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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11.29.07

JEAN-PIERRE BACHASSON (1766-1823), COMTE DE MONTALIVET

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Jean-Pierre Bachasson (1766-1823), comte de Montalivet

Montalivet, si honnête homme, qui m’est toujours demeuré tendrement attaché.

(Napoléon Bonaparte)

Montalivet (Jean-Pierre Bachasson, comte de). Pair des Cent-Jours, et pair de France, né à Neukirch, près de Sarreguemines, le 5 juillet 1766, mort au château de la Grange (Cher) le 22 janvier 1823 ; fils de “Charles-Victor Bachasson de Montalivet, commandant de Sarreguemines, et de Marthe-Charlotte Straot de Saint-Germain” ; avocat et conseiller du roi au parlement le 17 août 1785, il géra le finances de Grenoble, nommé prefet de la Manche le avril 1801, il passa à la préfecture de Seine-et-Oise le 21 mars 1804, entra au Conseil d’Etat en 1805 et devint directeur des Ponts et chaussées, le 1er octobre 1809, puis il remplaça au Cretet au ministère de l’intérieur. Il avait été fait comte de l’Empire le 27 novembre 1808. Pendant les Cent-Jours, il devint intendant général des biens de la Couronne, se rallia à la Restauration et entra à la Chambre des pairs le 3 mars 1819.

(Extrait du dictionnaire sur la révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Jean-Pierre Bachasson de Montalivet sur Wikipedia

PIERRE-LOUIS ROEDERER (1754-1835), COMTE D’EMPIRE

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Pierre-Louis Roederer (1754-1835), comte d’Empire

Plus on l’approche, plus on le respecte. On le trouve plus grand que soi quand il parle, quand il pense, quand il agit.

(Napoléon Bonaparte)

Roederer (Pierre-Louis, comte). Député pour le bailliage de Metz à la Constituante de 1789, membre du Sénat conservateur, pair des Cent-Jours et pair de France, né à Metz (Moselle) le 15 février 1754, mort à Paris le 17 décembre 1835 ; fils de “M. Pierre-Louis Roederer, avocat à la cour, conseiller du roi, substitut de M. le procureur général et de dame Marguerite Gravelotte” ; le 23 février 1780, conseiller du roy au parlement de Metz, ensuite conseiller au parlement de cette ville, membre de la Légion d’honneur le 9 vendemiaire an XII, commandeur de l’ordre le 25 prairial. A l’Assemblée nationale, il demanda, avec éloquence, la réforme de l’ordre judiciaire et l’institution du jury, la suppréssion des corporations et des jurandes, des distinctions et des titres nobiliaires, la liberté de la presse et l’égalité des droits politiques pour tous les citoyens. Membre du comité de constitution et des finances, il prit à l’élaboration des lois sur le timbre, les patentes la contribution foncière et mobilière, l’émission des assignats et la vente des biens du clergé. En novembre 1790, après la session, Roederer fut élu procureur général syndic de la commune de Paris, avec l’appui des Jacobins. Le 20 juin 1792, sa popularité fut compromise par le blâme qu’il infligea à cette journée, en cherchant à empècher l’envahissement du château : au 10 août, son assistance près de la cour, qu’il décida à se retirer au sein de l’Assemblée, fut condamnée par la Commune, qui décida de le faire arrêter. L’Assemblée s’y opposa. Mais il dut rentrer dans la vie privée et se consacra à la collaboration au Journal de Paris. Il disparut à la chute des Girondins, et ne rentra sur la scène politique qu’après le 9 thermidor. Il fut alors nommé professeur à l’école centrale et membre de l’Institut, mais n’échappa au 18 fructidor que grâce à la protection de Talleyrand. Il acclama le 18 brumaire, et devint conseiller d’Etat le 4 nivôse an VIII, plénipotentiaire en Suisse et en Hollande, puis membre du Sénat conservateur (an X), comte de l’Empire en 1808, prefet de l’Aube en 1814, puis écarté par la première Restauration. Malgré ses solicitations, les Cent-Jours le firent pair de France ; mais au retour de Gand, il fut privé de tous ses titres et fonctions. Louis-Philippe le rappela à la chambre des pairs en 1832.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Pierre-Louis Roederer sur Wikipedia

LES GENERAUX DE NAPOLEON - LE GENERAL JOMINI (1779-1869), BARON D’EMPIRE

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Général Antoine-Henri Jomini (1779-1869), baron de l’Empire 

C’est un militaire de peu de valeur ; c’est cependant un écrivain qui a saisi quelques idées saines sur la guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Jomini (Antoine-Henri, baron). Officier général, né à Payerne (Suisse) le 6 mars 1799, mort à Payerne le 22 mars 1869 ; débuta comme employé dans une maison de banque à Paris, prit du service dans l’armée en l’an VI avec le grade de lieutenant et devint secrétaire général du département de la guerre, puis fut nommé aide de camp de Ney au camp de Boulogne, fit la campagne d’Allemagne en1805 et se distingua à Elchingen, à Michelsberg et à la reddition d’Ulm, assista à la bataille d’Austerlitz et devint colonel et premier aide de camp de Ney, prit part à la bataille d’Iéna et ensuite à la campagne de Pologne, partit pour l’Espagne en 1808, mais eut la présomption de s’attribuer les succès emportés par Ney et fut mis en disponibilité, donna sa démission de colonel et sollicita de l’empereur de Russie de vouloir bien le prendre dans son armée avec un grade supérieur, mais Napoléon le menaça de le mettre dans l’alternative ou d’aller en prison, ou d’accepter le grade de général français. Jomini devant cette injonction obéit. Il fut nommé gouverneur de Vilna, puis de Smolensk et rendit de grands services lors de la désastreuse retraite de Russie, contribua ensuite à la victoire de Bautzen et fut de nouveau disgracié. Jomini quitta alors l’armée française et devint l’aide de camp de l’empereur Alexandre.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Jomini sur Wikipedia

LES GENERAUX DE NAPOLEON - GENERAL JOUBERT (1769-1799)

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Général Barthélemey-Catherine Joubert en sous-lieutenant du 51eme de ligne en 1792

Le général Joubert qui a commandé à la bataille de Rivoli, a reçu de la nature les qualités qui distinguent les grands guerriers : grenadier par le courage, il est général par le sang-froid et les talents militaires.

Il était grand, maigre, semblait naturellement d’une faible complexion ; mais il avait trempé sa constitution au milieu des fatigues, des champs et de la guerre des montagnes. Il était intrépide, vigilant, et actif… Il était fait pour arriver à une grande renommée militaire.

(Napoléon Bonaparte)

Joubert (Barthélemy-Catherine). Officier général, né à Pont-de-Vaux (Ain), le 14 avril 1769, de “Claude-Marie Joubert, avocat en parlement et juge des seigneuries de MM. Bertin de Vaux, et de Françoise Giraud”, tué à Novi (Italie) le 15 août 1799 ; fut d’abord avocat et quitta le barreau en 1789 pour entrer dans la carrière militaire ; d’abord grenadier, il s’éleva rapidement, en passant par tous les grades, à celui de général en chef, et chaque promotion fut due à un trait d’intelligence ou à un acte de bravoure. Employé sous Bonaparte en Italie, on le vit à Millesimo s’élancer, lui septième, dans les retranchements ennemis, pour fixer ensuite la victoire à Ceva, où il emporta de vive force la ville et le camp retranché qui la défendait, se battit encore à Montebaldo et à Rivoli ; c’est surtout dans le Tyrol que Joubert déploya ses plus grands talents, que Carnot, dans ses mémoires, appelle à une Campagne de géants. Enfoncé avec sa division dans ce pays mntagneux et difficile, isolé du reste de l’armée, entouré d’un peuple aguerri, il força tous les passages et opéra sa jonction avec l’armée qui se croyait perdue. Arrivé au quartier général, il se présenta chez Bonaparte ; la sentinelle, qui avait la consigne de ne laisser entrer personne, lui refuse la porte. Joubert force le passage. Aux cris de la sentinelle, Bonaparte sort de son cabinet, serre Joubert dans ses bras et dit au soldat étonné : “Va, celui qui a forcé le Tyrol peut bien forcer une consigne.” Il fut ensuite envoyé en Hollande où il fut plein de circonspection. Nommé général en chef de l’armée l’Italie, pendant l’expédition d’Egypte, il se rendit maître de Turin, voulant ensuite le réformer et le Directoire s’y étant montré hostile, Joubert donna sa démission et se retira dans ses foyers. Le 30 prairial an VII, il fut, pour la seconde fois, investi du commandement en chef de l’armée d’Italie pour s’opposer au progrès des Russes, commandés par Souvarov, et livra la fatale bataille de Novi où il succomba. L’armée qui l’aimait, fut atterrée de cette perte ; elle fut d’autant plus douloureuse que Joubert était choisi pour servir de marchepied aux futurs ambitieux qui rêvaient déjà le coup d’Etat de brumaire ; c’est comme cela que Bonaparte leur parut tout désigné pour accomplir ce coup de force que Joubert n’aurait peut être pas exécuté, et, la mort de Kléber fit que cimenter le plan des conspirateurs en faveur de Bonaparte.

(Extrait du dictionnaire de la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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11.25.07

BONAPARTE ET LE COUP D’ETAT DU 18 BRUMAIRE AN VIII (9 NOVEMBRE 1799)

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Bonaparte le 19 brumaire an VIII (10 novembre 1799) au Conseil des Cinq-Cents à Saint-Cloud

La faiblesse du pouvoir suprême est la plus affeuse calamité des peuples.

L’anarchie ramène toujours au gouvernement absolu.

(Napoléon Bonaparte)

Dix-Huit brumaire an VIII. Le général Bonaparte venait d’arriver soudainement d’Egypte, au milieu de l’enthousiasme des populations sur son parcours. La première chose qu’il fit, fut d’aller rendre visite aux membres du Directoire, c’était le 25 vendemiaire, et il leur dit qu’après avoir consolidé l’établissement de son armée en Egypte, après les victoires du Mont-Thabor et d’Aboukir et confié le commandement en chef en ses lieu et place, à Kléber, il était parti pour voler au secours de la République qu’il croyait perdue, mais il la trouvait sauvée par les exploits de ses frères d’armes et il s’en réjouissait. “Jamais, ajouta-t-il en mettant la main sur son épée, jamais il ne la tirerait que pour la défense de la République.” Le président Gohier lui répondit en le complimentant sur ses triomphes et sur son retour, et lui donna l’accolade fraternelle. L’accueil fut en apparence très flatteur, mais au fond les Directeurs se méfiaient. Lannes, Murat, et Berthier ne le quittaient pas et le Directoire, de plus en plus méfiant et inquiet, cherchait à l’écarter en lui offrant un commandement, mais Bonaparte, se tenant dans l’expectative, répondait qu’il ne s’était pas encore assez reposé de ses fatigues.

Pendant ce temps, des amis faisaient tous leurs efforts pour engager Bonaparte à agir avec Sieyès et Roger Ducos : “Barras, ajoutaient-ils, est tellement déconsidéré qu’il ne compte plus.” Une entrevue eut lieu, en effet, entre Sieyès et Roger Ducos d’une part, et de Bonaparte de l’autre, et l’entente fut complète, ils décidèrent d’en finir au plus tard du 18 au 20 brumaire. Il fut décidé que l’on demanderait le transfert à Saint-Cloud des deux conseils. Le 18 au matin, un mouvement imprévu se manifesta de toute part, une nombreuse cavalerie parcourut les boulevards et tout ce qu’il y avait de généraux et d’officiers dans Paris se rendirent en grand uniforme, rue chantereine où habitait Bonaparte. Ce même jour, le Conseil des Anciens réuni aux Tuileries, décidait que les conseils seraient transférés à Saint-Cloud, le lendemain matin même, et nommait Bonaparte général en chef de toutes les troupes de la 17e division militaire, de la garde du Corps législatif, de la garde du Directoire et de la garde nationale de Paris et de ses environs. Parmi les quelques généraux qui ne voulurent point seconder Bonaparte, il y eut Bernadotte, Augereau, puis Jourdan. Nous sommes près du dénouement. Bonaparte monta à cheval pour se rendre aux Tuileries, suivi par les généraux Moreau, Macdonald, Berthier, Lannes, Murat et Leclerc. En arrivant aux Tuileries il trouva les détachements du 9e, les harangua, et, après les avoir enthousiasmés, entra dans le Palais ; il se présenta aux Anciens, accompagné de son magnifique état major, et fit son apparition à la barre : “Citoyens représentant, dit-il, la République allait périr, votre décret vient de la sauver ! Malheur à ceux qui voudraient s’opposer à son exécution. Aidé de tous mes compagnons d’armes rassemblés ici autour de moi, je saurais prévenir leurs efforts. On cherche en vain des exemples dans le passé pour inquiéter vos esprits ; rien dans l’Histoire ne ressemble au dix-huitième siècle, et rien dans ce siècle ne ressemble à sa fin… Nous voulons la République… Nous la voulons fondée sur la vraie liberté, sous le régime représentatif. Nous l’aurons, je le jure en mon nom, et au nom de mes compagnons d’armes…” Murat fut chargé d’aller occuper Saint-Cloud. Sérurier fut mis au Point-du-jour avec une réserve, Lannes fut chargé de commander les troupes qui gardaient les Tuileries, et Moreau fut chargé de garder le Luxembourg avec 500 hommes. Fouché, qui était de connivence avec Bonaparte, comme préfet de police, suspendit 12 municipalités de Paris. Le lendemain 19, la route de Saint-Cloud était couverte de troupes.

Trois salles avaient été préparées au château, l’une pour les Anciens, l’autre pour les Cinq-Cents, la troisième pour la Commission des inspecteurs et pour Bonaparte. La séance des deux Conseils s’ouvrit à deux heures. Aux Anciens rien de bien saillant ne se produisit, mais il en fut tout autrement aux Cinq-Cents. Gaudin avait mission de Sieyès et de Bonaparte d’ouvrir la séance, mais à peine a-t-il fini de parler qu’un orage épouvantable éclate dans l’Assemblée ; des imprécations, des discours violents retentissent, on entend de toutes parts ces cris : “A bas les dictateurs, point de dictature, vive la Constitution ! - La Constitution ou la mort ! s’écrie Delbrel. Les baïonnettes ne nous effrayent pas, nous sommes libres ici.” Ces paroles furent suivies de nouveaux cris. Quelques députés furieux répétèrent en regardant Lucien : “Point de dictature ! A bas les dictateurs !” Après cette longue agitation, Grandmaison propose de prêter serment à la Constitution de l’an III. La proposition est aussitôt accueillie. On demande l’appel nominal, ce qui est accepté. Chaque député vient tour à tour préter serment à la tribune à l’applaudissement de toute l’Assemblée.Voyant le danger croître, Bonaparte et Sieyès arrête sur le champ d’en finir de suite. Bonaparte se décide à se présenter aux deux Conseils à la tête de son état-major. Il rencontre Augereau qui, d’un ton railleur, lui dit : “Vous voilà dans une jolie position ! - Les affaires étaient en bien plus mauvais état à Arcole,” lui répond Bonaparte, et il poursuit son chemin au conseil des Anciens. Il n’avait pas les habitudes parlementaires, et, au moment où il devait prendre la parole devant les Anciens, il se trouva quelque peu géné. “Citoyens représentants, dit-il, vous n’êtes point dans des circonstances ordinaires, mais sur un volcan. Permettez-moi quelques explications. Vous avez cru la République en danger ; vous avez transféré le Corps législatif à Saint-Cloud ; vous m’avez appelé pour assurer l’exécution de vos décrets ; je suis sorti de ma demeure pour vous obéir, et déjà on nous abreuve de calomnies, moi et mes compagnons d’armes : on parle d’un nouveau Cromwell, d’un nouveau César. Citoyens, si j’avais voulu d’un tel rôle, il m’eut été facile de le prendre au retour d’Italie, au moment du plus beau triomphe, et lorsque l’armée et les partis m’invitaient à m’en emparer, je ne l’ai pas voulu alors, je ne le veux pas aujourd’hui. Ce sont les dangers seuls de la patrie qui ont éveillé mon zèle et le vôtre.” Il trace ensuite le tableau de la situation dangereuse de la République, tableau qu’il rend très noir. “Prévenons, ajoute-t-il, tant de maux ; sauvons les deux choses pour lesquelles nous avons fait tant de sacrifices, la liberté et l’égalité…” ” Parlez donc aussi de la Constitution !” lui crie Lenglet. Cette interruption interloque sur le moment le général, mais bientôt remis, il répond : ” De Constitution ! vous n’en avez plus. C’est vous qui l’avez détruite en attentant, le 18 fructidor, à la représentation nationale, en annulant, le 22 floréal, les élections populaires, et en attaquant le 30 prairial, l’indépendance du gouvernement. Cette Constitution dont vous parlez, tous les partis veulent la détruire. Ils sont tous venus pour me faire confidence de leurs projets, et m’offrir de les seconder. Je ne l’ai pas voulu ; mais, s’il le faut, je nommerai les partis et les hommes.” - “Nommez-les, s’écrie alors les opposants, nommez-les, demandez un comité secret.” Une longue agitation succède à cette interruption. Bonaparte attend quelques moments et reprend la parole : “Environné de mes frères d’armes, je saurai vous seconder. J’en atteste ces braves grenadiers dont j’aperçois les baïonnettes, et que j’ai si souvent conduits à l’ennemi, j’en atteste leur courage, nous vous aiderons à sauver la patrie, et si quelque orateur, ajoute Bonaparte d’une voix menaçante, si quelque orateur, payé par l’étranger parlait de me mettre hors la loi, alors j’en appelerais à mes compagnons d’armes. Songez que je marche , accompagné de la fortune et du dieu de la guerre.” Ces paroles menaçantes étaient à l’adresse des Cinq-Cents. Quant aux Anciens, ils furent gagnés à sa cause ; ils lui accordèrent les honneurs de la séance. De là, sûr à peu près de lui-même, il se rendit aux Cinq-Cents suivi de quelques grenadiers ; il entre et laisse des grenadiers derrière lui au bout de la salle. A peine arrivé au milieu, une tempête furieuse éclate de toutes parts. “Quoi ! s’écrient plusieurs voix, des soldats ici ! des armes ! Que veut-on ? A bas le dictateur ! A bas le tyran !” Beaucoup de députés s’élancent au milieu de la salle, entourent Bonaparte et lui adressent des interpellations très vives. Quoi ! lui dit Destrem, c’est pour cela que vous avez vaincu ?… Tous vos lauriers sont flétris… Votre gloire s’est changée en infamie… Respectez le temple des lois. Sortez, sortez !” Bonaparte au milieu de cette foule menaçante, semble perdre contenance. Les grenadiers qu’il avait laissé à la porte accourent, repoussent les députés et le saisissent par le milieu du corps. Des coups de poignards auraient été donné sans l’atteindre. Le grenadier Thomé eut ses vêtements déchirés. Bonaparte est emporté hors de la salle, fort pâle, il monte à cheval, se rend auprès des troupes, et leur crie que l’on a voulu l’assassiner, il est accueilli par les cris de : Vive Bonaparte ! Cependant l’orage continue au sein du Conseil des Cinq-Cents et, cette fois, les attaques sont dirigés contre Lucien, frère de Bonaparte. Lucien essaie d’être ferme à son poste : “Votre frère est un tyran, lui dit-on ; en un jour il a perdu toute sa gloire !” Ce dernier chercha à le justifier. “Vous n’avez pas voulu l’entendre, leur répond-il. - Non, non, à bas le tyran ! clament certains des Cinq-Cents. Hors la loi ! ajoutent-il.” Ce mot terrible, on le sait, avait perdu Robespierre ; prononcé devant les troupes, il pouvait jeter la perturbations dans les rangs. Lucien, qui ne voulut pas mettre aux voix la proposition de mise hors la loi de son propre frère, déclara qu’il renonçait au fauteuil de la présidence et descendit. Bonaparte, entendant du dehors ce qui se passait, fait entrer quelques grenadiers pour sauver son frère, puis se décide à en finir d’un seul coup : il monte à cheval avec Lucien et parcourt le front des troupes. Lucien les harangue. “Le Conseil des Cinq-Cents est dissous, leur dit-il ; c’est moi qui vous le déclare. Des assassins ont envahi la salle des séances, et ont fait violence à la majorité : je vous somme de marcher pour la délivrer.” Murat et Leclerc ébranle alors un bataillon de grenadiers et le conduisent à la porte des Cinq-Cents. A la vue des baïonnettes les députés jettent des cris épouvantables, mais des roulements de tambours couvrent leurs cris : Grenadiers, en avant ! commandent les officiers. Ces derniers entrent dans la salle et dispersent en tous sens les députés, les uns par les couloirs, les autres par les fenêtres. La salle est évacuée et Bonaparte reste complètement maître du champ de bataille. La nouvelle, portée aux Anciens, loin de les rasséréner les plonge dans l’inquiètude et les regrets. Mais Bonaparte avait réussi, et les députés des Anciens, quoique atteints de remords, acceptèrent le fait accompli…

