octobre 10, 2007

LES GENERAUX DE NAPOLEON – GENERAL MOREAU (1763-1813)

Posted in Généraux, Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , at 2:36 par napoleonbonaparte

Général Jean-Victor Moreau (1763-1813)

Il était supérieur pour commander une forte division ou un de mes corps d’armées, mais pour bien commander en chef il faut être un autre homme que lui.

(Napoléon Bonaparte)

Moreau (Jean-Victor), officier général né à Morlaix (Finistère) le 11 août 1763, mort le 2 septembre 1813 ; son père était avocat dans cette ville et sa famille fort estimée. Destiné au barreau, il fit de fortes études générales et spéciales et montra dès sa première jeunesse les grandes qualités qu’il déploya dans le reste de sa carrière. En 1790, il fut choisi et nommé commandant du bataillon de volontaires qui s’était formé dans le département du Morbihan, et se rendit avec ce corps, à l’ armée du Nord. Il s’adonna aussitôt à la théorie et à la pratique de l’art de la guerre ; c’est ainsi qu’il devint un des meilleurs tacticiens de l’Europe. Il donna, avec son bataillon, une adhésion entière au 10 août, et, un mois après, en septembre 1792, à la République. Il fut ébranlé dans ses dispositions politiques par la chute des Girondins, par le triomphe des Montagnards, et il montra de l’hésitation pour la Constitution de 1793. Mais la réputation de son bataillon avait attiré sur lui l’attention du général en chef, Pichegru, qui résolut de se l’attacher ; telle fut l’origine de leur liaison. Moreau fut nommé général de brigade à la fin de 1793, et général de division le 14 avril 1794. Il commença aussitôt en Belgique, une campagne brillante qui aboutit, dans l’hiver de 1795, à la conquête de la Hollande et de tous les Pays-Bas. A la retraite de Pichegru, Moreau fut nommé général en chef de l’ armée du Rhin-et-Moselle, et fit la célèbre campagne de 1796, qui affranchit le Rhin et nous ouvrit le coeur de l’Allemagne. Il y avait pénétré à plus de deux cents lieues ; mais apprenant que les les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse, qui devaient converger vers lui, étaient battues et rétrogadaient, il opéra une merveilleuse retraite, ne se laissant pas entamer et faisant subir des pertes considérables à l’ennemi. Il eut à lutter, dans cete guerre acharnée, avec le prince Charles, commandant toutes les forces germaniques ; il y fut secondé par Desaix, Férino, Jourdan, Hoche, etc. Mais ces hauts succès militaires, arrêtés tout au moins par les préliminaires de paix que le général Bonaparte avait assez irrégulièrement ouverts à Léoben, le 27 avril 1797, ne permirent point à Moreau d’en obtenir le résultat. C’est vers ce temps que l’interception d’une correspondance de Pichegru lui apprit la trahison de ce général, sur lequel il avait déjà des soupçons ; il l’a communiqua, tardivement a-t-on dit, au Directoire (fructidor an V, septembre 1797). Il tomba en disgrâce et demanda sa retraite. Elle ne fut pas de longue durée. La France était toujours menacée par la coalition ; on avait besoin d’hommes de valeur pour tenir tête à tant d’ennemis. Moreau et Kléber furent rappelés : le premier alla reprendre en Italie la place de Schérer, qui se trouvait dans une position désespérée. Il resta dans cette situation subordonnée jusqu’à l’arrivée de Joubert, mais après la mort de ce général, à la suite de la douloureuse bataille de Novi, il reprit le commandant en chef jusqu’au jour où il reçut le commandement de l’armée du Rhin. Ce fut à ce moment qu’il fit la connaisance de Bonaparte, qui en fit son allié. Moreau l’aida à exécuter le 18 brumaire. Le 25 avril 1800, il était à la tête de son armée, battant chaque jour les Autrichiens, jusqu’à la journée de Hohenlinden ; cette victoire célèbre lui donnait la clef de leur capitale, juste au moment où la paix était conclue, en 1801. Moreau avait goûté les enivrements de la victoire, sans en avoir aucun des résultats ; il revint à Paris, et eut le malheur d’épouser une femme ambitieuse qui domina son caractère et accrut l’amertume de ses griefs. La déférence qu’il avait pour Bonaparte fit bientôt place au plus profond éloignement : il refusa la décoration de la Légion d’honneur, et sa maison fut bientôt désignée sous le nom de « Club Moreau ». On y flagellait la « Cour Bonaparte ». Le futur Empereur affecta de prendre patience, mais son rival, bientôt accusé de complicité avec Pichegru et les partisans de Louis XVIII, fu poursuivi et condamné à deux ans de détention ! En 1804, il obtient sa grâce et passa en Espagne ; en 1805, il arrivait aux Etats-Unis. Il y vécut paisiblement jusqu’en 1813 ; mais à ce moment l’Empereur de Russie, Alexandre, lui fit de brillantes propositions, ayant pour but de renverser Napoléon ; il se rendit immédiatement à Prague, et, en présence des souverains alliés, avec le futur roi de Suède, Bernadotte, son ancien compagnon d’armes, il élabora le plan des campagne de 1813 et 1814. Il fut bléssé mortellement lors de l’exécution de ce plan, le 27 août 1813, par un boulet français, à la bataille de Dresde, aux côtés de l’empereur de Russie ; il ne succomba que le 2 septembre. Sa femme, qui fut la cause de la malheureuse détermination qui lui coûta la vie et l’honneur, reçut une dotation de la Russie, Lousi XVIII en fit autant, en y ajoutant le titre honorifique de « Maréchale ».

(Extrait du dictionnaire sur  la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Général Moreau sur Wikipedia

About these ads

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 46 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :