septembre 20, 2007

LES MARECHAUX DE NAPOLEON – MARECHAL NEY (1769-1815), DUC D’ELCHINGEN, PRINCE DE LA MOSKOWA

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Maréchal Michel Ney (1769-1815), duc d’Elchingen, prince de la Moskowa

Ney n’a eu que ce qu’il méritait ! Je le regrette comme un homme précieux sur le champ de bataille, mais il était trop immoral et trop bête pour réussir.

(Napoléon Bonaparte)

Ney (Michel, duc d’Elchingen, prince de la Moskowa), maréchal de France, pair de France en 1814 et pendant les Cent-Jours, né à Sarrelouis (Moselle) le 10 janvier 1769, mort à Paris le 7 décembre 1815 ; fils de « Pierre Ney, maître tonnellier à Sarrelouis, et de Marguerite Graffin » ; engagé volontaire aux hussards de Metz, le 6 décembre 1788, il parvint à la plus haute renommée, aux plus hauts grades et à la plus haute faveur par sa bravoure, et mérita de la part des soldats les surnoms : « infatigable » et « brave des braves ». Il parvint rapidement au grade d’aide de camp des généraux Lamarche et Collaud, assista dans le Nord aux combats de Neerwinden, de Louvain, de Valenciennes, etc. Sous les ordres de Kléber, il fut placé à la tête d’un petit corps de 500 hommes avec lesquels il causa les plus grands dommages à l’ennemi ; il prit part aux batailles d’Aldenhoven et de Maastricht, de Mayence, dans l’armée Sambre-et-Meuse, aux combats de Lahn, d’Obermel, de Friedberg, de Dierdoff ; il s’empara de la citadelle de Wurtzbourg, le 15 juillet 1796 et fut nommé général de brigade. En 1797, à la tête des hussards, il culbuta les autrichiens à Neuwied et à Dierdorff et, fait prisonnier le 22 avril à Giessen, il fut échangé presque aussitôt et continua à servir sous Hoche. Le 28 mars 1799, à l’armée de Bernadotte, il s’empare de Manheim, fut nommé général de division et passa à l’armée du Danube sous Masséna ; il se distingua à Fraenfelde, à Altikow, à Wintherthur surtout, où il reçut deux blessures. De là, il passa au commandement de l’armée du Rhin et se couvrit de gloire à Hilbroon, à Laufen, à Wisloch, à Hochheim, à Ludwigsburg. C’est peu après, qu’ayant le commandement provisoire de l’armée du Rhin, il empécha la jonction de Souvarov avec l’archiduc Charles, qui eut pour résultat la défaite des Austro-Russes à Zurich, par Masséna ; blessé de nouveau, il remit son commandement au général Lecourbe. Après le 18 brumaire, étant sincèrement républicain, il était à la veille de quitter l’armée, mais, se rendant aux conseils de Bernadotte et Lefebvre, il se résigna à servir la patrie, en adhérant au nouveau régime, dans les armées du Rhin et du Danube, commandées par Moreau. On le retouve à Engen, Moskirch, Hochstaedt, Ingolstadt, Wasserburg, et Hohenlinden. Le 3 décembre 1800 ; cette dernière victoire, appuyée par celle de Marengo, eut pour résultat la paix de Lunéville, signée le 9 février 1801. C’est alors que Bonaparte le maria à une femme de sa cour et le nomma (1802) ministre plénipotentiaire en Suisse. Il y obtint la médiation du 19 février 1803. Le 28 décembre, on lui promit le commandement du 6e corps, chargé d’opérer une descente en Angleterre qui ne fut pas entrerprise ; le 19 mai 1804, l’Empereur le créa maréchal de France, lui donnant encore, peu après, le grand cordon de la Légion d’honneur avec le titre de chef de la 7e cohorte.

