septembre 22, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL GROUCHY (1766-1847), COMTE D’EMPIRE

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Maréchal Emmanuel de Grouchy (1766-1847), Comte d’Empire

La conduite du maréchal Grouchy [à Waterloo], qui s’était distingué si souvent depuis vingt-cinq ans à la tête de la cavalerie, était aussi imprévisible que si, sur sa route, son armée eut éprouvé un tremblement de terre qui l’eût engloutie.

(Napoléon Bonaparte)

Grouchy (Emmanuel, Marquis de), officier général et législateur, né au château de Villette (Seine-et-Oise), le 23 octobre 1766, de « François-Jacques de Grouchy de Robertot, chevalier, seigneur de Villette, Cordecourt, Sagny, officier au régiment d’Houdricourt-cavalerie, et de dame Marie-Gilberte-Henriette Freteau », mort à Paris le 29 mai 1847 ; débuta à l’âge de 15 ans, comme lieutenant en second au régiment de la Fère-artillerie, passa dans la cavalerie le 28 octobre 1784, avec le rang de capitaine dans le Royal-étranger, se montra partisan de la Révolution, était, le 18 décembre 1791, lieutenant-colonel du 12e régiment de chasseurs à cheval, promu général de brigade en septembre 1792, suspendu comme noble le 30 septembre 1793, mais presque aussitôt réintégré, concourut à la conquête de la Savoie, partit en Vendée en l’an II, et défendit Nantes contre Charette, puis fut nommé par les représentants en mission, général de division, mis à la disposition de Hoche à l’armée de la Vendée, assista à la bataille de Quiberon, puis alla à Brest en qualité de commandant supérieur, fit partie de l’an IV à l’an V, de l’armée du Nord, et le commandement en second de l’expédition d’Irlande lui fut confié, ensuite passa en Italie sous le commandement de Jourdan, se battit à Novi où il reçut quatorze blessures et où il fut fait prisonnier, resta captif un an, puis protesta par écrit contre l’établissement du Consulat. En l’an VIII, il prit part à la bataille de Hohenlinden et, après la paix de Lunéville, fut nommé inspecteur général de cavalerie, grand officier de la Légion d’honneur le 25 prairial an XII, fit la campagne de 1805 et assista à la prise d’Ulm, se distingua particulièrement en 1807 à Eylau et à Friedland et fut envoyé en Espagne l’année suivante, puis devint gouverneur de Madrid, prit part à la campagne du Danube en 1809 et contribua aux victoires de Raab et Wagram, et pour récompenser tant de service l’Empereur le nomma colonel général des chasseurs à cheval de la garde. Il fut créé comte de l’Empire, contribua en 1812 à la victoire de la Moskowa, se battit à Smolensk et Krasnoé, et pendant la retraite désastreuse, il dirigeait « le bataillon sacré », composé exclusivement d’officiers et chargé de veiller à la sécurité personnelle de l’Empereur, ne prit point part à la campagne de Saxe, mécontent qu’il fut de ne pas avoir le commandement d’un corps d’armée, puis se retira dans ses terres, mais lorsqu’il vit la France envahie il redemanda à prendre du service et l’Empereur lui confia le commandement d’une division de cavalerie, à la tête de laquelle il fit des prodiges de valeur à Brienne, à la Rothière, à Vauchamps, à Craonne où il fut très grièvement blessé (7 mars). La Restauration le mit en disponibilité. Pendant les Cent-Jours, il fut créé maréchal de France et reçut le commandement des 7e, 8e, 9e, et 10e divisions, dirigea les opérations contre le duc d’Angoulême et les royalistes du Midi et refusa de reconnaître la convention de la Palud. Grouchy mit ensuite les frontières des Alpes en état de défense et fut nommé pair de France (2 juin). Le lendemain de la bataille de Ligny, où il se battit courageusement, l’Empereur l’envoya à la poursuite de Blücher que l’on croyait en pleine retraite ; mais qui en réalité, marchait sur Waterloo. Mais Grouchy, fidèle à la discipline, et malgré la canonnade furieuse de Waterloo qu’il entendit, ne bougea pas et garda ses positions jusqu’au soir, ce qui causa, en grande partie le désastre de Waterloo. Après l’abdication de Napoléon, Grouchy adressa une proclamation à ses troupes, les abjurant d’acclamer Napoléon II, puis ramena sous Paris les débris de ce qui restait de l’armée et qui comptait 45.000 hommes, puis remis son commandement à Davout avant la reddition de Paris. Proscrit par Louis XVIII, Grouchy partit pour l’Amérique, et ne revint en France qu’en vertu de l’amnistie du 24 novembre 1819, ne recouvra sa dignité de maréchal qu’en 1831 et celle de pair de France le 11 octobre 1832. Il mourut en revenant d’un voyage d’Italie. Ses deux soeurs avaient épousé, l’une Condorcet, l’autre Cabanis. On a de lui : Fragment historique et relatif à la campagne et à la bataille de Waterloo.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et sur l’Empire du Dr Robinet)

Liens : Maréchal Grouchy (1766-1847)Maréchal Grouchy sur Wikipedia

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