09.29.07

LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL SOULT (1769-1851), DUC DE DALMATIE

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Maréchal Jean de Dieu Soult (1769-1851, duc de Dalmatie

Soult ne m’a pas servi à Waterloo autant qu’il eût été nécessaire. Son état-major, malgré tous mes ordres, n’était pas bien organisé. Berthier eût mieux fait.

(Napoléon Bonaparte)

Soult (Nicolas-Jean de Dieu, duc de Dalmatie), pair de France lors Cent-Jours, puis en 1827, et en 1830, né à Saint-Amand-la-Bastide (Tarn) le 29 mars 1769, mort au château de Soultberg (Tarn) le 26 novembre 1851 ; fils de “sieur Jean Soult, notaire, et de demoiselle Brigitte Grenier” ; engagé le 16 avril 1785 dans le régiment royal d’infanterie ; 1er juillet 1792, adjudant major, devint capitaine le 20 août 1793, chef d’état-major de la division d’avant-garde de l’armée Sambre-et-Meuse ; assista à la bataille de Fleurus et fut promu général de Brigade le 11 octobre 1794 ; se distingua au combat de Stokack, ce qui lui valut le grade de général de division en avril 1799 ; passa à l’armée d’Helvétie commandée par Masséna et se battit à la bataille de Zurich. Colonel général de la garde consulaire le 5 mars 1802, créé maréchal de France le 19 mai 1804, grand cordon de la Légion d’honneur, le 13 pluviôse an XIII. Il commanda ensuite un corps lors de la campagne de 1805, jouant un rôle décisif à Austerlitz ; participa à la campagne de Prusse en 1806 puis à celle de Pologne en 1807. Napoléon le fit duc de Dalmatie en 1808, et l’envoya en Espagne et au Portugal. En 1813, il se battit lors de la campagne d’Allemagne auprès de l’Empereur à la tête du 4e corps d’armée à Lutzen, mais dut rejoindre Bayonne pour réorganiser l’armée du Midi suite à la défaite de Vittoria. Rallié à Louis XVIII, il est nommé en juin 1814 gouverneur de la 1ère division militaire, grand cordon de Saint-Louis (23 septembre). Le 8 juin suivant, il reçut une gratification de 200.000 francs après le retour de l’île d’Elbe puis accompagna Napoléon à Waterloo comme chef d’Etat major. De retour en grâce auprès des Bourbons après 1819, cette girouette politique se révéla encore une fois un fervent royaliste et fut décoré par le collier de Saint-Louis à l’occasion du sacre de Charles X, mais servit avec autant de zèle Louis-Philippe après 1830.

( Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL MARMONT (1774-1852), DUC DE RAGUSE

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Maréchal Auguste-Frédéric Viesse de Marmont (1774-1852), duc de Raguse

Il était le plus médiocre des généraux ; je l’ai soutenu, défendu contre tous parce que je lui croyais de l’honneur. Elevé dans mon camp, nourri dans ma maison, marié par moi, comblé de faveurs, de richesses, devenu un des hommes les plus marquants de la France, au moins un des plus élevés en dignité, son ambition lui a fait rêver qu’il pouvait s’élever encore ; il a oublié sous quel drapeau il a obtenu tous ses grades, sous quel toit il a passé sa jeunesse ; il a oublié qu’il doit tous ses honneurs au prestige de cette cocarde nationale qu’il foule aux pieds pour se parer du signe des traîtres qu’il a combattu pendant vingt-cinq ans !… Voilà le sort des souverains : ils font des ingrats !

(Napoléon Bonaparte)

Marmont (Auguste-Frédéric-Louis Viesse de, duc de Raguse), officier général et législateur, né à Châtillon-sur-Seine (Côte d’Or), le 20 juillet 1774, de “Nicolas-Edme Viesse de Marmont, écuyer seigneur de Sainte-Colombe, capitaine au régiment de Hainault-infanterie, et de Clotilde-Hélène-Victoire Chappron”, mort à Venise (Italie), le 2 mars 1852 ; fut reçu en janvier 1792, sous-lieutenant élève à l’Ecole d’artillerie de Châlons. Envoyé à l’armée des Alpes, il prit part au siège de Toulon, en qualité de lieutenant d’artillerie, devint aide de camp de Bonaparte après le 13 vendemiaire, d’abord à l’armée de l’intérieur, puis à l’armée d’Italie : se battit à Lodi, à Castiglione, à Saint-Georges, et devant Mantoue ; revint à Paris charger de porter au Directoire 22 drapeaux pris à l’ennemi, et fut nommé chef de brigade ; alla en Egypte, et s’empara, à Malte, du drapeau de l’ordre ; fut nommé général d’artillerie le 28 messidor an VI, et assista à la prise d’Alexandrie et à la bataille des Pyramides. Il revint en France en même temps que Bonaparte ; devint, après le 18 brumaire, conseiller d’Etat, et fut promu général de division après Marengo. A la reprise des hostilités, il fut mis sous les ordres de Brune, en qualité de commandant de l’artillerie, assista au passage du Mincio, de l’Adige et de la Brenta. Grand Officier de la Légion d’honneur le 9 vendemiaire an XII et colonel général des chasseurs à cheval, il reçut l’ordre, au moment de la rupture de la paix d’Amiens, de rejoindre la grande armée, sur la Mein, avec 21.000 hommes du 2e corps. Au moment du traité de Presbourg, il fut appelé au commandement supérieur de la Dalmatie, et, en septembre 1806, fit sommer l’amiral russe Symavine d’abandonner le siège de Raguse, mais ne recevant aucune réponse satisfaisante, il marcha, avec quleques bataillons seulement, contre l’ennemi, le battit à Castelnuovo, le 30 octobre, et le força à se rembarquer. le 29 juin 1808, il fut créé duc de Raguse, avec des dotations considérables en Illyrie. Il y vivait sur un pied royal, et ne sut pas se concilier les sympathies des habitants. Il était hautain, trop infatué de lui-même, et Napoléon l’a peint d’un mot en l’appelant : Marmont premier. En 1809, il participa à la prise de Gratz, et, le 9 juillet de la même année, après Wagram, il rencontra une arrière-garde ennemie qui voulut s’opposer à son passage ; il la battit et continua sa marche. Le 12 juillet 1809, il fut élevé au maréchalat. A la paix de Vienne, il devint gouverneur général de l’Illyrie, où, après une rapide et heureuse expédition contre les Croates, il mena une vie de faste et de plaisir. Il s’en excusa du reste en disant : “J’ai toujours eu une manière de magnificence.” Le 7 mai 1811, Napoléon lui confia le comamndement de l’armée du Portugal en remplacement de Masséna. Le 18 juin, Marmont était sur la Guadanice, à proximité de Soult qu’il devait rallier. Le 14 septembre, il força l’armée anglo-portugaise à lui abandonner le siège de Ciudad-Rodrigo et peu après de Badajoz ; puis ayant attaqué Wellington aux Arapiles, près de Salamanque, le 22 juillet, il fut blessé au bras dès le début de l’action et ne put conserver la direction du combat ; son armée fut battue et dut se replier sur l’Ebre. En 1813, il fut nommé commandant du 6e corps et se distingua à Lutzen, à Bautzen, à Wurstzschen. A Leipzig, dans la journée du 16 octobre, il tint tête, avec 20.000 hommes seulement, aux 60.000 hommes de l’armée de Silésie. Pendant la campagne de France, Marmont se battit à Brienne, à la Rothière, à Champaubert et à Vauchamps. Le 29 mars 1814, les alliés arrivant à Paris par la rive gauche de la Marne, occupèrent les hauteurs des Buttes-Chaumont et de Belleville, de la Villette et de Saint-Ouen. Moncey commandait la garde nationale, c’est à dire 20.000 hommes en tout, qui allaient avoir à lutter contre 180.000 alliés. La bataille commença le 30 mars, à quatre heures du matin. Marmont repoussa d’abord Barclay de Tolly au plateau de Romainville, sur Pantin et Noisy ; l’ennemi était momentanément vaincu. Mais Marmont avait déjà prévenu le roi Joseph qu’”il était impossible de prolonger la résistance au delà de quelques heures et qu’on devait préserver Paris des malheurs irréparables d’une occupation de vive force”. Le roi Joseph lui envoya alors l’autorisation de conclure la capitulation qui fut signée à quatre heures du soir, chez un marchand de vin, à l’enseigne du Petit Jardinet, dans le faubourg de la Villette. Aussitôt, les soldats crièrent à la trahison ; les dragons d’Ordener, brandissant leur sabre, demandaient à se battre encore. Dejean pleurait devant les officiers russes, et disait en face de Marmont :”Capituler, c’est trahir.” Lavalette survenait à son tour, annonçant l’arrivée de l’ Empereur, suppliant qu’on attendit quelques heures encore ; les soldats ne voulaient pas partir. Marmont fut inflexible, et rédigea une convention qui fut signée en son nom par les colonels Denys et Fabvier, ses aides de camp. Puis il envoya un aide de camp à l’Empereur, pour le prévenir de la capitulation et lui annoncer “que les étrangers étaient reçus avec enthousiasme à Paris” et que s’il voulait rentrer de vive force dans la capitale, il devrait s’attendre à la voir toute entière s’armer contre lui”. Le lendemain, il fut reçu par Napoléon, et son petit corps d’armée eut pour mission d’occuper Essone, position d’avant-garde. En confiant ce post e au duc de Raguse, Napoléon dit, non sans une pointe d’ironie : “Essone, c’est là que viendront s’adresser toutes les intrigues, toutes les trahisons ; aussi y ai-je placé Marmont, mon enfant élevé sous ma tente.” En effet, la capitulation de Paris, exigée par Marmont, fut bien une défection, car quelques jours après il fit partir son corps d’amée pour la Normandie, malgré les objections de ses officiers et malgré les simples soldats eux-mêmes qui se munitèrent en passant devant l’ennemi. A la nouvelle de ce départ, Napoléon resta attérré : “Marmont m’a porté le dernier coup” dit-il. Le lendemain, dans la proclamation qu’il adressa à ses troupes, il dit : “L’Empereur remercie l’armée pour l’attachement qu’elle lui témoigne… Le soldat suit la fortune et l’infortune de son général ; son honneur est sa réputation… Le duc de Raguse n’a point inspiré ce sentiment à ses compagnons d’armes ; il a passé aux alliés. L’Empereur ne peut accepter la condition sous laquelle il a fait cette démarche ; il ne peut accepter la vie et la liberté de la main d’un sujet.” Louis XVIII nomma Marmont commandant de la 6e compagnie des gardes du corps, créée exprès pour lui, puis chevalier de Saint-Louis et pair de France le 4 juin 1814, et lorsque le roi partit pour Gand, Marmont reçut 450.000 frs de l’intendant de la maison royale, le duc de Blacas, et suivit le roi en qualité de commandant de la maison militaire. De retour de l’ïle d’Elbe, Napoléon adressa une proclamation dans laquelle il dit : “Soldats, nous n’avons pas été vaincus. Deux hommes sortis de nos rangs, Marmont, Augereau, ont trahi nos lauriers, leur pays, leur prince, leur bienfaiteur.” Et, dans le décret d’amnistie signé à Lyon, le 12 mars, Marmont en fut excepté. Sous la Restauration, il devint ministre d’Etat (4 novembre 1817). En 1830, au moment de la publication des Ordonnances, le 25 juillet, Marmont était major général de la garde royale et gouverneur de la première division militaire (Paris). Le 26, il fut averti par Polignac de prendre les mesures nécessaires à leur exécution. Le 27, il reçut ses lettres de services du roi et se rendit à l’état-major, place du Carroussel. Cependant les députés réunis chez Audry de Puyraveau, déléguèrent auprès de Marmont, aux Tuileries, Casimir Périer, Laffitte, Mauguin, Lobau, et Girard. Arago était déjà chez Marmont et lui représentait Paris à feu et à sang et la terrible responsabilité qu’il encourrait. “Faut-il tout vous dire, s’écria Arago, j’ai recueilli dans la foule, sur mon passage, des paroles sinistres : “On mitraille le peuple, c’est Marmont qui paie ses dettes !” Marmont eut un frémissement de honte et se tut, puis on vint lui annoncer la députation venant de chez Audry de Puiraveau. Sur l’ordre express de Polignac, Marmont était mis en demeure de les faire arrêter, mais il hésita, devant les progrès de l’insurrection, à exécuter cet ordre. Laffitte lui parla au nom du peuple, le somma au nom de l’honneur de faire cesser le carnage : “L’honneur militaire est l’obéissance” répliqua le traître de 1814. “Et l’honneur civil, répondit Laffitte, ne vous ordonne-t-il pas re respecter le sang des citoyens ?” mais Marmont ne voulut rien entendre. Le lendemain 29, le Louvre et les Tuileries furent attaqués, et Marmont se vit contraint de battre en retraite par le jardin des Tuileries, les Champs Elysées et le bois de Boulogne. A la barrière, le Dauphin vint se mettre à la tête des troupes. Ayant obtenu de Charles X une gratification de deux mois de solde pour le soldats qu’il dirigeait, il l’annonça dans un ordre du jour et ordonna aux officiers payeurs de se présenter chez l’intendant de la liste civile. L’intendant, qui n’avait pas d’argent, vint se plaindre d’un ordre du jour qui le mettait dans l’embarras. Déjà irrité contre Marmont, le Dauphin s’indigna qu’on ne l’eût pas consulté ; il fit mander le maréchal : “Vous oubliez, lui dit-il, que je commande ! Vous méconnaissez donc l’ordonnance qui m’a nommé généralissime ? - Non, monseigneur, j’ai pris les ordres du roi. - Ah ! vous me bravez. Pour vous prouvez que je commande, je vous envoie aux arrêts.” Surpris et irrité, Marmont haussa les épaules. Le Dauphin ajouta : “Est-ce que vous voulez faire avec nous comme avec l’autre ?” C’est alors que Marmont s’accusant lui-même, répondit : “Prince, sans les traîtres, vous n’auriez jamais régné.” Il suvit ensuite à Rambouillet, puis en Angleterre, Charles X, et ne rentra jamais en France. Le traitre de 1814 s’était fait justice lui-même. Il laissa, en mourant, ses mémoires, de 1792 à 1832, qui furent publiés, en 1856, chez Perrotin, et voici comment M. Cuvillier-Fleury les apprécia : “Les Mémoires du duc de Raguse ne sont pas seulement le monument de l’orgueil, c’en est le triomphe ; et je ne sais rien de plus déconcertant pour la sagesse humaine, de plus décourageant pour la modestie, de plus corrupteur qu’un pareil livre.”

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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09.26.07

LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL MORTIER (1768-1835), DUC DE TREVISE

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Maréchal Adople-Edouard Mortier (1768-1835), duc de Trévise

Mortier m’a fait du mal en quittant le commandement de la Garde à Beaumont pendant la campagne de Waterloo ; il connaissait tout ce corps. Ce sera sûrement la faute de Mortier, à qui l’on aura écrit de Paris que le Corps législatif conspirait.

(Napoléon Bonaparte)

Mortier (Adolphe-Edouard-Casimir-Joseph, duc de Trévise), né à cateau-Cambrésis (Nord) le 13 février 1768, mort à Paris le 28 juillet 1835 ; fils de “Antoine-Charles-Joseph Mortier et de Anne-Josèphe Bonnaire” ; sous-lieutenant des carabiniers en 1791, capitaine au 1er bataillon du Nord en 1791, adjudant général (16 octobre 1793), général de division en 1799, s’empara du Hanovre ; maréchal de France en 1804, mis à la tête d’un corps d’armée en 1805 ; s’y couvrit de gloire près de Léoben. Il assista à Friedland, et à la paix de Tilsitt (21 juin 1807), il fut nommé gouverneur général de la Silésie, reçut une dotation de 100.000 francs de rente avec le titre de duc de Trévise. En 1808, il prit le commandement du 5e corps en Espagne, si distingua au siège de Saragosse, battit 60.0000 espagnols à Ocana le 18 novembre 1809 avec des troupes deux fois moins nombreuses. En 1812, lors de la campagne de Russie, Napoléon lui confia le commandement de la jeune garde, le nomma ensuite gouverneur du Kremlin. Lors de la terrible retraite, il fut attaqué à la Bérézina et sauva les débris de la grande armée avec le maréchal Ney. Il prit part à la campagne de 1813, se battant à Lutzen, Bautzen, Dresde, et Leipzig. En 1814 il lutta vaillament pendant la campagne de France contre les alliés près de Langres, puis autour de Paris. Après l’abdication de l’Empereur, il se rallia à Louis XVIII, qui le fit chevalier de Saint-Louis et pair de France. Il reprit du service au Cent-Jours mais dut quitter la campagne pour des raisons de santé avant la bataille de Waterloo. Membre du Conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney il se déclara incompétent. Bien plus tard, il fut ministre de la guerre de Louis-Philippe ; il périt par l’explosion de la machine de Fieschi, sur le boulevard du Temple.

(Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du dr Robinet)

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL KELLERMANN (1735-1820), DUC DE VALMY

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Maréchal François-Christophe Kellermann (1735-1820), duc de Valmy

Kellermann était un brave soldat, extrêmement actif, avait beaucoup de bonnes qualités, mais il était tout à fait privé des moyens nécessaires pour la direction en chef d’une armée. Il ne fit dans la conduite de cette guerre d’Italie que des fautes.

(Napoléon Bonaparte)

Kellerman (François-Christophe, duc de Valmy), officier général et législateur, né à Strasbourg (Bas-Rhin), le 30 mai 1735, de “sieur Christophe Kellermann, licencié es lois, et dame Marie-magdeleine Dürr, ses père et mère” ; s’engagea en 1752, comme cadet, dans le régiment de Lowendahl, fit la guerre de Sept ans comme lieutenant aux volontaires d’Alsace, et était parvenu au grade colonel en 1784, puis fut promu le 9 mars 1788, général de brigade ; se déclara partisan de la Révolution et fut appelé au commandement du Haut et du Bas-Rhin, déjoua les intrigues des émigrés et fut promu général de division le 19 mars 1792 et commandant en chef du camp de Neukirch, mit l’Alsace à l’abri de l’invasion, en état de défense Thionville et Metz, et, lorsque le duc de Brunswick pénétra en Champagne, Kellermann put faire sa jonction avec Dumouriez, afin de couvrir Paris, puis remporta la belle victoire de Valmy sur les Prussiens, le 20 septembre, et força ces derniers à la retraite. Dénoncé par Custine à la Convention comme n’ayant pas attaqué Trèves et marché sur Mayence, Kellermann se justifia aisément et fut envoyé à l’armée des Alpes ; se porta avec une partie de ses troupes devant Lyon révolté, repoussa les Piémontais qui avaient envahi notre territoire, fut de nouveau dénoncé, puis destitué le 10 septembre 1793, et enfermé à l’Abbaye pendant treize mois, puis réintégré par décision de la Convention, le 26 nivôse an III ; repartit à l’armée des Alpes, fut mis à la tête de 47.000 hommes, et arrêta, en Provence, la marche des Autrichiens forts de 150.000 hommes, devint, en l’an V, inspecteur général de cavalerie de l’armée d’Angleterre, puis membre du bureau militaire institué près du Directoire. Nommé membre du Sénat conservateur le 3 nivôse an VIII, il fut fait grand cordon de la Légion d’honneur (an X) et maréchal de France le 30 floréal an XII, prit le commandement en chef du 3e corps de réserve de l’armée du Rhin ; en 1806, de l’armée entière de réserve qui couvrait la frontière de Bâle à Nimègue ; puis fut créé duc de Valmy, le 3 juin 1808. Pendant la campagne de 1812, il reprit le commandement de l’armée de réserve du Rhin, et, à la fin de 1813, fut mis à la tête des deuxième et troisième division militaires. En 1814, il vota la déchéance de l’Empereur, Lous XVIII le nomma pair de France le 4 juin 1814, et le fit grand cordon de Saint-Louis. Pendant les Cent-Jours, il se tint à l’écart, quoique l’Empereur l’eut nommé pair de France le 2 juin 1815. Dans la Chambre haute Kellermann, vota la mort du maréchal Ney, et, par contre, tous ses votes furent acquis aux libertés constitutionnelles.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL PERIGNON (1754-1818), COMTE D’EMPIRE

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Maréchal Catherine-Dominique Pérignon (1754-1818), comte d’Empire

(Napoléon Bonaparte)

Pérignon (Catherine-Dominique, Marquis de, Comte de l’Empire), député de la Haute-Garonne à l’Assemblée législative, au Conseil des Cinq-Cents, membre du Sénat conservateur et pair de France ; né à Grenade (Haute-Garonne), le 31 mai 1754, mort à Paris le 25 décembre 1818, fils de “Messire Jean-Bernard de Pérignon et de madame Dirat (Marie)”. Le 6 juillet 1780, sous-lieutenant au bataillon des grenadiers lyonnais ; 18 août 1782, sous-lieutenant des grenadiers royaux, et réformé. Le 16 septembre 1792, lieutenant-colonel dans la légion des Pyrénées, puis chef provisoire de cette légion (septembre 1793), général de brigade (3 nivôse an II), général de division (27 brumaire an III). Nommeé un temps ambassadeur à Madrid, il est rappelé par le Directoire en 1797, et reprend du service dans l’armée d’Italie, assista à la bataille de Novi, où il est blessé et fait prisonnier. Libéré par les Russes, Bonaparte le nomme au Sénat, et lors de la proclamation de l’Empire, il l’est l’un des quatre maréchaux honoraires créés par Napoléon. En 1808, l’Empereur le nomme gouverneur en chef des troupes françaises en remplacement de Jourdan dans le royaume de Naples. Créé comte de l’Empire en 1808, il se rallie en 1814 aux Bourbons. rayé de la liste des maréchaux par Napoléon lors des Cent-Jours. Pair de France après Waterloo, il se déshonore lors du procès du maréchal Ney en votant la mort. Lors de la seconde Restauration, Louis XVIII le recompense de son zèle en le décorant de la croix de commandeur de l’ordre de Saint-Louis, le nommant ensuite gouverneur de Paris, et lui accordant le titre de marquis.

( Extrait enrichi du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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09.25.07

LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL LEFEBVRE (1755-1820), DUC DE DANTZIG

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Maréchal François-Joseph Lefebvre (1755-1820), duc de Dantzig

Lefebvre est cause de la victoire de Fleurus. C’est un bien brave homme qui ne s’occupe pas des grands mouvements qui s’opèrent à sa droite et à sa gauche ; il ne songe qu’à bien se battre. Il n’a pas peur de mourir. C’est bien ! Mais parfois, ces gens là se trouvent dans une position aventurée, entourés de tous côtés, alors ils capitulent, et après, ils deviennent lâches pour toujours.