En 1805, ayant toujours le 6e corps sous ses ordres, il s’empara des défilés du Danube, mit en déroute l’armée de l’archiduc Ferdinand à Guntzbourg, le 9 octobre ; s’empara d’Elchingen et de ses admirables positions, défendues par 15.000 hommes et 35 pièces de canon ; l’ennemi se réfugia aussitôt dans la place forte d’Ulm, où il fut forcer de capituler le 26 octobre. En même temps, Napoléon approchait de Vienne ; Ney, à la tête de 30.000 hommes, entra dans le Tyrol, en chassa l’archiduc Jean, s’empara de Charnitz, Inspruck, Hall, et allait entrer dans la Carinthie, au moment où l’Autriche, après Austerlitz, signait la paix de Presbourg, le 26 décembre 1805. Dans la campagne suivante, avec le corps d’armée, il compléta la défaite des Prussiens le 14 octobre à Iéna ; le 15, il s’empara d’Erfurt, de 100 pièces de canons et de 14.000 prisonniers ; puis il prit Magdebourg, la place la plus importante du royaume, avec 800 canons et 23.000 prisonniers, le 8 novembre 1806. Ney chassa les Prussiens de Thorn, franchit la Vistule, s’empara de Mlawa et s’avança jusque près de Lauterbach, culbutant Bendingsen au delà de Pregel, et dégageant Bernadotte, aux prises avec toute l’armée russe à Morhungen, le 25 janvier 1807 ; à Deppen, il mit les Prussiens en déroute le 5 février, et trois jours après, il coupa la retraite de l’armée russe à la bataille d’Eylau. Le 1er mars, à Guttstadt, avec 14.000 hommes il résista à 70.000 Russes protégés par 100 pièces de canon. Le 6 juin, il battit l’ennemi à Sparden, mais accablé par des forces trop considérables, il se retira habilement sur Allenbourg ; le 14 du même mois, il assurait la victoire de Friedland et quelques jours après s’emparait d’Intersbourg, au moment de la signature de la paix de Tilsitt. Nous voyons ensuite le maréchal Ney, commandant toujours le 6e corps, prendre une part considérable à la guerre d’Espagne, en 1808. En 1810, même conduite et même succès au Portugal contre les anglo-portugais, sous le commandement de Masséna. Le 22 juin 1812 le duc d’Elchingen prenait le commandement du 3e corps, pour faire la campagne de Russie, et marchait de succès en succès jusqu’à la bataille du 7 septembre, où Napoléon le créait prince de la Moskowa, sur le champ de bataille. Pendant la retraite de la grande armée, il fut chargé du commandement de l’arrière-garde où il se montra plus vaillant, plus ferme et plus grand que jamais, marcha le fusil à la main, échangeant continuellement des coups de feu avec l’ennemi ; Napoléon et Murat étaient rentrés en France depuis longtemps, lorsqu’il parvint avec sa poignée de braves à quitter le sol de la Russie. En avril 1813, le prince de la Moskowa, à la tête de son 3e corps, assurait la victoire de Lutzen, et celle de Bautzen le 21 mai ; pénétrait en Silésié à la tête des 3e et 7e corps, et s’emparait de Breslau le 3 juin. Après Leipzig, la France fut envahie, Brienne, Mézières, Champaubert, Montmirail, Craonne et Château-Thierry illustrèrent le nom de Ney. Cependant le 31 mars 1814, les alliés entraient à Paris ; à la suite de la déchéance de Napoléon prononcée par le Sénat, il fut un des délégués de Bonaparte chargés de négocier la paix au nom de Marie-Louise ; cette négociation se termina par l’abdication de l’Empereur. Le 11 avril suivant, le comte d’Artois faisait son entrée dans Paris. Michel Ney, qui ne voyait que la France, qu’il croyait encore servir, eut le tort de se rallier au nouvel ordre des choses et d’accepter un commandement dans l’armée devenue royale. Mais le 1er mars 1815, Napoléon, sortant de l’île d’Elbe, débarquait dans le Golfe Juan près de Fréjus. Ney fut envoyé à sa rencontre, avec ordre d’arrêter sa marche sur Paris ; au lieu de cela, devant l’élan de l’armée et des populations, il se joignit lui-même au cortège impérial s’avançant triomphalement vers la capitale ; à Auxerre, il remit cependant à l’Empereur un mémoire dans lequel il le sommait de « gouverner par les lois« , et lui déclarait qu’il ne se réunissait à lui que dans l’intérêt de la patrie, et que « s’il ne lui promettait solennellement de faire le bonheur des Français, il n’était plus un de ses généraux, mais son prisonnier ! » Le 11 juin 1815, il se rendit à l’armée redevenue impériale, où il reçut le commandement de l’aile gauche et prit part avec sa force et son intrépidité habituelles aux batailles de Ligny et Waterloo, suivies de la seconde abdication de Napoléon. Le 5 août 1815, en violation flagrante des articles 11 et 12 de la convention sur la capitulation de Paris, il fut arrêté dans le Lot, et, ce qui est plus odieux encore, jugé, et condamné et fusillé d’après un jugement de la Chambre des pairs. Le braves des braves était âgé de 46 ans.

( Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

Liens : Maréchal Ney (1769-1815)Maréchal Ney sur Wikipedia

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