Bonaparte, Roger Ducos et Sieyès furent nommés consuls provisoires et les Conseils furent ajournées au 1er ventôse prochain. Deux commissions, qu’on a appelées intermédiaires, de vingt-cinq membres chacune, prises dans les deux Conseils, furent chargées de fonctionner et d’approuver les mesures législatives que les trois Consuls eurent besoin de prendre. Les Consuls et les commissions susdites furent chargées de rédiger une Constitution nouvelle. Tel fut le 18 brumaire.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Coup d’Etat du 18 brumaire sur Wikipedia

11.24.07

RECHERCHE MECENE NAPOLEONIEN OU INVESTISSEUR FINANCIER

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Je me sers de touts ceux qui ont la volonté et la capacité de marcher avec moi.

(Napoléon Bonaparte)

Recherche partenaire financier pour développer un projet éditorial ambitieux relatif à Napoléon.

A défaut d’un mécène ou d’un parrain qui pourrait bénéficier d’un fort retour d’image, je souhaiterais rencontrer des investisseurs privés susceptibles d’apporter une caution bancaire sur un maximum de 18 mois. C’est a priori un laps de temps suffisant pour atteindre la rentabilité de l’opération et s’assurer une capacité d’auto-financement dans l’optique du développement de la société.

Je dispose déjà d’une solide étude de marché réalisée sur le net lors de ces deux dernières années.

Par ailleurs, je ne désire pas m’associer avec des éditeurs, ou des intervenants directs ou indirects en provenance du monde de l’édition, cela pour des raisons stratégiques.

Pour en savoir plus, j’invite celles et ceux qui sont intéressés ou suceptibles de connaître des personnes qui le seraient, à prendre le temps de visiter les pages de mon blog, puis de me contacter.

A bientôt peut-être.

Stéphane CHAUVIN

11.22.07

LES AMIRAUX DE NAPOLEON - VICE-AMIRAL LA TOUCHE-TREVILLE (1745-1804)

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Contre-amiral Louis-René-Madeleine Levassor, comte de La touche-Tréville (1745-1804)

La Touche-Tréville seul avait présenté l’idée d’un vrai talent ; cet amiral eut put donner une autre impulsion aux affaires. L’attaque sur l’Inde, celle sur l’Angleterre, eussent été du moins entreprises, et se fussent peut être accomplies.

(Napoléon Bonaparte)

La Touche-Tréville (Louis-René-Madeleine Le Vassor, comte de). contre-amiral et législateur, né à Rochefort (Charente-Inférieure), le 3 juin 1745, de “messire Louis-Charles Le Vassor, écuyer, seigneur de La Touche-Tréville, chevalier de Saint-Louis, lieutenant de vaisseau, et de dame Madeleine-Rose de Saint-Légier de la Saussaye”, mort à Toulon (Var) le 20 août 1804 ; entra à 12 ans dans les gardes-marines, servit d’abord à terre et passa sur la flotte, fit la campagne de 1780 à 1782 (guerre d’Amérique) à bord des frégates l’Hermione et l’aigle. Dès son retour en France, il fut fait chevalier de Saint-Louis, promu capitaine de vaisseau et devint directeur du port à Rochefort en 1783. Elu, le 26 mars 1789, député de la noblesse aux Etats généraux, par le bailliage de Montargis, il se réunit au tiers état et adhéra à la nuit du 4 août. Promu contre-amiral en 1792, il fit partie de l’expédition de Cagliari, fut rayé des cadres de l’armée navale comme noble, puis incarcéré en 1793, et remis en liberté” qu’après le 9 thermidor. Après le 18 brumaire, la direction du port de Brest lui fut confiée, puis il fut appelé par l’Empereur au commandement de la flotille réunie à Boulogne pour opérer un débarquement sur les côtes d’Angleterre, et deux fois, il repoussa, les 17 et 27 thermidor an IX, l’attaque de la flotte anglaise sous les ordres de Nelson. En frimaire an X, il fut nommé au commandement de l’escadre qui allait à Saint-Domingue, et s’empara de Port-au-Prince. Rentré en france en l’an XI, il fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, et grand officier le 25 prairial, puis ingénieur en chef des Côtes de la Méditérranée le 17 messidor suivant. Il mourut à bord du Bucentaure au moment même où il venait de débloquer Toulon. Il avait été promu vice-amiral l’année précédent sa disparitionqui s’avéra si dommageable à la marine impériale. Napoléon dut alors confier à Villeneuve la mission qui devait initialement échoir à La Touche-Tréville et qui se conclut finalement par le désastre de Trafalgar le 21 octobre 2005.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Vice-amiral La Touche-Tréville sur Wikipedia