(Napoléon Bonaparte)

Lefebvre (François-Joseph, duc de Dantzig), officier général et législateur, né à Rouffach (Haut-Rhin), le 25 novembre 1755, de “Joseph Lefebvre, aubergiste, et d’Anne Marie Riss”, mort à Paris le 14 septembre 1820 ; entra dans la carrière militaire, le 10 septembre 1773, comme simple soldat au régiment des gardes françaises, et devint 1er sergent le 9 avril 1788. Après le licenciement de ce régiment, il fut versé comme instructeur au bataillon de la garde nationale des Filles-Saint-Thomas, nommé capitaine au 13e bataillon d’infanterie légère, le 1er janvier 1792, puis adjudant général, chef de bataillon, le 3 septembre 1793. Le 12 frimaire an II, il fut promu général de brigade, et envoyé, en cette qualité, à l’armée de la Moselle sous les ordres de Hoche. Après l’affaire de Lambach, il fut promu général de division (19 pluviôse an II) et commanda l’avant-garde aux armées de Rhin-et-Moselle, de Sambre-et-Meuse et du Danube, se battit à Fleurus et eut un cheval tué sous lui. Il fit la campagne de l’an IV sous les ordres de Jourdan à l’armée de Sambre-et-Meuse, assista à Siesberg et Altenkirchen, puis sous le commandement de Hoche, aux batailles de Bamberg, et de Salzbach et à la prise de Koenigshoffen. Après la mort de Hoche, Lefebvre prit le commandement provisoire de l’armé de Sambre-et-Meuse. En l’an VII, il fut blessé à Stockoch et revint à Paris, le Directoire lui remet alors une arme d’honneur. Il prit une part active au 18 brumaire et conserva le commandement de la division de Paris ; contribua à maintenir l’ordre dans l’Orne, la Manche, le Calvados et l’Eure, puis, le 11 germinal an VIII, il fut nommé membre du Sénat conservateur. Maréchal de France, au 30 floréal an XII, puis fait grand aigle de la Légion d’honneur le 10 pluviôse an XIII, il fut nommé, en 1805, au commandement supérieur des bataillons de gardes nationaux de la Roër, du Mont-Tonnerre et du Rhin-et-Moselle. Pendant la campagne de 1806, il commanda l’infanterie de la garde, assista à Iéna. Après la bataille d’Eylau, le corps du maréchal Lefebvre fut chargé du siège de Dantzig. Au bout de trois mois de tranchées ouvertes, la ville capitula, malgré les secours que les Russes cherchèrent à jeter dans la place. Le 10 septembre 1808, il reçut en récompense, le titre de duc de Dantzig, partit en Espagne la même année, s’empara de Bilbao et de Santander. En 1809, il commanda l’armée du Danube, le contingent bavarrois et se distingua à Thann, à Abensberg, à Eckmühl et à Wagram, se lança à la poursuite de Jellachich, le battit et s’empara d’Insprück. En 1812, il fit la campagne de Russie, comme commandant de la garde impériale, assista à la bataille de la Moskowa, et, lors de la terrible retraite, il marcha constamment à pied, en tête des débris de ses troupes, fit la campagne de France et eut un cheval tué sous lui à Champaubert. Après la capitulation de Paris, Lefebvre adhéra à la déchéance de l’Empereur et fut nommé pair de France, le 4 juin 1814, par Louis XVIII. Au retour de l’île d’Elbe, Napoléon le nomma également pair des Cent-Jours (2 juin 1815). Il fut éliminé par la seconde Restauration, mais par un nouveau décret du 5 mars 1819, il put reprendre son siège à la Chambre haute. Le maréchal Lefebvre avait épousé, étant simple sergent aux gardes françaises, la blanchisseuse de sa compagnie, laquelle ne s’aperçut jamais qu’elle était la femme d’un des premiers dignitaires de l’Empire ; son langage et sa tenue d’autrefois n’avait pas changé, et, sous le Directoire, elle portait des robes au bas desquels on avait brodé, sur un large ruban : “Unité, indivisibilité de la République française ; liberté, égalité, fraternité ou la mort.” Elle continua, même à la cour, à tenir le langage des casernes.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL SERURIER (1742-1819), COMTE D’EMPIRE

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Maréchal Jean-Mathieu Sérurier (1742-1819), comte d’Empire

Sérurier avait conservé toutes les formes et la rigidité d’un major. Il était fort sévère sur la discipline et passait pour un aristocrate… Il était brave, intrépide de sa personne, mais pas heureux. Il avait moins d’allant que les précédents [généraux Masséna et Augereau], mais il les dépassait par la moralité de son caractère et la sagesse de ses opinions politiques.

(Napoléon Bonaparte)

Sérurier (Jean-Mathieu-Philibert, Comte), membre du Sénat conservateur, pair de France ; né à Laon (Aisne) le 8 décembre 1742, mort à Paris le 21 décembre 1819 ; fils de “M. Mathieu-Guillaume Sérurier, officier de la maison du roy, et de dame Elisabeth Dange” ; lieutenant à treize ans aux grenadiers de Laon ; fut blessé à Warbourt le 13 juillet 1760, fut décoré de Saint-Louis en 1781, colonel en 1792, fut cassé comme suspect de royalisme ; l’influence de Barat lui fit rendre son grade. Il se distingua à Utello le 28 février 1793. Bonaparte le chargea de porter au Directoire les 22 drapeaux pris aux Autrichiens ; il mérita par sa probité le surnom de “Vierge d’Italie” ; il fut le seul général qui ne voulut rien dérober pendant cette longue guerre, rentra en France et commanda à Saint-Cloud le 18 brumaire, Bonaparte le nomma membre du Sénat conservateur le 4 nivôse an VIII, membre de la Légion d’honneur le 9 vendemiaire an XII, grand-aigle le 13 pluviôse an XII, comte de l’Empire le 3 juin 1808, nommé pair de France par Louis XVIII le 4 juin 1814.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL PONIATOWSKI (1763-1813)

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Prince Jozef Poinatiowski (1763-1813)

Il était un homme de noble caractère, rempli d’honneur et de bravoure. J’avais l’intention de le faire roi de Pologne si mon expédition de Russie était heureuse.

