10.31.07
Publié dans Dignitaires civils, Napoléon tagged 18 brumaire, Biographie, Bonaparte, Carnot, Cent-Jours, Consulat, Culture, DIrectoire, Empire, Histoire, Lazare Carnot, Ministres, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Personnages, Premier Empire, Révolution Française, Révolutionnaire à 4:11 par napoleonbonaparte

Carnot était travailleur, sincère dans tout, sans intrigues, mais facile à tromper. Il montra toujours un grand courage moral. Il a été fidèle, probe, et toujours vrai.
(Napoléon Bonaparte)
Carnot (Lazare-Nicolas-Marguerite, comte), officier général, législateur et membre du Directoire, né à Nolay (côte d’Or), le 13 mai 1753, de “Claude Carnot, avocat et notaire, et de Marguerite Pothier”, mort à Magdebourg (Prusse), le 2 août 1823 ; fut admis le 1er janvier 1771, à l’école du génie de Mézières, et en sortit le 1er janvier 1774, lieutenant en premier, fut promu le 14 décembre 1783 capitaine à l’ancienneté, et admis le 10 mars 1787 membre de l’Académie d’Arras. En 1791, il fut nommé président de la société des Amis de la Constitution et le 31 août de la même année élu député du Pas-de-Calais à la Législative, eut un début assez pénible, et fut soupçonné de trahison pour avoir proposé la démolition de la citadelle d’Arras ; d’abord incompris, il dut s’expliquer : ” une citadelle est une monstruosité dans un pays libre, un repaire de tyrannie contre lequel doivent s’élever l’indignation des peuples et la colère des bons citoyens. Je demande la destruction de toutes les bastilles du royaume ; voilà les vérités que vous n’avez pas voulu entendre. Eh ! Comment aurai-je été appuyé ? Je suis militaire, je parle peu, et je ne veux être d’aucun parti.” Reconnaissant leur erreur, les membres de la Législative revinrent à carnot et le nommèrent successivement au comité diplomatique, au comité d’instruction publique, et au comité militaire. Le 31 juillet 1792, nommé commissaire avec Gasparin et Lacombe Saint-Michel pour l’organisation du camp de Chalôns ; il montra une très grande activité et il était chargé de former une nouvelle armée quand le 6 septembre 1792, il fut réélu, par le Pas-de-Calais, membre de la Convention ; il fut envoyé en mission sur la frontière d’Espagne pour y organiser la défense. De retour à la Convention, il vota “la mort” dans le procès du roi, fut un des cinq membres envoyés en mission près de Dumouriez pour y instruire sa conduite et eut la chance de ne pas être arrêté avec ses collègues, n’étant pas avec eux à ce moment. Il put écrire alors à la Convention le 6 avril : “Dumouriez est presque abandonné et sera bientôt seul…” la situation de notre frontière devient plus rassurante. Il put ajouter : “Ainsi, cette nouvelle trame n’aura servi, nous l’espérons, qu’à l’humiliation des traîtres et la République en aura tiré le plus grand de tous les avantages, si cet évènement peut enfin guérir les Français de leur idolâtrie pour les individus et le besoin de pouvoir admirer sans cesse.” Et grace aux dispositions de Carnot, les revers que nos armées avaient éprouvés au commencement de la campagne de 1793, se changèrent en victoires. Un conseil présidé par Carnot, arrêta les dispositions de la bataille de Wattignies, qui fut gagnée le 16 octobre 1793. Le 10 juillet de la même année, il fut nommé membre du Comité de Salut public et chargé spécialement du bureau de la guerre ; très laborieux il y travaillait seize heures par jour, et du fond de son cabinet, mettait en mouvement les quatorze armées de la République. Ses travaux d’organisation militaire ne l’empèchaient pas du reste de s’occuper en même temps des questions purement politiques, il devint en l’an II, président de la Convention. On lui doit, en grande partie, la réunion de la Belgique à la France. Il eut un moment des dissentiments avec son collègue du Comité de Salut public Robespierre et ne voulut jamais faire partie du club des Jacobins. Cependant la réaction thermidorienne voulut envelopper Carnot dans la chute de Robespierre, mais celui-ci objecta : “Un seul fait répondra, ce me semble, pour les prévenus : c’est que la France était aux abois lorsqu’ils sont entrés au Comité de Salut public et qu’elle était sauvée lorsqu’ils en sont sortis.” Carnot s’associa ensuite à la création de l’Ecole polytechnique, à la réorganisation de l’Ecole de Metz, à l’établissement du Conservatoire des arts et métiers et du Bureau des longitudes, du système uniforme des poids et mesures ; entra à l’Institut qu’il avait contribué à fonder en l’an III. Le 23 vendemiaire an IV il entra au Conseil des Anciens et fut nommé membre du Directoire exécutif. Les élections de l’an V ayant amené une majorité royaliste dans les deux conseils, trois des directeurs opinèrent pour un coup d’Etat. Carnot s’y étant opposé avec son collègue Barthélemy fut compris dans un arrêt de proscription après le 18 fructidor, il réussit à s’échapper et gagna la Suisse. Il fut déclaré déchu de ses fonctions de Directeur, de son siège de député et de celui de l’Institut. Après le 18 brumaire Bonaparte le nomma ministre de la guerre : il réorganisa l’administration militaire, fit transférer aux Invalides les cendres de Turenne, créa la Tour d’Auvergne premier grenadier de la République. Bonaparte ne tarda pas à prendre ombrage de Carnot et celui-ci donna sa démission de ministre le 13 vendemiaire an IX. Le Sénat l’ayant élut membre du Tribunat il fut, dans cette Assemblée, un des rares opposants à Bonaparte ; il combattit l’institution de la Légion d’honneur et le Consulat à vie ; et sur ce dernier point, quand on vint au vote Carnot écrivit sur le registre : “Dussé-je signer ma proscription, rien en saurait me forcer à déguiser mes sentiments. Non. CARNOT.” Et quand on vint au vote pour proclamer Bonaparte empereur, Carnot prononça les paroles suivantes : ” Quelques services qu’un citoyen ait pu rendre à sa patrie, il est des bornes que l”honneur autant que la raison imposent à la reconnaissance nationale. Si ce citoyen a restauré la liberté publique, sera-ce une récompense à lui offrir que le sacrifice de cette même liberté ? Le dépot de la liberté a été confié à Bonaparte ; il avait juré de la défendre. En tenant cette promesse, il eut rempli l’attente de la nation, il se fut couvert d’une gloire incomparable. Je vote contre la proposition.” Après la suppression du Tribunat, Carnot se retira à l’écart. La chute de 1814 vint le surprendre dans son domaine de Presles. Ayant appris la bataille de Bar-le-Duc, le 24 janvier, il écrivit à Bonaparte et lui offrit ses services. C’est alors qu’il fut chargé de la défense d’Anvers et sauta de grade en grade à celui de général de division, fit beaucoup de mal à l’ennemi dans sa défense et détruisit en grande partie leurs travaux. Après l’abdication de l’Empereur, Carnot adhéra aux actes du gouvernement provisoire et fut nommé inspecteur général du génie. Pendant les Cent-Jours, croyant à la sincérité de Napoléon, espérant voir les libertés rétablies en France il accepta le poste de ministre de l’intérieur et la dignité de pair de France, puis se laissa créer comte de l’Empire. Après avoir combattu le projet d’une seconde abdication, il proposa, le 20 juin 1815, dé déclarer la patrie en danger et d’appeler aux armes les gardes nationales de France. il fut nommé pour quelques jours, membre de la Commission provisoire, pour l’exercice du pouvoir exécutif. Au retour définitif des Bourbons, il dut s’expatrier en vertu de la loi sur les régicides, et alla se fixer à Magdebourg où il mourut en 1823.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Lazare Carnot sur Wikipedia
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10.29.07
Publié dans Dignitaires civils, Napoléon tagged Biographie, Bonaparte, Culture, Empire, Fontanes, Grand Maître de l'Université, Histoire, Louis de Fontanes, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Patrimoine, Premier Empire, Révolution Française, Université Impériale à 7:46 par napoleonbonaparte

Homme d’esprit, mais petite tête… trop adulateur.
(Napoléon Bonaparte)
Fontanes (Jean-Pierre-Louis, baron de), inspecteur de manufactures, publisciste, professeur et législateur, né à Niort (Deux-Sèvres), le 6 mars 1757, de “Pierre-Marcelin Fontanes, inspecteur de manufactures, et de demoiselle Dominique-Jeanne-Baptiste-Raymonde de Sède”, mort à Paris le 17 mars 1821 ; débuta comme inspecteur de manufactures à Niort et aux Andelys, s’adonna à la littérature, traduisit en vers l’Essai sur l’homme, de Pope, l’Essai sur l’astronomie et l’Epitre sur l’édit en faveur des non catholiques. Dans les premiers temps de la Révolution, il écrivit un Poème sur la Fédération de 89, se montra hostile aux actes de la Convention et resta caché jusqu’au 9 thermidor à Servan, près de Lyon. En l’an IV, il obtint la chaire de professeur de littérature à l’Ecole centrale établie à l’ancien collège des Quatre-Nations, puis entra à l’Institut comme membre de la classe de littérature et beaux-arts, mais dut se dérober de nouveau, le 18 fructidor, à l’arrestation qui le menaçait à cause de sa collaboration au journal royaliste le Mémorial, il passa alors en Angleterre et fut très bien accueilli des émigrés, revint en France après le 18 brumaire, fit sa cour à la famille Bonaparte et entra, le 14 pluviôse an X, au Corps législatif, puis devint un admirateur du Premier Consul, fut fait membre de la Légion d’honneur le 4 frimaire an XII, et membre de l’Institut réorganisé en l’an XI, vit son mandat de député renouvelé le 18 février 1807, et fut placé le 17 mars 1808, à la tête de l’Université, comme grand maître. Le 3 juin de la même année il fut créé comte de l’Empire et entra au Sénat conservateur le 5 février 1810. Il vota en 1814, la déchéance de l’Empereur et le 3 mai, jour de l’entrée de Louis XVIII à Paris, adressa au roi un discours enthousiaste ; il en fut récompensé par un siège à la Chambre des pairs, il vota contre la peine de mort du maréchal Ney. Le 31 août 1817, il fut créé Marquis ; entra à l’Académie française en 1821 et mourut la même année. Le nom de Fontanes a été donné au lycée de Niort.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Louis de Fontanes sur Wikipedia
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Publié dans Napoléon tagged Île d'Elbe, Biographie, Bonaparte, Campagne d'Egypte, Campagne de Russie, Comte Bertrand, Culture, Empire, Friedland, Général Bertrand, Généraux d'Empire, Grand Maréchal du Palais, Histoire, Leipzig, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Sainte-Hélène à 4:45 par napoleonbonaparte
J’ai dit que le général Bertrand était l’homme de la vertu, je n’ai rien dit de trop ; sa réputation est faite.
(Napoléon Bonaparte)
Bertrand (Henri-Gatien, comte), officier général et législateur, né à Chateauroux (Indre), le 28 mars 1773, de “Henri Bertrand, maître particulier des eaux et forêts au bailliage de Châteauroux et de Marie-Antoinette Boucher”, mort le 31 janvier 1844 ; entra dans l’armée sous la Révolution, débuta comme élève sous-lieutenant à l’école du génie (septembre 1793) et en sortit lieutenant (brumaire an III) ; partit en Egypte comme capitaine, fut fait chef de brigade (prairial an VIII) promu général de brigade le 19 fructidor de la même année, devint membre de la Légion d’honneur (frimaire an XII) et officier du même ordre, le 25 prairial suivant, prit part à la bataille d’Austerlitz, à celle de Friedland et prépara le passage du Danube, qui précéda la bataille de Wagram. Le 9 avril 1811, Bertrand fut nomé gouverneur géénral des Provinces illyriennes. En 1813, il se trouva à Leipzig, puis fut nommé grand-maréchal du Palais en remplacement de Duroc qui venait d’être tué quelques mois plus tôt. Il revint ensuite à Paris, fut nommé, le 16 janvier 1814 aide-major général de la garde nationale et de l’armée de Paris ; de retour de l’île d’Elbe avec l’Empereur, celui-ci le nomma pair de France. A l’avènement des Bourbons, Bertrand, fidèle quand même à Napoléon définitivement tombé, poussa le dévouement jusqu’à l’accompagner à Sainte-Hélène, et ne voulut pas le quitter. Le 7 mars 1816, il avait été condamné à mort par contumace. Après la mort de l’Empereur en 1821, il revint en France, et, par une ordonnance de Louis XVIII, fut réintégré dans tous ses grades, et se retira dans ses domaines de l’Indre. Après la Révolution de 1830, Bertrand fut élu député de l’opposition par l’arrondissement de Châteauroux. Il siégea au centre-gauche et vota pour la liberté de la presse. N’ayant pas été réélu en 1834, il renonça à la vie politique et mourut en 1844.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Général Bertrand sur Wikipedia
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10.17.07
Publié dans Dignitaires civils, Généraux, Napoléon tagged Biographie, comte d'Hunebourg, Culture, duc de Feltre, Empire, Général Clarke, Généraux d'Empire, Histoire, Ministres, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages à 12:02 par napoleonbonaparte
Clarke avait la manie des parchemins ; il passait une partie de son temps, à Florence, à rechercher ma généalogie ; il s’occupait aussi beaucoup de la sienne, et était venu à bout de se persuader, je crois, qu’il était le parent de tout le faubourg Saint-Germain.
(Napoléon Bonaparte)
Clarke (Henri-Jacques-Guillaume, duc de Feltre et comte d’Hunebourg), officier général, ministre et législateur, né à Landrecies (Nord), le 17 octobre 1765, de “messire Thomas Clarke, capitaine aide-major du régiment irlandais de Bulkeley, et de dame Louise Shee”, mort à Neuwiller (Bas-Rhin), le 28 octobre 1818 ; entra à l’école militaire le 17 septembre 1781 et arriva de grade en grade chef d’escadron au 2e régiment de cavalerie, fut employé à l’armée du Rhin, se distingua au siège de Spire, et fut promu le 19 mai 1793, général de brigade. Destitué comme suspect, il ne recouvra son grade que le 11 ventôse an III, seconda habilement Carnot, ministre de la guerre, et fut fait général de division le 17 frimaire de la même année. Il fut ensuite envoyé comme ambassadeur près le roi d’Etrurie, rappelé en l’an XII, et nommé conseiller d’Etat. Le 9 ventôse an XII, il fut fait membre de la Légion d’honneur, et le 25 prairial suivant, commandeur du même ordre. Rappelé à l’activité, il fit la campagne d’Allemagne, se distingua à Ulm et Iéna et devint gouverneur de Berlin en novembre 1806 après l’avoir été de Vienne l’année précédente. Le 9 août 1807, il fut appelé au ministère de la guerre, poste qu’il occupa jusqu’au 3 avril 1814. Il avait été créé comte d’Hunebourg le 24 avril 1808, puis duc de Feltre le 15 août 1809. Il adhéra à la déchéance de l’Empereur en avril 1814, et la Restauration à laquelle il se rallia, le fit pair de France (4 juin 1814), redevint ministre de la guerre le 12 mars 1815. Il suvit Louis XVIII à Gand, revint en France avec les Bourbons, reprit le portefeuille de la guerre le 26 septembre et fut très rigoureux pour ses anciens compagnons d’armes, ce qui lui fut vivement reproché. Le 3 juillet 1816, il fut élevé au maréchalat.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Général Clarke sur Wikipedia
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10.16.07
Publié dans Amiraux, Napoléon tagged Amiral, Bataille navale d'Aboukir, Biographie, Bonaparte, Campagne d'Egypte, Culture, Denis Decrès, Duc Decrès, Empire, Histoire, Ministres, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Révolution Française à 9:18 par napoleonbonaparte

Decrès est généralement détesté mais on a tort ; il a rendu de grands services à la marine. Il est très capable, homme d’esprit, beaucoup de caractère, et ennemi, en tout genre, des abus.
(Napoléon Bonaparte)
Decrès (Denis), amiral et ministre, né à Ville-sous-Anjou (Isère) le 18 juin 1761, mort à Paris le 7 décembre 1820 ; entra dans la marine en 1779, passa en février 1791 sur le Cybèle avec le grade de major, puis capitaine de vaisseau en janvier 1793, fut destitué comme noble, puis arrêté et conduit à Paris et relâché presque aussitôt, fut réintégré an l’an III et devint contre-amiral en l’an VI, prit part au combat d’Aboukir, parvint à se réfugier à Malte avec les débris de l’escadre ; reçut l’ordre de regagner la France avec le Guillaume Tell qui rapatriait les malades et soutint contre la flotte anglaise un glorieux combat et fut fait prisonnier. Rentré en France, Bonaparte lui fit don d’un sabre d’honneur et le nomma préfet maritime à Lorient. Le 9 vendemiaire an X, il fut nommé ministre de la marine, poste qu’il occupa jusqu’à la chute de l’Empire. Pendant les Cent-Jours il devint amiral et reprit son portefeuille de la marine, puis fut nommé pair de France (2 juin 1815). Il rentra dans la vie privée sous la Restauration, Decrès était grand officier de la Légion d’honneur depuis le 10 pluviôse an XIII, et avait été comte de l’Empire le 4 juillet 1808 et duc le 28 avril 1810.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire dur Dr Robinet)
Lien : Amiral Decrès sur Wikipedia
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Publié dans Dignitaires civils, Napoléon tagged Biographie, Comte Daru, Culture, Daru, Empire, Histoire, Ministres, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Révolution Française à 8:25 par napoleonbonaparte

Un homme d’une rare capacité, mon meilleur administrateur… un boeuf au travail.
(Napoléon Bonaparte)
Daru (Pierre-Antoin-Noël-Bruno, comte), commissaire de guerres, législateur, et conseiller d’Etat et ministre, né à Montpellier (Hérault), le 12 janvier 1767, de “monsieur Noël Daru, avocat et premier secrétaire de l’intendance du Languedoc, et de dame Suzanne Periès”, mort à Paris le 5 septembre 1829 ; entra dans l’armée en 1783, et devint commissaire de guerres. Sous le gouvernement révolutionnaire, il fut arrêté comme suspect, enfermé à Rennes, puis à Orléans, il recouvra sa liberté après le 9 thermidor, devint chef de division au ministère de la guerre (an IV). Après le 18 brumaire, il fut nommé secrétaire général au ministère de la guerre, puis entra au Tribunat le 6 germinal an X, fut fait membre de la Légion d’honneur le 4 frimaire an XII, et commandeur du même ordre le 25 prairial suivant, devint conseiller d’Etat le 12 messidor an XII, et fut envoyé comme ministre de France à Berlin en 1806. Le 13 août de la même année il fut élu membre de l’Académie française, puis créé comte de l’Empire le 3 mai 1809, et nommé ministre secrétaire d’Etat en 1811. Du 20 novembre 1813 au 30 mai 1814, il fut ministre de la guerre, se rallia aux Bourbons qui le firent chevalier de Saint-Louis, et intendant général. Pendant les Cent-Jours il revint à l’Empereur et rentra au Conseil d’Etat le 5 mai 1819, puis fut nommé pair de France. on a de lui une Histoire de la Bretagne.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Pierre Daru sur Wikipedia
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10.10.07
Publié dans Généraux, Napoléon tagged Biographie, Bonaparte, Consulat, Culture, Empire, Général Lecourbe, Généraux d'Empire, Histoire, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Révolution Française à 10:40 par napoleonbonaparte

Très brave, il eût été un excellent maréchal de France ; il avait reçu de la nature toutes les qualités nécessaires pour être un excellent général.
(Napoléon Bonaparte)
Lecourbe (Claude-Jacques, comte), officier général et législateur, né à Besançon (Doubs), le 22 février 1759, de “Claude-Guillaume Courbe (sic), officier d’infanterie et de demoiselle Marie Valette”, mort à Belfort (Haut-Rhin) le 22 octobre 1815 ; fut élu, en 1789, commandant de la garde nationale de Ruffey ; devint, le 24 novembre 1791, chef de bataillon du Jura, fit la campagne de 1792 à l’armée du Rhin, puis passa à l’armée du Nord, se signala à Hondschoote et à Wattignies, fut envoyé en en frimaire an II, soupçonné d’hostilité au gouvernement et arrêté, puis traduit à Nantes devant une commission militaire qui l’acquitta ; il partit alors à l’armée de Moselle, se distingua à Fleurus, s’empara de Namur et occupa les environs de Nimègue. Le 25 prairial an III, il fut promu général de brigade, puis attaché à l’armée de Sambre-et-Meuse et à l’armée du Rhin, se fit remarquer aux batailles de Rastadt et de Néresheim, général de division le 17 pluviôse an VII, il fut blessé à l’affaire de Wasen. En messidor an VII, il occupa le massif du Saint-Gothard et de la Furea, à la tête de deux divisions, et parvint, dans les premiers jours de vendemiaire an VIII, à contenir avec 1.500 hommes Souvarov et 30.000 Russes près de Seedorf et, grâce à la contre-attaque qu’il exécuta du côté d’Altorf, il occupa la vallée de la Reuss et le canton de Glaris. Il eut, sous le général Moreau, le commandant de l’aile droite de son armée, forte de 40.000 hommes. Lecourbe força alors le passage du Rhin à Reutlingen le 9 floréal, se battit victorieusement à Engen et Moeskisch, s’empara de Memmingen, écrasa les Autrichiens de Klingin, et participa à la victoire d’Hochstedt. Inspecteur général d’infanterie le 5 thermidor an IX, il fut fait membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII, puis mis à la retraite le 14 fructidor de la même année, lors du procès de Moreau, et placé à Bourges sous la surveillance de la haute police. Lecourbe fut très lié avec Moreau et Pichegru et, à ce titre, il avait été initié aux projets de ces deux conspirateurs, mais il fut remis en activité à la rentrée des Bourbons comme inspecteur général d’infanterie dans les 6e et 18e divisions militaires, créé chevalier de Saint-Louis le 8 juin 1814, et grand officier de la légion d’honneur le 29 juillet. Au retour de l’île d’Elbe, Lecourbe refusa d’abord de se rallier à l’Empereur, mais s’offrit bientôt pour défendre la France menacée, reçut le commandement de la 18e division, puis du corps d’observation du Jura, fut nommé pair des Cent-Jours le 2 juin 1815 et créé comte de l’Empire. Il défendit les passages de la Suisse et de la Franche-Comté avec la plus grande valeur et n’arrêta les hostilités que quand il sut officiellement la rentrée de Louis XVIII à Paris. Il fut mis à la retrait sous la seconde Restauration.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Général Lecourbe sur Wikipedia
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Publié dans Généraux, Napoléon tagged Biographie, Culture, Drouet d'Erlon, Empire, Friedland, Général Drouet d'Erlon, Généraux d'Empire, Histoire, Hohenlinden, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire à 8:54 par napoleonbonaparte

D’Erlon est un bon chef d’état-major, a de l’ordre, mais voilà tout.
(Napoléon Bonaparte)
Drouet (Jean-Baptiste, comte d’Erlon), maréchal de France et législateur, né à Reims (Marne), le 29 juillet 1765, de “Jean-Thierry Drouet et de Marie-Anne Pothé, mariés ensemble”, mort à Paris le 25 janvier 1844 ; entra dans l’armée en 1782 comme engagé volontaire au régiment du Beaujolais, devint en l’an II aide de camp du général Lefebvre et assista au siège de Valenciennes et de Condé ; passa sous les ordres de Hoche, à l’armée du Rhin et fut promu général de brigade le 7 thermidor an VII, se battit à Zurich et à Constance, se distingua à Hohenlinden, puis passa général de division le 8 fructidor an VIII, conclut et signa la capitulation de Dantzig et fut blessé à Friedland, fut fait grand officier de la Légion d’honneur le 29 mai 1807 et créé comte d’Erlon le 28 janvier 1809, partit en Espagne et battit les anglais commandés par le général Hill au col de Maya (22 juin 1811). Sous la Réstauration, il fut nommé commandant de la 16e division militaire et fait chevalier de Saint-Louis. Impliqué dans le complot de Lefebvre-Desnouettes, arrêté le 13 mars 1815 et bientôt remis en liberté. Pendant les Cent-Jours, l’Empereur le nomma pair de France et, après la chute définitive de ce dernier, Drouet d’Erlon se retira à Bayreuth où il tint une brasserie. L’amnistie de 1825 lui permit de rentrer en France. Sous Louis-Philippe il fut nommé pair de France (19 novembre 1831) et en 1834 envoyé comme gouverneur général des possessions françaises, dans le nord de l’Afrique. Le 9 avril 1843, il fut promu maréchal de France.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Général Drouet d’Erlon sur Wikipedia
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Publié dans Généraux, Napoléon tagged Biographie, Campagne de Russie, Comte de Lobau, Culture, Empire, Essling, Friedland, Général Mouton, Généraux d'Empire, Guerre d'Espagne, Histoire, Leipzig, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Wagram, Waterloo à 6:38 par napoleonbonaparte
Mon Mouton, c’est un lion.
(Napoléon Bonaparte)
Mouton (Georges, comte de Lobau), pair des Cent-Jours, député de Lunéville de 1828 à 1834 ; né à Phalsbourg (Meuthe) le 21 février 1770, mort à Paris le 27 novembre 1838 ; fils de monsieur Joseph Mouton, propriétaire et conseiller de l’hôtel de ville, et de Catherine Charpentier” ; s’engagea comme simple soldat en 1792 dan la Légion de la Meurthe, gagna ses premiers grades à l’armée du Rhin et suivit Championnet à l’armée d’Italie, où il fit la campagne de 1798-99. Il concourut, en 1800, sous Masséna, à la défense de Gênes, il y fut grièvement blessé. L’Empereur se l’attacha comme aide de camp et le fit général de brigade. Il le suivit en Pologne, fut encore blessé à Friedland et, après, nommé général de division. Il se distingua en Espagne en 1808, puis l’année se battit à Eckmühl, à Essling, et à Wagram, où il se signala à son ordinaire. Son titre de comte de Lobau en témoigne. Enfin il accompagna l’Empereur en Russie (1812). Mais il fut fait prisonnier en 1813, à Dresde, lors de la bataille de Leipzig. Il ne revint qu’en 1814, après la première abdication de Napoléon. Au retour de l’île d’Elbe, celui-ci le nomma pair de France. A Waterloo, Mouton, après des prodiges de valeur et de savoir militaire, fut fait une seconde fois prisonnier et conduit en Angleterre ; de là il passa en Belgique, comme exilé de France, et y resta jusqu’en 1818.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
Lien : Général Mouton sur Wikipedia
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Publié dans Généraux, Napoléon tagged Bataille de Rocquencourt, Biographie, Culture, Empire, Exelmans, Friedland, Général Exelmans, Généraux d'Empire, Histoire, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire à 5:34 par napoleonbonaparte
Je sais qu’on ne peut être plus brave que vous !
(Napoléon Bonaparte)
Exelmans (Henri-Joseph-Isidore, baron d’Empire), officier général et législateur, né à Bar-le-Duc (Meuse), le 12 novembre 1775, du “sieur Guillaume-Isidore Exelmans, négociant en cette ville et de demoiselle Françoise Belhomme”, mort à Saint-Cloud (Seine-et-Oise) le 10 juillet 1852 ; entra dans l’armée le 6 septembre 1791 comme volontaire dans le 3e bataillon de la Meuse, devint aide de camp du général Eblé (1er brumaire an VII). Il se disntingua en Italie au passage de l’Adda, à Castelnuovo et à Cremone, eut une part considérable à la prise de Naples, et devint le 3 thermidor an VII, aide de camp du général Broussier, chef d’escadron le 10 vendemiaire an XII, et membre de la Légion d’honneur ; se battit bravement le 16 vendemiaire an XIV, au combat de Wertingen, où il eut deux chevaux tués sous lui, fut fait officier de la Légion d’honneur le 27 vendémiaire et nommé le 6 nivôse, après Austerlitz, colonel du 1er régiment de chasseurs à cheval ; c’est à la tête de ce régiment qu’il se montra aux combats de Posen, et de Golymin, fut employé dans la campagne de Pologne, en 1807, sous les ordre du général Marulaz ; puis promu le 14 mars de la même année, général de brigade, se battit à Friedland, et passa en Espagne où il fut fait prisonnier de guerre, après la capitulation de Baylen ; il obtint sa mise en liberté et alla à la cour de Murat, qui lui conféra la charge de grand maréchal du palais, revint en France, et fut créé baron de l’Empire le 13 mars 1812. Le 6 septembre, la veille de la bataille de la Moskowa, Exelmans fut promu général de division. Pendant la retraite de Russie, il se fit remarquer par son intrépidité, fut bléssé à Vilna, revint en France et dans la guerre de l’intérieur, il concourut à la défense de Châlons-sur-Marne et de Vitry, montra beaucoup de valeur à Craonne, contribua à la prise de Reims. La Restauration le nomma comte, il fut fait chevalier de Saint-Louis. Peu de temps après, une lettre qu’il écrivait à Murat, fut saisie par la police ; il fut enjoint de quitter Paris dans les vingt-quatre heures et de se retirer à Bars-sur-Ornans, mais refusa d’obéir. L’ordre fut donné immédiatement de se saisir du général et de le traduire devant un conseil de guerre pour avoir entretenu une correspondance avec l’ennemi ; il s’agissait bien entendu de Murat qui n’était pas encore reconnu roi par les puissances. Exelmans fut, en conséquence, accusé d’espionnage, d’offense envers le roi, etc. Il se constitua prisonnier dans la citadelle de Lille, le 14 janvier 1815, et le 23 janvier passa devant le tribunal militaire présidé par le général Drouet d’Erlon, et à l’unanimité fut acquitté. Pendant les Cent-Jours, il fut créé pair de France, le 2 juin 1815, commanda une division de cavalerie à Fleurus, et le 16 juin prit part au combat de Ligny ; fut entraîné dans la fausse marche de Grouchy, et, à la suite de la retraite de l’armée, sous les murs de Paris, Exelmans vint prendre position à Versailles avec la cavalerie de l’aile gauche et battit les Prussiens à Rocquencourt. Paris ayant capitulé, il fut obligé de se retirer sous la Loire et se rendit à Clermont jusqu’au licenciement. Compris dans l’ordonnance du 24 juillet 1815, il reçut l’ordre des Bourbons de quitter la France, se fixa à Bruxelles, puis à Liège et dans le grand-duché de Nassau. En vertu de l’amnistie de 1823, il put rentrer en France où il resta à l’écart jusqu’en 1830. Louis-Philippe le fit entrer à la Chambre des pairs le 19 novembre 1831. Lors du procès du National, journal républicain que défendait Armand Carrel, il manifesta en pleine cour des pairs ses sentiments contre la condamnation du maréchal Ney, en s’écriant : “Je suis de l’avis de M. Carrel ; c’est un abominable assassinat.” En 1849, le 15 août, le président Louis Bonaparte nomma le général Exelmans grand chancelier de la Légion d ‘honneur, et, par décret du 10 mars 1851, lui octroya le bâton de maréchal de France ; entra, par conséquent, de droit au Sénat du Second Empire, le 26 janvier 1852.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
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Publié dans Généraux, Napoléon tagged Austerlitz, Biographie, Culture, Empire, Général Rapp, Généraux d'Empire, Histoire, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Retraite de Russie, Wagram à 3:54 par napoleonbonaparte

Le général de division comte Rapp a eu un cheval tué sous lui ; l’intrépidité dont ce général a donné tant de preuves se montre dans toutes les occasions.
(Napoléon Bonaparte)
Rapp (Jean, comte), officier général, législateur, né à Colmar (Haut-Rhin) le 27 avril 1773, mort à Rhénewillers (Haut-Rhin), le 8 novembre 1821 ; fils de “sieur Jean Rapp, bourgeois négociant de ce lieu, et de dame Catherine Salomé d’Edighoffein” ; chef d’escadron le 16 vendemiaire an VII, général de brigade le fructidor an XI, général de division en 1805, se distingua à Austerlitz, gouverneur de Dantzig en 1807, comte de l’Empire après Wagram en 1809, grand officier de la Légion d’honneur en 1811, s’illustra tout particulièrement pendant la retraite de Russie en 1812, fut pair des Cent-Jours, mais aussi fait chevalier de Saint-Louis par Louis XVIII en 1815. L’un des bons généraux de Napoléon.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
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Publié dans Généraux, Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged 18 brumaire, Bataille de Dresde, Biographie, Bonaparte, Consulat, Culture, DIrectoire, Empire, Général Moreau, Histoire, Hohenlinden, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Révolution Française à 2:36 par napoleonbonaparte

Il était supérieur pour commander une forte division ou un de mes corps d’armées, mais pour bien commander en chef il faut être un autre homme que lui.
(Napoléon Bonaparte)
Moreau (Jean-Victor), officier général né à Morlaix (Finistère) le 11 août 1763, mort le 2 septembre 1813 ; son père était avocat dans cette ville et sa famille fort estimée. Destiné au barreau, il fit de fortes études générales et spéciales et montra dès sa première jeunesse les grandes qualités qu’il déploya dans le reste de sa carrière. En 1790, il fut choisi et nommé commandant du bataillon de volontaires qui s’était formé dans le département du Morbihan, et se rendit avec ce corps, à l’ armée du Nord. Il s’adonna aussitôt à la théorie et à la pratique de l’art de la guerre ; c’est ainsi qu’il devint un des meilleurs tacticiens de l’Europe. Il donna, avec son bataillon, une adhésion entière au 10 août, et, un mois après, en septembre 1792, à la République. Il fut ébranlé dans ses dispositions politiques par la chute des Girondins, par le triomphe des Montagnards, et il montra de l’hésitation pour la Constitution de 1793. Mais la réputation de son bataillon avait attiré sur lui l’attention du général en chef, Pichegru, qui résolut de se l’attacher ; telle fut l’origine de leur liaison. Moreau fut nommé général de brigade à la fin de 1793, et général de division le 14 avril 1794. Il commença aussitôt en Belgique, une campagne brillante qui aboutit, dans l’hiver de 1795, à la conquête de la Hollande et de tous les Pays-Bas. A la retraite de Pichegru, Moreau fut nommé général en chef de l’ armée du Rhin-et-Moselle, et fit la célèbre campagne de 1796, qui affranchit le Rhin et nous ouvrit le coeur de l’Allemagne. Il y avait pénétré à plus de deux cents lieues ; mais apprenant que les les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse, qui devaient converger vers lui, étaient battues et rétrogadaient, il opéra une merveilleuse retraite, ne se laissant pas entamer et faisant subir des pertes considérables à l’ennemi. Il eut à lutter, dans cete guerre acharnée, avec le prince Charles, commandant toutes les forces germaniques ; il y fut secondé par Desaix, Férino, Jourdan, Hoche, etc. Mais ces hauts succès militaires, arrêtés tout au moins par les préliminaires de paix que le général Bonaparte avait assez irrégulièrement ouverts à Léoben, le 27 avril 1797, ne permirent point à Moreau d’en obtenir le résultat. C’est vers ce temps que l’interception d’une correspondance de Pichegru lui apprit la trahison de ce général, sur lequel il avait déjà des soupçons ; il l’a communiqua, tardivement a-t-on dit, au Directoire (fructidor an V, septembre 1797). Il tomba en disgrâce et demanda sa retraite. Elle ne fut pas de longue durée. La France était toujours menacée par la coalition ; on avait besoin d’hommes de valeur pour tenir tête à tant d’ennemis. Moreau et Kléber furent rappelés : le premier alla reprendre en Italie la place de Schérer, qui se trouvait dans une position désespérée. Il resta dans cette situation subordonnée jusqu’à l’arrivée de Joubert, mais après la mort de ce général, à la suite de la douloureuse bataille de Novi, il reprit le commandant en chef jusqu’au jour où il reçut le commandement de l’armée du Rhin. Ce fut à ce moment qu’il fit la connaisance de Bonaparte, qui en fit son allié. Moreau l’aida à exécuter le 18 brumaire. Le 25 avril 1800, il était à la tête de son armée, battant chaque jour les Autrichiens, jusqu’à la journée de Hohenlinden ; cette victoire célèbre lui donnait la clef de leur capitale, juste au moment où la paix était conclue, en 1801. Moreau avait goûté les enivrements de la victoire, sans en avoir aucun des résultats ; il revint à Paris, et eut le malheur d’épouser une femme ambitieuse qui domina son caractère et accrut l’amertume de ses griefs. La déférence qu’il avait pour Bonaparte fit bientôt place au plus profond éloignement : il refusa la décoration de la Légion d’honneur, et sa maison fut bientôt désignée sous le nom de “Club Moreau”. On y flagellait la “Cour Bonaparte”. Le futur Empereur affecta de prendre patience, mais son rival, bientôt accusé de complicité avec Pichegru et les partisans de Louis XVIII, fu poursuivi et condamné à deux ans de détention ! En 1804, il obtient sa grâce et passa en Espagne ; en 1805, il arrivait aux Etats-Unis. Il y vécut paisiblement jusqu’en 1813 ; mais à ce moment l’Empereur de Russie, Alexandre, lui fit de brillantes propositions, ayant pour but de renverser Napoléon ; il se rendit immédiatement à Prague, et, en présence des souverains alliés, avec le futur roi de Suède, Bernadotte, son ancien compagnon d’armes, il élabora le plan des campagne de 1813 et 1814. Il fut bléssé mortellement lors de l’exécution de ce plan, le 27 août 1813, par un boulet français, à la bataille de Dresde, aux côtés de l’empereur de Russie ; il ne succomba que le 2 septembre. Sa femme, qui fut la cause de la malheureuse détermination qui lui coûta la vie et l’honneur, reçut une dotation de la Russie, Lousi XVIII en fit autant, en y ajoutant le titre honorifique de “Maréchale”.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
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10.09.07
Publié dans Généraux, Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged Biographie, Brienne, Brienne le château, Culture, DIrectoire, Général Pichegru, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Pichegru, Révolution Française à 4:41 par napoleonbonaparte

Avant de commettre une faute, il a honnêtement servi son pays. Je n’ai pas besoin de son sang.