LES AMIRAUX DE NAPOLEON - AMIRAL BRUIX (1759-1805)

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Amiral Eustache Bruix (1759-1805), ministre de la marine

Bruix était assez bon marin, il avait de l’esprit, mais il était sans caractère et toujours valétudinaire.

(Napoléon Bonaparte)

Bruix (Eustache). Amiral et ministre, né à Saint-Domingue le 17 juillet 1759, mort à Paris le 18 mars 1805 ; entra en 1778 comme garde marine, fit la campagne et les guerres de l’indépendance des Etats-Unis, sur le Fox, sur le Concorde et sur le Médée ; fut promu enseigne de vaisseau en 1783, et lieutenant en 1789. En l’an II, il fut nommé major général de l’escadre commandée par Villaret-Joyeuse, passa avec le même grade sous les ordres de Morard de Galle, prit part à l’expédition d’Irlande, et, au retour, devint major général de la marine à Brest, contre-amiral en l’an VI et fut nommé ministre de la marine le 9 floréal de la même année, poste qu’il conserva jusqu’au 14 messidor an VII. En l’an XI, Bruix fut promu amiral et prit le commandement de la flotille réunie à Boulogne et destinée à une descente en Angleterre, mais la santé de l’amiral était tellement compromise qu’il fut obligé de revenir à Paris, et mourut quelques mois après. Il avait été en outre, grand officier de la Légion d’honneur, conseiller d’Etat et chef de la 13e cohorte.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Amiral Bruix sur Wikipedia

LES AMIRAUX DE NAPOLEON - VICE-AMIRAL BRUEYS D’AIGALLIERS (1753-1798)

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François-Paul, comte de Brueys d’Aigailliers, vice-amiral en 1798, commandant en chef de la flotte de l’expédition d’Egypte en 1798 (1753-1798)

Si dans ce funeste évènement, il a fait des fautes, il les a expiées par une mort glorieuse.

Brueys déploya le plus grand courage : plusieurs fois blessé, il refusa de descendre à l’ambulance. Il mourut sur son banc de quart, et son dernier soupir fut un ordre de combattre… L’amiral Brueys avait réparé autant qu’il avait pu, par son sang-froid et son intrépidité, les fautes dont il s’était rendu coupable.

(Napoléon Bonaparte)

Brueys d’Aigalliers (françois-Paul, comte de). Vice-amiral, né à Uzès (Gard) le 11 février 1753, tué à Aboukir (Egypte) le 1er août 1798 ; entra de bonne heure au service de la marine royale et était déjà lieutenant de vaisseau au moment de la Révolution. Le 1er janvier 1792 il fut nommé capitaine de vaisseau, devint le 1er vendemiaire an V, contre-amiral, puis vice-amiral le 23 germinal an VI. Appelé au commandement de la flotte destinée à conduire en Egypte l’armée d’Orient, il prit Malte le 22 prairial et arriva en Egypte sans encombre. Il se préparait à revenir en France, quand il fut attaqué dans la rade d’Aboukir par l’amiral Nelson le 14 thermidor an VI. Le combat durait depuis deux jours ; quand un boulet de canon le frappa mortellement. Il voulut mourir sur son banc d’amiral. Telle fut la fin de ce brave marin.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Vice-amiral Brueys d’Aigalliers sur Wikipedia

11.21.07

JEAN-ETIENNE-MARIE PORTALIS (1746-1807), “PERE” DU CODE NAPOLEON

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Jean-Etienne-Marie Portalis (1746-1807) “père” du code Napoléon

Portalis serait l’orateur le plus fleuri et le plus éloquent s’il savait s’arrêter.

(Napoléon Bonaparte)

Portalis (Jean-Etienne-Marie). Né à Beausset (Var) le 1er avril 1746, mort à Paris le 25 août 1807 ; fit ses études chez les oratoriens de Toulon et son droit à Aix. Il début dans le barreau vers 1763, en même temps qu’il se fit connaître dans les lettres par ses observations sur l’ouvrage intitulé Emile, ou De l’Education, et fut un des quatre administrateurs électifs de la Provence, connus sous le nom de procureurs du pays. ; député aux Etats de Provence, s’y fit remarquer par ses grandes capacités : chargé de la cause de Mme la comtesse de Mirabeau, contre son mari défendeur, il obtint gain de cause. Peu porté aux idées républicaines, à l’avènement de la Révolution, il n’eut qu’un médiocre succès ; en 1790, il refusa d’être l’un des trois commissaires chargés de l’organisation des trois départements formés par la Provence, se retira à la campagne jusqu’en 1792 ; s’étant rendu à Lyon, il en fut expulsé à la fin de 1793, réfugié à Villefranche, son secrétaire y fut assassiné ; il partit pour Paris, où, dénoncé, il fut arrêté ; mais grace à un ami, il put se réfugier dans une maison de santé, où il attendit que le 9 thermidor lui rendent la liberté. Il se fit aussitôt inscrire au barreau de Paris et en peu de temps acquit une grande célébrité. Au Conseil des Anciens, étant du parti contre-révolutionnaire qui faisait échec au Directoire, il unit ses efforts à ceux de Siméon, son beau-frère, Barbé-Marbois, Lebrun et autres ; il fut secrétaire, puis président de cette Assemblée. Au 18 fructidor, il dut se cacher en Suisse, puis en Allemagne, et ne rentra qu’au 18 brumaire. Ayant gagné la confiance de Bonaparte, il était conseiller d’Etat en 1800 ; il fut chargé plus particulièrement du Concordat. successivement, il fut nommé membre, grand aigle et grand officier de la Légion d’honneur ; en 1803, il entra à l’Institut et le 10 juillet 1804, était ministre des cultes ; sur la fin de ses jours, il perdit la vue, qu’il avait usée dans ses nombreux travaux, dont il nous a laissé quelques ouvrages. Son nom reste attaché au Code Napoléon. Désigné membre du comité de rédaction sous la direction de Cambacéres, son apport au travail juridique entrepris le fit considéré comme le “père” du Code Civil des Français.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Jean-Etienne-Marie Portalis sur Wikipedia

11.20.07

JEAN-GERARD LACUEE (1752-1841), COMTE DE CESSAC

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Jean-Gérard Lacuée (1752-1841), comte de Cessac - Ministre directeur de l’administration de guerre

Lacuée est un homme intègre ; plus propre que personne, après Daru, pour mener l’administration de guerre.

(Napoléon Bonaparte)

Lacuée (Jean-Gérard, comte de Cessac), officier général, législateur, membre de l’Institut et ministre, né à Massas près Agen (Lot-et-Garonne), le 4 novembre 1752, de “Jean-Chrisostome Lacuée, conseiller, lieutenant particulier, assesseur civil et criminel au siège d’Agen, et de Marie Duplex, mariés”, mort à Paris le 14 juin 1841 ; entra dans l’armée, le 28 avril 1770, comme soldat au 29e d’infanterie, et était parvenu, le 29 mai 1783, au grade de capitaine en second ; Sous la Révolution, en 1790, il fut nommé procureur général syndic du Lot-et-Garonne. Elu, le 1er septembre 1791, par le même département, député à la Législative, il remplaça par intérim, après le 10 août, Servan au ministère de la guerre ; puis fut promu, le 3 février 1793, général de brigade ; fut accusé de fédéralisme, mais put échapper aux poursuites, et après le 9 thermidor, fut rappelé à l’activité et employé à l’armée des Pyrénées-Orientales. Le 24 vendemiaire an IV, il fut réélu, par le Lot-et-Garonne, député au Conseil des Anciens, vit son élection renouvelée le 27 germinal an VII et fut nommé membre de l’Institut, classe des sciences morales et politiques ; devint, le 4 nivôse an VIII, conseiller d’Etat, fut fait membre de la Légion d’honneur le 9 vendemiaire an XII et grand officier le 25 prairial suivant, puis promu général de division le 1er février 1805, et le 31 juillet 1806, directeur général des revues et de la circonscription militaire ; enfin ministre-directeur de l’administration de guerre le 3 janvier 1810. Dans le sein du Conseil, il vota contre la guerre avec la Russie, en 1812, et en 1814 suivit Marie-Louise à Blois, et ne la quitta qu’après l’abdication de l’Empereur. Nommé par Louis XVIII, inspecteur général d’infanterie, il publia à Angers une proclamation de dévouement aux Bourbons, se tint à l’écart pendant les Cent-Jours, ce qui ne l’empêcha pas d’être absolument mis de côté sous la seconde Restauration ; fit une demande pour entrer à la Chambre des Pairs, mais elle ne fut pas agréée. Il se livra alors à l’agriculture et à la littérature. Le gouvernement de juillet le nomma, le 19 novembre 1831, pair de France. Il siégea dans cette chambre jusqu’à sa mort.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Jean-Gérard Lacuée sur Wikipedia

11.19.07

LA LETTRE DE NABULIO N°2

Publié dans Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , à 1:12 par napoleonbonaparte

Chers internautes,Napoléon Bonaparte en BD

Je reviens vers vous pour vous informer des derniers évènements depuis la précédente lettre.

Tout d’abord, il y a une déception confirmée du côté de la mairie d’Issy les Moulineaux, comme je le laissais déjà supposer au début de l’été. Elle est d’ailleurs toute relative car je ne me faisais guère d’illusions de ce côté-là depuis que les premiers engagements pris par André Santini et Paul Subrini n’avaient pas été respectés.

Sinon, il y a heureusement aussi quelques motifs de satisfaction, bien que je ne puisse malheureusement toujours pas vous donner la moindre garantie de voir le chantier de la bande dessinée reprendre prochainement sur le plan graphique. Croyez-bien cependant que je fais tout mon possible pour que les conditions d’une relance soient réunies au plus vite. Il nous faudra de toute évidence encore ronger notre frein quelque temps.

Cette deuxième Lettre de Nabulio va donc évoquer les principaux points déjà developpés dans la précédente, c’est à dire l’étude de marché, l’exposition du projet sur le web et la question du financement de notre grand dessein artistique et scientifique.

1) L’ETUDE DE MARCHE :

J’ai refait quelques petites campagnes de mailings depuis cet été, dont une assez conséquente en octobre. Les résultats sont sans surprise car sensiblement les mêmes depuis deux ans que je me livre à cette pratique longue et laborieuse mais au final de loin la plus efficace.

Si le taux de retour varie de un à trois selon la nature des populations composant les différentes vagues de mailings, il ressort de l’analyse détaillée du dépouillement une répartition identique quant aux réponses obtenues à chacune des différentes propositions. Cela ne fait que confirmer les enseignements déjà tirés depuis plus d’un an.

En réalité, je continue d’augmenter ma communauté d’internautes intéressés par une BD de qualité sur Napoléon et renforce ainsi ma position dans l’optique de la recherche de financements. Mais, objectivement, l’étude de marché était déjà convaincante depuis au moins douze mois.

Je n’étais cependant pas à l’époque en état de me lancer en quête d’investisseurs : mes éprouvantes démarches ministérielles m’avaient totalement anémié. Je souhaitais par ailleurs laisser encore une petite chance au tandem isséen de démontrer qu’il n’était pas dans le virtuel comme leurs homologues. Je dois dire qu’il ne subsiste plus désormais la moindre ambiguité.

Cela me donnera d’ailleurs matière à un article encore bien senti, bouclant enfin le cycle “institutionnels et politiques”. Je vous assure que le récit de mes rencontres et échanges avec eux vaut leur “pesant de cacahouètes”. Vous pourrez d’ailleurs en juger prochainement en consultant le blog.

Pour en revenir à l’étude, et dans un souci de transparence totale, vous trouverez ci-dessous quelques données qui offrent une vue d’ensemble assez claire de la situation :

- environ 100.000 internautes touchés directement ou indirectement par mes mailings depuis décembre 2005 (soit plus ou moins un millième de la population francophone),

- plus de 20.000 visiteurs sur le site provenant de ces seuls mailings.