(Napoléon Bonaparte)

Poniatowski (Jozef, prince polonais), surnommé le “Bayard polonais”, neveu du dernier roi élu de Pologne (Stanisłas Auguste Poniatowski) et fils d’un feld-maréchal autrichien, Colonel au service des autrichiens, il rejoint son oncle devenu roi de Pologne. Stanislas Auguste lui confie alors le commandement de l’armée polonaise d’Ukraine avec laquelle il combat les Russes en 1792, et, après la Confédération de Targowitz, il quitte l’armée suivi des meilleurs officiers. En 1794, il s’engage en tant que simple soldat dans l’armée de libération de Kosciusko pour l’indépendance de la Pologne avant l’ultime partage de 1795. Gouverneur de Varsovie sous la domination prussienne, il se rallie à Napoléon en 1806 et devient ministre de la Guerre du gouvernement provisoire. Il pense que l’Empereur est la seule chance pour la Pologne de retrouver son indépendance et son territoire. Généralissime du duché de Varsovie en 1808, il défend les frontières contre les Autrichiens et les repoussa en 1809. Il reforme l’armée polonaise, et rejoint Napoléon en Saxe en juillet 1813. Il se couvre de gloire à la tête du corps polonais dans les campagnes de Russie et d’Allemagne en 1812 et 1813, de sorte qu’il est fait maréchal de France le 16 octobre 1813. Il se noie en voulant traverser à cheval l’Elster à l’issue de la bataille de Leipzig, le 19 octobre 1813.

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL GOUVION-SAINT-CYR (1764-1830), COMTE D’EMPIRE

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Maréchal Laurent Gouvion-Saint-Cyr (1764-1830), comte d’Empire

Mon tort est d’avoir employé Saint-Cyr ; il ne va pas au feu, ne visite rien, laisse battre ses camarades et aurait pu secourir Vandamme.

(Napoléon Bonaparte)

Gouvion-Saint-Cyr (Laurent, Marquis), officier général et législateur, né à Toul (Meurthe), le 13 avril 1764, de “Jean-Baptiste Gouvion, tanneur à Toul”, mort à Hyères (Var) le 17 mars1830 ; s’enrôla, après le 10 août 1792, dans les bataillons appelés à défendre la patrie et se fit inscrire le 1er septembre au 1er chasseurs républicains en joignant à son nom celui de sa mère ; fut nommé capitaine le 1er novembre, et partit pour Mayence, prit une part active à la campagne de l’armée du Rhin et à la victoire de Berghem, passa en nivôse an II, adjudant général, chef de brigade, fut promu, le 22 prairial an II, général de brigade, et, le 16 fructidor, devint général de division, puis se distingua particulièrement au siège de Mayence, passa en Italie, fit preuve de beaucoup de valeur à la bataille de Novi, et reçut du Premier Consul un sabre d’honneur, commanda en l’an VII l’armée du Rhin jusqu’à l’arrivée de Moreau, s’empra de Fribourg et contribua à la victoire de Hohenlinden. En l’an IX, il eut le commandement d’un corps de 25.000 hommes destinés à envahir le Portugal, fut ensuite nommé ambassadeur extraordinaire auprès de Charles IV, après le traité de Badajoz, devint conseiller d’Etat et fut nommé grand-croix de la Légion d’honneur, fit en 1805 la campagne en Italie contre l’archiduc Charles. En 1807, il fut nommé gouverneur de Varsovie ; puis, l’année suivante retourna en Espagne, prit le fort de Rosas et fit campagne contre les Espagnols et les anglo-portugais jusqu’en 1813, puis fut mis à la tête du 6e corps de la grande armée ; gagna, le 18 août, la bataille de Polotsk où il fut blessé, et, à la suite de cette affaire, fut promu maréchal de France, et comte de l’Empire, défendit Dresde en 1813 contre l’armée de Schwartzenberg, mais après la capitulation de Vandamme il fut retenu prisonnier, et, lordqu’il rentra en France, il trouva Louis XVIII installé sur le trône qui l’avait, en son absence, nommé pair de France. Après Waterloo, il fut nommé membre du conseil de défense de Paris, donna des conseils de résistance, mais en vain, puis au retour de Louis XVIII de Gand, le 8 juillet 1815, il fut nommé ministre de la guerre, où il ne resta que jusqu’au 25 septembre, fut rappelé au pouvoir comme ministre de la marine le 23 février 1817, reçut le titre de marquis, et reprit le protefeuille de la guerre le 12 septembre de la même année où il resta jusqu’au 18 novembre 1819, puis se retira à la campagne où il s’occupa d’agriculture et de la rédaction de ses mémoires. Dans la Chambre haute, il avait voté en 1815, la déportation du maréchal Ney ; il y siégea peu, et son mauvais état de santé l’obligea à aller s’installer à Hyères et y mourut d’une attaque d’apoplexie en 1830. On a de lui : Journal des opérations de l’armée de Catalogne, en 1808 et 1809 ; Mémoires sur les campagnes des armées du Rhin et de Rhin-et-Moselle ; Mémoires pour servir à l’histoire militaire sous le Directoire, le Consulat et l’Empire.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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09.24.07

LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL VICTOR (1764-1841), DUC DE BELLUNE

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Maréchal Victor Perrin, dit Victor (1764-1841), duc de Bellune

Victor est meilleur qu’on ne suppose. Au passage de la Berezina, il avait tiré très bon parti de son corps.