(Napoléon Bonaparte)
Pichegru (Jean-Charles), général, député du Jura au Conseil des Cinq-Cents, élu le 23 germinal an V ; né à Arbois (Jura), le 16 février 1761, mort à Paris, le 5 avril 1804, ; fils de “Pierre Pichegru et de Françoise Roumain, cultivateurs” ; fit ses études chez les Minimes d’Artois, où il montra de grandes dispositions pour les mathématiques ; à l’âge de 18 ans, il fut envoyé par sa congrégation au collège de Brienne, comme maître répétiteur de quartier. Quoique destiné à rester dans les ordres, suivant les conseils de son ancien maître le Père Patrault, il jeta le froc, et, en 1783, s’engagea dans le 1er régiment d’artillerie à pied ; il franchit rapidement tous les grades jusqu’à celui d’adjudant, et allait être nommé officier lorsque la Révolution éclata ; enthousiasmé du nouvel ordre des choses, il en adopta les principes, présida le club démocratique de Besançon ; puis, à la tête d’un bataillon de volontaires du Gard qui l’avait choisi pour commandant, il alla rejoindre l’armée du Rhin. En 1792, employé à l’état-major de cette armée, il arriva promptement au grade de général de brigade, à celui de général de division le 4 octobre 1793 ; peu de temps après il était nommé général en chef de son corps d’armée. Par sa tactique et son habileté, il fut désigné, le 7 février 1794, au commandement de l’ armée du Nord, qui s’empara promptement de Cassel, Courtrai, Menin, Hooglède, Bruges, Gand, Anvers, Bois-le-Duc, Venloo, Nimègues ; le 27 décembre, il alla prendre l’île de Bommel ; le 19 janvier 1795 il entrait victorieusement dans Amsterdam, et bientôt ses troupes occupaient la Zélande, le Brabant et La Haye. Envoyé à l’Armée du Rhin, il eut l’indignité d’écouter les propositions des agents du prince de Condé, qui lui firent de promesses pompeuses, qui le grisèrent d’ambition : il commençait à laisser les Autrichiens remporter quelques succès sur nos armes, lorsque le Directoire soupçonnant sa conduite, le remplaça par Moreau en 1796. L’année suivante, élu au conseil des Cinq-Cents, il en devient président en même temps que l’âme du parti contre-révolutionnaire. Au 18 fructidor il fut déporté avec ses partisans à Sinnamary, dont ils ‘évada. Il se rendit à Londres et en Allemagne où il conspirait la chute de la république. A la demande du Premier Consul, il fut expulsé de Prusse, revint à Londres, se lia avec Georges Cadoudal et devint le chef d’une conspiration ayant pour but l’assassinat du Premier Consul ; en 1804, il arriva secrètement à Paris avec Georges ; dénoncé par un ami, il fut arrêté, conduit à la prison du Temple, et au moment où le procès devait avoir lieu devant la cour, on le trouva étranglé dans sa chambre. On accusa Bonaparte de ce crime, il s’en défendit : la justice n’aurait pu prononcer que sa mort. Le gouvernement de la Restauration lui éleva une statue à Besançon, que le peuple brisa en morceaux à la Révolution de 1830.
(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)
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Publié dans Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged Biographie, Cadoudal, Chouannerie, Consulat, Culture, Empire, Georges Cadoudal, Histoire, Les Chouans, Machine infernale, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Premier Empire, Révolution Française, Rue Saint Nicaise à 2:38 par napoleonbonaparte
“Nous avons fait plus que ce que nous voulions ; nous voulions faire un roi, nous avons fait un Empereur.”
(Suite à la proclamation de l’Empire le 18 mai 1804)
Cadoudal (Georges), chef de chouans, né à Kerléano (Morbihan), le 1er janvier 1771, de “Louis Cadoudal, cultivateur, et de Marie-Jeanne Le Bayon”, mort à Paris le 25 juin 1804 ; prit dès le début de la Révolution une part active dans l’insurrection vendéenne. Nommé capitaine de cavalerie dans le corps de Stofflet, il continua de conspirer, fut enfermé à Brest et parvint à s’en échapper, puis rentra dans les rangs des insurgés de la chouannerie, prit part à l’échauffourée de Quiberon, devint le chef avéré des chouans, fut battu à la bataille de Pont-de-Loch, se décida à traiter de la paix, eut une entrevue avec Brune et signa la convention pour les trois départements du Morbihan, des Côtes-du-Nord et du Finistère. Il fut le promoteur de la machine infernale, entra dans une nouvelle conspiration avec le comte d’Artois et le général Pichegru et débarqua, le 3 fructidor an XI, sur la falaise de Béville, se tint caché pendant sept mois, fut découvert au Luxembourg par plusieurs agents. Cadoudal en tua un, d’un coup de pistolet, et la foule vint au secours des agents ; il put être pris et garrotté, fut conduit à la préfecture de police où on le transféra au Temple. Dans son procès il eut le courage d’affirmer qu’il était venu en France pour y changer la forme du gouvernement. Il fut condamné à mort et exécuté.
(Dictionnaire sur la Révolution et l’Empire su Dr Robinet)
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Publié dans Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged Biographie, Bonaparte, Châteaux de Vincennes, Condé, Consulat, Culture, Duc d'Enghien, Histoire, Napoléon, Napoléon 1er, Napoléon Bonaparte, Napoléon Ier, Personnages, Révolution Française à 12:32 par napoleonbonaparte
Assurément, si j’eusse été instruit à temps de certaines particularités concernant les opinions et le naturel du duc d’Enghien, et surtout si j’avais vu la lettre qu’il m’écrivit et que Talleyrand me remit que quand il n’était plus, bien certainement j’eusse pardonné.
(Napoléon Bonaparte)
Enghien (Louis-Antoine-Henri de Bourbon, duc d’), prince français de la branche de Condé, né à Chantilly (Oise), le 2 août 1772, de “Henry-Louis-joseph de Bourbon et Louise-marie-Thérèse-Mathilde d’Orléans”, fusillé à Vincennes, le 21 mars 1804 ; partit de France avec ses parents en 1789, en émigration et prit, en 1792, les armes contre la République française. Il se retira en l’an IX au château d’Ettenheim situé dans le grand-duché de Bade et, le 24 ventôse an XII (15 mars 1804), par ordre personnel de Bonaparte, le duc d’Enghien fut arrêté dans son lit, à 5 heures du matin, par le général Ordener, accompagné d’une escorte de 300 hommes du 26e dragons, puis transféré à Strasbourg où l’on l’enferma pendant deux jours dans la citadelle et, le 18, parti de nuit, en poste, pour le