- plus de 400 personnes positionnées sur le tirage de tête en langue française (dont près de 300 s’affirmant “sûrs” et “probables” acquéreurs de cette version luxueuse).

- 20% de femmes (alors que j’évalue à environ 35% la représentation féminine sur la population ayant réceptionné mes mails). Cela tend à prouver qu’il existe bien un public féminin sur ce sujet. Tout cela laisse présager un taux final de lectrices possiblement supérieur à 30%.

- une moyenne d’âge oscillant autour de 40 ans (de 15 à 85 ans).

- une Belgique très bien représentée (ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on sait que les principales écoles de BD sont belges et que Napoléon y est aussi très populaire).

- enfin, le chiffre le plus évocateur : 20% du coût du projet virtuellement couvert sur les seules réponses “sûrement” et “probablement” s’agissant des deux tirages proposés en français (c’est-à-dire sans tenir compte des réponses sur les langues anglaises et corses ni même les réponses “éventuellement” sur les versions en français).

La démonstration est faite selon moi du succès de l’entreprise. Je n’ai désormais plus de raison de repousser aux calendes grecques la recherche de partenaires privés d’autant que la piste institutionnelle est désormais définitivement refermée.

Je tenais aussi à préciser à celles et ceux parmi les plus passionnés que je fais languir depuis près de deux ans qu’ils seront priviégiés et “récompensés” de leur patience si je finis par aboutir dans mon entreprise. En effet, la chronologie sera prise en compte dans l’attribution des tirages de tête. Les premiers numéros seront donc réservés prioritairement aux prospects qui auront répondu à l’étude, et cela en fonction des dates auxquelles auront été reçus leurs questionnaires.

2) EXPOSITION SUR LE WEB

a) Le site

http://lerubicon.free.fr/

Si le site continue de monter sur “la toile” en termes d’audience grâce à un positionnement qui va en s’améliorant (mais trop lentement), je n’ai pas l’intention d’y apporter de modifications sensibles dans les prochaines semaines. J’ai toutefois créé des liens depuis mon portrait ou mon groupe sur Facebook.com, ainsi que depuis mon blog sur wordpress.com. En résumé, mes efforts ne se portent plus sur le site que je laisse en jachère mais sur le blog où il s’avère bien plus payant de travailler pour accroître rapidement notre visiblité sur le web.

Actuellement, environ 30 à 40 visiteurs au maximum font un passage quotidien sur le site (hors période de mailings). Cela est honorable mais reste faible et ne pourrait changer que par une présence sur la première page de Google avec la requête Napoléon. Or, après près de deux ans, le site n’est proposé qu’en quatrième page. La trentaine de places à gagner ne se fera pas, je pense, avant une reprise des dessins. Il est en effet très difficile de bien positionner un site sur internet lorsqu’il y a beaucoup d’offres (c’est le cas, bien sûr, de Napoléon) . Tout cela nous a donc conduits à passer au blog.

b) Le blog

http://napoleonbonaparte.wordpress.com/

J’ai fait la connaissance, début juillet, d’un spécialiste en networking, qui, pour l’anecdote, est à l’origine du site de la Fondation Napoléon datant de 1996. Il me conseille amicalement et m’a fortement poussé à lancer un blog généraliste sur Napoléon.

Certes cela implique de poster quasi quotidiennement des articles ou des pages, mais le résultat est là. Moins de quatre mois après sa création, il génère près de 300 clics quotidiens. Il ne s’agit pas de visites, contrairement au blog, mais d’articles consultés par les internautes. Ce chiffre ne peut être directement comparé aux statistiques du site (il faut le minorer).

En fait, d’ici six mois à un an, nous devrions avoir multiplié le nombre de clics par au moins dix. Cela signifie que nous nous situerons sans doute juste après les sites Napoleon.org et Napoleon1er.com dans le monde francophone sur Napoléon. Cela ne s’arrêtera pas là si le projet est relancé, bien sûr, car nous serons alors sans doute en situation de les supplanter tous les deux.

C’est pourquoi j’alimente donc régulièrement mon blog en contenu pour générer de nouvelles entrées. Et il est probable que je l’ouvre à tous ceux qui auraient des articles de qualité à publier sur des sujets relatifs à Napoléon ou au Premier Empire. Le blog va donc me donner une totale autonomie pour communiquer sur le web. Il exige juste un minimum d’assiduité avec la mise en ligne régulière de nouveaux posts.

Je profite par ailleurs de cette Lettre de Nabulio pour demander à celles et ceux qui ont la possibilité de faire pointer des liens depuis des blogs ou des sites (en rapport avec l’Histoire de préférence) de le faire vers http://napoleonbonaparte.wordpress.com/ . Merci.

En plus des internautes que cela peut rediriger vers les articles ou pages du blog, cela augmentera mes backlinks dans l’optique d’un meilleur positionnement sur Google. Pour vous faire comprendre à quel point le blog se révèle une meilleure option que le site, il suffit de prendre comme exemple la recherche Napoléon Bonaparte sur le moteur phare. Le blog y talonne déjà le site (autour de la 20ème place). Mais le blog génère pour l’instant l’essentiel de ses visites, via les requêtes à mots multiples, là où le site est beaucoup moins bien placé. Autre exemple, mon site est en page rank 4 (ce qui est correct) et le blog est quant à lui déjà en page rank 5.

Je vous engage donc vivement à faire connaître ce blog, comme vous l’avez sans doute fait pour le site, d’autant qu’il est quasi quotidiennement enrichi de nouveaux articles. Vous pouvez aussi le mettre dans vos favoris, cela va sans dire… :)

c) Profil et groupe sur Facebook.com

Je me suis aussi inscrit la semaine dernière sur l’interface Facebook.com qui commence seulement à se développer dans le monde francophone (400.000 inscrits à ce jour) mais devrait rattraper très rapidement son retard sur les anglophones déjà fort nombreux. Pour information, 5% d’entre vous êtes déjà des habitués de Facebook.

En plus de mon profil, j’ai aussi créé un groupe Napoléon Bonaparte (1769-1821). Il existait déjà une demi-douzaine de groupes (tous anglophones) qui ne comprenait qu’une faible minorité de francophones parmi leurs membres. Nous devons les dépasser tous.