(Napoléon Bonaparte)

Perrin dit Victor (Claude-Victor), duc de Bellune, maréchal de France et pair de France, né à Lamarche (Vosges) le 7 décembre 1864, mort à Paris le 1er mars 1841 ; fils de “Charles Perrin, notaire royal et de Marie Floriot”. Partit en 1792 comme volontaire et arriva rapidement aux grades supérieurs, se battit en Italie, en Espagne, se battit vigoureusement à Friedland, devint gouverneur de Berlin et fut créé duc de Bellune le 10 septembre 1808, et pendant la campagne de France en 1814, il fut blessé à Craonne, se rallia à la Restauration et vota la mort de Ney comme pair de France, devint ministre de la guerre le 14 décembre 1828. Il était maréchal de France depuis la bataille de Friedland.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL JOURDAN (1762-1833)

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Maréchal Jean-Baptiste Jourdan (1762-1833)

En voilà un que j’ai fort maltraité assurément. Rien de plus naturel sans doute que de penser qu’il eût dû m’en vouloir beaucoup. Eh bien, j’ai appris avec un plaisir qu’après ma chute il est demeuré constamment très bien. Il a montré là cette élévation d’âme qui honore et classe les gens. Du reste, c’est un vrai patriote ; c’est une réponse à bien des choses.

(Napoléon Bonaparte)

Jourdan (Jean-Baptiste), officier général et législateur, né à Limoges (Haute-Vienne), le 29 avril 1762 de “Mr Roch Jourdan, maître chirurgien juré de Limoges, et de demoiselle Jeanne Foreau-Franeiguet, son épouse” ; embrassa la carrière militaire le 2 avril 1778 comme simple soldat au dépôt de l’île de Ré et fut incorporé la même année, le 10 décembre, dans le régiment de l’Auxerrois ; revint en France pour cause de maladie en 1782, puis fut réformé le 26 juin 1784, et s’établit à Limoges comme mercier. Ayant accueilli la Révolution avec enthousiasme, il devint le 9 octobre 1791, chef du deuxième bataillon de la Haute-Vienne, et fut envoyé à l’armée du Nord, sous les ordres de Dumouriez ; fut promu général de brigade le 27 mai 1793, et quatre ans plus tard ; le 30 juillet, général de division ; il eut à combattre l’armée anglo-hanovrienne d’York, et fut blessé à Handschoote. Appelé, le 20 ventôse an II, à commander en chef en remplacement de Houchard, il remporta la victoire de Wattignies. Appelé à Paris, son avis n’ayant pas prévalu au sein du comité de la guerre sur la nécessité de la défensive, il fut mis en réforme ; il retourna à Limoges et reprit sa boutique de mercier. Mais il ne tarda pas à être rappelé et le commandement de l’armée de la Moselle lui fut confié, devenue armée de Sambre-et-Meuse. Il se trouva à la tête de 90.000 combattants et battit le prince de Cobourg à Fleurus le 26 juin, occupa Mons, Louvain, Namur et Liège ; écrasa pour la deuxième fois Cobourg sur la Roër, à Aldanhoven, puis s’empara de Maastricht et de Coblentz, exécuta brillamment le passage du Rhin le 21 fructidor an III ; il battit, en 1796, le duc de Wurtemberg à Altenkirchen, puis ensuite subite un échec à Wurtzbourg, devant des forces supérieures aux siennes et fut obligé de battre en retraite sur le Rhin ; disgracié, il entra dans la lutte politique et fut élu, le 23 germinal an VI, par la Haute-Vienne, député au Conseil des Cinq-Cents ; fut deux fois président de ce Conseil et fit adopter, le 18 fructidor an VI, la loi de conscription militaire qui donna de si belles armées à la Répulbique et à l’Empire ; donna sa démission le 23 vendemiaire an VII, pour reprendre le commandement de l’armée du Danube, franchit le Rhin à Kehl, traversa la Forêt Noire et fut battu à Stockach par l’archiduc Charles. Il revint à Paris après avoir confié le commandement à Masséna, fut réélu député au Conseil des Cinq-Cents, fit une tentative pour s’opposer au coup d’Etat de brumaire et proposa au Conseil de déclarer la patrie en danger. Cette motion fut repoussée et Jourdan fut exclu de la représentation nationale le 19 brumaire, mais il ne tarda pas à se réconcilier avec Bonaparte qui le nomma inspecteur général d’infanterie, puis amabassadeur près la République cisalpine ; il réussit à pacifier le pays et à faciliter sa réunion à la France ; devint conseiller dEtat en l’an X, grand aigle de la Légion d’honneur, puis enfin maréchal de France le 30 floréal an XII ; fut nommé gouverneur de Naples le 17 mars 1806, puis conseiller militaire du roi Joseph ; suivit ce dernier Espagne, devint major général de ses armées et prépara la bataille de Talavera, ne voulut pas continuer à jouer un rôle de comparse et revint en octobre 1809, puis se retira dans sa terre du Coudray (Seine-et-Oise). Retourné en Espagne en 1811, il fut nommé, le 11 juillet, gouverneur de Madrid et mena contre Wellington, la campagne du Portugal ; fut battu à Vittoria ; le 21 juin 1813 et résigna ses fonctions de major général. En 1814, il adhéra à la déchéance de l’Empereur, mais aux Cent-Jours, l’Empereur le nomma commandant de Besançon, et le désigna comme chef de la 6e division, puis le nomma pair de France le 2 juin 1815. Après Waterloo il commanda l’armée du Rhin, se rallia pour la seconde fois aux Bourbons, mais refusa de présider le conseil de guerre qui devait juger le maréchal Ney. Malgré cela, Louis XVIII le créa comte et le nomma pair de France, le 5 mars 1819. A la Chambre haute, il défendit les libertés publiques et, à la Révolution de 1830, il occupa un instant le ministère des affaires étrangères ; puis, le 11 août, il fut nommé gouverneur des Invalides. On a de lui : Opérations de l’armée de Danube ; Mémoires pour servir à l’histoire de la campagne de 1796.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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LES MARECHAUX DE NAPOLEON - LE MARECHAL MONCEY (1754-1842), DUC DE CONEGLIANO

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Maréchal Bon-Adrien Jeannot-Moncey (1754-1842)

Moncey est un honnête homme.

