septembre 22, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL BERNADOTTE (1763-1844), PRINCE DE PONTE-CORVO

Posted in Maréchaux, Napoléon, Opposants, adversaires, et ennemis tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , at 3:15 par napoleonbonaparte

Maréchal Jean-Baptiste Bernadotte (1763-1844), prince de Pontecorvo

C’est lui qui a donné à nos ennemis la clef de notre politique, la tactique de nos armées ; c’est lui qui a montré le chemin du sol sacré. Vraiment dirait-il pour excuse qu’en acceptant le trône de Suède, il n’a plus dû n’être que suédois, excuse banale, bonne tout au plus pour la multitude et le vulgaire des ambitieux. Pour prendre femme on ne renonce point à sa mère, encore moins est-on tenu de lui percer le sein et de lui déchirer les entrailles.

(Napoléon Bonaparte)

Bernadotte (Jean-Baptiste-Jules), officier général, ambassadeur, ministre et roi, né à Pau (Basses-Pyrénées), le 26 janvier 1764, de « sieur Henry Bernadotte, procureur au sénéchal de Pau, et de la demoiselle Jeanne de Saint-Jean », mort à Stockholm (Suède) le 8 mars 1844 ; entra dans l’armée en 1780, comme simple soldat ; au moment de la Révolution, nous le trouvons sergent-major, monta de grade en grade rapidement, fut nommé colonel le 15 germinal an II et général de brigade le 11 messidor. Il prit part à la bataille de Fleurus, fut promu général de division le 1er brumaire an III, fit les campagnes du Rhin, se distingua à Mayence, à Neuhoff et à la prise d’Altorf. Il fit partie ensuite de l’armée d’Italie mais ses nombreux succès portèrent ombrage à Bonaparte, qui l’éloigna. Peu après un arrêté du Directoire le nomma ambassadeur à Vienne. Après le congrès de Rastadt, il accepta le commandement du corps d’observation du Bas-Rhin, fit bombarder Philipsbourg et prit la ville de Manheim. Le 15 messidor an VII, il fut nommé ministre de la guerre et y déploya une grande activité ; mais la majorité du Directoire n’aimait point Bernadotte, on le trouvait trop républicain, et son opposition à Bonaparte ne leur plaisait pas davantage. Il passe alors pour le général des néo-jacobins. Malgré cela, Bonaparte lui confie l’armée de l’Ouest après le 18 brumaire. Suite à la conspiration des « libelles », préparée par son chef d’état major le général Simon, il perd son commandement. Mais en raison de son mariage avec Désirée Clary (l’ancienne fiancée de Bonaparte), qui en fait le beau-frère de Joseph Bonaparte (marié à Julie Clary), il est toujours ménagé par le Premier Consul. Il est ainsi de la première promotion des maréchaux en 1804, créé prince de Ponte-Corvo en 1806. Sur le théâtre militaire, il ne se montre pourtant guère brillant, que cela soit à Austerlitz, Auerstaedt, Eylau, ou Wagram. Après sa piètre prestation lors de la campagne de 1809, Napoléon furieux, se décide à l’écarter. Il est alors mis à la tête duc corps d’observation placé au nord de l’Allemagne, établissant son quartier général à Hambourg. Le trône de Suède étant devenu vacant, la Diète l’offrit à Bernadotte ; cette nouvelle lui arriva à Paris en août 1810 et l’Empereur lui laissa toute latitude pour l’accepter ; celui-ci parti immédiatement, emportant avec lui 2 millions de francs et arriva à Elseneur le 19 octobre 1810, abjura le cathocisme, se présenta devant la Diète, préta serment comme prince royal de Suède et fut proclamé héritier du trône, sous le nom de Charles-Jean. Mais bientôt éclatèrent entre la France et la Suède des difficultés qui devaient appeler fatalement la guerre entre les deux nations. Le blocus continental fut cause de l’antagonisme entre l’Empereur et Bernadotte. Les puissances coalisées contre la France profitèrent de ce conflit et proposèrent à Bernadotte de faire rentrer la Suède dans la coalition. Après la bataille de Lutzen et l’armistice qui suivit cette bataille, Bernadotte, à la tête de 30.000 suédois, rejoignit l’armée alliée sous les murs de Berlin et, dans un combat, repoussa à Interbock le corps d’armée du maréchal Ney, et, en grande partie, ce fut encore à Bernadotte que l’on du d’être battu à Lepizig ; aussi le roi de Prusse l’embrassa-t-il sur la place de Leipzig en l’appelant son libérateur. Bernadotte accompagna les alliés à Paris, mais déçu dans ses projets personnels, il ne se mêla pas des affaires de la France pendant les Cent-Jours. Il fut définitivement proclamé roi de Suède, sous le nom de Charles-Jean XIV, le 5 février 1818. Il mourut d’une attaque d’apoplexie.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Lien : Maréchal Jean-Baptiste BernadotteMaréchal Bernadotte sur Wikipedia

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Un commentaire »

  1. lucie said,

    merci pour ces informations elles me seront bien utiles pour mon cours d’histoire!
    une eleve de CM2


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