Je commence donc à me familiariser avec cette interface vraiment très sympa. A peine arrivé, j’ai aussitôt lancé des invitations à la plupart d’entre vous. Une poignée a d’ailleurs déjà eu la curiosité d’y ouvrir un compte, et a rejoint mon groupe sur Napoléon. Par contre, certains m’ont seulement ajouté à leur liste d’amis alors qu’il fallait prioritairement gonfler ma communauté napoléonienne naissante dans l’univers Facebook. Celle-ci doit impérativement devenir la première sur le thème napoléonien dans les prochaines semaines. Il s’agit d’anticiper l’arrivée des francophones en masse sur l’interface.

Facebook devrait en effet combler son retard en France, Suisse et Belgique. Et cela est justifié car c’est bien plus “haut de gamme” et plus réussi que Myspace. Il serait donc bon que tous ceux qui sont déjà présents sur cette plate-forme y retournent et ajoutent une unité supplémentaire à notre groupe sur Napoléon. Par ailleurs, ceux qui n’y sont pas peuvent encore s’y inscrire. Je les y encourage chaleureureusement, d’autant que rien ne les oblige à développer leur profil ou à le rendre visible ou accessible à des tiers.

3) LE FINANCEMENT

Enfin, la question cruciale sur laquelle j’achoppe : le financement. Je ne reviendrai pas sur le rôle négatif joué par nos gouvernants dans cette affaire.

Je doute par ailleurs qu’il existe un Martial Lapeyre ou un François Coty qui puissent parrainer notre travail parmi nos capitaines d’industrie. Enfin si quelqu’un peut m’indiquer un mécène ayant du goût au milieu de tous ces “Jourdain de l’Art contemporain” qui, à l’instar d’un François Pinault, trouvent plus pertinent de favoriser l’esbrouffe dans le domaine culturel que des travaux artistiques réels, il est évident que je suis preneur.

Toutefois, comme je n’y crois guère, je vais donc désormais aborder la chose non plus en mettant en exergue les qualités artistiques et scientifiques de cette fresque napoléonienne à peine ébauchée mais avec plus de pragmatisme souligner ses aspects strictement économiques.

Je vais donc partir en quête d’investisseurs traditionnels, dès la semaine prochaine, toujours en utilisant le web pour communiquer puisque cela m’a plutôt bien réussi. Et si nécessaire, je me rendrai ultérieurement à la chambre de commerce. Cela devrait raisonnablement m’occuper une bonne partie de l’hiver.

Il devrait logiquement en déboucher un certain nombre de contacts. Sur certains points je serai disposé à faire des concessions mais sur d’autres je ne lacherai rien. Je ne souhaite pas en l’occurence prendre un partenaire déja directement ou indirectement investi dans le monde de l’édition. Nous aurions vite des intérêts divergents de par la stratégie de “niche commerciale” du projet.

Je vais prendre le temps de multiplier les rendez-vous et les consultations, puisqu’il va falloir s’engager sur du long terme. L’erreur dans le choix du partenariat privé n’est donc pas permise.

Toutefois, j’espère tout de même pouvoir enfin vous annoncer, lors de la prochaine Lettre de Nabulio, que cette question sera définitivement réglée (en partie grâce à vous d’ailleurs) et que l’aventure pourra reprendre en 2008.

Vous remerciant pour votre confiance et votre soutien, je vous invite donc à consulter régulièrement notre blog et à aller découvrir le petit monde de Facebook, qui devrait en séduire plus d’un, en attendant de bonnes nouvelles pour la prochaine année.

A très bientôt.

Cordialement.

Stéphane CHAUVIN

(Novembre 2007)

contact : lerubicon1@free.fr

BATAILLE DE WATERLOO (1815)

Publié dans Campagne de Belgique (1815), Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , à 12:05 par napoleonbonaparte

Napoléon à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815

L’Angleterre et la France ont tenu dans leurs mains le sort de la terre, celui surtout de la civilisation européenne. Que de mal nous nous sommes faits, que de bien nous pourrions faire !

(Napoléon Bonaparte)

Waterloo (bataille de). Le 18 juin 1815, Napoléon livra sa dernière grande bataille face aux troupes britanniques du duc de Wellington et celles du général prussien Blücher. Ce dernier décida de la victoire des alliés en arrivant sur le champ de bataille alors que les Français s’attendaient au contraire à recevoir l’appui des hommes du maréchal Grouchy. La morne plaine de Waterloo devait mettre un terme à la formidable épopée napoléonienne.

Lien : Bataille de Waterloo sur Wikipedia

11.18.07

BATAILLE DE RIVOLI (1797)

Publié dans Napoléon, Première campagne d'Italie (1796-97) tagged , , , , , , , , , , , , à 9:31 par napoleonbonaparte

Bonaparte à la bataille de Rivoli le 14 janvier 1797

Mon pouvoir tient à ma gloire, et ma gloire aux victoires que j’ai remportées. ma puissance tomberait si je ne lui donnais pour base encore de la gloire et des victoires nouvelles. La conquête m’a fait ce que je suis, la conquête seule peut me maintenir.

(Napoléon Bonaparte)

Rivoli (Bataille de). Les 14 et 15 janvier 1797, le général en chef de l’armée d’Italie, à la tête de 23.00 hommes, affronta les troupes autrichiennes fortes de 28.000 hommes. Assisté des généraux Joubert et Masséna, Bonaparte remporta l’une de ses plus belles victoires, poursuivant ainsi une série de succès plus impressionnants les uns que les autres depuis son entrée en campagne l’année précédente (Montenotte, Lodi, Castiglione, Arcole, etc)… Masséna joua un rôle décisif lors de la bataille, et fut alors affectueusement qualifié par son supérieur d’Enfant chéri de la victoire. Les Français eurent 5.000 blessés ou tués, les Autrichiens perdirent quant à eux la moitié de leurs effectifs dans la confrontation (prisonniers y compris). La bataille de Rivoli permit à Bonaparte de se recentrer sur le siège de Mantoue avec encore la même réussite.

Lien : Bataille de Rivoli sur Wikipedia

11.17.07

BATAILLE DE LEIPZIG (1813)

Publié dans Campagne de Saxe (1813), Napoléon tagged , , , , , , , , , , , , , à 10:14 par napoleonbonaparte