(Napoléon Bonaparte)

Jeannot-Moncey (Bon-Adrien, duc de Conégliano), officier général et législateur, né à Moncey (Doubs), le 31 juillet 1754, du “sieur François-Antoine Jeannot (Moncey) et dame Marie-Elisabeth Guillaume”, mort à Paris le 20 avril 1842 ; embrassa la carrière militaire en 1768 comme volontaire dans le régiment Champagne-infanterie, sortit de l’armée en 1772, reprit du service le 8 avril 1774, comme gendarme, compagnie dite des Anglais jusqu’au 15 août 1776 ; passa, le 16 août 1779, sous-lieutenant dans le corps d’infanterie de Nassau-Siégen et devint capitaine, le 1er avril en 1791, dans le 5e bataillon de chasseurs. Le 26 juin 1793, il fut promu chef de bataillon de la 5e demi-brigade d’infanterie légère à l’armée des Pyrénées-Occidentales, s’y distingua particulièrement à l’affaire des Aldules et à la défense du camp d’Hendaye, puis fut blessé légèrement à Roncevaux. Ces beaux faits d’armes le firent nomme général de brigade, puis, le 21 prairial an II, général de division ; il exécuta très heureusement les mouvements qu’il avait conçus, occupa la vallée de Bastan, Fontarabie, Saint-Sébastien, se signala au siège de Toulon et devint, le 30 thermidor an II, commandant en chef, remporta la victoire de Villanova. En l’an III, il commanda l’armée des Côtes de Brest. Accusé de royalisme, le Directoire le révoqua ; il vécut deux ans dans la retraite, puis fut rappelé à l’activité le 16 fructidor an VII. Au moment de la campagne d’Italie, en l’an VIII, il reçut l’ordre d’amener 20.000 hommes de l’armée du Rhin par le Saint-Gothard. Après la bataille de Marengo, il occupa la Valteline, et à la paix de Lunéville, il commanda les départements de l’Oglio et de l’Adda. Après avoir accompagné Bonaparte dans les Pays-Bas en l’an XI, il fut élevé au maréchalat le 29 floréal an XII, nommé grand cordon de la Légion d’honneur le 13 pluviôse an XIII, puis créé duc de Conégliano le juillet 1808 : prit part, cette même année, à la campagne d’Espagne, et, en 1809, occupa la province de Valence, et se distingua au siège de Saragosse, puis rentra en France en 1811. Il ne participa pas à la campagne de Russie qu’il n’approuvait pas, mais reçut le 14 janvier 1814, le commandement en second de la garde nationale de Paris. Dans cette circonstance Moncey montra beaucoup de courage, à la tête de quelques milliers d’hommes seulement et qu’il disposa sur les hauteurs de Belleville et des Batignolles, il tint pas mal de temps contre l’enenmi, beaucoup plus supérieur en nombre, et se battit avec une réelle bravoure sur la place de Clichy. Après la capitulation, il rassembla aux Champs-Elysées les débris de sa petite armée et les conduisit à Fontainebleau, et de cette ville il adressa son adhésion aux Bourbons. Louis XVIII le maintint comme inspecteur de la gendarmerie et le nomma chevalier de Saint-Louis, puis pair de France (4 juin 1814). Au retour de l‘île d’Elbe, Napoléon maintint Moncey comme pair de France, mais il n’exerça pendant les Cent-Jours aucun commandement actif. Louis XVIII, de retour de Gand, raya Moncey de la chambre des pairs. Nommé, en août 1815, président du conseil de guerre, chargé de juger le maréchal Ney, il refusa cette fonction par une lettre adressée au roi, ainsi conçue : “Sire, placé dans la cruelle alternative de désobéir ou de manquer à ma conscience, j’ai dû m’en expliquer à Votre Majesté. Je n’entre pas dans la question de savoir si le maréchal Ney est innocent ou coupable ; votre justice et l’équité de ses juges en répondront à la postérité qui pèse dans la même balance les rois et les sujets. Eh quoi ! le sang française n’a-t-il pas assez coulé ?… etc. ” Pour cet acte de courage, Moncey fut naturellement suspendu de ses fonctions et enfermé à Ham. Mais Louis XVIII, quelque peu honteux, le fit sortir de sa prison et le rétablit, le 14 juillet 1816, dans ses honneurs et dignités, et le rappela à la chambre des pairs le 5 mars 1819. L’année suivante, il devint gouverneur de la 9e division militaire. En 1823 il prit part à la guerre d’Espagne et fut mis à la tête du 4e corps, envahit la Catalogne, batit Mina et s’empara de Barcelone et de Tarragone. Nommé, en 1833, gouverneur des Invalides, il occupa ce poste jusqu’à sa mort.

(Extrait du dictionnaire sur la Révolution et l’Empire du Dr Robinet)

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09.23.07

LES MARECHAUX DE NAPOLEON - MARECHAL MACDONALD (1765-1840), DUC DE TARENTE

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Maréchal Etienne Macdonald (1765-1840), duc de Tarente

Il ne m’aime pas, mais c’est un homme d’honneur qui a des sentiments élevés et sur lequel je peux, je crois, pouvoir compter.

(Napoléon Bonaparte)

Macdonald ((Etienne-Jacques-Joseph-Alexandre, duc de Tarente), officier général et législateur, né à Sedan (Ardennes), le 17 novembre 1765, de “Neill-Etienne Macdonald, ancien officier au régiment écossais, et d’Alexandrine Genant”, mort à Choisy-le-Roy (Seine) le 25 septembre 1840 ; fit partie, de 1784 à 1786, de la légion de Maillebois au service de Hollande, comme lieutenant ; il était devenu, en novembre 1792, chef de bataillon au 94e régiment, et, bien que presque tous les officiers de son régiment eussent émigré, il était resté en France et fut attaché à l’Etat-major de Beurnonville, puis à celui de Dumouriez ; il se battit à Jemmapes et fut promu peu après colonel du 94e régiment, devint général de brigade, et contribua, en cette qualité, à la pri